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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 16:07

Le premier ministre australien vient de se friter avec Donald. Celui-ci ne veut pas accueillir 1600 immigrés illégaux que barack à moules avait bien voulu accepter.

Visiblement, il n'en a rien à cirer, de l'accord précédent, et il a raison.

Il y a eu une cht'ite bavure au Yemen. D'habitude, les pisseurs de copies n'avaient rien non plus, à cirer, des dégâts des frappes de barack à frites. Sans compter, que, vulgairement parlant, ça bave gravement au Yemen depuis des années, et que les journaleux en question, ils devaient dormir, malgré l'hémoglobine qui giclait à tout va, et que tous les jours, les drones à barack à bière tuaient. 100 000 tirs, ça leur dit rien, à ces branquignols ??? Mais, on peut saluer l'élection de Donald. Depuis celle-ci, les yemenites, afghans, etc, ont accédé au statut d'être humain digne d'intérêt. Et Donald a fait ça sans bouger un sourcil.

A gauche, on commence à y croire, et on s'aperçoit finalement, que rien n'est joué, dans l'état de décomposition actuel. Il parait d'ailleurs que Fillon aurait dirigé les dons vers son micro parti. C'est marrant, ces petits partis, avec 10 adhérents, mais burnés comme pas possible au niveau financier.  Il reste qu'il va y avoir encore des reclassements. Je pense déjà à p'tit marquis, qui pourrait être doublé sur sa gauche... Finalement, il vaut mieux pour les candidats, savourer très vite leurs bons moments, ils risquent de ne pas durer...

Donald demande une baisse des prix des médicaments. Il faut dire que la loi de l'offre et de la demande ne fonctionne qu'à la hausse. Là aussi, on voit ce que c'est un politique.

Quand aux débiles mentaux, ils n'ont pas compris ce qu'a expliqué Bairoch : le commerce international PROGRESSE en période de protectionnisme, et REGRESSE en période de libre échange. Pourquoi ? Parce que la facilité d'importation ne règle pas le problème de pouvoir d'achat. Cette tendance a été contrariée pendant quelques décennies par la continuation de la lancée précédente, et par l'endettement. Maintenant, on retombe sur les fondamentaux.

Le fondamental, c'est aussi, pour certains, la tentation du larbinisme confirmée. Le parrain américain aux abonnés absents, ils cherchent le parrain chinois pour leur marcher dessus et lui servir de paillasson. On ne change pas sa nature profonde.

Il reste que les chinois n'ont pas trop compris ce que c'était d'être le leader. On se met à imprimer de la monnaie, et on fait un strip tease industriel, avec une balance commerciale en berne. On peut compléter la gamme en bombardant à tout va.

L'agenda mondialiste bute sur petite chose, un scrupule, du latin scrupulum, le petit caillou dans la caliga du légionnaire. Le plafonnement énergétique, et il faut convenir que celui des gouvernants qui l'a le plus compris, c'est encore Donald, et qu'il a promis, la restauration du paradigme des années 1950. Il comprendra vite que c'est impossible; du moins sur une longue période. Mais il a compris que le problème était énergétique.

La Chine ne pourra continuer à inonder le monde de ses produits. L'évolution du système est insoutenable. En Suisse, les frais de santé devraient doubler à horizon 2030. Autant dire que la santé ne coûtera rien, parce que personne ne pourra payer.

Johnny Depp, nous dit on, est ruiné. Bien que gagnant très bien sa vie, il dépensait encore plus. C'est la caricature d'une époque. Le Fillon du cinéma.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 21:10

Vous savez ce qui est le point commun, entre l'agriculteur allemand, et le superprimou géant (merci encore à G. Lagaffe) ? C'est qu'à l"heure actuelle, pour beaucoup, la seule rentabilité qu'ils dégagent vient des panneaux solaires qui tapissent leurs toits, ou leurs parkings.

A tel point, qu'ils pourraient arrêter la partie inutile de leur activité, à savoir la grande distribution, ou l'agriculture. C'est bien comme ça que font les néo-libéraux ? On identifie les sources de pertes, et on arrête l'activité. Après tout, on a pas besoin de bêtes clients chiants, s'ils ne rapportent pas un rond.
Même "le Monde"s'en aperçoit, eux qui ont tendance d'abord à attendre la voix de Moscou, pardon, d'EDF, pardon, du complexe nucléaire.

Le renouvelable a fourni 24 % de l'électricité dans le monde, et presque 20 % en France. C'est un résultat remarquable, étant donné le court laps de temps durant laquelle s'est fait la progression.

Le développement des énergies est un temps long, et il est remarquable que le coût baisse, alors que les capacités nouvelles déployées, est de plus en plus important.

Il reste que la base du problème est à soigner. Et les usages non pertinents à détruire, même s'ils sont enracinés, comme la climatisation, ou le chauffage électrique. Ce ne sont que des usages futiles, dans l'intérêt des chiffres d'affaires des compagnies électriques.

