Samedi 7 novembre 2009
La plus grande partie de l'immobilier est antérieure à 1970. Et c'est de cette base que dépende les taxes d'habitation et taxes foncières.
Mais, pour qui se souvient de ces années, ce sont les quartiers HLM, tant décriés aujourd'hui, qui possédaient le confort moderne, le bâti plus ancien ne le possédait guère.
La plupart du temps, les immeubles eurent en premier l'électricité, première promue d'un plan d'envergure, mais l'eau courante n'arriva qu'à l'évier dans les années 1950, les wc encore plus tard, et les salles de bains en dernier.
On ne se lavait guère à une époque, pour une bonne raison, c'est que le chauffage des maisons, c'est récent, et l'eau chaude sanitaire aussi.
Aussi, 40 ans plus tard, il est certain que tous ces éléments de confort ont beaucoup évolués, passant dans la consommation de masse.

Les bases d'impositions tenaient compte, en 1970, de l'absence, ou de la présence de ces éléments.
Revoir ces bases serait justice pour ceux qui ont fait construire après, mais entrainerait des hausses monstrueuses, se conjuguant à la hausse monstrueuse qu'on peut espérer pour la suppression de la taxe professionnelle.
Mais pour celle là, ce n'est pas fait, loin de là, à mon humble avis.
Les sénateurs, représentants d'élus locaux, imaginent très bien les répercussions sur leurs fiefs.

Et pour tenir un fief, ils connaissent la musique : embaucher des fonctionnaires, chasser des subventions, etc. Tout ce qui est interdit au monde libéral. Mais n'ayez crainte, même le très intégriste Madelin pratique de cette manière.
Il sait très bien qu'il n'y a pas d'autre moyen d'être réélu.

La suppression de la taxe professionnelle, d'ailleurs, posera vite un autre problème : quel sera l'intérêt pour les communes d'accueillir les entreprises, de leur filer le terrain quasi gratos (ce qui explique la taille des zones en tous genres) , et de se payer les dépenses d'investissements ? Aucun.

De même que pour remettre les clous sur le cercueil, le gonflement de la fonction publique, à partir de la politique Pompidou Giscard, était obligatoire.
On n'aurait pas pu continuer la politique menée pendant 35 ans, sans ces embauches croissantes de fonctionnaires.

Le contrat social est un contrat non écrit. Rien n'oblige les gouvernants à le respecter, et la réaction est finalement, très longue à venir.
Mais on est dans une situation de dominos, la première finalement, de la "théorie des dominos", chère à Mac Namara : laisser en tomber un, et toute la file suivra.
An réalité, Sarkozy prouve le contraire. En attaquant les dominos un par un, on évite une révolte fondamentale.
C'est quand on attaque plusieurs dominos à la fois, qu'on rend les gens fous. Tous les repères de stabilité sautent et en même temps, les attaques se font de plus en plus rapprochés au moins depuis 2002.

C'est l'attaque incessante. l'attaque par vague.
Un médecin psychiatre palestinien a tué 12 personnes et blessés 30.
Mais ce qui choque, finalement, c'est que ça se soit passé dans une base militaire.
En effet, aux USA, les relations de travail se règlent souvent à l'AK 47.
Des tas de personnes sont en prison pour avoir refroidi leur patron ou leurs collègues de travail.
Ici c'est encore exceptionnel.

Quand on semble souffler sur un point, c'est l'autre point qui enfle. L'inflation des loyers semble se calmer, la bulle immobilière dégonfle, ce sont les impôts qui augmentent.
Et que le branquignol de l'Elysée ne disent pas qu'ils n'augmentent pas, ce n'est pas vrai.

"
le riche paie peu ou pas du tout, le pauvre paie le prix fort."

