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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 07:59

On voit beaucoup d'articles sur le Venezuela, souvent tous orientés dans le même sens, "le socialisme est en faillite", "ça ne marche pas", etc...

Mais on peut comparer. Comparons donc, le vilain socialiste  Venezuelien, et le gentil mexicain, ami de Washington. Enfin, jusqu'à maintenant.

En réalité, les deux économies sont comparables, avec la seule différence de la situation géographique.

Les 5 cartels de la drogue qui se battent entre eux, sur la totalité du territoire mexicain, et on peut dire, sur 1/3 du territoire yankee, en sachant que les incidents se produisent sur la quasi totalité aussi du territoire US assurent de colossales entrées d'argent au Mexique. On peut ajouter que les maquiladoras bénéficient du fait qu'ils sont juste de l'autre côté de la frontière du Rio Bravo/Grande, proximité dont ne bénéficie pas le Mexique.

Le Mexique et le Venezuela ont des réserves très importantes de pétrole, sans doute le golfe du Mexique étant le plus grand gisement existant au monde.
Le petit problème, c'est que le brut de l'Orénoque est ruineux à exploiter : un TRE (taux de retour énergétique), très bas, de l'ordre de 1 baril investi pour 3 produits, et que pour le Mexique, il n'existe pas, à l'heure actuelle de technologie pour exploiter ces colossaux gisements, dont on ignore comment faire remonter le contenu, sinon de manière marginale. Et coûteuse.

Le plus grand gisement identifié a une production très marginal, de 40 000 barils par jour, et un coût d'exploitation tellement élevé qu'il n'intéresse personne.

Le problème du Venezuela sont d'être tous deux des "cas kangaré", aggravés par le fait que le cas kangaré étudiait des économies pétrolières à la fin des années 1970, mais que ces pays avaient encore une agriculture de subsistance.

L'Alena a largement démantelé l'agriculture mexicaine. Le Venezuela est importateur de longue date de denrées alimentaires, et autres.

L'un produit 2 millions de barils jour (Mexique), l'autre, 2.6 millions de barils jour, et leurs gisements classiques sont en décroissance.

Pour le Venezuela, l'exploitation de la ceinture de l'Orénoque implique l'importation de produits pétroliers légers, en quantités importantes, pour fluidifier le brut.

Mais il est clair que le Venezuela vit une économie de rente qui fait les beaux jours, ou le temps calamiteux. Et ce n'est lié ni à Chavez, ni à Maduro, c'était déjà le cas dans les années 1970,1980 et 1990.

Mais il est clair que la bourgeoisie venezuelienne, profiteuse exclusive de la manne jusqu'à Chavez, a très mal vécu le fait de devoir partager, dans ses splendides villas de Miami, et leurs comptes en banque en $ bien dodus, reflétant un problème bien connu en Amérique latine, le manque total de lien de cette bourgeoisie avec son pays, où règne encore une mentalité coloniale affirmée, et où il n'est considéré, que comme un territoire à exploiter au maximum.
Cette bourgeoisie se vit au XIX° siècle comme européenne, aujourd'hui comme américaine, mais exceptionnellement comme ressortissante de son pays d'origine. Sans doute le fait que linguistiquement, l'Amérique latine est très unifiée et politiquement divisée.

Ce problème de bourgeoisie apatride était déjà connu au XIX° siècle, et lieu commun en 1920. L'investissement et l'implication était réduite au minimum, et le rendement exigé maximum.

Dans cette mentalité, on peut noter des exceptions, ou des tendances à être moins fortes, au Chili, où le sentiment national a été dopé avec la guerre de 1879 avec la Bolivie et le Pérou, le Costa Rica, où la petite propriété a régné longtemps, dans un pays délaissé et abandonné à lui même (c'est l'avantage de n'intéresser personne), où le mépris du lieu était tellement grand, que les espagnols évacuèrent la zone de l'Amérique centrale sans combats, au moment des guerres d'indépendance, le Mexique, à l'histoire troublée, par les invasions (françaises et US), par l'anti-américanisme, enfin par la révolution de 1911.

Mais le sentiment de se sentir apatride, et lié à aucun pays est généralisé dans ce que l'on appelle "les élites", et leur comportement économique ou politique n'est pas rationnel.

Mais, en Amérique, USA, Mexique, Venezuela vivent la même expérience : la baisse de leurs ressources pétrolières.

Les USA vivent cette chute au ralenti, grâce à leur dollar monnaie de réserve, mais reste la pays aux 100 millions de chômeurs, et au 20 % du PIB engloutis par le secteur de la santé.

