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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 01:23

JP Baquiast a écrit un article, somme toute, inquiet sur Vladimir.

En réalité, il est clair que celui-ci n'est pas en rupture avec la politique de rupture avec l'URSS. Il est chargé d'administrer la suite, avec plein de libéraux, eux-mêmes plein d'admiration pour l'occident.
Le seul problème, c'est la popularité, nous dit il, et, ce qui est vrai, le succès économique qui donne la légitimité politique.

Après, il est difficile d'appréhender les fondements. On dit qu'il faut garder ses amis près de soi, et ses ennemis, encore plus près. Raison, sans doute pour laquelle les atlantistes sont très près du pouvoir politique en Russie.
Parce que, pour ce qui est du succès économique, désormais, l'occident peut aller se brosser.

On glose aussi sur Cuba, et la victoire américaine. Qui a gagné ? On le dira plus tard.

Rien n'est joué, d'ailleurs. Car le jeu russo-américain est complexe. Et qui sait si ce ne sera pas une occasion pour une Chine gorgée de devises, de sauver le petit copain, en l'achetant ?

Ce qui renverserait les rôles, et ferait, réellement, de la Russie, un satellite chinois...

Les coups tordus ont rarement les effets attendus... Et proclamés dans un premier temps...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 13:02

Le forum romanum fut surnommé ainsi à une époque. Sur ce qui fut une place grouillante de monde, la seule activité fut, pendant plusieurs siècles, les vaches qui broutaient.

En Europe, on a choisit de financer l'égo des hommes politiques, et des aéroports inutiles. Mais vous, heureux lecteurs, étaient déjà au parfum, avertis que vous étiez du fait par une lecture quotidienne, et pour ne pas le cacher, compulsive de "la Chute", guettant avec impatience et le coeur palpitant, tout nouvel article.

Bon, maintenant que ma modestie bien connue m'empêche de continuez plus avant, on va revenir à l'objet du débat journalier, les aéroports.

Il paraît qu'on a financé pour 38 millions d'euros, des travaux inutiles. Là aussi, il faut reconnaître la modestie du chiffre. On peut y rajouter, facile, 1,2, voir 3 zéros. Ce dernier cas de figure a d'ailleurs, ma préférence.

Il parait, dit on, que ça se reproduira plus. Parce que les procédures ont changés (et qu'aussi, même les aéroports vides, on ne saurait plus où les mettre).

Mais, NDDL s'apprête d'ailleurs à pulvériser le chiffre, car les chiens retournant toujours à leur vomi, Valls veut, lui aussi, le construire. Son inutilité est flagrante, mais il faut faire tourner un BTP à l'agonie, et les dividendes des grandes entreprises.

Après, l'utilité de construire à grands frais, un aéroport qui ne servira qu'à faire paître les vaches, n'est ni judicieux, ni un signe de santé mentale.

On peut donc faire le ménage, et dans les grandes largeurs. Il faudrait prévenir Matignon, que dans l'ouest, il n'y a pas loin de 14 aéroports, qui attendent leurs vaches, qui seront les seules gros porteurs qui y atterriront.

Les travaux de contournement du Puy, sont en retard. C'est du à la nature du terrain, une glaise glissante. Et le BTP en est d'ailleurs pas du tout marri. Pour la bonne raison que c'est pour la plupart, leur seul chantier, en cours, et programmé. Jusqu'à quand va t'on faire des choses économiquement inutiles, écologiquement nuisibles, et sans aucun avenir ? Bien sûr, certains travaux peuvent s'avérer judicieux (notamment le contournement du Puy), mais on a déjà réalisé le plus rentable, et le plus utile.

Le reste, c'est de la fanfreluche à la nipponne. Ou à la chinoise. Construire des choses inutiles, là où il n'y a rien, et que la planète dévorera un jour, et qu'elle a déjà commencé à dévorer.

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Published by Patrick REYMOND - dans transport aérien
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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 17:04

Les règles de base de la finance sont simples, et il faut les rappeler en ces temps troublés.

Tout d'abord, les retraites par répartition. Elles ne peuvent jamais être en faillite, si on applique simplement leur formule. La manne, c'est à dire la masse des recettes, est divisée par la masse des retraités.

Où se situe le problème ? Les retraites "calculées", ont été sacralisées, et les ajustements portés par les nouveaux entrants. Pour un bénéfice de zéro, vu le nombre de seniors chômeurs.