Futile aussi, la croissance qu'on annonce en France : taxis, immobiliers, restauration, et bâtiment. Le bâtiment voit moins de faillite, et l'on se réjouit de voir le nombre de faillite retomber sur le chiffre de ... 2008.

Aucun des maux n'a donc été soigné, ni la désindustrialisation, ni la crise énergétique. Et le nombre de faillites reste quand même, très élevé. Et les emplois Uber se révèlent être des emplois de merde, susceptible de voir les rémunérations baisser très vite. Il n'y a pas, en effet, de nombre plafond "d'indépendants".

On se préoccupe, donc, en haut lieu, assez peu de préparer l'avenir, dans le renouvelable, et beaucoup de choses sans importances.

Dernières nouvelles des USA, les BLM appellent aux meurtres. Un ancien gendarme, lui, m'a dit qu'en 1982, il avait vu les gens se battre dans la rue. Il y avait eu une grosse chute de neige qui bloquait tous les approvisionnement. Cela avait duré deux jours.

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 13:57

Il parait déjà pour certains, que l'affaire Pénélope, est "déjà une catastrophe", pour la république, bien sûr, parce que Fillon serait un président à bout de souffle sitôt élu, s'il ne l'était pas, ce serait Macron, ce qui serait encore pire, parce que seul, sans relais, devant composer, voire, horreur des horreurs, MLP.

Bien entendu, il a échappé, que ce qui était la catastrophe, c'était la propagande d'un régime impérial déjà décomposé, qui donnait les consignes de votes "acceptables", sous peine d'excommunication.

Le pire, c'est que le système impérial mourant, réussisse son dernier coup, en faisant élire un candidat déphasé, plus attaché à remplir ses fouilles, qu'au bien public. Entre Macron et Fillon, on est bien pourvu en gens qui n'aiment que l'argent, et si achetables, qu'ils en sont ridicules. Ils pourraient au moins avoir l'excuse, d'être chers, et pas des grouillots, vendant leur cul pour des cacahouètes. Attrapés à faire le sac des vieilles dames, on voit tout de suite l'absence finalement, d'ambitions, malgré leur tentative d'accession à la présidence. Pour eux, ce n'est qu'une place de fonctionnaire, eux qui se targuent sans cesse de privé, de réactivité, de "connaissance de l'entreprise", chose dont ils ignorent tout. Mais cela n'est pas grave, la plupart des PDG ne savent et ne connaissent même pas ce qu'ils dirigent.

Hommes complétement issus de l'élite, et sans attaches avec le réel, ils ne sont en rien au courant de ce qui se passe réellement, et surtout, de la crise énergétique, comme le défunt -politiquement- capitaine de pédalo, qui se contentait d'attendre la reprise de la croissance. Manque de bol, cette reprise n'a jamais eu lieu.

Comme je l'ai dit, Trump n'a sans doute pas conscience de la crise énergétique, mais il a un atout. Les USA ont quand même assez de ressources pour subsister en tant qu'état, ayant renoncé à ses ambitions impériales. Déjà, la réduction de la consommation énergétique de l'armée US devrait dégager de 100 à 200 millions de tonnes de pétrole. ça tombe bien, Trump a donné 60 jours pour un plan de réorganisation de l'armée US.

Le mot véritable, serait "création d'une véritable armée", parce qu'elle n'existe, dans les faits, plus depuis longtemps. Quand on a un corps de bataille de 65 000 hommes, pour 20 fois plus d'effectifs, ce n'est qu'une bureaucratie inutile. Déjà, en 1917, les effectifs combattants étaient modestes, comparés aux effectifsmobilisés (1/4).

Mais plus les bureaucraties sont grandes, plus il existe les places bien rémunérées autant qu'inutiles, qui permettent, entre autres, de donner des rémunérations aux épouses restées à la maison.

Caser bobonne dans une sinécure sans contrepartie, cela indique des ambitions très terre à terre, pas le gaullisme.

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 20:07

Anti immigration de Trump. Donc, les plus grands voleurs, menteurs, tricheurs, escrocs de la planète condamne cette mesure. Elle ne peut donc qu'être bonne. Quelle est la bonne réponse ?

La victoire de Trump, la dissolution de la structure impériale américaine, dissolution actée, du Conseil de Sécurité nationale et du Conseil de Sécurité de la patrie... Pour n'être qu'un pays comme les autres montre que le combat est arrivé à la phase ultime, et peu importe désormais, que Trump n'arrive pas au bout de son combat. L'outil est cassé, et si Trump échoue, est assassiné ou autres joyeusetées, l'empire se disloquera, et en premier lieu les USA, sa classe politicienne, et sa classe journalistique, perdue entre Los Angeles, Washington et NY, et qui a oublié tout le reste. 

