Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 01:07

Le derrick au Canada va appartenir au monde d'avant. L'investissement dans le gaz et le pétrole va chuter de 62 % cette année, par rapport au maximum de 2014.
Certains vont donc nous dire que c'est bien pour la planète, c'est nettement moins bien pour faire le plein, dans un premier temps, et dans un deuxième, pour manger.

C'est le cinquième producteur de la planète, et donc, l'impact sera important. Si le moyen orient est capable de produire plus qu'il ne fait, il a besoin d'investissements, et notamment d'infrastructure, comme en Irak, où les capacités de charger les navires sont visiblement, réduites.

Les capacités ne sont pas là où elles devraient, et le Canada, avec son accident de Lac Mégantic nous avait appris qu'on transportait de nouveau du pétrole par train, dans des containers inadaptés aux caractéristiques du pétrole, parce qu'on n'avait ni oléoduc, ni containers adaptés...

Pour répondre à un internaute, le chiffre de production des USA, annoncé par BP, n'engageait que BP, et ne correspondait pas aux chiffres (US) de l'administration de l'énergie.

C'est un artifice de communication, et en 2014 on a atteint une production de 9 423 000 barils jour, en 2015, 9 235 000, en 2016 (janvier), 9 179 000. Cela fait une chute de 2.6 %.

En janvier 2016, on avait donc une production de 9 179 000 barils, + 5 405 000 barils importés (bruts et raffinés, en net) environ, soit un total de consommation interne -approximatif- de 14 592 000 barils.

En 2005, avait été atteint un net importateur de 13 331 000 barils jour, et depuis 2010, le pays est exportateur net de produits raffinés, chose qui ne s'était pas vu depuis le début du siècle.
Le pays est donc bien en récession nette, même si la baisse du prix de l'essence a quelque peu relancé la consommation.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 00:19

En marche, oui, mais vers quoi ? On avait déjà le mouvement, comme le Medef, on voit ce que ça a donné.

La fusion de l'UMP et du PS, visiblement, est en bonne voie, le seul problème, c'est que le soviet à Môssieu Macron, ça ne donnera qu'un soviet, même si, dans un premier temps, il attirera quelques élus complétement tarés. (Vu le nombre d'élus tarés, vous allez me dire qu'il risque de faire le plein).

Une belle gueule, ça ne fait pas un programme, et un programme de régression, ça reste un programme de régression.

Le résultat ne se fera pas attendre et sera logique. Un micro sondage annonce MLP faisant 45 % des voix, chez les moins de 35 ans, ce qui lui laisse une marge de progression, celle-ci atteignant les 50 % dans les régions ravagées par la crise économique. Et pour nouveaux retraités, il y a un truc qu'ils vont adorer, c'est la chute des pensions de retraite de 20 %, grâce au triplé CGC-CFTC-CFDT.

Le passage au 50 %, c'est la simple poussée au niveau national, d'une tendance observée au niveau régional. La posture morale, et la belle gueule réunie, ça ne règle aucun des problèmes économiques crées par le libéralisme économique, et celui-ci, avec Macron, serait notablement aggravé.

Cela me fait penser aux offensives républicaines espagnoles pendant la guerre civile, dans les années 1930. Grâce à certaines, les républicains n'avaient "presque pas reculé", au dire de leur propre presse...

Personnellement, je pense que cela fait un peu tarte de se réclamer, "d'un monde d'avant", qui visiblement, a, pour tous les observateurs, tant soi peu impartiaux, complétement capoté.

La mondialisation, n'est ni heureuse, ni incontournable. Elle est sur la défensive, et en recule partout, d'abord pour la cause physique qu'elle manque de jus. Elle ne fonctionne qu'avec un soubassement énergétique en général, et pétrolier en particulier.

Déifier le commerce, c'est bien, seulement, le commerce avec des gueux désargentés, ça n'a pas de sens. Et on se demande, dans le monde, qui demain ne sera pas un gueux désargenté.

Panama papers nous dit on, a été lancé contre les ennemis de l'Amérique. C'est possible, mais il y a aussi, des dégâts chez les amis : Macri et Cameron, par exemple.

Et les classes dirigeantes apprennent, à leurs dépens, qu'il y a aussi une hiérarchie mondiale. Et que certaines peuvent être allégrement sacrifiées. Comme l'avaient été les riches russes dans leur place financière offshore de Chypre.