On peut aussi rajouter que le pauvre vend mal ce qu'il a à vendre...
Par Patrick REYMOND - Publié dans : Economie
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Vendredi 6 novembre 2009
Que le dieu des ivrognes, Homer Simpson, veuille sur nous.
Le Tricastin vient de connaître son antépénultième incident...
Résumons l'état du nucléaire français :
- l'EPR est un nanard couteux pour lesquels des commandes de secours ne sont mêmes pas prévues,
- on égare quelques kilos de plutonium,
- 18 tranches sont à l'arrêt soit pour entretien, soit pour rechargement,
- l'état des stocks de combustible doit être au plus bas. L'excédent actuel ne devrait pas dépasser 2000 tonnes.
Areva produit entre 5 000 et 6 000 tonnes de combustible par an, pour une consommation de 8 000.
- le Tricastin lui, a un incident déjà connu en 2008, une barre de combustible est restée accrochée lors du déchargement.

Bien entendu, les incidents sont systématiquement classé en 0 ou 1 (échelle de 7), après une semaine ou deux de silence.
La pollution nucléaire est importante, particulièrement celle du sous sol.

L'industrie nucléaire n'échappe ni à l'injure du temps, aux installations qui deviennent vétustes, aux procédures qui se relâchent, aux compressions de coûts.
Les incidents se multiplient et s'aggravent. Celui de l'année dernière était encore plus grave, deux assemblages (au lieu d'un) étaient restés accrochés, toujours à la centrale du Tricastin.

Un accident similaire avait eu lieu à Gravelines cette année où un assemblage était resté accroché.
L'année dernière, l'évacuation des populations avait été un temps envisagée à la centrale du Tricastin. 

Là aussi, que du bonheur...
Par Patrick REYMOND - Publié dans : Energie
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Vendredi 6 novembre 2009
D'abord, les USA.
Le chômage explose. 10.2 en taux officiel, c'est le retour en 1983. Sauf qu'en 1983, le taux de chômage n'était pas trop tripoté, il l'est beaucoup plus aujourd'hui.
Ayons une pensée émue pour les statisticiens américains qui ne savent plus truquer.
Selon Dmitry Orlov, dans "le retard d'effondrement", la différence entre USA et URSS était que :  "
l' un A caché les comptes, l'autre A truqué les comptes. "
L'un était capable d'ignorer la contestation, l'autre de l'écraser.
Une différence essentielle vient de tomber : les "tea party" sont en train de réintroduire une contestation que l'on ne peut plus ignorer aux USA : elles sont en train de dévorer le parti républicain d'abord, en éloignant les élus (de moins en moins républicains) de la direction du parti.
Les politiciens les plus perspicaces s'éloignent volontairement du parti et alimentent le mouvement, assez désordonné, mais qui a toutes les caractéristiques révolutionnaires : la radicalisation croissante.
D'ailleurs, un auteur Russe, Panarine, fait un tabac. Il a prévu la dislocation du pays. 
La réponse des autorités est navrante de courte vue : allongement des allocations chômage et maintien des crédits d'impôts pour l'achat immobilier.
La preuve que la fin de "cash for clunkers" a instruit.
En bref, les "relances provisoires" deviennent permanentes, pour ne pas que la situation empire encore plus vite.
Un psychiatre militaire américain d'origine palestinienne tue 13 personnes et en blesse 30, au moment où mahmoud Abbas jette l'éponge.

En France, la reprise immobilière est une "fausse reprise" et Fillon, toujours aussi déphasé, sombre dans les troubles obsesssionnels compulsifs : il faut, dit il "réduire les déficits en réduisant les dépenses".
Là aussi, même constat : l'état soutient la conjoncture à bout de bras, et si les crétineries de réduction du déficit voyaient le jour, on peut penser que ce serait explosif économiquement, socialement, politiquement.
A cela, si l'on rajoute l'impunité fiscale des plus riches, et la tonte des plus pauvres, on a tous les ingrédients d'une explosion.

