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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 09:48

On ne va pas bouder son plaisir, ce n'est pas moi qui le dit, c'est eurostat...

"Evolutions positives dans l'UE depuis 2008, pour l'éducation, le changement climatique et l'énergie... Mais progrès limités ou nuls pour l'emploi, la pauvreté et la Recherche et développement..."

1) Traduisons en clair : La désindustrialisation et l'appauvrissement (paupérisation), se poursuivent entrainant la chute des quantités d'énergies consommées.

Voilà une nouvelle, qu'elle est bonne. j'ai bon là ???

2) évidemment, comme on consomme moins d'énergie, ça pollue moins.

Voilà une nouvelle, qu'elle est bonne. j'ai bon là aussi ???

3) logiquement, l'emploi ne se porte pas mieux parce qu'on produit moins, avec moins d'usines et que le commun n'a plus un rond.

4) donc, si le commun n'a plus un rond, c'est qu'il est pauvre...

5) comme on a moins à produire, on cherche moins...

J'ai toujours bon, là ???

6), l'éducation, c'est mieux, mais comme c'est invérifiable, on peut toujours s'en goberger...Et puis, il existe des distributeurs de torche-culs, dans tous les bons WC...

là, je crois que j'ai pas été mauvais...

Il faut noter aussi que le vrai point d'inflexion ce n'est pas 2008,mais 2005-2007. A partir de ce moment là, on s'aperçoit que la machine économique devient très poussive; La consommation stagne.

Le changement technique, lui, est difficile à observer. Il est le mélange d'une chose positive, la production de renouvelable, la réduction, par progrès technique de la consommation, et d'une chose négative, la réduction de consommation par désindustrialisation et paupérisation.

il faut noter aussi que progrès technique et baisse des consommations individuelles sont une constante économique depuis 250 ans, mais qu'ils n'ont jamais engendrés une baisse globale de la consommation, cela engendrant surtout une multiplication des équipements devenus plus accessibles...

le secteur royal de la consommation d'énergie, le transport, lui même est en crise. (Pas de globalisation-mondialisation sans transport). La crise y est perceptible depuis 2004 (indice à 107,1, contre 94 en 2014). baisse de 13 points d'indice, c'est colossal, surtout pour ce secteur clef.

Les ménages sont sévèrement atteints depuis 2003 : 308.7 Millions de TEP (tonnes équivalents pétrole), contre 263,2 en 2014.

Commerce et services publics sont moins atteints...

Là, on n'en était qu'au premier stade de l'effondrement : d'abord doucement. Mais là, visiblement, on est parti pour accélérer la cadence... De la situation de cherté, on va passer à celle de pénurie...

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 08:15

... Des dirigeants européens, quand ils regardent tant à l'est qu'à l'ouest.

Voyons, il n'est pas possible que Poutine dispose d'une telle popularité.

C'est forcément truqué. Et bien non. Les vrais opposants sont au Parti communiste et chez le nationalistes, l'épaisseur d'un trait partageant les deux pour une foule de sujets.

Vu la gloire qui entoure l'URSS, on imagine mal les communistes n'étant pas nationalistes, et les nationalistes ne pas haïr les milieux économiques inféodés à l'étranger, et ne pas vouloir nationaliser tout ce qui appartient, de près ou de loin, à l'étranger ou au parti de l'étranger.

Les libéraux font 3 %, tous réunis, et eux soutiennent plus les ministères économiques de Russie que l'occident.

Mais, c'est bien connu, chez ces péquenots, les élections sont forcément truquées. Ce qui n'aurait pas lieu, aux USA, genre, 2000 ou 2004, ou en France... Sans compter la désignation plus que discutable de Clinton, aux primaires US, par les machines à voter... Et le ring de Tammany Hall, notoirement connu pour son tripatouillage électoral, sa corruption, officiellement dissous dans les années 1960, remplacé par le DNC (convention nationale démocrate), ayant relégué Tammany Hall au statut de dames patronnesses, amies de l'humanité...

C'est vrai qu'il n'y a jamais d'élections annulées en France, de listes d'électeurs bidon (coucou Chirac), de bourrage d'urnes, et de morts qui vont voter.

Avant 1939, c'était d'ailleurs beaucoup plus simple. Le député allait voir ses zélecteurs, et glissait le ou les billets de 50 balles sous le verre. (Il fallait simplement endurer les coups à boire...)

Comme l'a dit un article du saker, la vraie opposition en Russie, c'est au Kremlin, dans ces ministères économiques qu'elle se trouve.

Ce qu'ils ne comprennent pas, c'est que Poutine est avant tout un homme modéré. Froid. Et que celui qui le remplacerait risque d'être bien pire pour l'occident que Vladimir.

Pour les ministères économiques, ceux qui se gargarisent de leur expérience économique ici comme là-bas, ont, eux aussi inversé les valeurs. Qui peut être plus incompétent, suffisant, ignare qu'un Juppé ?

Se posent ils la question de savoir comme ils sont perçus ? De plus en plus impopulaires.

Corbyn vient d'être réélu président du parti travailliste. On peut en penser ce que l'on en veut, voir qu'il a des propositions idiotes, mais la base le soutient clairement, parce qu'il apparait anti-système, au contraire des 80 % de députés qui l'ont rejeté (172 sur 230)... Et qui se retrouve ridiculisés...

Blair était plus puissant une fois qu'il n'était plus premier ministre, agissant dans l'ombre comme un cloporte gluant. Image insultante pour le cloporte...

150 millions de personnes en Inde ont manifesté contre la loi travail local.