L'irrationalité gagne aussi la bourgeoisie bobo et démocrate us, attachée à faire chuter Trump et ses rednecks ayant déjà tout perdus (sauf leur AR 15, leur AK 47, leur CZ 58, leur mosin nagant -gros succès là-bas-), ne voyant pas que la prochaine embûche mis la Yellen sous les pas de Trump, à savoir la remontée des taux, va atomiser leur immobilier et leur portefeuille de titres...

A ce propos, je citerais ce que l'on m'a dit sur une ville française. Cette rive, c'est les bobos qui votent à gauche, l'autre, les pauvres, qui votent à droite.

Il va s'en dire que le méchant Trump est bien entendu, responsable de l'épuisement des gisements de pétrole mexicain, dont le pic des exportations est affirmé. Quand les exportations nettes seront tombées à zéro, ou que le Mexique sera devenu importateur net de pétrole, on verra la suite.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 12:36

Chez nos voisins godons, on gamberge dur sur l'énergie (nos dirigeants z'à nous, eux, ils pensent pas, Fillon, lui, n'a même pas de quoi penser. Je doute qu'il ait un cerveau),

il faut dire qu'il y a de quoi :

" En 2015, l'électricité générée au Royaume-Uni a été produite à environ 30% par des centrales au gaz, à 30% par des centrales à charbon, à 19% par des réacteurs nucléaires et 19% par les énergies renouvelables. "

Bon, je résume pour ceux qui ont pas suivis : les centrales à charbon sont antédiluviennes, les centrales nucléaires seront bientôt toutes fermées, et visiblement, il y a de moins en moins de gaz en mer du nord, quand au gaz de schiste qu'ils pourront tirer de chez eux, ils pourront en remplir quelques briquets.

Donc, on peut s'attendre, côté godons, à quelques problèmes électriques, en même temps que l'on voit des ressources renouvelables devenues significatives, alors qu'elles ne devaient pas dépasser les 4-5 % il y a 10 ans.

Côté USA, d'après Orlov, visiblement, on penche fortement pour un changement de régime en Arabie séoudite, histoire d'en finir avec le terrorisme, faire baisser drastiquement leur consommation de pétrole qui, comme chacun sait, appartient de droit aux USA.

Le côté "terrorisme", serait comme dans le cas de l'esclavage avec le sud, un prétexte tout trouvé pour faire main basse sur le grisbi, d'abord parce que les séoudiens de tous poils ont beaucoup de $, ensuite, qu'ils ont encore pas mal de pétrole, que bêtement, ils consomment de plus en plus.
Il faut les guérir, au plus vite, de ce vice. En un mot, il faut qu'il arrêtent de faire chier, et réduire l'état séoudien, à un croupion où plutôt procéder à une partition, où les réserves pétrolières se retrouveraient dans un état réduit, peuplé de 2 à 3 millions d'habitants, et qui aurait privatisé son secteur pétrolier.

L'affirmation suivante de Orlov, que les mariages entre cousins, cela crée des tarés, génétiquement parlant, est  en généralement couramment admise. Cela ne donne de bons résultats, ni pour les lapins, ni les cochons, ni les humains.

Question enseignement, visiblement, les autorités séoudiennes, elles mêmes se plaindraient de la qualité, ou plutôt en l'espèce, de l'absence de qualité de l'enseignement. Il faut dire que la matrice idéologique du régime, le Wahhabisme ne se prête guère à l'esprit critique, mais que le Coran -la récitation-, est souvent apprise par coeur, sans comprendre la langue, et encore moins, en la commentant.

les réformés, les plus alphabétisés à une époque, eux, lisaient, commentaient, et faisaient de l'explication de texte de la bible. C'est une démarche totalement différent.

Mais comme l'a dit Orlov, les armes US, de haute technologie, ne peuvent servir sans l'assentiment de leurs vendeurs, c'est à dire, être désactivés. Et vue la qualité de l'armée séoudienne...

En plus, on pourrait même donner une couleur humanitaire à l'opération. Sauver le Yemen, agressé, par exemple.

Il est clair que l'histoire US est pleine d'agressions, y compris à l'intérieur. La fin des guerres indiennes porte de manière éclatante le poids de la guerre civile. Les gens comme Custer étaient des "frustrés de gloire", et globalement des militaires très médiocres, n'hésitant pas à tuer femmes et enfants pour simuler des batailles qui n'avaient pas lieu. La compensation de leurs échecs face aux confédérés.