L'UMP, guère concurrencé par son parti jumeau, le PS, rentre dans une voie qui pourrait lui être fatale : l'implosion. Le parti est menacé par les sénateurs menés par Raffarin, guère tentés par le suicide politique que constitue la suppression de la taxe professionnelle, Villepin semble montrer les dents et l'on parle de plus en plus d'un groupe Chiraco-villepiniste à l'assemblée, et les autres dissidents trouvent que le loup a perdu ses crocs.

En bref, comme tous les partis uniques, l'UMP commence à trouver les délices et poisons de tous partis uniques : les rivalités internes. Plus le monarque faiblit, plus il sera attaqué.
On peut parler de parti unique, car, comme dans le cas américain, on a été capable d'ignorer une contestation qui n'existe d'ailleurs que marginalement à l'assemblée nationale, et l'atonie profonde du PS fait qu'on se demande s'il existe encore autrement que comme réserve de députés n'ayant pas encore été débauchés...

Les résultats des sondages pour l'UMP pour 2012 sont d'ailleurs alarmants : 28 % pour sarkozy mais 8 pour Villepin, 14 pour Bayrou et 11 pour marine le Pen.
Alarmant parce que 2012, c'est loin, et que les processus n'ont pas encore commencés.
Il va s'en dire que si la situation venait à s'aggraver (c'est probable), tous les rats quitteraient le navire en perdition.

On a donc, dans les deux pays, France et USA, les ingrédients réunis pour un processus de dislocation politique.

Autre pays, autre crise ; la Chine s'alarme de la bulle immobilière. On parle de son éclatement : il faut 80 ans de salaires pour un jeune diplômé pour acheter un appartement de taille moyenne.
Mais la spéculation immobilière devient beaucoup plus basique : ce sont simplement des terrains qui sont achetés et revendus, tels quels.
Gavés de liquidités, les entreprises n'ont pas de débouchés pour elles, autres que terrains et actions.

L'actualité de la crise est donc simple. Certains pays ont commencés à rentrer en crise politique, d'autres vont rentrer dans la phase de crise immobilière et boursière de manière ultra rapide.

Bref, tout va pour le mieux, dans le meilleur des mondes libéral.
Par Patrick REYMOND - Publié dans : Actualités
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Jeudi 5 novembre 2009
Qui c'est qui va se retrouver dehors vite fait, à coup de pompes dans le derrière du tank ? C'est l'armée US. L'Irak va désormais vendre son pétrole en euro.
Rappelons que c'est Saddam Hussein qui avait tiré de sa misère l'euro en refusant le dollar.
Il faut dire que pour ce qui est du dollar, ses imprimeries en fabriquaient tellement...

La Chine aussi voit... jaune (ou rouge) :
"1)
La permission accordée aux entreprises détenues par l’Etat de ne pas honorer (sélectivement) certains contrats de dérivés OTC au moyen de stop-pertes auto-administrées en renoncement à leur parole
2)
   Hong Kong exige le retour de son or en barres détenu à Londres dans des comptes en custode pour faire de son propre aéroport un large coffre-fort (le modèle suisse de Zurich)

3)
   Les métaux rares de Mongolie ne sont plus exportés vers l’Occident, une attaque contre les véhicules hybrides, certains domaines de l’électronique et les armes militaires (missiles)  ".


Même le "Figaro" s'interroge. Il faut voir donc, dans quelle merde on est pour arriver à une prise de conscience chez eux...

Les banques centrales achètent désormais de l'or. C'est la preuve de deux choses :
- elles cessent de croire aux monnaies fiduciaires, et donc de la plus importante d'entre elle, le dollar,
- elles risquent de déclencher une crise "d' hyperinflation yougoslave".
En effet, quoi de plus simple pour elle d'offrir de plus en plus en monnaie fiduciaire, comme le fit la banque centrale de yougoslavie : elle rachetait de plus en plus haut les marks que détenaient ses compatriotes. Jusqu'à ce que le dinar ne cote plus rien.