Les gens ne disparaissent pas sous terre, mais sont toujours à la charge de la société, de la collectivité, sous une autre forme. C'est tout. Et par la chute des revenus de l'état.
Alors, que des ânes viennent braire sur le péril pesant sur les retraites complémentaires, est un non sens. Ce qui est aussi un non sens, c'est la sacralisation du montant des retraites.

les efforts demandés sur 12 millions de retraités surtout les plus friqués, à 15 000 ou 20 000 euros par mois, ne sont pas grand chose, mais sont sauvage quand on porte l'effort sur les entrants, les 600 000 chaque année.

On supprime des subventions à Grenoble. "On tue la France qui gagne", avec l'exemple des musiciens du Louvre Grenoble.
Ceux-ci se sont vu sucrer 438 000 euros de subventions municipales, et certains râlent, parce qu'ils n'ont "qu'1/3" de subventions, dans leur 3.4 millions de budget. Et qu'ailleurs, c'est souvent beaucoup plus, les 2/3, voir 80 %.

"et si tous les organismes subventionnés parvenaient à générer 2/3 de recettes propres, il y a longtemps que les déficits publics auraient disparu en France... Les Musiciens du Louvre Grenoble, c'est la France qui gagne !"

Résumons et traduisons : ils sont dans la merde, mais comme ils sont dans la merde moins que les autres, c'est la France qui gagne.

Réponse ?

Une activité économique, car c'en est une, qui tourne avec une rentabilité de - 80 %, - 67 % ou - 33 %, c'est cocasse, surtout sur long terme. Une activité économique, qui tourne déjà avec - 1 % sur longue période, c'est du condamné.

Braiments aussi dans le secteur de l'éolien. Tout secteur économique, en phase de construction embauche énormément. Dès que se ralentit le rythme, les suppressions d'emplois sont légions.
Mais, on n'entend pas les mêmes braiments quand c'est l'industrie classique qui s'effondre, comme le BTP maintenant. De plus, il suffit de lire les CV des auteurs d'articles concernant la mort de l'éolien, pour avoir des doutes.

Bref, on peut paraphraser une phrase célèbre en disant "Que tout ceux qui ne vivent pas du gouvernement, lèvent la main !". Là, sur les 65 millions de français, on peut être sûr de ne trouver personne. Quand à investir 30 milliards par an pour atteindre l'autonomie, c'est pas grand chose. Beaucoup moins que les subsides que touchent les énergies classiques. Et encore moins que les prélèvements des sociétés fermières.

Faut il aussi rappeler les innombrables scandales, et corruption, Panama, le pétrole en général, le gaz, l'uranium, l'électricité. La corruption est partout.

Bref, il serait grand temps que les gens réapprennent à compter. Et à réfléchir.


les chauffeurs de taxis, essentiellement parisien, parce qu'ailleurs, ils ont souvent disparu, voient d'un mauvais oeil la nouvelle concurrence. Mais, dans le monde actuel, vouloir lutter comme ils le font, c'est se foutre le dit doigt dans l'oeil, et jusqu'au coude.

Mais les taxis, c'est comme les grandes compagnies fermières, d'énergie et autre, la concurrence, c'est bien, mais pour les autres, entre crocos, on s'entend toujours pour ponctionner le max. Les taxis paient combien leur licence ? Là aussi un max, et il serait bon de brider des rentabilités manifestement excessives.

La loi, notamment Thévenoud, quand à elle, ne sert qu'à protéger des intérêts particuliers, contre l'intérêt de la collectivité.

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Published by Patrick REYMOND - dans energie
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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 02:18

C'est pas moi qui le dit, c'est libé, même si ce n'est qu'une tribune de greenpeace...

"Nicolas Sarkozy et François Hollande ont manqué, tour à tour l’immanquable, à savoir le potentiel phénoménal de développement lié aux énergies renouvelables. "...

Il faut dire que c'est pas la faute des élites, mais la faute du moule-à-con, dans lesquelles elles sont passées.

Pas un poil qui dépasse, pas une idée, originale, pas une idée du tout.


Ce qui est vrai pour l'énergie, est vrai aussi pour le reste. Hollande n'a pas compris qu'il avait été élu par rejet, non seulement des manières, mais aussi de la politique de son prédécesseur.
L'Allemagne est sorti à moitié du nucléaire, elle est aussi en train de sortir du gaz, et du charbon, ne conservant, à long terme, que le lignite, lequel ne disparaîtra qu'après les autres.