La réalité US ? Il suffit de regarder quelques séries télés pour s'en rendre compte. Sur écoute, grey's anatomy, Longmire, qui donnent une bonne vue d'ensemble du problème. Il suffit de savoir regarder, au delà des historiettes, la toile de fond. Le parti démocrate corrompu jusqu'à la moëlle, et des élus noirs, pour lesquels le "négro" qu'ils méprisent profondément n'est qu'une clientèle captive, la dérive des soins de santé, les problèmes invraisemblables d'assurances, l'habitat moyen qui relève plutôt de la caravane, des bureaux usés, des shériffs perdus au milieu de leur gigantesques comtés, avec quelques adjoints, le trafic de drogue généralisé, les guerres indiennes ou confédérées jamais réellement finies, ayant simplement changées de formes, le trafic d'esclaves, sous couvert d'humanitarisme, comme au XVII° siècle, dont le bénéfice va droit dans les poches d'une grande bourgeoisie. Il y a donc vraiment de quoi être content ?

On est loin des séries optimistes des années 1990, où la mondialisation, forcément, serait "heureuse". Aujourd'hui, l'Amérique moyenne, c'est la misère généralisée, les gens qui ont peur d'y tomber ou peut être, de savoir, quand il vont aller vivre dans leur caravane, et quelques châteaux où sont enfermés les riches.

En France, sur 5 "grands candidats" à la présidentielle on a encore 4 globalistes, pour une raison ou une autre, sur le dos.

Sur mon dada, le plan énergétique, je n'ai vu que MLP parler du pic pétrolier. Fillon, sûrement pas, Macron, il ne connait pas, Hamon, vit dans la croissance infinie, comme Mélenchon. Impossibilité pour les gouvernants de voir la réalité, difficultés pour les peuples de la comprendre, d'autant qu'on se garde bien de lui dire la vérité, mais qu'on contraire, tout est encore bon pour des décennies, alors qu'on est déjà tombé dans le merdier, que la caravane et l'habitat précaire se généralise.

Sans doute, les américains sont ils les plus conscients du problème, du moins, une partie d'entre eux, ceux qui habitent dans les comtés ruraux, qui ont vu partir les emplois, arriver les immigrés, qui n'ont qu'une voiture hors d'âge et le carburant rare, voire plus de voiture du tout, (mais toujours leurs 30 X 30), leurs 200 $ de coupons alimentaires, dans le mobile home ou sa caravane hors d'âge, et comme plaisir quelques bières...

Pour eux, le pic pétrolier et l'absurdité de la politique menée pendant des décennies est patent. Si les survivalistes sont nombreux dans leurs campagnes, c'est simplement qu'ils sont réalistes.
Mêmes les Soros en tous genres perdent la main, à défaut de leur caractère malfaisant. Si ses partisans stipendiés ne perdent pas la main, il n'y a aucune chance que le bloc hostile à tout ce qu'il représente, et surtout à sa bien pensance, s'y rallie. Il y a toutes les chances, d'ailleurs, qu'ils leur rentrent dedans. (Les gays trouveront peut être ça agréable ?)

La Chine plaide pour le globalisme, pendant que sa base charbonnière meurt. Là aussi, pas possible pour eux de concevoir qu'arrivé au sommet de la chaîne, c'est déjà le temps du déclin ?

- 2.9 % en 2014,

- 3.7 % en 2015,

- 9.4 % en 2016... 15 % de chute en 3 ans ??? Oui. Il est très clair que le pic charbonnier est important et très violent, violence qui évoque deux tendances qui se confortent et se consolident, à savoir l'épuisement géologique, et l'épuisement d'un modèle fondé sur l'industrie lourde, et notamment l'acier, et la construction.

Bref, le moment du déni, de la part des gouvernants, implique que nous sommes réellement entré dans la crise qui voit tout se dénouer.

Trump est plus clairvoyant, mais sur l'énergie, il est aussi dans le déni.

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 10:08

"Trump : écolo... contre son gré". Le journaleux pisseux de copie, ne cache jamais ses sentiments anti-Trump.
Mais là, c'est de la niaiserie pure. Trump ou pas, nous sommes clairement rentré dans une transition énergétique, qui ne ménage ni le charbon, le gaz, ou le nucléaire. Le pétrole est un cas à part. Le pétrole est concentré sur le transport, les autres sont concurrents.

Les centrales à charbon, aux USA, sont vieilles, et on a fermé d'abord, les vraiment vieilles, vraiment polluantes, et surtout, les vraiment pas compétitives. Donc, en conséquences, le secteur du charbon devrait connaitre une certaines accalmie, Trump ou pas. Même si le forage est relancé, le gaz de schiste ne sera pas forcément au rendez vous. Les puits vieillissent très vite. Et puis, désormais, le mouvement du renouvelable est clairement lancé, et bénéficie visiblement, d'un lobby qui s'est formé. Cela s'appelle le business, et les différents lobbys vont jouer des coudes. Et les énergies classiques n'ont guère d'emplois à proposer, en appâts. Et surtout, un rendement TRES aléatoire, qui a fait que Bloomberg a classé toutes les énergies fossiles (et le renouvelable), dans la catégorie "spéculatif".

