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Jeudi 23 mai 2013 4 23 /05 /Mai /2013 09:28

Du slip. Le Nikkei, a niqué les zinvestisseurs (oui, je sais, c'est facile, mais j'ai pas résisté) monté au cric par la BOJ, il s'est retourné comme une crête, plongeant de 1500 points, avant d'être remonté, de nouveau au cric, pour que la perte n'atteigne "que" 997 points.

En Chine, l'indice PMI, qui se trainait depuis quelques temps, se retrouve dans le rouge.

Alors mon brave, plus d'industrie européenne ou américaine à détruire ? Ou plus d'aéroports vides à construire ? De collines à raser ? D'appartements et de villes vides à construire.

Si on appliquait les régles de la commission européenne, les chinois seraient obligé de faire appel... à l'immigration, pour "sauver", la croissance...

 

En plus, la confection des indices en question, totalement loufoque, est faite pour tromper. Il y a belle lurette que l'empire du milieu est en récession, à l'image de ses clients. Seulement, aujourd'hui, on s'en aperçoit.

La rupture est de fin 2011. Donc, pas d'hier, et cela met en évidence, la concordance parfaite avec la récession dans l'économie française et européenne. Là aussi, on pinaille beaucoup pour faire repasser de - 0.1 % à + 0.1 %, sans changer le fond.

Le fond, c'est que la mécanique est cassée. Ils ont voulu faire un monde globalisé. C'est fait. Pour le meilleur, et jusqu'au pire.

 

Emeutes en Suède, Meurtre en Grande Bretagne, le plus important dans la nouvelle n'est pas là. Après le meurtre, la police a tiré les deux meurtriers. Aujourd'hui exceptionnel, ce fait divers risque de devenir courant.

 

Pour revenir à l'économie, il est clair que la désolvabilisation des uns, caché un temps par l'endettement, aggravé par des politiques pavloviennes d'austérité, fait le travail.

Seul les USA, nous dit on, échappent à la morosité. Ils ont, en la personne de Ben Bernanke, succédant à Alan Greenspan, d'excellents mythomanes.

 

Mythomanie répandue aux USA, d'ailleurs. Le FBI vient d'abattre un "complice" de Tamerlan Tsarnaiev, qui venait d'avouer avoir commis trois meurtres avec lui...

C'est très commode, un mort ne peut pas se rétracter, et cela en rajoute sur le vilain Tamerlan, décidement, pas fréquentable...

 

Pour revenir à l'immobilier, et aux ploucs, je vais vous parler des ploucs résidant en RP. Le plouc étant l'espèce qui ne sort jamais de son village, fut il le plus grand, et ne résonne et raisonne que par le prisme de son village.
C'est ce qui fait le plouc. Donc, Paris posséde la plus grande réserve de Ploucs de France.

 

C'est bien connu, l'immobilier parisien, ça ne baissera jamais, et pas de - 50 %. à la rigueur - 0.0025 %, et encore. Il suffit d'attendre. Le seul problème avec plouc-city, alias Paris, c'est que c'est une ville quasiment et totalement désindustrialisée.

Elle est comme le vélo, si on arrête de pédaler et d'avancer, on s'affaisse sur le côté. Que les gens ne sont pas réalistes, et pas prêts à accepter - 5 %, c'est plus leur problème que le mien. En effet, il faut savoir être gourmand, et empocher une PV quand elle est là, et non pas vouloir empocher une PV fantasmée et rêvée.

 

Le caractère agressif et bûté que révéle l'émission de S. Plazza est surréaliste. ça vient de baisser chez moi, et pas qu'un peu. Le dernier des mohicans, pardon, le dernier agent immobilier survivant m'a annoncé que rien ne se faisait au dessus de 60 000 roros. Pourtant, en décennie 1990, c'était une région où les prix n'avaient pas baissé.

 

Pour des bonnes raisons, une industrie encore puissante, en expansion, des propriétaires pas pressés de vendre, souvent héritiers, une région agréable à vivre, des taux d'impositions locaux, pas très élevés, un équilibre global entre offre et demande, tant au niveau prix qu'au niveau disponibilités.