Mais le fait est là. Si E.on a crée une structure de défaisance, on peut considérer EDF comme une gigantesque structure de défaisance.

Tant mieux, finalement. Le nouveau gouvernement n'aura pas à choisir sa politique, mais à suivre délibérément une voie qui aura été tracée ailleurs.

D'ailleurs, insensiblement, elle se met en marche. La consommation des immeubles de bureaux commence à baisser significativement. 441 kWh/M2 par an en 2013, contre 470 en 2012.

Nos hommes politiques ne sont que dans le verbiage néo-libéral.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 06:52

J'ai donc reçu un courrier de lecteur. Visiblement travaillant dans la grande distribution. (je ne serais pas plus précis).

Quand P. Jovanovic parle de chute de 50 % de CA, il exagère semble t'il, c'est énorme.
Là, on est plutôt dans du - 3 % au niveau prix, et du - 4.5 % en volume.

C'est tout aussi énorme. Car peu d'entreprises sont capables d'y résister.

Les 7.5 %, donc, se situent chez un distributeur qui ne s'en sort, pas trop mal. Les baisses ailleurs étant équivalentes, ou pires.

La perte se comparait, de plus, à une mauvaise année.

Faire le scoop n'est pas, non plus, une bonne manière de faire. Les faits restent les faits, et s'il est certain que ponctuellement, les pertes de CA doivent atteindre, localement ou certains jours, les 50 %, c'est certainement loin -encore et pour l'instant- d'être généralisé.

Les remèdes connus sont classiques : quelques magasins s'avérant superflus vont fermer, la distribution va tailler dans le lard. Et on s'apercevra vite que la grande distribution, ce n'est rien, juste quelques locaux trop grands, des parkings inutiles, et des grands patrons qui jugent que, finalement, ouvrir des grandes surfaces le Dimanche, c'est moins que nécessaire. la moitié du chiffre de la semaine se fait le samedi.

A la limite, il serait plus cohérent économiquement de n'ouvrir que deux jours par semaine...Au plus trois. Le reste ne crée pas la demande, ce sont les salaires qui la crée.

Les gens comme Macron qui se targue de réalisme économique, sont en réalité, complétement aveuglés par leur désir de taper sur les petites gens.

Un temps semble passé, celui de la grande distribution flamboyante. Elle a désormais des difficultés, et ce ne sont pas les monceaux de bêtises gouvernementale sur l'ouverture du Dimanche qui distribuera du pouvoir d'achat, d'autant que les dépenses contraintes se gonflent encore,

La loi Macron, d'ailleurs, n'est déjà plus qu'une coquille vide, et le dit ministre, plus qu'une outre gonflée, elle aussi, de vide. Comme la politique néo-libérale.

Une coquille en affaissement lent, et les seules mesures qu'ils préconisent ferait passer l'affaissement au stade violent...

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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 01:57

Il parait qu'on n'apprend pas la langue de Jacques Spire. Je m'en fous. Et visiblement, des caisses et des tonnes de français n'ont rien à battre de la dite langue.

Les ceuzes qui l'apprennent, d'ailleurs, c'est les ploucs d'Europe de l'est, en regardant les séries télévisées.

Preuve, là aussi, qu'on n'apprend que les fondements d'une langue, dans des cours ou des labos. On apprend réellement une langue qu'en changeant de pays.

Quand à "langlaisdecommunicationinternational", chère à nos élites, larbinistes, et tout autant ignorant de l'anglais que le bas peuple, il est appelé, comme toutes les langues universelles, aux poubelles de l'histoire.

Mac Donald, visiblement, est aussi en train de perdre la partie, en Amérique même, après avoir perdu la partie en Russie.

Les fanfreluches de l'empire sont à l'encan. Et cette histoire de langage me rappelle une très vieille anecdote.

Jerry Lewis fit une apparition dans une émission française et sortie une blague, en américain bien sûr, qui conduisit toute la salle à s'esclaffer. Gageons que la plupart de ceux qui rigolaient ne voulaient pas dire qu'ils n'y avaient rien compris.

Mais ça fait bien, pas peuple, de dire qu'on connait une langue. La connaissance vraie d'une langue étrangère est rare en France, chez les natifs. Ils sont à l'image de Sarkozy.

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 01:47

Cela correspond à la courbe de popularité du pékin de l'Elysée.

La législative partielle dans l'Aube se transformera en second tour UMP/FN, front républicain contre front national, puisque le candidat socialiste a appelé au front républicain, sans s'apercevoir que c'est lui le problème.