Même EDF ne réussit pas à bloquer le renouvelable en France, c'est simplement un ralentissement, et un combat d'arrière garde qui est observé.

Le bilan d'Obama ? Comme la COP 21. Une pantalonnade. Ils ont fait semblant de piloter un mouvement engagé, visible depuis 2004 aux USA, 2005 en Europe. La Chine a acté la fin prévisible de ses gisements de charbon. Des technologies arrivent à maturité et voient leurs prix de revient s'effondre.
Les autres ne peuvent pas en dire autant. Mais, ce qui a été sanctionné, c'est aussi l'indifférence du pouvoir politique, et des Clinton en particuliers, pour l'impact de ce changement de paradigme.

Le renouvelable, et surtout, les possibilités du nouveau renouvelable, l'éolien et le solaire, pèse aussi sur la rentabilité.

Trump est un homme d'affaire. Il est pragmatique. Et rapide. Il ne respecte pas le temps politicien de la glandouille, mais charge.

On voit aussi curieusement, un gros investisseur dans le renouvelable aux USA : EDF. Nous mentirait on en France ? C'est vrai qu'EDF qui avait des centrales nuke aux USA, ne les a plus... On peut remarquer bizarrement que ce qui n'est pas correct en France pour EDF, le devient aux USA.

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 07:54

Selon Gail Tverberg.

Comme je l'ai souvent dit, j'ai une approche différente, je vois la chute comme des escaliers, une suite de LLL et un processus.

Qui peut dire qu'il y a eu une réelle "croissance", depuis 1973 ?

La globalisation/mondialisation n'a été que l'enfermement d'une caste sur son confort, pendant que le reste de la population se serrait la ceinture.
Que serait il advenu de ce "machin", sans le pétrole de la Mer du Nord, de l'Alaska; du gisement mexicain Cantarell, mais aussi sans la remise en ordre poutinienne ?

La globalisation a été simplement le reflet de la mise en route de gisements de pétrole géants, mais difficiles d'exploitation, offshore, cercle polaire, etc... Pendant que les gisements classiques vieillissent, comme ceux du golfe persique.

Au lieu de préparer l'avenir, les élites ont fait la fête.

Certaines affirmations sont tout à fait contestables, et à mon avis, fausses : " Plusieurs solutions de contournement (mondialisation, baisse des taux d’intérêt et utilisation accrue de la dette) ont permis à l’économie de continuer à croître. "

La croissance de la dite économie n'est qu'une croissance comptable, d'agrégats monétaires, sans réels impacts sur le pib vrai. En gros, c'est une bulle. La globalisation permet de ne plus se soucier des péquenots locaux, qui se vengent en votant mal. Et de plus en plus mal.

La dette est loin d'un problème si l'on dispose de cojones.

La mondialisation/globalisation, n'est que la conséquence de l'effacement du politique. Quand un Donald Trump fait arrêter une délocalisation (et même plusieurs) par un simple coup de fil, alors qu'il n'était même pas encore président en exercice, on voit ce que c'est un politique. Je serais curieux de voir la réaction de Hollande à l'affaire de la délocalisation de Whirlpool en Pologne. Ce cher monsieur pourrait retrouver l'usage de sa virilité, enfin, s'il en a déjà eu une. Je pencherais plutôt pour une continuation des tendances eunuchoïdes.

Une chute de 20 à 50 ans ? Peu probable. Pour une simple raison, les gisements ne dureront pas aussi longtemps.

Simplement, la chute est chaque fois, partielle. Ici la Grèce, l'Italie, l'Espagne, là le Vénézuela, le Mexique, le Yemen. Les états pétroliers sont le plus touchés, avec l'épuisement plus ou moins rapide de leurs liquidités. Le Vénézuela s'effondre, non parce qu'il est socialiste, mais parce qu'il n'a plus de rentrées suffisantes. Avec n'importe quel gouvernement, ce serait la même chose.

Pour le pic charbonnier, j'ai la même analyse, que je compléterais ainsi. Les chinois, notamment, ont flambés leurs réserves en plus de temps qu'il ne faut pour le dire. Arrivant à un reliquat de 20 ans de réserves en 2020, ils rentrent dans une spirale où les fermetures de mines ne vont que s'enchainer.

De même aux USA, certains gisements ne sont plus susceptible d'être exploités, d'abord parce qu'ils ont globalement été beaucoup exploités, que c'est beaucoup plus compliqué et coûteux de tirer le reste.