D'ailleurs, si je me souviens bien, après Little Big Horn, les autorités civiles et militaires se hâtèrent de rétablir et ramener au service actif quelques officiers rebelles. Ils s'étaient aperçus qu'il y avait une cht'ite différence entre mener une guerre et massacrer.

Dans le grand lessivage et pour laver plus blanc que blanc la réputation des élites américaines de leur collaboration avec les séoud, rien de tel qu'une guerre.

Vous prenez une bourgeoisie de la côte est, bien proprette sur elle, et vous la lancez contre le sud, au nom de la liberté, en oubliant qu'ils ont été les armateurs des négriers, les financeurs du trafic d'esclaves, les banquiers du sud, et les recycleurs du commerce du coton.

Pour dire que les yankees, de savoir que leurs élites dirigeantes étaient culs et chemises avec les séoud, ils n'en auront rien à cirer. En Arabie, ils pourront chanter ce qu'ils veulent, ça ne leur posera aucun problème moral. Personne n'écoutera ni ne les croira.

Quand à la Russie, à la Chine et à l'Iran, voler au secours des séoud, ça me semble assez tiré par les cheveux, parce que l'ardoise des fondamentalistes, avec les uns et les autres, est longue comme pas possible. Je pense plutôt qu'ils laisseraient faire, mais qu'il y aurait d'autres monnaies d'échange.

Mais, même le pillage de l'Arabie serait peu de choses, de la menue monnaie, par rapport aux besoins.

 

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 07:27

On est donc en plein dans le médical aujourd'hui, après le colon, j'ai mal aux dents. C'est à mes chicots, pardon Mexico, que ça barde.

Le prix des carburants viennent de flamber, et à son tour, après avoir été pendant plus de 3 générations un important producteur de pétrole, le Mexique, voyant ses ressources décroitre, va faire payer plein carat le carburant à sa population.
Pour la population des états pétroliers, le carburant bon marché est d'ailleurs souvent, le seul avantage, et après des décennies d'habitudes, et d'activités économiques réglées sur cette donne, l'atterrissage est rude.

Sa production est passé de 3.4 millions de barils/jour en 2004, à 2.2 millions en 2015. Elle continue à baisser. La perte des recettes d'exportations, causée par la baisse des prix et la baisse des volumes rend la position de Pemex intenable, et la hausse des prix; inéluctable.

On a dit que la Pemex était peu performante, mais le recours aux sociétés étrangères n'arrangerait sans doute rien. Les gisements épuisés, sont des gisements épuisés, d'autres ne sont tout bonnement pas exploitables dans l'état actuel des techniques.

L'année 2017 verra sans nul doute, la production tomber à moins de 2 millions de barils jour, et ce qui fut le champ géant Cantarell a vu sa production tombé à 130 000 barils/jour, contre 2 200 000 à son apogée. Ku Maloob Zaap, lui, assure le gros de la production.

Quand aux exportations, elles se réduisent d'années en années. Si le Mexique reste un gros exportateur de brut, il importe des produits raffinés, et le volume net de pétrole exporté est réduit. Le volume net d'exportation avoisinait en novembre 2016, les 500 000 barils/ jours, soit pas grand chose. (1 273 156 exportés contre 764 072 importés).

Le gaz, quand à lui, est déficitaire. Donc, dans le financement de l'état mexicain, Pemex est en crise, d'abord parce qu'il lui a fallu beaucoup investir, et qu'il lui est impossible, désormais, de faire reposer tout son financement, celui de l'état mexicain, et celui des consommateurs mexicains, sur ses seules exportations.
La suite, on la connait.

L'état mexicain est largement un état failli, ravagé par les cartels de drogue. L'essor des maquiladoras est désormais, dans le meilleur des cas, finis, dans le pire, les usines reprendront la direction des USA, il ne restera qu'un trou noir, trop loin de Dieu, et trop près des USA.

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 16:25

Il y a une chose qu'on semble oublier, dans le monde financiarisé d'aujourd'hui, c'est la petite chose appelée "mise au point", qui a été cruciale, à toutes époques, pour les équipements industriels, et tous les produits.

Il est rare qu'on arrive du premier coup à un équipement parfait. l'hydrolien en fait les frais, parce que cette technologie ne supporte pas l'à peu près, et que l'à peu près, c'est ce qui a été fait.

On a oublié que dans la ribambelle de révolutions industrielles successives que l'humanité a vécu, et avant, de pré-révolutions industrielles, on a toujours beaucoup tâtonné du côté des chercheurs.
Comme le disait Braudel, les premières machines britanniques de la première révolution industrielle sont restés des prototypes pendant 50 ans, jouets de gens très riches, mais passionnés, et améliorés pendant ces 50 ans, constamment. L'amélioration industrielle est constante.