Les élites inféodées à l'empire trahissent aisément leurs populations, en se disant qu'ils y aura toujours assez d'abrutis de base pour voter pour eux, au nom de la fidélité, genre "je suis un socialiste convaincu !", ou "je suis un républicain convaincu !", et s'ils perdent le pouvoir pour une législature, ils la recouvriront dès que l'impopularité du nouvel élu l'aura terrassé.

La plupart des gens ne comprennent pas qu'ils ne sont pas obligés de voter pour les mêmes s'ils n'aiment pas ce qu'ils font...

Quand je parle d'abruti de base, ce n'est pas mon propos, c'est le degré de considération qu'ont les élus pour les gens qui ont voté pour eux. Et je l'ai entendu de mes propres oreilles. Son électeur, c'est un crétin et un idiot, facilement manipulable, et qui s'achète pour rien. Même pas le billet de 50 francs de 1939. (Au moins, à l'époque, ils avaient une excuse pour voter pour n'importe qui).

Mais, là, changement de paradigme. Les élites effarées européennes s'aperçoivent que le parrain US, lui même pourrait basculer, en élisant Trump. Et moi, je rajouterais qu'il pourrait basculer en sombrant dans les troubles civiles.
Le brexit a été le signe de basculement des élites britanniques. Elles se détachent de l'Empire. Empire qui paie fort cher la fidélité d'Israël, et qui paie fort cher la fidélité de l'Arabie Séoudite.

Et le veto d'Obama sur les poursuites contre l'Arabie pourrait ne pas survivre au 8 novembre, quelque soit l'élu.

L'empire, tous les empires ont un trait commun. Les périphéries sont plus durs que le centre. L'empire s'effondre toujours en son centre. Les marches ou marquisats militaires qui sont sa périphérie, sont encore plein de gens qui croient en lui.

Il faut dire qu'ils ne vivent pas dans les banlieues de Baltimore, Chicago, ou New York... Qui valent bien le Suburre ou le laurion de l'Antiquité, mais que ces partisans de l'empire vivent dans de très beaux quartiers et profitent encore somptueusement de ses subsides, directes ou indirectes...

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 08:00

Alors que la fuite en avant continue sur Hinckley point, il est clair que le secteur nucléaire s'effondre en France, et même s'effondre physiquement parlant.

Les tranches à l'arrêt pour défaillances techniques se multiplient, et on peut dire que les centrales tombent désormais en ruine.

Elles tombent en ruine, aussi, au niveau de la rentabilité. Elles ne tiennent plus la route. Le grand carénage, annoncé à 55 milliards, coutera 110 voir 150.

Et la chute des durées d'utilisation coulera définitivement l'entreprise. Une centrale thermique a besoin d'une durée minimale d'utilisation. Chose qui est en train de déclasser totalement les centrales au charbon en Allemagne.

Il arrive un moment, ou empires, entreprises, comme beaucoup d'institutions humaines, périssent parce que trop vermoulues, trop étendues, trop gros.

Le darwinisme social qu'on chante au pauvre, s'applique, aussi, à son grand effarement, au riche.

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 14:16

L'état français, volontairement désargenté et volontairement désolvabilisé, ponctionne désormais.
Les collectivités locales riches, à qui l'état ne versait plus un centime, se verront ponctionner. La Hague, Saint Tropez, val d'Europe (le site de Disney Land).

Bon d'accord, l'argent n'était pas forcément bien dépensé dans ces communes riches. Mais le principe en lui même est choquant.

Le problème principal finalement, est différent. L'élu local, comme les autres, se croit obligé de dépenser de l'argent public. C'est dans les mentalités. Et c'est bien ce qui pose LE problème.
Sous couvert des mots magiques "investissements", "éducation", et d'autres aussi, on dépense.
Pourtant, souvent le mot investissement est de trop. Un investissement, c'est sensé rapporter de l'argent.

On voit mal ce que l'obligatoire salle des fêtes, l'obligatoire piscine, sont capables de rapporter, à part des déficits.

Mais si 'état voudrait bien que les collectivités locales "économisent", il est incapable de dire sur quoi. Les frais de personnels ? Oui, pas évident, avec le statut de la fonction publique. Les travaux publics ? Pas question, et les copains bétonneurs ? Réduire leur nombre ? ça va faire flamber les dépenses...

On fait aussi en sorte que l'APL soit réduite, pour 650 000 personnes, soit bien qu'annoncé. Sans doute pour payer l'APL aux migrants. Et oui, quand un budget est plafonné, une entrée, c'est aussi une sortie. Mais pas les mêmes.

Bien sûr, il y avait dérive sur les allocations. Le problème d'enlever 650 000 APL ou les réduire, c'est de créer un marasme du marché immobilier.

Là aussi, les prévisions sont au point mort, et sans doute, pas même pensées. Aucune idée des conséquences, et de l'onde de choc que cela peut provoquer.

Quand on a crée les allocations logements après 1945, les loyers étaient très faibles, résultat de blocage depuis 1914. L'état garantissait le loyer, finalement, en laissant un tout petit reste à payer, au grand bénéfice du propriétaire.

Mais, depuis le tournant des années 1970, les loyers se sont envolés partout dans le monde développé. C'est, là aussi, un choix strictement politique. Dans bien des endroits, cela a mené à l'effondrement de la demande de location solvable. Et des logements vides à la pelle. Et à la recréation de "shanty town", ou bidonvilles, un peu partout dans le monde, et des campings à l'année, qui ne désemplissent plus. Les maires concernés, arguant qu'ils n'avaient pas de solutions pour loger ces gens...