 

Toutes ces raisons, je ne les vois pas, et certainement, pas en RP. Les propriétaires veulent encaisser la PV, souvent impérative, ils ont acheté eux-mêmes, les taux d'imposition flambent, la région n'est pas intrinséquement attractive, l'offre est déséquilibrée profondément, les loyers et prix trop chers, trop hauts, et la RP a prouvé, largement, qu'elle pouvait s'effondrer au niveau des prix immobiliers, dans les années 1990.economist-eurozone.png

 

En plus, la désindustrialisation s'est accélérée, et la RP, n'est plus qu'une ville tertiaire, et donc, à l'image d'Athènes, celle-ci peut se vider en un clin d'oeil. 

Rajoutons quelques zestes actuels : en dessus de 100 000 euros, les gouvernants ne vont pas se gêner pour tout prendre, donc, ils vont prendre massivement en RP, et peu ailleurs, et prendre massivement là où les prix immobiliers sont hauts. (Lyon, côte d'azur)

 

Comme je le disais, quand il n'y a plus de prêts immobiliers possibles, ce qui fait les prix, ce sont les apports personnels, les prêts amicaux, et les prêts vendeurs, le tout réuni.

Donc, on voit que les deux premiers piliers sont TRES menacés.

 

Quand commence une récession, on ne sait pas quand elle finit, ni comment. Le pire est de raisonner avec les paramètres d'avant.
Et, on voit bien que c'est le paramétrage d'avant, celui du XX° siècle, qui vient de sauter. Il sautera aussi, pour l'immobilier.

Et comme les proprios immobiliers sont largement des hommes du XX° siècle, ils raisonnent avec des paramètres de plus en plus erronnés.

Par Patrick REYMOND - Publié dans : Economie - Communauté : Politique Directe
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Jeudi 23 mai 2013 4 23 /05 /Mai /2013 08:56

Fin de la gratuité pour les classes préparatoires, en s'alignant sur les facultés ? Pour les boursiers, la Faculté est déjà gratuite, et le gros des frais, c'est surtout la sécurité sociale étudiante. Un changement ? 9 millions d'euros à ponctionner sur les familles, certaines riches, d'autres pas.

Comme d'hab, que dalle pour les friqués, un peu plus de dépenses contraintes pour les autres.

Et l'oubli que le Lycée, puisque les prépa sont en Lycée, c'est sensé être gratuit. Après cela, des frais pour l'inscription en seconde ?

ça serait beaucoup plus rentable.

Puis après, paiement pour le collège et l'école primaire. Après tout, plus de "discrimination" entre privé et public. Pour qu'il y ait encore moins de "discrimination", tarif unique, en s'alignant sur le plus élevé. Voilà l'idée qu'elle est bonne.

 

Mais on ne s'est pas penché sur la spécificité des CPGE : le paiement au bout de deux ans pour l'inscription aux concours...

Alignons donc le paiement au brevet des collèges, le bac, sur l'inscription aux concours d'accès aux grandes écoles.

Sans compter, bien sûr, que les oraux aux grandes écoles ayant lieu à Paris, les frais de déplacement, de logements, etc...

Bien entendu, cela, les plus riches s'en tapent, et la persécution, pour eux, commence quand ils ont du aller en banlieue, pour les oraux, et prendre le RER D, alors, justement, qu'on avait pensé aux "provinciaux", les plus nombreux, et que l'on avait collé ça auprès de la gare TGV...  (Vous savez, ce truc pour les ploucs).

 

Ce qui coûte réellement cher à l'état, ce sont les facs bidons, les cohortes trop grandes de juristes, de bac + 5 de tous poils, et qui finissent caissiers à mi-temps au supermarché.

Ayez du courage, messieurs les députés, supprimer quelques facs où l'on apprend, en fait, rien d'utile.

Et passez par les verges, les élèves des grandes écoles ayant encore la tentation d'aller "apprendre", la finance. 

 

Les journalistes sont des illettrés économiques. Ici, ça n'étonnera personne, il y a belle lurette que je le dit. En même temps, faire du copier-coller, ça ne nécessite qu'un niveau de maternelle. Ou le chien qui incline la tête de haut en bas...