Hillary Clinton est mise en cause désormais pour les Panama papers, et les activistes noirs l'accusent désormais d'avoir ravagé leur communauté, ce qui n'est pas entièrement faux. Et même totalement vrai. Cela avait été fait, pendant la présidence, où son mari lui servait de prête nom, pendant que lui sautait les stagiaireEs (c'est sans doute pour cela qu'il était le plus doué).

Pour Yellen, il y a eu aveu : l'économie américaine est une bulle, et elle est en récession en 2014 et 2015. Bien entendu, il faut toujours prendre pour argent comptant, l'inverse de ce qu'elle dit. Comme ça, on a aucune chance de se tromper. Personnellement, ce genre de personnage, je crois toujours l'inverse de ce qu'ils disent.

Quand la dette galope 3 fois plus vite que le pib, et encore, officiellement, il y a un problème global d'insolvabilité. En réalité, le pib décline, et la progression de la dette est un déni de réalité absolu. Qui la remboursera ? La planche à billet.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 00:11

Kennedy leur avait dit, au mineur, que le charbon, c'était fini. A l'époque, c'était une connerie de poiitichien. Aux USA, il ne faut jamais croire un politichien, encore moins un démocrate.

Si cela avait des apparences de véracité, par la baisse de production observée, la suite prouva que non.

1950 : 494 millions de tonnes (shorts tons, de 907 kilos)

1955 : 447

1960 : 398.

Puis vint 1965, et ses 472 millions de tonnes.

Depuis 1950, la consommation de charbon ne cessa de progresser, jusqu'à son maximum de 2007, de 1045 millions de tonnes (shorts tons). Depuis, c'est une décroissance, quasiment ininterrompue.

Depuis 1950, le charbon a disparu des transports et du résidentiel, est devenu marginal dans le commercial, et ne se maintient que dans l'industrie, à des niveaux très inférieurs.

En 2013, sa consommation est tombée à 924 millions de tonnes, 857 dans l'électricité,

en 2014, 917 millions de tonnes, 851 dans l'électricité,

en 2015, 801 millions de tonnes, 739 dans l'électricité.

En unités civilisées, le million de tonnes normal, la production est passé d'un maximum de 1023 millions de tonnes en 2007, à 727 millions de tonnes en 2015. Pratiquement - 29 %, en 8 ans.

Plus grave, la consommation observée dans la dernière partie de l'année 2015, notamment dans l'électricité est notablement inférieure, de 50 millions de tonnes (shorts tons), et de 55 toutes consommations comprises.

Pour l'année 2016, la production semble être tombée à 10 millions de tonnes par semaines, soit environ 500 millions de tonnes à l'année.

En année pleine, cela représente 600 millions de tonnes. De plus, il faut signaler les stocks de charbon, qui atteignent des sommets. 248 millions de tonnes (shorts tons), en décembre 2015, dont 197 pour le secteur électrique.

On peut donc admirer, sans réserves aucune, le système économique, qui est parvenu à faire arriver à maturité le pic charbonnier, dans le pays où les réserves de charbon étaient prévues pour encore 200 années.

Le problème, c'est que près de 92 % de la production était destinée à la seule production électrique, et que les centrales électriques US au charbon auraient besoin d'une longue phase de rénovation, ou plutôt de beaucoup de fermetures et d'ouverture de nouvelles capacités. les nouvelles capacités, désormais, sont le gaz, et le renouvelable.

En attendant, on va voir que produire un milliard de tonnes de charbon n'était pas anodin, économiquement parlant. Et qu'en produire 400 millions en moins, ça n'est pas anodin, non plus.

Et les prix ne sont pas anodins, non plus. Au maximum, c'était 200 $ la tonne, aujourd'hui, c'est plutôt 40 $ la tonne.

500 millions à 40 $, ça donne 20 milliards. 1 milliards à 200 $, ça donne 200 milliards. Donc, sur la trentaine d'états concernés, ça fait beaucoup de bruit. Et cela a un autre impact que la fermeture d'un charbon européen, qui était cher, et géologiquement en mauvais état.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 23:49

Ils vous jurent, tous, la main sur le coeur, que tout est légal avec les Panama papers, en oubliant, une petite chose. Ce genre de montages, ça n'a aucun intérêt si tout est fait dans les règles.

Ce genre de montage, ça n'a qu'un intérêt, l'illégalité fiscale, ou autre. Et notamment le versement de rétrocommissions.

Il ne serait d'ailleurs pas étonnant qu'un président, fraîchement élu, ayant "négocié" avec les fonds vautours, eût été dûment récompensé.