Valls veut "conserver le cap jusqu'à la fin du quinquennat", et sans doute réaliser son plus cher voeu : rentrer dans l'histoire en montant à l'échafaud.

On ne change pas une équipe qui perd à ce point là. Seule mesure intelligente depuis le début du septennat : un aéroport a été vendu aux chinois. On a raison de ramasser la monnaie tant que c'est encore vendable. Si ils veulent, sur 400, on pourrait bien leur en fourguer quelques centaines.

De toute façon, quand ça ne vaudra plus un bolivar, on pourra toujours nationaliser pour rien du tout. Ou ils les abandonneront.

Les chiffres d'affaires des supermarché s'effondre, les fins de mois commencent le 11, P. Jovanovic parle de - 50 %, les "ruptures conventionnelles", nouveau nom des pré-retraites explosent aussi, mais tout va bien.

Tout ce que trouvent les imbéciles à faire, c'est d'augmenter les plages d'ouverture, notamment le Dimanche.

Lejaby va virer le 1/3 de ses employés. Parce que la Russie était son plus gros marché.

On nous dit que Poutine n'a que quelques jours pour sauver le rouble. Dire que les russes n'ont pas d'armes pour faire face. c'est vrai, 30 % de la production mondiale de gaz, et 10 millions de barils/jour, c'est que dalle. Pas plus qu'une armée de 6 millions d'hommes et 3000 têtes nucléaires. par rapport aux têtes de cons qu'on possède ici, ça ne pèse pas.

Et puis, si les groupes privés russes ont tellement de dettes, ils feront faillites. Leurs prêteurs occidentaux seront bien marris.

Les "experts" se paieraient ils la gueule du monde ???

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 16:05

et effondrement en milieu rural.

Comme je l'ai dit, la résidence secondaire a quasiment disparue. La résidence qui atteint quelquefois les 3/4 des logements a donc rejoint le seul marché existant, celui de la résidence principale, ce qui ne va pas chercher loin dans beaucoup d'endroits, et les "acquéreurs potentiels", de S. Plazza, ne vont pas acheter "coup de coeur". Ils vont faire le tour de ce qui les intéresse, en faisant visite sur visite.

Après, ils vont discuter, et discuter des qualités intrinsèques du bien, et se contrefoutent du lino de la décoratrice d'intérieur-parce-que-c'est-moins-cher-et-que-sinon-on-n'est-pas-dans-le-budget.

Quand le budget atteint les 100 000 euros, ce que voient les acquéreurs, c'est le prix de l'énergie. Et des dépenses à faire pour les réduire au maximum. Et de niquer en même temps la floppée de gouvernements attachés à la croissance.

Car, là dedans, il y a de quoi faire sauter 50 gouvernements.

La morale de cette histoire, c'est encore la lutte des classes. Les prix se maintiennent là où des gens aux revenus conséquents existent, ils s'alignent sur le pouvoir d'achat ailleurs.

Cela repose aussi sur la confiance des acquéreurs dans le système. Les choyés n'imaginent même pas qu'il puisse collapser, chose qu'il a commencé depuis 2007.

Il est toujours cocasse devoir, d'ailleurs, annoncer des baisses de 2 à 20 %. En réalité, c'est toujours biaisé, à la hausse, comme à la baisse. C'est beaucoup plus. Avant que le sabrage des budgets municipaux par le gouvernement n'entraîne deux effets, le premier, la mort du BTP, le second, la flambée des impôts locaux.

On essayera de vendre. Puis on détruira. Quand au nombre de transactions, il peut tout à fait résister. Si les vendeurs font preuve de pragmatisme.

Il y a quand même un malaise quand plus de 20 % des acquéreurs sont des plus de 60 ans.

Il ne faut pas, non plus, négliger le pouvoir de masque des études notariales. En retardant ou en accélérant les procédures, ils peuvent notablement masquer une chute d'activité. Quand on en a moins à faire, on fait aussi plus vite ce qui reste.

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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 03:48

Il n'aura pas fallu longtemps pour que la vérité apparaisse, et que la manoeuvre d'E.ON apparaisse pour ce qu'elle est : la création d'une structure de défaisance.

"En six ans, E.ON a perdu près des trois quarts de sa valorisation boursière, celle-ci tombant à environ 29 milliards d'euros, contre 100 milliards en 2008, alors que sa dette atteint 31 milliards. "

Clairement, E.ON est mourru. 5 % d'électricité renouvelable, ont provoqué l'évaporation de 500 milliards de capitalisation boursière.