Le problème, quand on lance une filiale, c'est qu'on commet plein d'erreurs et que c'est normal. nul n'a plaint les allemands, pendant qu'ils mettaient au point éoliennes et panneaux solaires.

Donc, quand certains jettent l'éponge à la première difficulté, sans recul, on peut dire qu'ils sont loin d'être dans une démarche capitaliste cohérente. Ils sont des rentiers.

Les problèmes de corrosion des boulons sur les hydroliennes ne sont pas graves, en soi. Il faut simplement éviter de faire des conneries, et de vouloir économiser à tous prix. Quand on veut devenir leader mondial, il faut, un temps, y mettre le prix.

La NASA, à une époque avant de faire visiter ses locaux, faisait visionner un petit film, sans paroles et sans commentaires. On y voyait des fusées s'abimant de toutes les manières possibles et imaginables. Et à la fin, il y avait une phrase. "Voilà pourquoi nous savons lancer des fusées".

De plus, il faut souvent un soutien publique déterminé, ce qui n'est pas le cas, et visible dans le solaire thermique, qui est très au point, et nullement critiquable. La France, sur ce créneau, frise le ridicule, avec pratiquement le 1/10 de la capacité de production allemande.

La Chine s'est contenté de fabriquer en masse ce que d'autres ont mis au point. Avec une efficacité certaine.

De toute façon, la question ne se pose même plus. Le futur sera renouvelable. Pas fossile, encore moins nucléaire. La seule question, c'est la force de résistance des lobbys.

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 10:47

" l'impossibilité de contrôler tout le territoire fera ressembler les villes en places fortes, prisons volontaristes, maintien du déni et de l'illusoire, et la campagne sera la zone de non droit, des barbares, les sauvages de brave new world. "

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne pense pas que l'avenir sera cela. Villes place forte, c'est possible. Mais il faudra remplacer l'autoroute de ceinture par des fortifications. Bouygues sera d'accord. Quand à la sécurité, à l'intérieur, si certains quartiers seront sans doute préservés (à l'intérieur de leurs propres remparts), les visions actuelles de certaines villes, comme Chicago, Baltimore, Flint, ou certaines cités de la Banlieue parisienne, n'en font pas des parangons de vertus. ça défouraille à tout va. Et ne sont sans doute, guère perdurable. 

Le maintien du déni et de l'illusion est visible dans les villes centres pour plusieurs raisons. D'abord le vote ethnique (latino et noir), ensuite le fait qu'il y ait encore un peu d'emplois dans ces villes. Et que ce soient des centres économiques, souvent portuaires. En 2016, les tenants du statu quo ont vu aux USA leur emprise territoriale se réduire, avec, par exemple, la quasi disparition du middle west, des comtés intérieurs de la côte est.

Politiquement, les exclus ont gagné. Si Donald Trump était exécuté, par la CIA par exemple, ce serait sans doute le signal de la dislocation. Pas d'une reprise en main. Et là, comme je l'ai dit, la dépendance des villes envers leurs campagnes, en matière d'électricité, d'eau, de nourriture, serait très vite mise en relief. Tout département, en France, qui dispose d'une centrale hydro électrique d'importance est, dans les faits, indépendante énergétiquement. Préserver Paris des coupures, c'est viable seulement si les coupures sont courtes, et non répétitives.

De même, si certaines villes votent le statu quo ante, il est difficile de savoir ce que pensent réellement les New Yorkais, et autres, par le fait que ce soient les machines à voter qui parlent. Et on peut leur faire jacasser n'importe quoi. Nul étudiant en informatique ne me contredira.

On a des résultats similaires avec le Brexit, les partisans du statu quo ante sont cantonnés dans quelques grandes villes. Ils sont composés des 10 % bénéficiaires du système actuel, et de 30 % de naïfs, et de gogos. Plus quelques uns qui votent pour en faire chier d'autres. En Irlande du nord, et en Ecosse, c'est clairement pour emmerder les godons.

Comme je l'ai dit, une Californie indépendante aurait très vite des problèmes, d'abord parce que certaines zones feraient elles mêmes sécessions (les guerres civiles et les coups d'états n'ont pas manqué à l'intérieur des états américains), et qu'ensuite, très vite, l'eau n'arriverait plus.