ça se fait, à tous les étages dans ce monde là. Avant, c'était les mallettes de billets, maintenant, les virements font le tour du monde, au grand dam proclamé des responsables politiques, mais à leur grande satisfaction. Ils sont les doigts dans le pot de confiture. Macri, Cameron, le premier ministre islandais. Mais bien sûr, tous honnêtes, nous dit on.

Nous sommes vraiment pris pour des lapins de 3 semaines...

"La femme de César ne doit même pas être soupçonnée." Voilà la maxime qui s'applique. Le moment intéressant c'est que visiblement, ce ne sont encore que les lampistes qui ont été pris sur le tabouret menant au pot de confiture.
Pour le Panama, le panama Papers, c'est la fin des droits de l'homme, parce que ça ne respecte pas la vie privée. On devrait demander aux panaméens des bidonvilles ce qu'ils en pensent.

Enfin, dernière chose, le parjure (mensonge volontaire sous serment) est, dans certains pays, passible de la peine capitale. Tout au moins, passible de peine de prison très lourde. Certaines personnes s'étant parjurée étant encore en liberté, on peut voir là, la connivence du monde politique.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 22:27

Cela sent vraiment la poudre avec le Brexit. L'argument suprême : ça va tuer le foot anglais. Dans l'échelle de la connerie humaine, je crois qu'on :

- ne pouvait pas tomber plus bas,

- ou monter plus haut : on est arrivé au bout de l'échelle. Il n'y a plus de barreaux au dessus...

"On l’oublie trop souvent, mais l’Europe est une avancée collective sans précédent, une construction méthodique et pacifique quasiment sans équivalent dans l’histoire de l’humanité. Comme toutes les structures sociales, elle repose sur un contrat invisible, un pacte de réciprocité tacite qui fonde la légitimité et l’engagement de l’organisation vis-à-vis de ses membres."

Bien entendu, on peut rajouter que "l'Europe c'est la paix", sauf pour la France et la Grande Bretagne, en guerre ininterrompu dans le monde depuis 1945, pardon, 1939, quand à bâtir un empire, ce n'est pas une aventure extraordinaire : cela a été tenté des dizaines de fois, toujours avec le même résultat.

Là, on apprend que le Brexit n'entraînerait pas l'effondrement économique de la Grande Bretagne, ni celui, politique de l'Union Européenne.

Or, justement, ce qu'on nous serine, c'est que, sans l'UE, le monde se serait fendu en deux, la voix lactée, avalée dans un trou noir, les filles (et désormais, grâce au mariage gay, les garçons aussi) ne trouveraient plus de maris, enfin, les cacahuètes grillées deviendraient introuvables pour les apéros.

Je crois que là, je n'ai rien oublié ? (si vous en trouvez, vous pouvez en rajouter).

Pour ce qui est de la fin politique de l'UE, je ne dirais pas cela. Parce que l'argument terroriste pour garder justement tout le monde dans la prison des peuples, c'est que la sortie, entraînera l'effondrement économique. La preuve, l'Islande. Pas encore rentrée, déjà sortie, et de l'Europe, et de la crise.

Tous les empires, arrivés à maturité, stérilisent. Ils stérilisent la pensée, la technique, et toute évolution est assimilée à une dissidence, un déviationnisme, totalement insupportable politiquement.Et qui doit être maté.

En réalité, plus un état est étendu, plus il est vulnérable et fragile, exposé à un effondrement économique sans précédent.

Il est d'ailleurs curieux que les européocrates s'alarment de la sortie du Royaume Uni de l'Union européenne, alors qu'ils ne s'alarment et ne pipent mot du véritable effondrement économique en cours au RU, l'effondrement de la production de pétrole et de gaz. Et l'absence de réaction à la baisse des disponibilités en énergie. Seulement voilà. Les lobbys de l'énergie existants ont colonisés les structures politiques existants, et elles seules parlent. Gaz, charbon, électricité, nucléaire, chacun défendant leurs avantages acquis non négociable, et part du gâteau.

La grande Bretagne est encore un peu démocratique politiquement, et l'Allemagne, économiquement. Le renouvelable est l'affaire du citoyen, seul ou regroupé en coopérative, et le problème du lobby.

Dans l'affaire du panama's paper, bizarrement, on parle des "proches de Marine le Pen", en oubliant donc, leur pendant, les "pas proches de marine le Pen", et même, "les ennemis de marine le Pen". Et dans l'aristocratie, ceux-ci doivent être, sans conteste, beaucoup, beaucoup plus nombreux que ceux là.