Le gouvernement central chinois vient d'intervenir fortement, en décidant que 103 centrales thermiques ne seraient pas construites.Les autorités locales, se sont vues tordre le bas, mais certainement pas, à mon avis, il n'y a pas le souci d'un quelconque changement climatique. Mais on acte que ces constructions sont inutiles. Faute d'un charbon en quantité suffisante, et dont le déclin est déjà patent.

Là aussi, résurgence d'un pouvoir central, qui reprend la main. D'une manière différente de Trump, mais avec la même donne de départ, la raréfaction énergétique.

En France, le gaz de schiste se voit opposer une interdiction totale. Et pour cause. Sans banque centrale accommodante, et sans subventions à l'exploitation et au forage, comme aux USA, cette technique n'a aucune rentabilité.

"Étant donné que de nombreux pays sont dans cette situation précaire de baisse des ressources par habitant, nous devrions nous attendre à une augmentation du protectionnisme et à l’ajout de nouveaux tarifs".

On ne peut pas parler d'économie comme un jeu à somme nulle. C'est un jeu global à somme globale déclinante. S'entêter dans le libre échange va être politiquement explosif.

Les erreurs de politique économique, comme la fin de la monnaie qu'on voulait imposer en Inde, a précipité la crise, même si le pays avait théoriquement des ressources. Que ces ressources soient simplement exploitables, comme le charbon, j'en doute, mais c'est un autre problème. L'Inde est un pays qui tient par la débrouille, le scotch et la ficelle, que cette débrouille soit suffisante pour produire plus de charbon, c'est douteux. Ce n'est d'ailleurs pas péjoratif. Cela prouve l'intelligence et la débrouillardise des indiens. Après, on joue avec les cartes distribuées. L'Inde, d'ailleurs, comme la Chine, ne semble pas avoir besoins de capacités complémentaires de production électrique charbonnière. Le renouvelable se développe, et les taux d'utilisation des centrales sont bas (60 %), encore satisfaisants, mais inquiétants.

Comme je l'ai dit, la dette n'est pas un problème. C'est simplement une fiction politique. De toute façon, elle est appelée à s'évaporer. La dette, notamment publique est une caisse de résonance. D'une manière générale, il vaut mieux piloter un mouvement, que de le subir. Le solde de la dette publique par un simple jeu d'écriture serait sans doute, la meilleure solution.

Pour se créer des moyens d'intervention.

Notre problème fondamental est le fait que ni les prix élevés, ni les prix faibles de l’énergie ne sont maintenant capables de maintenir l’économie mondiale en activité comme nous le souhaitons.
On est donc désormais, en plein "retour du politique", après celle du laisser faire, laisser aller, et celle des bons sentiments.

Retour du politique qui se fait au global, et au local. ENFIN, on se préoccupe des aéroports en trop en France. Il faut commencer l'élagage, sinon l'arbre, là aussi, va mourir très vite.

 

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 14:41

Cette fois, c'est "le monde" qui s'y colle dans le politiquement-pas-correct-et-la-négation-du-caractère-indispensable-du-nucléaire.

Changement d'époque, donc, puisque c'est le scénario Négawatt qui est donné, et pas dans les blogs.
On a toujours les attardés mentaux qui vous disent que le renouvelable, c'est intermittent, qu'il n'y a pas de stockage, et donc qu'il faut du nucléaire. Donc, la STEP n'existe pas, pourtant, il me semble qu'à Grand'Maison, il y a bien un barrage, et que, quand je l'ai vu, je n'étais pas bourré comme un cochon, et il n'y avait aucun éléphant rose à proximité.
Tous les autres pays étrangers, donc, sont des idiots, pour avoir choisi en totalité, le renouvelable, et pas le nucléaire, sauf à doses homéopathiques.

Pour ce qui est du passage à 100 % renouvelable, ça sera du contraint et forcé, ou une politique, d'ailleurs, la seule politique possible.
Déjà, rien qu'en liquidant cette stupidité qu'est le chauffage électrique, on aurait fait pour l'électricité, une bonne partie du chemin.

A la chronique agora, on vous dit de vous intéresser à l'uranium. Ce qui n'empêche pas Cameco de virer ses mineurs. Il faut dire qu'avec un cours tombé à 20 $ la livre, il faut en tirer de l'uranium pour gagner sa vie.

Pourtant, la production reste déficitaire, 70 000 tonnes étant consommées chaque année, contre 60 000 produites. Théoriquement, ce "gap", devrait être bon pour les prix...

La situation, en termes de couverture des besoins, s'est améliorée, sans passer dans le positif. Il reste à connaître le montant des stocks. Le recyclage de l'uranium militaire est terminé, et à moins d'une nouvelle phase de désarmement, on ne peut plus compter dessus.

La langue de bois abonde, d'ailleurs, on parle d'accumulation de stocks, en raison du retrait nippon et allemand, mais comment ferait on pour accumuler des stocks, alors que la production est déficitaire ???