Le phénomène est déjà commencé, et le monde rural, pas forcément amené à devenir un repoussoir, mais sans doute une solution. C'est plus facile d'y faire vivre des familles sur de petits lopins, avec un peu d'élevage, que des gardiens de murs désoeuvrés dans les villes, ou mieux, occupés à faire de l'illicite.

D'ailleurs, je me rappelle une phase sur la victoire du pétrole sur l'éthanol dans le transport. Le monde rural US a roulé pour une bonne partie à l'alcool jusqu'à la prohibition. C'est la prohibition, et la destruction des petites distilleries, qui a conduit à délaisser, là bas, ce mode de propulsion, en même temps que le pétrole y était bon marché. Il y a un souvenir de ces temps anciens, dans la série "Shériff fais moi peur", où l'oncle Jess a encore une voiture qui roule à l'éthanol, pour faire ses livraisons. Personne ne pense à aller regarder le réservoir.

La carte du vote Trump indique la carte des victimes de la baisse des ressources énergétiques. Et ne nous y trompons pas, cette carte ne peut que se développer, même si elle est contrariée, un peu, par les votes stupides et ethniques. Nul étonnement que les côtes et les ports votent encore système. Ils seront, comme le disait Braudel, les derniers touchés par la baisse des ressources.

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 09:27

Les grandes compagnies pétrolières sont à l'agonie, par leur propre faute et simplement leur faute. Certes, le prix du pétrole a baissé (il remonte depuis), mais le problème principal n'est pas là.

" même si le chiffre d’affaires, les bénéfices et aussi les cours de bourse des pétroliers s’est amélioré, leur structure financière s’est paradoxalement beaucoup fragilisée ". Pourquoi ?

" ces grands industriels sont très gourmands en cash. Il leur sert à alimenter leur activité régulière, leurs projets d’investissement et d’exploration, et aussi et surtout payer leurs dividendes, essentiels pour conserver un actionnariat stable. "

En matière de gestion, on a toujours appris que le dividende, c'était simplement SI on pouvait. Cela n'a jamais été une obligation, ni un devoir. De plus, la portion affectée aux dividendes est devenue gargantuesque. De quelques centaines de millions de $, l'exigence en la matière est passée à quelques dizaines de milliards de $, chaque année, bien sûr.

Le capitalisme, dans cette optique, a complétement disparu. il reposait sur "le plaisir de l'accumulation", et Rockfeller a constitué la Standard Oil, pratiquement sans sortir un sou. Il rachetait les raffineries, et tout ce qu'il pouvait, en actions de la Standard Oil. Les grands capitalistes de la fin du XIX° siècle n'aimaient pas trop l'endettement, et préféraient avoir des comptes en banque bien garnis.

D'ailleurs, ceux qui ont survécus aux longues périodes, ce n'étaient pas les endettés, c'était ceux qui avait du gras sur le bide. En France, on a vu la différence, dans les années 1930, entre Renault et Citroën. Renault a passé la crise sans entrave, Citroën a pris le bouillon. L'un avait des dettes, l'autre des avoirs.

On commence à voir des craquements dans des états producteurs. Le Mexique, qui vient d'augmenter fortement les prix, le Nigéria, dont la production devient insuffisante, et la guerre à l'état endémique dans le Delta, s'aggrave. Depuis le début de l'exploitation du pétrole au Nigéria, c'est une guerre ininterrompue, dont la phase la plus célèbre a été la guerre du Biafra.

La Norvège, elle, veut interdire la voiture à essence, sans doute pour la raison qu'elle ne sait pas quoi foutre de l'électricité, et que son pétrole se raréfie.

On peut se demander pourquoi l'Arabie séoudite a joué un tel jeu, en pompant à toute berzingue. L'équilibre du marché n'était pas loin, et il aurait sans doute été plus profitable au pays de réduire sa propre production pour vendre à un prix nettement supérieur que de voir le prix se détériorer et tomber si bas. Là aussi, une ignorance crue des évidences économiques.

Dernier point à signaler, chez les capillotractés, à savoir un article paru sur le blog de Paul Jorion. On y apprend que la révolte syrienne est 100 % interne, et dû au peuple syrie, vent debout contre la dictature.

Le fumage de moquette est évident. On voit mal des entités colossales jeter dans le bouillon des milliards de dollars, des dizaines de milliers d'hommes et un armement colossal, rien que pour faire partir Assad et instaurer la démocratie ?