On attend donc, la suite logique, qui ne viendra donc pas, des amis de François Hollande, Alain Juppé, et Nicolas Sarkozy, qui ont des comptes à Panama...

Bien entendu, tous ont la même défense ; ils ont des comptes, mais ils ont tout déclaré aux impôts.

L'effondrement économique réel, se conjugue donc d'un effondrement moral des élites. Premiers bénéficiaires du système, et gavés par lui, et premiers à se défiler devant ses charges.

Pour revenir au Royaume Uni, ce qui ni dit, ni vu, c'est l'effondrement de la production de pétrole, de gaz, la contraction de la consommation de charbon, qui indique une crise réelle, mais sans aucun lien, avec l'Union européenne, ni aucune solution qui puisse venir d'elle.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 17:13

Trump dit tout haut, ce que cache la classe politichienne.

Le taux de chômage, dont se gargarise les potentats ? les 5 % qui représentent 8 millions de personnes, ou les 94 millions oubliés ? Le 5 % devient 40 %. 5 % c'est pour une population active de 160 millions. donc 152 millions d'occupés, pour 8 millions de chômeurs + 94 millions d'autres, cela donne 102/ 254, soit 40 %.

J'ai dit que le futur révélerait une décroissance forte de la population. Pas besoin d'extermination. A t'on exterminé en masse à la fin de l'URSS ? Non, seulement la surmortalité a emporté 10 millions de personnes.

Sans doute, la dégradation des conditions de vie sera suffisante. Pas bouffer de quelques jours, cela suffit aussi. Boire de l'eau non potable, ça tue vite aussi. La notion, d'ailleurs, d'eau potable, est récente.

Sans doute n'a t'il échappé à personne, au moins sur ce blog, que la mortalité en italie et en France, avaient remonté, assez nettement. La faute à pas de chances ? Et comme ce sont surtout des retraités, autant de moins à payer en pensions.

Comme le dit Trump, avec 8 millions de chômeurs, il n'y aurait pas tant de personnes à ses meeting. Roule t'il pour les Clinton ? peut être à l'origine. Mais sans doute pas maintenant. Il est allé trop loin.

Si certains préféreront voter Clinton, il n'est pas sûr qu'en face, il n'y ait pas des pertes encore plus importantes. Et Clinton est synonyme aussi de massacres, mensonges, magouilles, corruption. Un fameux paquet, aussi.

Après tout, Gorbatchev est bien venu du centre du système. A mon avis, un incontournable de la crise US, c'est la crise Charbon-gaz-pétrole, largement répartie sur le territoire.

La suppression d'emplois bien payés de ces secteurs a des effets très importants, plus que celle de la fermeture des Wall mart. Ce sont, en effet, des secteurs gros consommateurs de produits industriels, et nécessitant l'utilisation de grosses infrastructures. De plus, aucun pays n'a su gérer la fin du charbon, sans que cela crée des drames, des naufrages économiques, des guerres. Par état, cela peut impliquer, aux USA, que certains soient tout bonnement, rayé de la carte, comme les états confédérés en 1864-1865... Avec des états, cette fois, non pas matés, mais en mal de dévolution.

La baisse de la production US de charbon, continue depuis 2007, prend une allure cataclysmique, et montre des signes d'effondrement, et la productivité par tête recule nettement.

Bref, tous les signes d'une crise importante, et toute la possibilité d'une consolidation vers une production de 500 à 600 millions de tonnes, sur les mines les plus productives. 17 % de la production n'est plus rentable. Même après des réductions importantes de capacités.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 00:05

Jorion et Todd font des leurs.
L'un vient de s'apercevoir du mode cataclysmique. L'autre justifie l'invasion de migrants.

En réalité, le mode panique et cataclysmique a été donné en 1865par Jevons, et en 1972, par le club de Rome.

Le mode cataclysmique on y est. Mais, même moi qui le guette, je crois que je ne l'avais pas vu passer.
Avec le recul, l'accident de Lac Mégantic était sans doute le signal. Une compagnie ferroviaire, dont le réseau était tourné vers le bois, obligé de passer au transport du pétrole. Comme les locos étaient plus ou moins entretenus à l'arrache, et au moindre coût, par une classe ouvrière décimée, une loco a pris feu, les pompiers l'ont éteint et ont commis une erreur. Ils ont arrêté la loco.

Le convoi, important, n'avait plus de frein, à cause de l'arrêt, il a dévalé la pente, et a été pulvérisé lac Mégantic, dans une explosion visible de l'espace.