Je le répète, à mon avis, la sortie nippo-allemande du nucléaire a épargné à la filière de sérieux ennuis. L'Inde, par exemple, a construit un certain nombre de réacteurs, qui n'ont que peu ou pas fonctionné.

Les gisements d'uranium apparaissent, aussi, à l'exception du Kazakhstan, en déclin, ou de petites tailles.

Aux USA, La consommation d'essence ne recule plus que de 60 % par rapport à 2003, tombée au plus bas en 2013, elle a légèrement remonté depuis...

Si l'on s'en tient à ce paramètre, la crise a commencé là-bas en 2004. Contrairement aux salades de l'ancien président, l'économie US n'a montré aucune résilience.

Pour ce qui est de la présidence Trump, je suis sceptique en matière d'énergie. Il n'aura pas grand prise sur les événements. Les centrales thermiques au charbon qui ont été fermées, ne seront pas ré-ouvertes, et de toutes façons, celles qui restent sont vieilles, et pas forcément rentables. Pour les forages, une petite ondulation des prix prédisposera à la prospection, mais le problème est que pétrole et gaz de schiste n'ont jamais réussi à avoir un cash flow positif, même avec un baril à 110 $.

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 08:59

Aux USA, les malls sont dans une mauvaises passe, une mauvaise passe générale, non pas tant par la concurrence des vendeurs du net, mais par dislocation impériale.

Le Mall, c'était justement, la manifestation du système impérial arrivé à maturité. A la fin de la présidence Clinton, quand le déficit extérieur eût atteint les 500 milliards de $. Ce qui n'empêchait pas, de sa part, des déclarations d'un bêtise et d'une crétinerie sans pareille, inégalable dans l'histoire : "Our economy is very well".

Bon, a eu pire, sous deubeuliou, avec ses 800 milliards, et sa bulle immobilière. Mais les forces de déclin jouaient déjà. Le renchérissement de l'essence, vital, faisait déjà grincer la machinerie économique, qui ne tenait que par le relèvement constant des plafonds d'endettements, liés à des valeurs immobilières imaginaires. La fermeture des magasins centre, entraine l'effondrement économique du reste, d'abord parce que ces magasins emploient beaucoup de monde, ensuite parce que les boutiques des galeries marchandes peuvent renégocier leurs contrats et obtenir des baisses de prix drastiques.

Apparemment, c'est la fête du slip chez les syndicats US, avec les premières mesures de Trump, et le parti "démocrate", se voit abandonné de sa base sociale depuis les années 1930. Il pourra se consoler avec ses minorités des grandes villes, du moins, tant que la Californie, ou une partie d'entre elle, ne fait pas sécession.

Côté démocrate, on est toujours en crise d'hystérie, parce que le parti démocrate n'a pas perdu SEULEMENT, la présidentielle, mais quasiment toutes les élections qui allaient avec. On n'est pas loin du moment ou O'Bama et Clinton vont pisser par terre et s'y rouler dedans. Candidate complétement nulle, suivant un président qui l'a disputé dans la nullité, le résultat était logique. Le parti socialiste, pardon, démocrate, est en état, lui aussi de dislocation, avec ses "valeurs".

Aucune des tares US n'a été corrigé, ni la dérive des frais de santé, ni la dérive des prêts étudiants, ni la dérive de la délinquance.

Les immigrationnistes ne sont que les négriers et les esclavagistes des temps modernes se drapant sous les fards avenant de l'humanisme. Comme hier les négriers, voulant "sauver", l'humanité noire des inévitables massacres africains.

Le business de l'immigration est en effet, très juteux. Et fait vivre un tas de monde.

Le quai d'Orsay, lui reconnait que finalement, pt'êt ben que Bachar el Assad a un soutien populaire, qu'il estime à 30 % de la population. (Bien plus que Hollande, entre nous), et comme le quai d'Orsay ne sait que mentir, on peut estimer sans crainte ce soutien au double, surtout depuis que "la pente de la guerre", semble avantager le régime. Petite remarque personnelle : ça ferait chier les autorités françaises de parler de El Assad, ou d'Assad, plutôt que de "Bachar". Jusqu'à nouvel ordre, Assad, Juppé, Fabius, Hollande n'ont pas élevés les cochons ensemble. De plus, les dits cochons sont d'une intelligence que n'atteignent ni Hollande, ni Fabius, ni Juppé. A moins de trouver un cochon particulièrement bête.

Au Canada, Trudeau veut en finir progressivement avec les sables bitumineux. Il faut dire que cette exploitation, polluante, est sans doute loin d'être rentable. Il télescope le pouvoir politique de la province qui se veut "progressiste" (sans doute le droit des gays et lesbiennes). La première ministre de l'Alberta, et les habitants, trouvent que leur poubelle est très confortable, et ne veulent pas en changer. Il faut dire, à la décharge de Trudeau, que côté exploitants, ça ne se bouscule plus trop au portillon.