 

Allongement de la dette ? Pourquoi ? On la remboursera pas. On est encore capable de pondre des âneries pareilles ? Et de tout façon, les nippons (ni mauvais), se foutent du taux d'intérêt. Leur devise vient de se ramasser - 20 %. Ils viennent donc de gagner, en Yen, beaucoup d'argent. Surtout à court terme.

 

Mais le ponpon revient sans doute à l'union européenne qui statue sur... l'huile d'olive à disposition dans les restaurants...

Ils ont de belles têtes de champions, je vais en inviter un à dîner, je suis sûr de gagner. Ridiculisé, le type avec des constructions en allumettes, et celui qui collectionne les ouvre-bouteilles.

Même les byzantins qui statuaient le sexe des anges alors que les turcs assiégaient la ville auront pas l'air aussi idiots...

Par Patrick REYMOND - Publié dans : Actualités - Communauté : Politique Directe
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Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 16:43

On ne l'aurait pas deviné... Marrant l'article. D'ailleurs, la seule chose qui me laisse pantois, c'est que le BTP fournit encore 8.3 % du pib, contre 17.9 % en 2006.

Soit - 9.6 % en l'espace de 6 ans. Mais il y a encore du chemin à faire, sans doute la moitié, car il faudra des dizaines d'années, sinon le siècle pour absorber les dérives.

Il est clair qu'il n'y a plus qu'un secteur à même de donner une activité résiduelle, l'entretien, et l'amélioration énergétique, le reste c'est blabla, avec 23 % de chômage, et 60 % chez les jeunes.

 

La consommation de gaz et d'électricité s'est effondrée au mois de février en Europe, absence de froid ou dépression ? Sans doute les deux, car le froid relatif, était moins intense que l'année dernière, mais le pib étant le pib, une dépense, même contrainte, c'est le chiffre d'affaire de grandes compagnies, et il serait cocasse que la machine soit mise par terre par... manque de froid...

 

En France, il parait que le gouvernement va se "résoudre", à ne fournir que 300 000 logements, contre les 500 000 promis.

Sans doute l'activité aurait elle encore plus baissé, sans le logement social. Mais visiblement, on ne se pose pas la question de savoir pourquoi on construit.

C'est simplement une activité, sans fin, ni but, faite pour justifier son existence.

 

De toute façon, ils n'ont pas intégré dans le logiciel ultra-léger qu'ils ont dans la tête, que ce qui fait l'immobilier, ce sont les revenus, ce qui fait les revenus, c'est l'activité primaire ou secondaire. Le tertiaire, comme quelqu'un l'a dit, c'est la mousse de la bière.

 

Et puis, comme l'a dit un autre lecteur, quand on veut vraiment acquérir, pourquoi se casser le cul à payer cher, ce qu'on peut avoir bon marché, en offrant systèmatiquement - 50 %. 

 

Comme je l'ai toujours dit, l'intérêt d'un promoteur ce n'est jamais l'intérêt de l'acheteur. L'intérêt de l'un finit (à la vente) quand commence l'intérêt de l'autre, qui pourra sentir des décennies durant, le poids de sa bêtise, ou se féliciter de son choix... Mais cela, le promoteur, loin d'être un bienfaiteur de l'humanité, s'en fout, pourvu qu'ils vendent le plus cher possible.

A ce niveau là, d'ailleurs, comme certains lecteurs, on ne peut être que saisi par la stupidité d'acquéreurs français d'immobilier espagnol "parce que c'est moins cher".
Moins chers, par rapport à quoi ? Ont il cherché en France, ailleurs que devant la vitrine d'agence ?

Il peut y avoir, dans les émissions de S. Plazza des gens, vieux, têtus, bornés, c'est vrai. Mais ont ils vendu ? Non. Vendront ils ? Non.

Parce que l'immobilier se meurt, l'immobilier est mort (ça, c'est pas mal, faudra que je le ressorte), par désolvabilisation, par désintérêt des banques, et cela renvoi à des pâquerettes, et le droit de payer beaucoup d'impôts, de charges, et cela renvoi à mon analyse globale.