Dans l'histoire de l'énergie, les strates se superposent. Mais visiblement, aucune n'avait globalement baissé.

Le bois était plus consommé que jamais,

le charbon était plus consommé que jamais,

le pétrole était plus consommé que jamais,

le gaz était plus consommé que jamais,

l'uranium était plus consommé que jamais. Bien sûr, à certains endroits, certaines consommations pouvaient baisser, mais globalement, depuis 1750, aucune n'avait amorcé une descente.

Lac Mégantic avait sans doute une signification, la consommation de bois baissait sur le continent nord américain, après celle de pétrole.

Puis, en 2015, c'est au tour du charbon de se sentir mal. Arch Coal, et Peabody en dépôt de bilan, ou qui le seront bientôt, avec une cinquantaine d'autre, et, en prime, une production qui avait baissé de 11 %, et semble baisser encore de 30 % en ce début d'année.

Bien entendu, la baisse mondiale de consommation de charbon, est aussi un signe fort. Du jamais vu. Sans doute, la consommation de bois est elle, aussi, en crise. Mais là, c'est difficilement appréciable. Et la tonne d'uranium s'effondre. Bonne pêche pour le nucléaire ? Même pas. Le charbon en nette baisse, n'a pas sauvé la production d'électricité par cette source d'énergie.

Todd, est complétement en dehors de la plaque. Le nombre d'immigrés n'a aucune espèce d'importance, sauf négative, très négative, si la quantité d'énergie disponible diminue. Et le monde, dont les élites ne se sont absolument pas préoccupés de la fin des énergies fossiles, sauf pour emmerder le renouvelable, empêcheur de danser en rond sur le fossile, base de toute cotation boursière, n'est absolument pas préparé à quoi que ce soit.

Sentiment d'injustice ? Avec l'enrichissement des 1 %, qui prennent 120 % de la richesse supplémentaire produite.

Je serais curieux de savoir ce que valent peabody et les charbonniers. Puis les pétroliers. Pour Pemex, Pétrobras, c'est zéro. Pour l'Arabie séoudite, c'est pas loin de zéro non plus...

La fin de l'URSS a démontré que la baisse de production entraînait l'effondrement politique, et que l'effondrement politique, entraînait l'effondrement de la production.

Il n'y a, à mon avis, pas d'autre issue que l'effondrement politique. Il est déjà palpable aux USA, avec les cavalcades de Trump et de Sanders.

8 millions de chômeurs officiels aux USA, 94 millions de non employés. Tout est dit. L'aristocratie, logiquement, doit être exterminée. Elle n'est plus justifiée, par ce qu'elle renvoie à la population, sinon des leçons de morales anti-racistes, de l'immigration, et de la cupidité sans fin.

Nécessaire l'immigration, avec 102 millions de personnes pouvant travailler, mais sans emploi ??? On rêve.

Le cours du charbon est passé de 200 $ la tonne, il n'y a pas si longtemps, à 40 $. Comment une industrie peut elle exister avec de tels soubresauts ???

Il n'y a simplement, aucun avenir là dedans, et si la production d'énergie baisse, la remise en question politique des aristocraties incompétentes, cupides et corrompues, mais bien verrouillées de tous côtés va commencer. Et la fin de l'URSS, ressemblera à une partie de campagne.
l'affaire des Panama papers est sortie ? Pas étonnant. S'il y a un pilote dans l'avion, il fera comme les empereurs romains. Il dépouillera, massacrera, anéantira les riches. Et pour cause, avec la baisse de production d'énergie, leurs avoirs ne vaudront plus rien. Et en politique, on apprend qu'il vaut mieux avoir l'air de piloter un mouvement de fond irrémédiable. Et puis, quand ils possèdent autant, ça devient vraiment plus intéressant de les mettre en slip, que les pauvres. Les pauvres, d'abord, c'est beaucoup, beaucoup, plus nombreux, et donc, plus dangereux.

Ils ont bien amassé ? Tant mieux pour eux. Visiblement, c'est un gros rien du tout.

Pendant ce temps là, monsieur Jorion, avec la baisse de production d'énergie, on risque d'assister à une réduction drastique de la population, et la fin de l'humanité n'est pas à prévoir. Elle risque simplement d'être plus près du milliard d'être humain, que des dix.

Quand aux robots, sans énergie, ça va être compliqué.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans energie
commenter cet article
1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 18:02

... et agonise le fossile.