Sa valeur est désormais négative, et 4.5 milliards supplémentaires sont à prévoir.
Pour GDF Suez, la décote atteint, elle, de 5 à 40 %.

Bien sûr, ils auront toujours la possibilité de vendre centrales au charbon et à gaz aux pays du 1/3 monde, où la demande progresse encore, mais la vente des dépouilles, ça ne rapporte pas assez pour payer la casse antérieure.

Le mois de novembre a été pour le nucléaire, le mois horrible. Incident belge, AREVA quasiment en faillite, l'EPR aux calendes grecques, et le nucléaire suisse qui se sent mal.

Bref, si le renouvelable est autant marginal que certains le prétendent, il faut donc voir la vérité en face ; le secteur est globalement en crise. Et en surcapacité.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 15:55

Nos contemporains sont pathétiques au plus haut point. Bien sûr, on ne leur dit guère que nous vivons une crise de l'énergie, bien plus grave que celle de 1973 et 1979, mais ils ne veulent aussi, pas l'entendre.

Ni les princes qui nous gouvernent, avides d'aéroports, d'immigration, alors que ceux-ci ne peuvent survivre sans énergie en général, et de pétrole en particulier.
Pourtant, les députés ont entendu Jancovici en France, et augmenter le nombre de têtes, alors que la ration diminue, est explosif.

Mais peu de gens ont une capacité d'analyse, et encore moins, la capacité d'en tirer des leçons.

A croire que le prix de l'essence à la pompe, donnée pourtant parlante, est totalement déconnectée de leur cerveau.

Le système d'offre et de demande prend seulement acte d'un déséquilibre, et tente, par ses propres mécanismes, d'y porter remède. On dèsolvabilise une partie de la clientèle, pour permettre à une autre partie de continuer comme avant.

L'hôtel de Marlon Brando est risible. "Respectueux" du cadre, il est au bout d'une destination où le simple aller retour coûte quelques tonnes de kérosène.

On investit beaucoup pour le pétrole, mais on s'offusque des sommes dépensées pour le renouvelable. Celles-ci ont un effet, certes faible, mais la rentabilité économique à long terme, c'est 1 %.

Passent totalement inaperçu le fait qu'on ait augmenter de 400 % les sommes investies dans le pétrole, et avec pétrole et gaz de schiste, c'est beaucoup plus, car c'est le budget fédéral qui engraisse le cochon. Et 400 % de hausse, ça crée 6 % de croissance de production ??? Et personne ne gueule ???

Je pense simplement que le ratio est mauvais, il est sans doute plus près de 100 % = 1 % de hausse. Soit le rendement décroissant absolu.

Mais il est humainement trop dévastateur de soulever, simplement, le couvercle. Les Suisses ont finalement eu peur des questions, et des remises en causes profondes qu'elles auraient entraînées. Encore un instant, monsieur le bourreau.

E.on se recentre sur le renouvelable ? Les lecteurs ne pensent que subventions. Pourtant, d'après ce que disait mon ex-co-rédacteur, la production de renouvelable, c'est risible, dans le panel total.

Si cela est si risible, pourquoi parle t'on de surcapacités généralisées dans la production d'électricité ???

Et si E.on avait simplement été très pragmatique ???

La pratique de la subvention pour les énergies a toujours existé. Sinon, ni le charbon, ni le gaz, ni le pétrole n'auraient émergé, et encore moins, l'uranium.

E.on gère simplement, une activité en ascension, et une autre, en décroissance. Au passage, on démantelera les centrales gaz et charbon allemandes, pour les vendre au 1/3 monde, modernisées. Rien de sorcier. Si l'achat de ces centrales sont une mauvaise affaire pour les acheteurs, ce sera leur problème.

L'activité traditionnelle ressemble, d'ailleurs, furieusement à une structure de défaisance où tous les actifs pourris sont filés à l'état.

Il reste que tous les lecteurs du monde ânonnent les poncifs des anti-renouvelable. ça coûte cher, il faut des centrales classiques, on ne stocke pas. Etc...

D'ailleurs une nouvelle vient de passer inaperçu. Le gazoduc Nabbucco avait expiré, désormais, Poutine vient d'annoncer la fin de south stream. Du gaz sera fourni à la Turquie, mais pour l'Europe, visiblement, on se contentera des structures existantes. La Russie vient de rayer, à terme, l'Europe de la carte.

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