L'énergie est un motif solide, très solide, pour des confrontations armées virulentes. De plus, l'armée d'un dictateur, uniquement préoccupé de son maintien au pouvoir ne tient pas une guerre de 6 ans. Il faut un motif pour combattre aussi longtemps. Les premiers signes d'essoufflement de l'armée Syrienne, concomitante à l'intervention russe, n'ont été visibles qu'au bout de 5 ans. Et pas contre une population armée de pétoires, mais de mercenaires disposant d'un stock d'armes de l'OTAN dernier cri.

Sans doute, au départ, y avait il un mécontentement populaire. Mais après quelques mois de guerre et la gueule des "résistants", nul doute que le régime avait récupéré de sa popularité auprès de la population.

Paul Jorion, d'ailleurs, qui s'autoproclame prophète : « Comment j’ai pu prévoir la crise des subprimes avec pas plus de données que n’importe qui ». Le problème, c'est pas d'avoir des données, c'est de savoir les interpréter. Moi, rien qu'avec une, le prix de l'essence, j'ai su qu'on allait à la catastrophe.

Il faut dire que je me suis livré à une étude poussée ; allant à la pompe tous les 15 jours, j'ai pu constater, en son temps, la poussée des prix. Et le fait qu'il y avait des gens, qui ne pourraient pas suivre. Simplement parce que leurs finances étaient déjà tendues à l'extrême, ce qui est le cas pour 60 % de la population. N'avoir pas le choix entre épargner, et tout affecter aux dépenses, ça s'appelle la pauvreté. Bien entendu, les dépenses de survie dépendent de l'état de la civilisation où vit. Certaines paraissent indues vu d'ailleurs, mais il est difficile, aujourd'hui, en France, d'aller travailler sans voiture.

Ce n'était pas très compliqué, contrairement à ce que dit Paul Jorion, de voir que la plupart de nos contemporains vivent sur le fil du rasoir, et qu'il n'en faut pas beaucoup pour les faire tomber. Les seules marges de manoeuvre, souvent, consistent à geler les dépenses de logements, en l'achetant. Au prix d'une petite chose appelée endettement.

Monsieur Jorion n'a pas fondamentalement regardé, au départ, la base de notre société, l'énergie.

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 14:16

Jusqu'en 2020. Le montant peut sembler important. En réalité, il est très bénin. Rien à voir avec les sommes englouties dans le charbon dans ce pays.

Mais les journaleux sont égaux à eux mêmes : " L’ANE estime que les énergies renouvelables – éolien, hydraulique, solaire et nucléaire – pourraient fournir la moitié de l’électricité nouvelle génération en 2020. " Pas même fichus de faire remarquer que le nucléaire, ce n'est pas renouvelable. Du moins, pas encore, si cela l'est jamais...

15 % du total de l'énergie consommée serait donc produit par le renouvelable. Rien d'une prise de conscience. Les gisements chinois de charbon, qui produisent 75 % de l'énergie consommée, sont à bout de souffle. Il y a désormais moins de 30 ans de réserves. En 2020, avec la fermeture de certaines capacités, la Chine aura 20 années de réserves. Il faut en tirer la conclusion adéquate : quand il reste 20 années de réserves, on tombe rapidement dans la restructuration sans fin du secteur, et son agonie finale. Qu'on trouve d'autres gisements rentre peu en ligne de compte. Les sommes sur-investies dans le secteur l'ont été dans les gisements existants. Pas là où l'on ne savait pas qu'ils existaient.

Si, renouvelable et nucléaire fournissent 50 % de l'électricité en 2020, il est clair que les mines chinoises battront sérieusement de l'aile, faute de demande.

Ce montant, 344 milliards, d'ailleurs, reflète aussi une réalité changeante. 344 milliards ne représentent pas du tout la même chose en 2017-2020, soit quatre ans, qu'en 2007-2010. Ce seront des capacités beaucoup, beaucoup plus importantes, en raison de baisse des prix.

Pour les chinois, loin d'être une nouveauté, le renouvelable est une vieille habitude. Dans la décennie 2000-2010, en une seule année, ils doublèrent leur capacités en solaire thermique : 200 millions de foyers équipés, contre 100 millions l'année précédente.

Nos pays, si volontiers donneurs de leçons sont loin d'avoir atteint cette maturité. Imaginons 30 millions de foyers français équipés de solaire thermique. Et l'économie d'énergie que cela représente...

Les chinois ont une manière de faire spécifique. Ils s'emparent d'un secteur, et le développent à toute allure, avec des prix d'attaque. Chez eux, l'installation solaire thermique coûtait 200 $. Le solaire thermique, première source d'énergie renouvelable dans le monde, n'est même pas considéré. Pourquoi ? parce que c'est uniquement de l'autoconsommation, et ne rentre ni dans le calcul du pib, ni dans une assiette fiscale.