28.8 % de l'électricité est désormais d'origine renouvelable, 41,7 % thermique, et 26.2 % d'origine nucléaire. Même avec la France nucléaire, cette énergie est à l'échelle européenne, marginale.

Encore, la transition serait elle beaucoup plus rapide, si les compagnies énergéticiennes n'avaient achetées en bloc, la classe politique européenne.
Les anciens ministres espagnols vont travailler chez les électriciens, après avoir été jetés par leurs électeurs, les grandes compagnies allemandes freinent autant qu'elles peuvent les évolutions, la preuve en étant que la majorité des nouvelles capacités ne viennent pas d'eux, inutile de rappeler les liens du lobby nucléaire en France avec les politiques de tous bords...

Margaret Thatcher a estourbie en son temps l'industrie charbonnière britannique pour des raisons politiques et hargne personnelle (ces syndicats qui avaient empêché son père de devenir riches), une bonne partie aurait pu être maintenue beaucoup plus longtemps, mais, il fallait assurer des débouchés aux gaz de mer du nord.

Le solaire et l'éolien se complètent, et globalement, assurent une grande stabilité de production...

Le jeu pour les oligarques de l'énergie, c'est de protéger leurs sinécures, à tout prix, dans un contexte de changement technique, qui les remet en question.

Les capacités de production en énergies fossiles sont largement dé-commissionnées, avec en tête, le charbon, suivi du gaz, pendant que les centrales au fioul achèvent de mourir.
Mais l'important n'a pas été dit. Si le renouvelable progresse un peu, c'est l'hydro-électricité qui s'est montré défaillante, et une année bien arrosée pourrait aussi précipiter l'enfer sur terre pour les compagnies électriques.

On est sur des quantités marginales, mais aux effets maxi...

Il reste que le renouvelable est aussi, dans sa quasi-totalité, sur une croissance à deux chiffres.

Le nucléaire aussi est en perte de vitesse. ET si des centrales gaz et charbon ouvrent encore, c'est que les décisions d'ouverture sont anciennes, et qu'il faut du temps pour les construire, mais on en déclasse environ deux fois plus qu'on n'en construit. Pour le fioul, on n'a rien construit du tout, mais sans doute, les centrales restantes survivront encore un peu. La merde qu'ils bouffent, on ne sait pas quoi en faire d'autre et pose un sérieux problème de débouché...

La question de la crise des capacités de charbon et de gaz est à lire justement dans ces nouvelles capacités thermiques, qu'ils avaient lancés au début du siècle, et que la non croissance des consommations a rendu inutile. Il leur a fallu déclasser les anciennes centrales, qui bien que ne fonctionnant pas longtemps, étaient si rentables en pointe.

En tout, dans le fossile et le nucléaire, 17 422 MW ont été dé-commissionnés, 6 681 mis en service. Le problème, c'est qu'une centrale thermique, c'est long à mettre en service, et que c'est bien plus long à amortir...

Mais le phénomène visiblement se tari. On a visiblement, en Europe, plus aucune envie de construire quoi que ce soit, dans le thermique du moins...

Pourtant, le contexte, à priori, n'est pas mauvais, pour les énergéticiens, gaz et charbon étant en plein marasme des prix... Diable, c'est le débouché final qui a trinqué... Le consommateur, que Mario Draghi, veut soutenir par des dotations de 1300 euros par personne, nous dit on...

Peabody (charbon) aux USA va faire faillite (fondé en 1883), et RWE affiche des pertes pour la première fois depuis 60 ans... Sans compter EDF qui voit son bénéfice fondre...

Il est clair que pour l'Allemagne, l'arrêt partiel du nucléaire a été une décision plus que judicieuse, au moins pour la survie des électriciens existants. Electriciens qui n'ont aucune reconnaissance. Eux veulent revenir à la rente de situation qui était la leur avant.

EDF veut vendre RTE, et se dégager de la coûteuse entreprise nord américaine, qui ne lui a apporté, comme tous ses investissements à l'étranger, que pertes et déboires.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 23:13

End Game. Le chemin de fer était né en Angleterre, pour une seule raison : transporter le charbon.

Quand les quantités ont commencées à être significative, il fallait les transporter. Tous les autres moyens, canaux, carrioles se sont trouvé vite saturées, et on a donc inventé le chemin de fer, d'abord à traction hippomobile, ensuite on a inventé les machines à vapeur.