Dans la catégorie "Yankee go Home", on peut aussi classer les salariés d'Opel, où les syndicats appellent à la grève contre la décision de ne plus vendre...
Dans la catégorie, "métier qui redevient chiant et sans intérêt", on va revoir le banquier. En effet, avec la perte de contrôle et le retour de l'étalon or qui s'annonce, le caffouillefoutra de l'activité bancaire risque de se réduire à une très simple expression : "t'en as ou t'en as pas" (des lingots ou des pièces). Plus besoin d'imagination pour des produits abracadabrantesques et tous plus tarabiscotés les uns que les autres.


Cela entraîne aussi, la disparition d'un tas d'emplois, vous savez, tous ceux qui sont, finalement, aussi foncièrement inutiles que nuisibles (et la liste est longue), au profit d'emplois réels. (Mais pénibles et salissants).

Finalement, par rapport à ce qui est en train de se passer, on peut comprendre le point de vue d'Obama : l'Afghanistan, c'est finalement très calme, ou pas si agité qu'on le dit. Il y a des talibans partout, c'est tout, c'est comme les Mac donald's, ça pousse au moindre endroit.

La situation est calamiteuse en Ukraine, qui commence à jeter son froc (le fmi) aux orties. Le dit froc (fmi) est en passe d'être pris en Irlande (mais je vous rassure tout de suite, ce n'est que pour quelques mois, le temps qu'ils se fassent jeter aussi), et une verte pousse en Grande bretagne ; le papier chiotte est en pleine expansion (83 milliards jeudi) et 43 % du dow jones ont un rendez vous (imminent) avec la mort...

Le rôle d'une passoire, c'est d'être une passoire. Pour le moment, ça fuit de partout...
Par Patrick REYMOND - Publié dans : Economie
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Jeudi 5 novembre 2009
C'est presque "papa, maman, la bonne et moi".
Mais les nouvelles sont du même topo.
Warren achête les compagnies de fret ferroviaire dont la part de marché atteint 40 % aux USA, dont 20 % pour le seul charbon.
Ne vous inquiétez pas, Warren a aussi des parts de charbonnages.
Au Kazakhstan, la récolte de blé est un record. Manque de bol, elle pourrit sur pied. Le prix du transport des chemins de fer russes a augmenté de 90 %, les moyens de stockage et de récoltes font défaut.
Staline avait déjà vu le problème de l'agriculture russe, qui n'était pas un problème de production, mais un problème d'infrastructures. (C'est Churchill qui rapporta la conversation). 
Manque de chemin de fer; manque de silos, en plus des destructions causées par la grande guerre, avaient plombés la production russe.
On voit, à ces deux nouvelles, un brutal rappel à l'ordre de la donne "immensité", que ce soit aux USA ou en Russie.
Dans les deux cas, finalement, le système politique importe peu. C'est la dose d'investissement, faite, ou pas, qui importe.
Et le poids du complexe militaro-industriel donne souvent aux dépenses d'entretien un caractère superflu.

Comme je l'ai souvent dit, une révolution n'acte qu'un fait : l'effondrement de la production. C'est particuliérement visible en 1916, mais c'est aussi visible en France en 1780, après le traité de Paris. La production industrielle, largement paysanne, décroit fortement sous l'effet du traité de libre-échange.
On peut noter aussi, une donne largement présente dans toutes les périodes révolutionnaires : l'effondrement des moyens de transports.
Raspoutine en 1916 insistait pour que les villes soient ravitaillées, après son assassinat, les armées eurent la priorité. Le matériel de transport manquait, les voies n'étaient plus entretenues.
On peut penser que la chute du Dry Baltic Index et des transports internationaux, tant maritimes qu'aériens sont aussi un prémisse. 

L'état pitoyable des chemins de fer US (18 heures pour 1000 km), doit tout au fait que le système économique, incapable de produire, misait tout sur l'importation et donc les ports.
Le renouveau du chemin de fer impliquerait donc un changement de sens économique, un recentrage de l'économie sur l'interne.
Par Patrick REYMOND - Publié dans : Economie
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