La dérive des budgets logements est donc entièrement le résultat de décisions politiques, laissant totalement dériver les loyers.

On voit la dérive. En 1967, les voies sur berges permettaient de traverser Paris en 13 minutes. Le problème c'est que le parc automobile de 1967 était réduit. A son agonie, traverser Paris devait prendre bien plus de 13 minutes...Là aussi une dérive.
Mais on peut étudier une dérive étrangère tout aussi intéressante. Karnataka et Tamil Nadu, deux états indiens (le Karnataka était le Carnatic des français), sont en quasi guerre à propos de l'eau. Il n'y en a plus assez pour tout le monde.

L'inde est quasiment autosuffisante en riz, mais le riz est fortement consommateur d'eau. Et le Tamil Nadu n'a presque rien eu, les fleuves ne sont plus qu'un mince filet d'eau.

Fait aggravant, la justice indienne est lente, très lente, et la législation sur l'eau est embryonnaire. En tout cas, pas capable de s'appliquer en cas de pénurie. Et comme en Californie, des habitudes vieilles d'un siècle et plus ne se changent pas en 5 minutes, et il y a un siècle, il y avait beaucoup moins d'habitants, tant en Californie qu'en Inde. Multipliée par dix dans un cas, par 5 dans l'autre. Les particules nombreuses, trop proches les unes des autres, s'échauffent...

Personne n'a pensé, en France, comme en Inde, comme en Californie, à la résilience, ou à la durée. Nulle part, un système pouvant perdurer, n'a été tenté...

Il s'appuyait, à différentes époques, sur des paramètres non écrits, mais qu'on croyait perdurables. L'allocation logement sur des loyers bas. Et puis non, on a décidé que les loyers ne seraient plus bas.
Les autorités locales investirent à une époque où cela était nécessaire. Maintenant, cela tient plus de l'addiction, des troubles obsessionnels compulsifs, de la psychiatrie, alliés à de la corruption, que d'un raisonnement construit, mais la crise de l'eau, rampante chez nous, déclarée en Inde et en Californie, sont les plus graves. Celle qui fera mourir des millions de gens, vite fait
.

En gros, là aussi, nous avons des problèmes de classe dirigeante constituée d'héritiers. Les héritiers n'ont pas le sens de la réalité. La réalité, de leur enfance, a été trop douce.

La première génération crée la fortune, la deuxième la maintient, la troisième la croque.

La première a le sens de la survie, la deuxième le sens des réalités, la troisième des exigences.

Les piscines et les pelouses de Las Vegas étaient inconnues en 1945.

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 19:20

La baisse de production, confirmée par la presse pravda en Chine (baisse de 2 % en 2014, 12 % en 2015, 9 % en 2016), comme aux USA, n'est pas, économiquement, une bonne nouvelle.

Bien entendu, dans une économie pinocchio, la baisse est encore plus importante. En effet, en période de boum, la production de charbon est souvent sous estimée. Elle l'était de 600 millions de tonnes en Chine. En période de crash, cette production grise a été la première à disparaitre. Donc, la baisse réelle est de 1400 millions de tonnes, environ.

Comme les dirigeants chinois ont vu qu'à l'étranger, on ne croyait plus leur chiffre officiel de croissance, mais qu'on scrutait leur chiffre de consommation électrique, ils se sont mis à le biseauter aussi.

Ce n'est pas non plus, comme on le claironne longuement, le résultat d'une "prise de conscience". C'est l'application brutale d'une loi économique.

Le charbon, destiné à 90 % à la fabrication d'électricité est victime de plusieurs phénomènes : la baisse ou le plafonnement des quantités consommées, le pétage de plombs des charbonniers pendant l'envol des prix, qui ont conduit à des investissements démentiels, tant en matière d'investissements physiques, que de rachats de concurrents, la baisse généralisée des prix de l'énergie, le stockage monstrueux de montagnes de charbon, l'épuisement géologique en Chine...

Les hommes d'affaires en général, les charbonniers comme les autres, quand ils ne gagnent plus d'argent, mais en perdent, se mettent à réduire la voile, et à arrêter les activités les moins rentables, ou les plus déficitaires. Sans se soucier du reste.

Du climat, ils n'en ont et n'en avait rien à cirer. Ils gagneraient de l'argent, ils continueraient à en extraire au maximum qu'ils peuvent, et auraient acheté suffisamment de politiciens pour continuer à pouvoir le faire. C'est facile, et ils ne coûtent vraiment pas cher.

Obama comme le président chinois sont venus se faire voir à la cop21, parce que leurs secteurs charbonniers étaient à l'agonie et que ça faisait bien médiatiquement... C'était dans la narrative. Seulement, quand Clinton et compagnies ont voulu chanter ladite narrative à leurs mineurs, ça ne s'est pas si bien passé.
D'ailleurs, pour prouver sa hardiesse politique, je lui suggérerais de se débarrasser de ses gardes du corps armés, de la police qui veuille sur elle 24h/24, et d'aller visiter la Virginie Occidentale. L'état qui avait 300 mines, et qui en encore 100 et plein de maisons de mineurs à vendre.

Le problème, c'est que l'électeur, lui, la narrative officiel, il commence à en avoir vulgairement, ras le cul, surtout le mineur qui avait un salaire de 5 000 ou 8 000 $, et qui se retrouve au chômage, dans des régions où il n'y a plus rien.

Ceci pour les USA. Pour la Chine, je serais curieux de connaître le chiffre des "événements de masses", nom politiquement correct des émeutes. Si ce chiffre baisse, cela aussi aura une signification encore plus épouvantable, c'est que la pression est en train de monter. Et ne s'échappe plus.