EDF a encore frappé. "Face à la vague de froid, le nucléaire se révèle inadapté." En réalité, il l'a toujours été. Les réacteurs ne peuvent même pas fournir leur pleine puissance, en raison de problèmes diverses. Soit l'accident nucléaire réglera le sort du nucléaire en France, soit la catastrophe financière.

Perso, j'aurais une préférence (qui n'engage que moi), pour la cata financière. C'est moins dur à nettoyer.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Economie Energie
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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 10:10

Pendant le pic à 93 000 MWh, on n'est pas passé loin du collapsus.

Contrairement à ce que dit l'article, le nucléaire était bien en rade, avec 5 réacteurs arrêtés, réacteurs arrêtés qui auraient dû être au nombre de 20 si on ne s'était assis sur les normes de sécurité.

Mais on paie aussi la mise au rencart des capacités thermiques, surtout dans le charbon, fuite en avant pour rendre le nucléaire indispensable, et on avait certainement prévu une réduction des besoins à EDF.

Il est à noter que ce que l'on reproche au renouvelable (d'avoir besoin d'une relève), est tout aussi vrai pour le nucléaire. Pour avoir 63 000 MW de capacité, il fallait aussi avoir des capacités "autres", très importantes. Et cela repose aussi sur un mensonge. Les 2/3 de la puissance nucléaire installée ne produit que de la chaleur. Si l'on veut comparer, donc, il faut multiplier par 3 la puissance réelle du nucléaire...

Quand à l'impossibilité majeure, elle concerne l'éolien. Les épisodes de calme plat sur la totalité du territoire me semblent une rhétorique intéressante. Mais peu vraisemblable. Il faudrait ne plus être sur terre, ou mieux, ne plus se situer dans l'univers. Parce que le tourbillon y semble la règle, et la stabilité l'exception. Par contre, les sites pouvant accueillir sans risque une centrale nucléaire semblent rares, sinon inexistants.

Le problème reste entier, c'est celui du chauffage électrique. Il faut reconnaitre, chez les dirigeants d'EDF, une absence totale de cerveau depuis 40 ans. Le chauffage électrique, ça nécessite beaucoup de réserve sous le pied, et un réseau jamais rentable. Stupidité allié à de l'entêtement. Chapeau.

En terme de valeur, l'apport du renouvelable en journée a été carabiné. Il a pris la place simplement, du fossile, qui lui, coûte à exploiter. Cela permet aussi à l'hydraulique, d'avoir pu rester en réserve, et stocker de l'eau pour le moment crucial. Peut être les barrages en auraient eu assez, peut être pas...

A comparer au schéma précédent (journée).

Dans leurs articles, les pro-nucléaires sont pitoyables. La subtilité leur échappe totalement. Et il leur a échappé que c'est bien l'importation qui a sauvé la mise, d'un pays notamment, comme l'Espagne, où l'électricité renouvelable est quand même très importante.

Il est difficile d'ignorer "l'exploit" Danois, qui arrive à produire 50 % de son jus par le solaire et l'éolien, et cela renvoie souvent à des problèmes politiques.
L'exemple chinois et les péripéties entre le gouvernement central et les provinces périphériques sont aussi vieilles que le pays.

Les provinces truquent leurs statistiques économiques, et le pouvoir central veut re-centraliser la politique énergétique, au vu des gaspillages que cela occasionne au niveau du renouvelable...

Il reste que le simple fait de produire 50 % de son électricité par le renouvelable, et que la consommation soit maitrisée, c'est tout à fait un cas de politique économique avisé.

Au lieu de ça, ici, nous avons eu une politique du chien crevé au fil de l'eau, et on ne veut pas voir les résultats encourageants du renouvelable. On préfère vivre le pic des énergies ?

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie Politique
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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 12:44

Je remercie Molière, pour ce plagiat. Je vous cites le courrier d'un lecteur :

"Bonjour,

Par ailleurs sauf erreur de ma part il n'y a pas une ligne sur le sujet dans le dernier livre collectif de Sapir.
Quand on regarde la table des matières on parle de croissance, d'euro comme problème (oui c'est un problème), mais pas d'énergie, ni de nourriture ou d'eau.
Encore une fois, de l'économie hors sol. Et venant pourtant de non orthodoxes. Donc comment espérer que hors quelques fêlés (bienheureux les fêlés, ils laissent passer la lumière) quiconque s'intéresse au sujet."
 