En France, c'est un marché confidentiel pour le CESI, et un marché de niche pour le combiné. Et un marché où l'on se presse avec lenteur.

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 09:45

La majorité de l'énergie dépensée l'est de manière farfelue. Parce qu'on en avait beaucoup. Le maximum est atteint dans la production électrique, où l'énergie employée ne sert qu'à chauffer l'eau, les rivières, avec un rendement très bas.
Pour les centrales nucléaires, c'est 35 %.

Quand au projet, totalement farfelu d'interdire à terme le diesel, le schéma suivant lui règle son sort. Globalement, le pétrole ne sert qu'au transport. Que veut on donc en faire ???

Pour ce qui est du gaz, il est nettement lui aussi, pas utilisé rationnellement, notamment dans les centrales électriques à gaz.

Moralité, pendant des années, on a joué à faire plaisir aux producteurs d'énergies diverses, alors que dès le début des années 1970, on entrevoyait le potentiel du renouvelable. Mais aussi son inconvénient : peut on le taxer, le vendre, l'acheter, aussi aisément ?

L'économie dont on nous parle a cessé d'être depuis le début des années 1970. La plupart des choses décomptées sont de la foutaise, du peignage de girafes dans un sens, puis l'autre.

Mais si on arrête le bousin, tout s'effondre. Passez dans une "zone artisanale", actuellement, et vous verrez que l'activité productive réelle varie entre le très faible et l'insignifiant, et que la vente de piscines, cuisines, sauna, ça ne produit rien en aval. Sinon des noyades, des accidents domestiques, et équipements très vite délaissés. Vous connaissez un acquéreur de vélo d'appartement qui s'en serve au bout d'un mois de détention ???

La complexité de la société, la priorité accordée à des activités inutiles, superflues et nuisibles, est la marque d'évolution de la société depuis 1973. Elle doit revenir aux fondamentaux.

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 09:57

J'ai beau être branché sur certains blog, comme celui d'oil man, des lecteurs arrivent toujours avant moi.

Donc, pour résumer, on est au pic pétrolier, si l'investissement ne remonte pas fortement, et tout de suite. A mon avis, c'est erroné. On est au Pic pétrolier, quoiqu'il arrive. Parce que les dégâts fait par l'absence d'investissements ne sont pas amendables. Ou pas tout de suite.
Un flux d'investissement, c'est long, et un hoquet, ça met des années à se corriger.
Politiquement, les jean-foutre, O'bama, et Clinton, on été se faire voir, renvoyé par les cercles de pouvoir les plus profonds.

Le cercle de pouvoir pétrolier, aux USA, c'est loin d'être rien. Et il est clairement côté Trump. Les pinailleries avec les soviets, pardon, les russes, ça ne les intéresse pas.

On discute entre grandes personnes, et les gamins turbulents, renvoyés à leurs jeux d'enfants. L'un continuera à golfer, l'autre à guillotiner ses poupées, ou à les découper au hachoir à viande.

Dire que la Russie a des problèmes, c'est plutôt léger. Tant qu'on est excédentaire, on arrive à gérer l'interne. Ce sont plutôt les USA qui ont des problèmes d'approvisionnement. Et la Chine. Entre le pic pétrolier, et la fin de son charbon, le muscle de l'empire du milieu, risque de vite redevenir le muscle du chinois.

Quand à la mondialisation, on va voir combien de temps ça dure, sans pétrole, ou avec simplement, un peu moins de pétrole. Parce que, visiblement, c'est plié. Pour les optimistes, 50 % des champs pétroliers sont en déclin, pour les pessimistes, 64 %. Bref, pour tout le monde, ça va swinguer dur.

Même, parait il, on se met à forer comme des fous au proche orient.

A l'époque où j'ai commencé à écrire sur l'énergie, il y avait 750 000 puits forés en activités, dont 500 000 aux USA. L'année 2015 a vu foré 70 000 puits, en réduction de 30 000... Vision éclatante d'un rendement décroissant.

On veut donc augmenter les prix du pétrole. la seule question, est  : est ce que c'est possible ?

En outre, faire du bénéfice n'a aucun sens, si cela ne sert qu'à distribuer du dividende, et c'est le point faible des compagnies pétrolières. Le "droit acquis", aux copieux dividendes, les plombent tout autant que la décroissance des ressources.

Pourquoi le siècle américain a avorté pose Jacques Sapir ? Parce qu'on impose pas des choses par le meurtre et la torture. Et que le siècle américain était assis sur le pétrole.