Seul ce moyen était en état de voiturer, les quantités de plus en plus colossales extraites en Grande Bretagne, et seul, il était en mesure de rendre rentable ces structures. Ailleurs, où l'on ne bénéficiait pas de tant de charbon (125 millions de tonnes en 1865 et 313 en 1913), le chemin de fer fut une structure toujours déficitaire, qui créa le trafic voyageur, mais le voyageur est beaucoup moins commode : il y a les pointes et le reste.

Le charbon, lui, n'a jamais eu ce genre de problème, il peut rouler jour et nuit, et surtout quand le reste du trafic est nul.

Les récoltes souffrent du même mal que les voyageurs, il n'y a que de rares pointes, et les plaines ouest du Mississippi virent de grands affrontements entre compagnies et fermiers, allant du combat électoral, aux grèves brisées et aux massacres purs et simples. Là, les fermiers trouvaient les tarifs exorbitants, et leur mangeaient toute rentabilité, mais leurs plaines étaient aussi des gouffres financiers pour les compagnies, et seule la volonté du gouvernement fédéral, au moment de la guerre civile, de corseter le pays de voies ferrées, pour le sauvegarder, permis leur construction.

Dans la deuxième moitié du XX° siècle, le chemin de fer américain, antédiluvien et mal entretenu, ne survit guère que parce que son activité principale, le charbon (40 % de son activité), le minerai de fer, l'acier et le bois, le justifièrent.
Mais, lors de la catastrophe de lac Mégantic, il apparaissait déjà que le bois était en perte de vitesse, et que le bois énergie, en progression, notamment sous forme de granule, ne compensait pas la régression des autres exploitations.

Là, tel soeur Anne, j'observais conscienceusement le pétrole, de manière suivie, sur le site de l'IEA.

Patatra, ce n'est pas le pétrole qui faiblit le plus et le plus vite, c'est ce bon vieux charbon, le "king coal".

Et, je n'ai jamais dit que c'est le renouvelable électrique qui le met à mal, il suit simplement la pente naturelle d'une technologie, la production d'électricité thermique, qui se trouve simplement déphasée économiquement, par la chute de ses facteurs de charges.

La chute de ses facteurs de charge, cela ne vient pas encore du renouvelable, mais bien du gaz, qui avait vu des investissements massifs dans ce secteur dans les années 1990-2000, mais surtout, d'une crise générale des consommation, et d'un marché, qui, dans les pays OCDE, ne progresse plus, mais régresse fortement.

C'est d'autant plus savoureux, que les abrutis des compagnies électriques se sont pendus eux mêmes. En demandant, et obtenant de coquettes augmentations de tarifs, aux autorités "indépendantes", ils ont réduit la demande, fortement en Europe, moins fortement aux USA, entraînant des capacités inutilisées, et une lutte accrue des parts de marchés.

Le fret ferroviaire US s'est donc nettement contracté, pour le charbon, de moitié pour être exact, et après 11 % de baisse de production de charbon, on serait aux alentours cette année de 30 % de baisse.
Le total atteindrait donc près de 40 % de baisse en ce début d'année, pour la production charbonnière, 10 % étant déjà un effondrement, plus semblant indiqué un effondrement global du secteur, bien avant l'effondrement géologique des gisements épuisés.

Restons, donc, sur les 10 % américains, et sur les - 6 % observés en Chine, cela correspond donc, à la louche, à 100 millions de TEC (tonnes équivalents charbon) et 200 millions. En tonnes équivalent pétrole, cela donne la moitié.

Il n'est pas du tout anodin, donc, pour la "croissance" mondiale, de voir une énergie régresser de 150 millions de tonnes de TEP, d'autant qu'ailleurs, c'est loin de compenser, et que, visiblement, le commerce mondial de charbon régresse.

Donc, les expéditions de charbon ont largement régressées aux USA, 75 000 wagons, contre 140 000, pendant que les stocks s'empilaient dans les centrales thermiques, sans doute propulsés par une politique de vente agressive. Mais il y a quand même un moment où cette politique de stockage s'arrête : quand on ne sait plus où mettre le charbon.

200 millions de tonnes de réserves, pour 100 jours de production, ça fait beaucoup. Surtout que ces 100 jours, doivent certainement être imputés sur une consommation antérieure, celle de 2015, alors qu'en 2016, elle est en chute libre. Dans le contexte actuel, 200 millions de tonnes, cela ferait plutôt 120 jours.

Le problème se situe dans le système de pensée des dirigeants d'entreprise. Ils sont totalement incapables de se projeter dans un avenir, où le marché ne serait pas croissant.