D'une manière générale, j'invite tous ceux qui se réjouissent de la bonne nouvelle à aller l'expliquer aux mineurs, en particulier, et à tous ceux qui ont perdus leur boulot à cause de la chute de consommation de charbon...

Le charbon a des beaux jours devant lui ???

les firmes liquidées et vendues au plus offrant ne verront plus un sou d'investissement, autre que l'investissement indispensable et se retrouve saisi par des dirigeants qui ne penseront qu'à l'essorer des derniers dollars, yuans, pesets, et tout ce que vous voudrez.

l'Agence Bloomberg a placé le fossile en "spéculatif".

En clair, ils vont ramasser ce qu'ils peuvent, sans risquer plus que nécessaire, alors, l'investissement à long terme, c'est une notion qui n'existe même plus...

D'autant que la consommation de charbon en Chine est aussi la résultante de la production d'acier, une production massivement en excédent.

De l'acier qui produit des appartements, en excédents. En dizaines de millions d'unités, pour les appartements, en centaines de millions de tonnes pour l'acier...

Le mirage de la croissance a fait perdre la raison aux dirigeants d'entreprise, sensés être des gens sérieux, mais qui ne sont que des girouettes poussées par le vent, et pour lequel le vent le plus fort a toujours raison.

La chute du charbon n'est pas, globalement une bonne nouvelle. Comme ne l'était pas, son essor au delà de toutes raisons. Chefs d'entreprises stupides, hommes politiques inconséquents, là aussi, les mots d'Ivan Illich sont confirmés. " la médecine nuit à la santé, tuant la maladie parfois au détriment de la santé du patient ; le transport et la vitesse font perdre du temps ; l'école abêtit ; les communications deviennent si denses et si envahissantes que plus personne n'écoute ou ne se fait entendre, etc. "

Dans le Etc, l'extraction du charbon a tué l'extraction du charbon, la source d'énergie bénéfique au départ et à petite dose est devenue mondialement, une nuisance à gérer, plus encore au niveau économique, qu'au niveau environnement, où, en fait l'action ne peut être que modeste, par rapport à l'ampleur de la crise occasionnée par la déconfiture du charbon.

Nous l'avons vécu en France, l'Europe l'a vécu, et des franges entières du territoire ne s'en sont jamais remises. Imagine t'on simplement l'impact de la crise en Chine, et aux USA ? L'étendue des territoires ravagés ?

Tout ça, pourquoi ? Parce qu'on voulait utiliser du charbon pour produire de l'électricité, que c'était un schéma simple, qui a fonctionné un temps. On extrayait du charbon, pour produire de l'électricité. C'était rodé, du papier à musique.

Seulement l'électricité a décliné, il a fallu du charbon, qui est devenu trop de charbon, un charbon dont on ne sait plus que faire, et qui, en même temps, s'épuise.

Les militaires se préparent aux guerres, et font des variantes. Les comptables font des budgets prévisionnels, avec des variantes. Les uns et les autres sont prudents. Les décideurs, eux, décident de la variante qui va arriver. Normal, ce sont des psychopathes rigides qui ne tolèrent pas le doute.
Rabelais les connaissaient déjà. Pour eux, il a écrit les guerres picrocholines. La cause des guerres picrocholines ?

L'égo surdimensionné d'un personnage puissant. Et la fin ? une catastrophe. La conquête du monde qu'ils imaginaient se finie dans le caniveau d'une ruelle sale.

Le XIX° siècle connaissait les rois du pétrole, de l'acier, du charbon... Exactement comme eux, ils ne rêvaient que de victoires, de conquêtes, et sont arrivés au caniveau de la guerre picrocholine.

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 11:15

Pour reprendre ce qu'a cité un lecteur : "Si l'on en croit les prévisions du Club de Rome, c'est quelque chose qui peut arriver dès 2030. Avec les premières tensions sérieuses à partir de 2020. "

Les tensions sérieuses sont déjà commencées. Crise du pétrole, crise du charbon, et remontée de la mortalité, en Italie, et France, aux USA, en Allemagne, notamment à l'est, dans des pays qui sont le centre du système.

Recul de l'espérance de vie, et boum des décès. En aucun cas, le vieillissement de la population n'est en cause, on n'aurait pas eu 40 000 décès en plus en une seule année. Chiffre étonnamment comparable, d'ailleurs, au chiffre constaté en Italie.
Il s'agit simplement, d'une dégradation générale du système, pas seulement de santé, mais aussi économique et social.

Sans compter qu'on peut réellement faire remonter la tension à 2005, question énergie.

L'espérance de vie sans incapacité, elle, baisse très fortement dans les pays industriels. Les chiffres de l'Ined et ceux d'eurostat indique quand à eux, que tout est loin de tourner rond...

80.9 années pour l'Ined en 2014, contre 83.6 en 2013 pour eurostat...(28 pays de l'UE). Comme les bases de données sont identiques, pourrait supputer une baisse massive ???

Quelqu'un m'a dit que c'était une bonne nouvelle. Il y a toujours quelqu'un pour me le dire à chaque fois.

Mais ce qu'on ne dit pas, c'est qui, qui sera appelé à faire de la place ??? Hummmm ??? Pas forcément le bengali ou l'africain lointain. On commencera par vider les maisons de retraite, et les résidences pour handicapées, et après ??? Hummmm ???

SI l'on s'en tient à l'ex-URSS, la fin du régime a conduit à 20 millions de morts. Et encore, après 1999, le Kremlin a t'il pu reconstruire une économie et un cadre économique, parce que le reste du monde permettait, quand même, une reconstruction.