Le renouvelable est la seule source possible de "croissance", bien sûr, sans qu'on nous ressorte la vieille fable de l'énergie "inépuisable". Au mot croissance, je préférerais le mot "d'atterrissage en douceur", sinon, des états privés de tonus économique et de souveraineté politique, ça fait la Somalie.

De même, les montants à investir dans le renouvelable semblent ils très faibles, par rapport à ceux à mettre dans le nucléaire ou le pétrole.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 14:44

Les chinois vont réduire leurs capacités de production de charbon de 800 millions de tonnes.L'article voit la production atteindre 3.9 milliards de tonnes, ce qui serait étonnant, vu que les réserves sont assez peu importantes, moins d'une trentaine d'années, et que ces réductions, les réduisent encore. En effet, quand on détruit des capacités, on fait l'impasse sur des réserves qu'on pense ne jamais pouvoir exploiter.

Personnellement, j'ai pour souvenir l'état des réserves estimées sur Saint Etienne lors des fermetures de mines. Elles étaient jaugées à 60 millions de tonnes, mais l'inconvénient, c'est qu'elles étaient à peu de profondeur, avec juste une ville dessus. Comme quoi, on n'est jamais content, il suffit d'attendre que la ville soit rayée de la carte par la dégringolade immobilière. ça ne saurait tarder. Le dernier exemple que j'ai vu, c'est un F3, soixante dix mètres carrés, deux garages fermés, refait à neuf, immeuble récent, ne pas se vendre à 70 000 euros.

Bref, cette réduction de capacités envoie au diable, des réserves dix fois plus importantes. Pas rentables.

On est donc dans le déni et le mensonge, mais, dans le domaine de l'énergie, c'est courant. Les réserves de pétrole du Moyen Orient ne baissent jamais, quoiqu'on pompe, et on passe aisément de quantités astronomiques à sortir, à zéro, parce qu'on a pris la décision que cela n'en valait plus le coup.

On nous dit que c'est la fin d'une époque pour le diesel. Je veux bien. Mais j'aimerais qu'on m'explique comment on va faire des 20 à 35 % de pétrole lampant qui sortent des raffineries, et qui, visiblement, en sortent de plus en plus.

Comme les pétroles extraits sont visiblement de plus en plus lourds (signe d'épuisements des gisements), ils sortent des composées de plus en plus lourds, et de moins en moins de valeur, en fractions plus légères, diesel, kérosène, essence.

Mais pour tirer le diesel vers l'essence, c'est quand même plus compliqué...

C'est aussi un signe de crise évidente du fret maritime, parce que la merdouille qui est brûlée sur les navires, c'était vraiment les fonds de cuves...

On ne conspire pas. mais Boeing vend ses avions à l'Iran, à la moitié du prix catalogue. C'est une constante. Je me rappelle d'un vendeur de poids lourds très connu, qui vendait ses tracteurs 14 patates en 1993 aux voituriers, contre 35 au prix catalogue. Le voiturier, lui, revendait après 3 ans d'utilisation ses tracteurs à des salariés passablement entubés "méritants" à 20 ou 25 patates. En leur promettant du travail. D'une manière générale, le travail, ils en donnaient pas mal, mais c'est du côté rémunération, que ça donnait beaucoup moins... Diable, le sous-traitant, c'est plus le salarié.

Quand à vous tous, bandes de débiles, vous êtes vraiment cons. Heureusement que la Deutsche Bank est là pour vous rappeler tous les bénéfices de la mondialisation. Enfin, bon, on attend qu'ils nous les rappellent. " Les bénéfices de la mondialisation bien que substantiels dans l'ensemble, sont souvent diffus et difficiles à repérer ". Tellement difficiles à repérer qu'ils ont été incapables de les citer... Quelqu'un peut se dévouer pour les chercher ? On pourrait appeler ça d'un nom qui claque. Graal, par exemple. Celui qui les trouvent peut m'adresser un message personnel, pour me le dire en premier, que j'ai pas l'air trop nouille, parce que j'arrive vraiment, mais alors vraiment pas à les voir. Il faudrait que je change de lunettes, sans doute. Je dois avouer, je suis un déplorable et un débile.

Duterte, lui, sort des bêtises : « La plupart des ambassadeurs américains sont des espions ! ». faux, la totalité sont des espions ou des agents d'influence, ce qui est la même chose. Quelque uns sont des proconsuls, des gauleiters, en plus, mais la totalité sont des espions...

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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