La décroissance du marché de l'énergie, entraine la décroissance tout court, les faillites, et la faillite de la monnaie dette, née au XVII° siècle. Les intérêts, finalement, étaient acquittés, VIA la croissance économique, et avec la décroissance, c'est le stock de dette, qui est ramené, à sa valeur réelle, zéro.

On a pu voir, d'ailleurs, que dans les périodes ou ce stock de dette était arbitrairement réduit, de grandes capacités d'innovations et d'investissements.

Toujours venant des USA, une nouvelle du pétrole. Bien que la production se réduise, les exportations nettes de produits finis ne fléchissent pas, bien au contraire. Il semble que l'on soit sur une progression constante et importante. Donc le ressort économique est bel et bien cassé.

2015 et 2016 se détachent nettement.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article
31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 17:52

La politique de gribouille est désormais bien visible. Les collectivités françaises, mises au pain sec, sabrent les investissements, alors que c'était largement prévisible, car toutes les autres dépenses ont une très grande inertie.

L'investissement, quand il est parti, est difficilement arrêtable, mais l'investissement nouveau, lui, est reporté aux calendes grecques.

On nous parle d'une piscine plus mises aux normes. Le prochain stade, ça va être la fermeture et la destruction de la piscine, au plus grand bénéfice de la municipalité, car une piscine, en fonctionnement, est un gouffre.

Tout ce qui était "indispensable" apparaît désormais comme superflu. Le gymnase des gamins, la salle des fêtes, et la piscine. Les déficits des piscines, se comptent des centaines de milliers d'euros.

Tout ce qui faisait une "politique", la dite politique étant de dépenser à tous va.

Bien entendu, on ne remplacera pas des départs en retraite. Mais le PS et le gouvernement augmentent les salaires des fonctionnaires. Et la réduction des effectifs est une politique de long terme, sur dix ans, qui apporte de l'impopularité. Pour des résultats ridicules.

La réduction d'un parc immobilier des collectivités, gourmande de frais de fonctionnement importants, est par contre, très rentable, tout de suite.

La réduction des budgets de Travaux publics est très rentable, tout de suite.

La frénésie de construction de la première décennie du siècle aussi a ses limites. On ne va pas non plus investir et investir encore, alors que subventions et base imposables se réduisent sans cesse.

Les - 10 % d'investissements constatés en 2015 seront plus importants encore. - 20 ou - 30 %. Parce que, simplement, comme je l'ai dit, l'investissement a été décidé bien en amont, et est difficilement reportable. Mais une fois le coup parti terminé, il va y avoir du mal, dans le BTP, dont l'unique activité était des commandes publiques (70 %).

Bientôt, tel dans "Sheriff fais moi peur", vous pourrez rouler (si vous avez toujours une voiture), sur des pistes non goudronnées. Et pour régler le problème "population", laisser le froid et l'eau tuer les surnuméraires. Avec quand même quelques surprises, comme ces épidémies du XIX° siècle, qui, débordant de leur cadre habituel (les pauvres), se mettaient à tuer des floppées de riches, non immunisés par les précédentes.

Les grandes entreprises du BTP doivent être en ce moment, en pleine action de lobbying pour vendre une merde de plus en plus inutile.
Poursuivre une politique de bâtir pour bâtir est absurde. On a vu les effets au Japon et en Chine. Mais réduire les investissements sans réflexion est tout aussi stupide.

Quand à la fusion/regroupement de commune, les effets immédiats sont... une dérive totale des frais, et une course à l'échalote. Les uns et les autres regardent leurs niveaux respectifs d'endettements et d'impositions. Sans aucune jalousie, bien sûr, allais je dire.

Les "investissements" des collectivités locales, ne sont qu'un abus de langage. Un investissement, c'est sensé rapporter, pas abonner une collectivité aux pertes pour les 50 prochaines années. ça, c'est un programme de riches, et les collectivités s'aperçoivent, finalement, qu'elles sont pauvres. Elles devront en tirer les conséquences, et revenir à un mode de gestion antérieur. Les maires n'imposaient que peu, mais il ne fallait rien leur demander.

Exit la société du pétrole et de la facilité. Exit, veaux, vaches, cochons, couvées, piscines, salles des fêtes, rond-points, gymnases, etc. retour à l'essentiel, d'un passé pas si ancien, celui des années 1960, où, miraculeusement, tout ceci n'était qu'à l'état d'échantillons, et dont on se passait très facilement.

Repost 0
Published by Patrick REYMOND - dans Energie
commenter cet article