En cas d'effondrement des économies occidentales, il n'y aura pas de supports externes. Déjà, pas mal de Pays du "BRICs" sont malades (BRICs : Brésil, Russie, Inde, Chine), et déjà atones. Une déroute occidentale serait aussi leur déroute.

Tous les liens qu'ont crées la globalisation sont désormais des vecteurs de crise importants. Non plus des transmetteurs de produits et de croissance.

Le commerce international est malade, et les compagnies maritimes, encore plus. Le monde désormais, tourne plus par habitude, que parce qu'il a un but.

Le seul but de beaucoup de grandes firmes, c'est de continuer encore un peu.

Dans la faillite des charbonniers américains, j'ai beau creuser, je ne vois pas l'ombre d'une perspective d'avenir, et d'amélioration, et je vois par contre l'obsolescence très rapide des propos : la production doit augmenter jusqu'en 2020 ? Et bien, c'est raté...

On continuera simplement un peu, parce que la faillite aura un peu desserré le garrot...

Et la "croissance" ? Laissez moi rire. Le centenaire qui a fait une attaque ne concours pas au championnat du monde de boxe poids lourds...

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 14:46

Au Venezuela, on tue immédiatement les voleurs pris. C'est une mesure de salubrité publique. Quand il n'y a plus de lois, elle se reconstitue immédiatement.

Un mort, c'est toujours une bouche de moins à nourrir. C'est ainsi qu'on raisonnait aux temps anciens.

Maintenant, les bleus vont protéger les préfets qui annoncent aux communes qu'ils vont accueillir des migrants.

Ou protègent certains gens du voyage, un peu trop casseurs.

Cela donne le ton de la décadence.

Braudel en 1979 disait que le plafond s'était reconstitué sur nos têtes. L'abondance d'énergie l'avait remonté, très haut. Il n'est pas seulement reconstitué, il est même en train de baisser. La notion de mondialisation (en France) et de globalisation (anglo-saxonne), a fait oublier une petite chose :

"L’économie-monde capitaliste existe dans certaines parties du globe depuis le XVIe siècle. J’appelle cela le système-monde moderne. Il s’est constamment étendu géographiquement, pour finalement englober la terre entière, depuis la moitié du XIXe siècle. Cela a été un système très efficace, du point de vue de son principe directeur, l’accumulation sans fin du capital. "

Il faut rappeler aussi, que ce système d'économie-monde, a connu de très longues "stagnations séculaires", simplement parce qu'on avait atteint le plafond de ressources.

Le seul moyen désormais de se donner un certain niveau de ressources durables, c'est le renouvelable. Mais il faut dire que depuis 40 ans, on s'est surtout livré à un "acharnement thérapeutique" sur "sauver le monde d'avant".

Le système a été incapable de se brider pour croire à sa propre survie.

Le pic oil, a complétement disparu des conversations, pourtant, la situation du marché du pétrole, et de l'énergie en général, est alarmante.

On est parti d'une dépense énergétique en 1861, d'un baril dépensé pour 100 extraits, maintenant, pour les "bons gisements", ce ratio serait de 1 pour 10, et les mauvais de 1 pour 3.

Evidemment, le rendement est loin d'être le même, et au tarif de 147 $, toute l'industrie en générale, et l'économie en particulier était tout simplement en train de crever.
Aujourd'hui, la chute des prix a fait que c'est l'industrie du pétrole qui voit ses funérailles approcher. Avec celle du charbon, aux soins palliatifs, sans compter le gaz, qui évolue comme le pétrole avec un léger décalé, et l'uranium, guère rentable, et massivement consommateur d'énergie fossile, si consommateur d'ailleurs, qu'on se demande si le secteur nucléaire est un producteur net d'énergie, ou si c'est simplement transformer le pétrole en électricité...

On ne peut que rejoindre le verdict de 2000Watt : "recherche, homme d'état, désespérément, en vue de remplacement de capitaine de pédalo pas trop compétent".

Et ouai, même capitaine de pédalo, visiblement, c'est trop pour certains.

C'est aussi, la question de l'adhésion à l'empire américain, ou américaniste comme le dit Philippe Grasset, qui se pose. Le caïd, à l'heure actuelle, c'est celui qui possède et consomme le plus d'énergie. Ou a défaut de le posséder, le contrôle.

L'Arabie Séoudite, pour X raisons, bonnes ou mauvaises a fait litière de son ancien rôle, qui était de réguler le marché, et qui échangeait ses pétro-dollars contre de l'armement US. Comme le Shah. D'ailleurs, au Shah, ça ne lui a pas apporté grand chose. Si, des ennuis avec sa population, qui voyait briller les ors, pendant qu'elle mourrait de faim.

Le pic semble donc atteint, partout. Le transport maritime, aérien, terrestre, et même les villes centres; comme Paris voient leur circulation décroitre. Sans doute un mélange de volontarisme politique, et de limites physiques entrainant le déclin. Comme l'avait dit Ivan Illitch, c'est merveilleux la bagnole, surtout quand on est coincé dans le bouchon.

"Dans l'œuvre d'Ivan Illich une idée revient de manière prédominante : à partir du moment où la société industrielle, par souci d'efficacité, institutionnalise un moyen (outil, mécanisme, organisme) afin d'atteindre un but, ce moyen tend à croître jusqu'à dépasser un seuil où il devient dysfonctionnel et nuit au but qu'il est censé servir. Ainsi l'automobile nuit au transport, l'école nuit à l'éducation et la médecine nuit à la santé. L'institution devient alors contre-productive en plus d'aliéner l'être humain et la société dans son ensemble."