Je lisais sur le saker, un article (Les risques et les chances pour 2017 ). Il parlait d'alliance de frères siamois entre la Chine et la Russie. Ils avaient une tête chacun, mais des organes vitaux communs. La Chine avait les produits manufacturés, la Russie, l'énergie. En réalité, cette analyse est complétement fausse.
Toutes les alliances dans le passé, se sont révélés inégales.
Il y a le dominant, et le ou les dominés.
Le dominant peut être plus ou moins habile, et faire passer la pilule de manière à le faire croire, mais en tout état de cause, l'existence de cette hiérarchie est réelle. Comme à l'heure actuelle entre les USA, et sa périphérie en Europe et en Asie, en état de dépression nerveuse depuis l'élection de Trump.
L'alliance inégale occidentale est déboussolée. Sa tête a été perdue.
Pour la Chine et la Russie, ce sont des alliances inégales.
Parce qu'il suffit de poser la bonne question. Imaginons la rupture de tous liens. Qui capitule en premier ? Celui qui n'a plus d'énergie, ou celui qui n'a plus de produits de consommations ?
D'où l'acharnement de de Washington à couper l'Europe de son approvisionnement en gaz russe. Pour le remplacer par quoi, d'ailleurs, on ne le sait.
Certains lecteurs, lors des crises disaient "on le remplacera par d'autres sources". Le seul problème ces que ces sources alternatives n'existent pas.
Le gaz est dépendant d'infrastructures lourdes. Le Qatar peut être pourri de gaz jusqu'à la moelle, tant qu'il n'existe pas de gazoduc, cela ne vaut rien.
C'est l'énergie qu'elle avait à gogo, qui a donné son statut de puissance à la Grande Bretagne. Ensuite, quand son charbon s'est épuisé, ce sont les USA qui sont devenus la grande puissance. Mécaniquement.
10 millions de barils jour pour la Russie, c'est la force de 120 millions d'hommes pendant une année.
Les "champions", actuels, chinois et américains sont désormais structurellement dépendants de source d'approvisionnements énergétiques externes. Donc, ils n'ont plus d'indépendance.
Sapir, donc, fait comme beaucoup, il raisonne à l'intérieur d'un cadre dont il ne voit pas les limites intrinsèques. Marx ne l'avait pas davantage vu. Seul Jevons, avec sa "question du charbon", l'avait entrevu.
Pour les économistes "classiques", même "protestataires", la machinerie économique est un mix de capital K et de travail W, soit aK ( b W) ce qui manque, c'est E, sachant que E est TRES supérieur à W, et que sans lui, K devient zéro.
L'équation exacte, c'est aK (b W) (c E).
De même, les ressources énergétiques classiques, c'est à dire l'alimentaire, ainsi que le fluide vital, l'eau, pose problème à bien des nations.
Grâce à des sanctions habiles, les USA ont mené la Russie à l'indépendance alimentaire dont les soviets n'avaient fait que rêver, et une position exportatrice, arme diplomatique de grande importance.
Pensez à l'Egypte. Elle n'a eu de choix, pendant des années, qu'entre des alliés de Washington, et Washington. Puis, là, changement de programme, la Russie devient massivement exportatrice de denrées alimentaires.

Les US américains ne connaissent même plus leur histoire. En 1860, le "king cotton", fut remplacé par le "king corn", dans la balance commerciale nordiste. La Grande Bretagne n'est sans doute pas intervenue dans la guerre civile US sans doute, en partie au moins, pour cette raison.
Les états cotonniers, eux, importaient même une partie de leur nourriture. L'affaissement du sud, aussi, provient de ce que "Autant en emporte le vent", appelle les "permissions de charrues". Les soldats sudistes recevaient de pauvres lettres de quelques mots de leurs femmes, sachant à peine lire et écrire, leur disant qu'elles n'avaient plus rien à manger, et qu'il fallait labourer. Ces permissions de charrue n'étaient tout simplement, jamais demandées, mais toujours accordées, les soldats n'étant rappelés que quand ça bardait vraiment, parce que cela bardait vraiment tout le temps.
Le triomphe de la pomme de terre fut celle d'abord, des régions frontalières, aux champs toujours ravagés, mais les ravages épargnaient la pomme de terre. Ainsi que les réquisitions (les patates, c'est beaucoup plus long à ramasser que faucher un champ de blé).
Quand aux crises Hydriques, inutiles de les rappeler. La Chine est à bout, les USA enchainent les crises, soit d'un côté, soit de l'autre et les deux n'ont plus les ressources suffisantes, les uns pour leur industrie, les autres parce qu'ils ont pris de très mauvaises habitudes personnelles.
En France, c'est la même chose, le nucléaire a conduit à avoir des ressources hydriques trop justes...
Mais la remarque du lecteur met en relief une chose. La capacité d'aveuglement, des élites, fussent elles protestataires, pendant que d'autres lecteurs, eux, se plaignent de l'incapacité de compréhension de leur entourage.
En réalité, s'ils comprenaient trop ? S'ils comprenaient, finalement, simplement en soulevant le voile, qu'ils voyaient la mort ? Et que cette pensée leur est, finalement, insupportable.
Cela continuera donc, le temps que cela continuera...
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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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