Les "vainqueurs", allemands, nippons, chinois, ne seront vainqueur qu'un très court laps de temps. Quand on perd ses clients, l'outil industriel a tôt fait de devenir de la ferraille...

Par Patrick REYMOND - Publié dans : Actualités - Communauté : Politique Directe
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Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 10:54

Les signes multiples de décomposition du système ne manque pas aujourd'hui. Internes, et externes.


- Le Mur des cons. Le CSM agit en parfait syndicat. Il protége, dans l'absolu ses membres, en argutiant.

Quand à donner une mauvaise image du monde judiciaire, à mon avis, ça ne fera pas de mal supplémentaire, les juges en ont déjà une à chier.


- Le pouvoir pense que la contestation du "mariage pour tous", est morte ? Rien ne le dit, car il n'a rien compris. Dans une fin de système, il n'y a plus que des occasions d'en découdre.

Certes le mouvement peut se décomposer et s'essoufler; à la manière d'OWS et de Tea Party, mais le pouvoir n'en tire aucun avantage, il ne l'aura eu qu'à l'usure, sans gloire, et le bénéfice retiré sera nul, et le fossé, agrandi...

Pour l'opposition officielle, on voit finalement qu'elle n'a pas d'alternative qu'à accepter, aussi, ce mariage à la noix et au rabais. Le formatage des esprits, la fossilisation du pouvoir, telle, qu'elle n'en voit même pas.

Comme l'histoire l'a déjà démontré amplement, les révolutions se déclenchent souvent pour des incidents complétement ridicules, mais au caractère d'étincelle finale. 

Qu'avait de plus cette mère de famille catholique, tabassée par la police protestante en Irlande du nord ? Rien. La police était protestante, et passait son temps à casser du catholique.


- "Hypocrisie incroyable", en Europe, vis-à-vis de l'évasion fiscale. Mais, d'une manière générale, tout est incroyable dans cette question. Tout a été organisé pour la permettre. Et maintenant, on s'en plaint ? Et les pays les plus bénéficiaires ne veulent pas en finir ? Etonnant ...


- Syrie, ça remue, et donne des impressions de fin de guerre d'Espagne, car sur le terrain, visiblement, une efficacité accrue de l'armée syrienne, se conjugue avec l'effondrement du camp adverse, une débandade monstrueuse, et pour la CIA, Assad aurait 75 % des voix en 2014 et l'armée Syrienne gagne sur le terrain...

Quand aux guignols de service, ils se lamentent en disant que la Syrie achetait "massivement" des armes, et munitions, à raison de 3 milliards par an. En réalité, à contrario de ce que dit des émissions mainstream comme "C chez pas où", ça a été surtout de l'argent bien dépensé, au contraire des budgets occidentaux, bien plus monstrueux, mais destiné à acheter de la merde en boîte à des lobbys bien en cour.


- Allemagne : "Berlin paie très cher l'abandon du nucléaire" ? Mais, de toute façon, tôt ou tard, il faudra bien l'abandonner. Mais on voit l'aveuglement, notamment de la direction d'EDF qui joue la montre à Fessenheim. Construites pour 20 à 25 ans, les centres "dureraient" donc 60 années ? Elles tombent en ruine...

Deux sujets, d'ailleurs, évasion fiscale et énergie sont au menu en Europe. Il faut de l'efficacité, et non plus consommer... Et avouer, en France, qu'EDF est mère de désindustrialisation ???

Il faut dire qu'efficacité énergétique, et chiffre d'affaire de nos "champions", hexagonaux, ça diverge totalement, et le cap maintenu de l'efficacité énergétique et de la paupérisation, coule inéluctablement EDF ET GDF.

 

- Certains reparlent pour s'en lamenter de la taxe à 75 %. Et la perte des joueurs qui s'en suivrait. En réalité, c'est le prix du joueur qui s'effondrerait, au grand bénéfice des clubs.
Quelle différence entre un vestiaire de D1 et un préservatif ? Dans le préservatif, impossible de faire rentrer 13 glands.