Sans doute, le seuil de dysfonctionnalité est il atteint aujourd'hui, dans des domaines de plus en plus nombreux.

Il est clair que la dysfonctionnalité en matière d'énergie est sans doute le seuil critique où se joue le sort de la civilisation.

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 08:31

En russe ça se dirait isvestia et Pravda. Et comme disait les soviétiques, il n'y a pas de "nouvelles" dans la "vérité" et pas de "vérités" dans les "nouvelles".

Ici, c'est le "Figaro", qui oublie de raconter des salades. ça arrive quelquefois.

Ils viennent de s'apercevoir, très tardivement, certes, que la situation des pays du golfe était explosive, comme du reste, tout le secteur pétrolier, en grande souffrance.

Dans le golfe, les recettes issues des hydrocarbures ont baissé de moitié, et ailleurs dans le monde, l'investissement a baissé de moitié.
Visiblement, la fin de l'ère du pétrole se situe dans une volatilité extrême, qui ne permet plus à une économie quelle qu'elle soit, de fonctionner correctement. Il reste beaucoup de pétrole, le problème c'est qu'il est cher. Et très volatile. Le producteur a besoin d'un prix élevé, le consommateur de prix bas.
Sans compter que l'effet stock risque de se manifester à plein. Tant dans les pays OCDE, qu'en Chine, les stocks ont été gonflés aux maximum du possible, profitant de l'aubaine des bas prix.
Les USA ont permis les ventes de brut, simplement parce qu'ils n'avaient plus de place, pas parce qu'ils étaient devenus autosuffisants.

La période des prix bas du pétrole, pourrait encore durer quelques temps...

Depuis la crise de 2005/2007, les quantités consommées dans les pays OCDE n'ont cessé de décliner. D'abord le gaz, puis le pétrole, enfin l'électricité.

Une faible baisse de la consommation d'électricité, a mis tous les producteurs d'électricité dans la panade. Dans le 1/3, les pays en développement, comme la Chine ou l'Inde, l'entrée en crise du secteur électrique, c'est aussi des phénomènes de réduction de croissance de consommation, voir de baisses.

Pendant ce temps, on nous annonce tranquillement que le charbon a un avenir, eu égard à tous les projets de centrales thermiques au charbon qui n'ont pas été annulés. Entre janvier et juillet de cette année, 158 GW de projets ont été abandonnés, il en reste encore 932.
On oublie ici très légèrement la crise européenne du secteur. il n'y a plus aucun projet depuis 2007, seulement les centrales neuves continuent d'arriver, et les électriciens ferment à la pelle les anciennes.

932 GW, c'est la moitié de la capacité actuelle existante, et 90 % du charbon extrait sert à fabriquer de l'électricité. Vue la crise actuelle du charbon, l'état médiocre des charbons restant, l'épuisement géologique dans d'autres cas, on imagine mal voir la consommation des centrales augmenter de 3.5 Milliards de tonnes.

Les stocks sont maximaux aux USA, en Chine, en Inde, les secteurs charbonniers sont dans une crise générale partout dans le monde. C'est la première fois. On avait vu des crises localisées liées à l'épuisement géologique, mais c'était local, mais c'est la première crise globale.

Ce qui est le plus vraisemblable, c'est la continuation de la construction des centrales en cours, et l'abandon des projets non commencés, soit environ 600 GW. On peut aussi penser à ce que les centrales les plus anciennes, les plus polluantes et les moins productives (ce sont les mêmes), soient abandonnées.

On oublie le modèle allemand. Les centrales thermiques sont en train d'être logés dans des structures de défaisance. Ces structures déposeront un jour le bilan, et l'état nationalisera les pertes.

Aux USA, selon l'agence Bloomberg, ce sont les états de l'ouest qui sont entrés dans une crise charbonnière grave. Pourtant, ce sont les meilleurs gisements existants. Pour les gisements des Appalaches, ils étaient clairement en état d'épuisement géologique.

Toujours selon Bloomberg, et non selon un quelconque groupe de survivalistes, il faut envisager sérieusement le collapsus de la mondialisation/globalisation, à cause de la donne transport.

Rien d'étonnant à cela, la globalisation était intimement liée aux énergies fossiles en général, et au pétrole en particulier. Sans eux, pas de mondialisation.

Quand aux enculeurs de mouches (suivant la formule américaine), connue sous le nom de OCDE (organisation de coopération et de développement économique), ils parlent d'une "croissance ralentie", mais cet organisme tend surtout à ne pas vexer les hommes politiques de tous pays. S'ils faisaient tant soit peu leur travail, ils verraient que leur verbiage n'est que futilité et que la croissance globale n'existe plus. Il en sont réduits à faire du bruit, qui a l'air d'un langage.

Côté énergie, on peut voir quand même UNE nouvelle colossale. Le rythme de développement du renouvelable. Vous savez, ce machin qui ne pouvait pas fonctionner...

Le principal problème est politique. La rupture technologique, ruine les rentes de situations acquises.

Sur la totalité des entreprises du CAC 40, très peu ne sont pas en rapport avec les énergies fossiles. Dans un empire, comme l'empire occidental, on n'aime donc pas les mutations technologiques qui remettent en cause l'ordre social établi, et surtout, l'ordre social qui profite à ceux du haut.

Imagine t'on aussi, la situation sociale dans des pays totalement dépendant d'une seule ressource ???

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 08:30

Mais rien n'est joué visiblement.


La falaise de Sénèque est un phénomène simple. La croissance s'édifie petit à petit, à un moment on arrive à un plateau, ensuite à une décrue, d'abord légère, puis brutale, qui sonne souvent une fin d'empire, une contraction forte de la population et la fin d'une économie intégrée à un grand échelon.

La falaise de Sénèque est tout à fait visible dans la production charbonnière aux USA. l'effondrement de la production se fait brutalement depuis 3 ans, à un rythme tellement incroyable que même moi, j'en reste pantois.

Cela entraîne donc dans la tourmente, les compagnies de chemins de fer, donc le nombre de wagons consacrés à l'expédition a chuté de 140 000 à 80 000, la fermeture de gares, le déclassement de voies ferrés, hypothèque la vie même de certains états comme la Virginie Occidentale (mais pas seulement), fait buguer "l'oracle d'Omaha", Warren Buffet, première ou seconde fortune des USA suivant l'année, et a même fait buguer les primaires de l'élection présidentielle...

Bien entendu, la quasi totalité du secteur a déposé le bilan, licencié la plupart de son personnel, fermé certaines mines, dont beaucoup ne rouvriront pas (une mine abandonnée, ou un investissement qui ne fonctionne pas est très vite hors d'état d'être remis en fonction).

La fermetures de certaines mines de fer du gisement géant du Minnesota, en fonction depuis 150 ans, accroit les difficultés du fret ferroviaire.

Un milliard de tonnes de charbon, qui baisse à 600 millions, avec le prix qui s'effondre à 40 dollars la tonne, contre une fourchette de 120 à 200, ça s'appelle un cyclone...

C'est déjà du lourd.


Mais il y a la Chine aussi, dont la production officielle atteignait les 3.9 milliards de tonnes, la production officieuse, 4.5, pour des capacités de production de 5.7 milliards de tonnes.

Les problèmes, sont de l'ordre de deux. La faiblesse des réserves, et le niveau d'endettement. Au milieu des années 2000, les réserves exploitables étaient estimées à 32 années de production. Si l'on double le niveau d'extraction, on les réduit de moitié. Avec si peu de temps, jamais les investissements ne pourront être amortis.

La période de hausse des cours, commencée en 2002, finie aujourd'hui, a visiblement rendu les charbonniers complétement fous. Au point de se tirer une balle dans la tête.

Comme la consommation de charbon, aujourd'hui en baisse à 3.2 millions de tonnes, est la base de l'économie chinoise, on peut penser que cette base, elle même, vacille.

Bien entendu, les problèmes sur les sociétés ferroviaires, avec la baisse de fret, sont les mêmes. Ici, la baisse de la production d'acier se ressent.

En ce qui concerne le pétrole, c'est encore plus simple.

La plupart des états pétroliers, ont pris, au moment des habitudes et des trains de vie énorme, couplé au fait que cette envolée a totalement détruit le reste de l'économie nationale. La plupart n'ont même plus une agriculture de subsistance.

La baisse des cours, le maintien de l'habitude de verser de gras dividendes, ont conduit à un effondrement de la recherche, de la prospection et de l'investissement.
La découverte de nouveaux gisements est quasiment tombée à zéro. Conséquence logique, quand on n'investit plus et qu'on ne recherche plus, la production, à terme, s'effondre. Elle baisse de 5 % par an.

Crise aggravée par les politiques menées : les compagnies pompent au maximum de leurs capacités, vidant simplement plus vite les gisements, tout en déprimant encore plus les prix.

On dit que l'investissement pétrolier ne se maintient et n'augmente légèrement que dans les pays du golfe. Cela n'a rien de rassurant, parce que contrairement aux légendes, leurs niveaux d'investissements et de recherche étaient modestes.

Ces pays voient l'apparition de taxes, et certains leur conseillent de sabrer les dépenses sociales. C'est à mon avis un mode de suicide absolument certain. Et très douloureux. La seule chose qui protège les monarchies, c'est justement ce niveau de dépenses sociales.

"«Les récents piliers de la croissance de la demande - la Chine et l'Inde - vacillent» "

On peut d'ailleurs se demander si la croissance de la consommation était réelle en Chine. Simplement, le pays aurait fait passer ses réserves de très modestes (une semaine de stocks), à quelque chose de plus conséquent (2 mois), sans atteindre encore les standards occidentaux (3 mois). Un simple effet d'aubaine, causé par les prix bas, et des investissements de stockages, réalisés après les émeutes causées par les pénuries en 2011 (il me semble, je ne suis pas sûr pour l'année).

De toutes façons, les émeutes sont monnaie courante en Chine, et en croissance exponentielle. La baisse de la production charbonnière est aussi un risque, et visiblement, va beaucoup plus vite que programmée. On est donc loin d'un atterrissage en douceur.

La donne financière ne se réduit pas aux seuls prix.

Il y a faillite de bien des compagnies. Mais aussi, le fait que les états liquident leurs placements pas toujours à bon escient. Quand à l'Arabie Séoudite, on peut dire qu'elle est déjà ruinée par l'avalanche de procès du 11/09 qui va avoir lieu aux USA.

Comme leurs avoirs sont en dollars, ils ne pourront même pas les négocier. Avec leurs récentes condamnations judiciaires aux USA, aucune banque n'acceptera de négocier du dollar contre l'avis des USA.

Les fonds "épargnés pour les générations futures", comme le fond norvégien risque de se retrouver peuplé de toiles d'araignées plus vite que son ombre.

La crise du transport, qui concerne la totalité des vecteurs de transports, armement maritime, aérien, camion, ferroviaire, s'avère et se révèle désormais, non plus comme un vecteur de croissance, mais comme un transmetteur de crise, comme jadis, ils transmettaient la peste.