- Le Japon s'enfonce dans le marasme. Si ses entreprises exportatrices se portent un peu mieux, il ne faut pas oublier que finalement, sa gamme de produits est très proche de l'allemande, donc ne bénéficiant pas, finalement, de trop de clients en ce moment...

Et oui, dans la sacro-sainte loi de l'offre ET de la demande, il faut qu'il y ait demande.

 

- Pour Todd, l'Allemagne a encore besoin de 4 ans pour casser définitivement l'industrie française. Sans doute vrai, mais après ? Amener le FN au pouvoir, perdre son meilleur client, et retransformer le Rhin en fossé antichar ?

Une industrie, ça peut très vite se reconstituer. Et la rancoeur qui aura repris, aussi.

 

Dans l'effondrement généralisé, nulle, même pas l'Allemagne, le Japon ou la Chine ne s'en tirera indemne. Seul, celui qui pourrait s'en tirer, c'est celui qui pratiquera une politique d'autonomie compléte. A l'exemple de l'URSS et du socialisme dans un seul pays.

Par Patrick REYMOND - Publié dans : Actualités - Communauté : Politique Directe
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Mardi 21 mai 2013 2 21 /05 /Mai /2013 10:37

ça me parait marrant, d'être un "penseur", quand il n'y a  qu'à voir l'évidence, et le nez au milieu de la figure. Toute notre société est bâtie sur le pétrole, et 1973 n'a été qu'une étape.
Celle où la consommation de pétrole est passée d'1/3 en transport, à, au minimum, 2/3, et au maximum, 85 %.

 

Les autres utilisations, se marginalisent d'années en années, et le développement des "autres énergies", ne concerne finalement, que le non-transport, et n'a été permis que par la spécialisation poussée du pétrole sur le transport.

Exit donc, la consommation de pétrole pour faire fonctionner la raffinerie, le chauffage fioul décroit d'années en années, les processus industriels s'en passe au maximum.
Et si les raffineries produisent "seulement" 85 % de carburants pour le transport, c'est que le reste n'est pas compressible, coke, bitume, gaz. Encore que le gaz, c'est le GPL. 

 

Réduction des villes ? Assurément. Mais comment ? Plutôt regain des campagnes. Quand on voit les émeutes que les CRS se contentent d'observer, parce que les hommes politiques ont peur des morts, il faut se dire que des milices rurales seront fort efficaces pour maintenir l'ordre. Après tout, le cochon, il faut bien le nourrir.

 

Sur la route de Saint Jacques, on m'a dit que les laiteries ne ramassaient plus le lait. Raison pour laquelle, aux temps anciens, l'Auvergne était spécialisé dans le fromage à pâte dure, qui se conserve longtemps, soit pour l'exportation, soit pour la consommation locale.

Il faut d'ailleurs voir la tête de ceux qui découvre un fromage aux artisous et voient la croûte bouger. Impayable. Quand à le manger...

Par contre, et c'est bizarre, la gnôle à la vipère est toujours très appréciée.

 

Mais cela met en exergue qu'il est hérétique et anathème de transporter la nourriture. Elle doit être, au maximum, produite sur place.

En outre, l'exportation de l'industrie dans les pays du tiers monde est une gabegie. Cela consiste à passer d'un mix salaires (haut), énergie consommée de manière efficace, à des salaires bas, et énergie gaspillée, compensée par la différence salariale.

 

Comme je l'ai indiqué, ce modèle est en train de s'appliquer aux USA, avec l'effondrement de la consommation intérieure, passée de 21 millions de barils jour, à 15, en à peine 8 ans, et avec changements homéopathiques dans la tendance au gaspillage.

 

Ce qui permet à la mondialisation de perdurer, encore un petit peu, monsieur le bourreau, c'est l'infrastructure notamment maritime bâtie juste auparavant.

Beaucoup de navires, qu'il faut faire fonctionner, beaucoup de navires à démolir, et un BDI au ras des pâquerettes, qui ne paie, sans doute, pas même le mazout...

Mais si une activité peut être maintenue déficitaire un certain moment, elle ne peut l'être indéfiniment.

Par Patrick REYMOND - Publié dans : Energie - Communauté : Politique Directe
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