Ceux qui nous vendaient la mondialisation-globalisation comme quelque chose d'inéluctable, ne pensaient pas à un petit détail. C'est que celle-ci s'appuie uniquement sur une énergie bon marché et abondante, mais ça, c'était des avantages acquis non négociables.

Après, on peut voir la machine hésiter entre une falaise de Sénèque, c'est à dire l'effondrement complet, et une consolidation à un niveau très inférieur. Mais rien ne peut être exclu, sauf, désormais, la croissance.

Au début de la crise, j'avais pronostiqué une suite de LLLL. On tombe à un niveau, quelques temps, avant qu'il y ait une nouvelle phase de chute, jusqu'à un niveau suivant. C'est ce qui s'est passé depuis 2007 jusqu'à maintenant. Un L.

Des pays comme l'Allemagne voient leur production industrielle, le seul marqueur significatif, faire glorieusement du 0 % de croissance depuis 2007, comme les USA, les pas trop mauvais comme la France, font - 10 %, les mauvais du - 20 %, les très mauvais vont au delà de - 30 %.

On nous parle, du côté des économistes officiels, de V ou de W. Une chute, suivie d'un rebond, ou une chute, suivie d'un rebond, puis rechute et rebond. C'était pour les pessimistes. Moi visiblement, le mieux, je ne l'ai vu nulle part.

Quand à la croissance chinoise, extraire du charbon, pour fabriquer acier, et matériaux de constructions, pour bâtir des villes champignons VIDES, ou presque, avec ses 70 millions de logements vides, j'aimerais que l'on m'explique où est la croissance...

Mais, il serait bien de commencer à voir le problème en face. ça serait déjà le résoudre en partie...

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 12:45

3 % des américains possèdent 50 % des armes détenues aux USA.

Bon, l'enquête ne dit pas s'ils ont déclarés les armes interdites, ou s'ils ont déclarés tout bonnement les armes.

Le sujet est sensible, et la foi dans le pouvoir politique inexistante. Mais on vient d'enfoncer une porte ouverte.

C'est simplement l'application, ici comme dans beaucoup d'endroits, de la loi des 20-80.

20 % de ce que vous voulez, ont 80 % d'une chose.

20 % des machines font 80 % des pannes.

20 % de la population ont 80 % de l'argent, et 1 %, 40 % de l'argent.

Ils viennent de redécouvrir l'eau chaude et la loi de Pareto.

Avec une idée derrière la tête, c'est de dire que les partisans réels des armes à feu ne sont pas si nombreux.

Et qu'on peut donc les interdire.

Sauf aux gardes du corps de Clinton, et bien sûr, aux gardes armés du 1 % le plus riche.

On pourrait aussi prendre les mêmes mesures avec la richesse du 1 % de la population.

Tout leur prendre.

Parce que, sur ce 1 %, il n'y en a pas beaucoup qui l'aient gagné en travaillant, mais le plus souvent par la corruption, la concussion, la manipulation, le vol, trafic d'infuence, etc...

Et il y a moins de violence avec une meilleure répartition des richesses, dans un groupe fermé et cohérent (sans migrants).

C'est la définition, d'ailleurs, de l'état nation. Un groupe de personnes, relativement égales.

Et qui se voient comme telles.

Là, on veut une entité politique inégalitaire, et donc, ouverte, et priver ses membres des moyens de défier l'ordre établi, qui, en réalité est un chaos au profit des plus riches.

Parce que, tôt ou tard, il ne faut pas se faire d'illusion, il y aura conflagration entre ceux du haut et ceux du bas.

C'est déjà le cas avec la candidature Trump, ravageur du politiquement correct.
Et pour jacques Sapir, la population française vient de basculer, majoritairement, du côté des souverainistes.

De toute façon, ce genre d'enquête est biaisé. Pratiquement à toutes les élections, on me sonde et on me demande pour qui je vais voter. Je réponds, simplement, que ça ne les regarde pas, et que le vote est secret, de par la loi, et que je ne vais pas dire mon choix, à un inconnu, au téléphone.

La possession d'une arme à feu est aussi et tout simplement caché, même aux USA. C'est un fait politique, que de posséder, ou pas, une arme à feu.

L'ancien régime ne voulait absolument pas voir une arme à feu aux mains des membres du tiers état, la république était pour la détention, jusqu'en 1939, et la peur d'une révolution soviétique.

Les outils, pouvant se transformer très aisément en armes, comme les faux, étaient vu d'un très mauvais oeil.

Les campagnes française, là aussi, ne s'équiperont, très vite et comme un seul homme, sous la première république.
Il faut se rappeler aussi, que pendant l'épisode de la bête du Gévaudan, toutes les autorités locales et tous les intervenants ont demandé, à un moment ou à un autre, que la population soit armée, sans qu'il y ait de réponse royale. Il était préférable que les enfants des paysans meurent.

Pour se protéger, ils se débrouillaient avec ce qu'ils avaient. Une baïonnette fait d'un mauvais métal, emmanchée à une pique de bois. Ce simple instrument faisait trembler d'une trouille tout à fait réelle, tout à fait bleue et même panique, le gouvernement.

Bien entendu, toute similitude avec les attentats terroristes est voulue. la population, même massacrée, ne sera pas armée. Où irait on ???

Et il est curieux d'abord, qu'on se préoccupe des armes à feu, alors qu'aux USA, la voiture tue 5 fois plus. Il faudrait peut être interdire la voiture. Et la salle de bain. Il y a des tas d'accidents mortels dans une salle de bains, et en cuisine...

Bien plus que par armes à feu.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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