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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 00:29

L'investissement dans le fossile, selon un communiste mal repenti, la banque HSBC est, ou devient, “economically non-viable”.
Loin du bla-bla du changement climatique, la vérité en est que c'est une rupture technologique majeure, comme il y en eu tant depuis 1600, qui entraîne le changement de paradigme.

La production d'énergie est prix en étau, et broyée par des prix d'extraction qui augmente, et la paupérisation des agents de base, les ménages.

Elle avait d'abord atteint l'immobilier dans la crise 2007-2009, dont nous ne sommes toujours pas sortis, parce que le lotissement, ça nécessite des voitures, surtout dans le cas où ils sont construits n'importe où. Quand le carburant n'est pas cher, cela peut passer.
Quand il le devient, ça ne passe plus.

Les ménages, les plus fragiles, particulièrement la classe moyenne occidentale, fut touchée de plein fouet, aujourd'hui, ce sont les grandes entreprises qui révèlent leur fragilité : "the highest risk investments such as coal and oil".

On parle donc d'investissements spéculatifs pour le charbon et le pétrole...

Les investisseurs y restant risquent de se retrouver "dans le mauvais sens de l'histoire".

Sans doute, est on loin du compte. Pétrole et charbon ont sans doute de beaux jours devant eux, mais c'est la frénésie de production qui a du plomb dans l'aile.

Seul, 10 % de la production de charbon est employée de manière rationnelle. Les 90 % sont brûlés pour fabriquer de l'électricité.

Le pétrole, j'ai longuement parlé de ses usages non adéquats, qui ne pouvaient se justifier que par une abondance débridée. Après, beaucoup d'usages deviennent superflus.

On a donc commencé, dans le secteur de l'énergie, le "grand élagage", des usages stupides, farfelus et inutiles, parce que, comme je l'ai inlassablement répété, l'énergie la moins chère, c'est celle qu'on n'utilise pas, et celle qu'on utilise le doit être fait de manière rationnelle.

On voit ce qu'une légère inflexion vers le bas, la baisse de 1 % l'an des consommations d'énergie, et la très timide percée du renouvelable fait comme mal aux grandes entreprises, qui ne se sont pas gênées pour refiler l'austérité aux ménages.
En réalité, elles ont scié, par incompétence macro-économique totale, la branche sur laquelle elles sont assises.

Plus criant encore de bêtise, n'entend on pas les grandes compagnies pétrolières pester sentencieusement depuis des décennies, contre ce raffinage jamais rentable...

Comment feraient elles pour empocher les bénéfices avec un passage obligatoire et un goulôt d'étranglement non rentable ?

C'est d'ailleurs peut être là que Marx trouve son application, à un sujet qu'il n'avait même pas abordé. Ce qui a fait douter de son analyse, c'est que le gâteau énergétique a été croissant jusqu'au tournant 2005.

Avec un gâteau croissant, on trouve toujours à répartir mieux, surtout dans une ambiance très communiste d'après guerre.

Mais aujourd'hui, on entre dans une société très largement stagnante, ou plutôt, si les gains de croissance peuvent exister, si on ne les contrarie pas, seront très limités : 0.2 par an, ce qui reste considérable et correspond à ce qui était pré-existant à la révolution industrielle, et non plus les 1.5 % espérés, et à contrario, les 6 % des 30 glorieuses.

Le seul problème, c'est d'annoncer et de gérer la grande stagnation, et de faire accepter à des gens qui boivent le Samorgon, de ne plus boire qu'un verre de vin, très largement coupé d'eau...

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 20:40

Finalement, un triomphe peut être de très courte durée. En Chine, les autorités ont une politique, un chouia de nucléaire, et un investissement massif dans le renouvelable, pour tourner la page du charbon.

Le dit charbon doit, d'ailleurs, voir ses prix soutenus, parce qu'avec la baisse de consommation aux USA, c'est désormais un secteur pleinement en crise.

Mais, comme je l'ai dit, tous les problèmes du renouvelable sont compensés par un fait : une fois que l'investissement initial est fait, il n'y a plus de dépenses d'approvisionnements...

RWE dit, en Allemagne, "craindre une sortie désordonnée du charbon".

Les fonds de pensions norvégiens, eux, bannissent le charbon, qui risque, au niveau mondial, une crise profonde.
Voilà, ce qu'on reproche au renouvelable, d'empêcher de danser en rond...

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 20:08

Cette fois, ce sont les particuliers qui coulent l'aéroport. Comme je l'ai dit, la seule activité réellement rentable sur un aéroport, c'est le parking, et là, ça douille.
Aussi, des petits malins louent ils des places de parking aux alentours de l'aéroport de Beauvais, et de plus, cassent les prix.

3 ou 4 euros la journée, pour une place dans le jardin, et pour le loueur une manne de 600 à 2000 euros/mois. Sachant que c'est 5 fois moins chers que le "cher" parking officiel, on imagine le succès.

Surtout, là, l'investissement a été inexistant et la rentabilité maximale, quand à l'imposition, elle pense surtout à se faire oublier.

Bref, que du bonheur, et cela met en relief la grande déshérence de ces structures, finalement rentabilisée, quand elles peuvent l'être, par la vente de moules-frites...

" Pour rester compétitif, l'aéroport a créé la possibilité de réserver son parking en ligne et a divisé ses tarifs «pratiquement par deux» il y a un an et demi.". Mais le mouvement semble faire tâche d'huile partout, et le caractère faux-cul des autorités se manifeste.

On se met à parler de sécurité : " «Il faut vérifier qu'on ne fait pas courir des risques aux propriétaires des véhicules mais aussi des habitations qui les jouxtent, en particulier en matière de sécurité incendie»" Moi, je pensais naïvement que les autorités n'en avaient rien à battre, étant donné que les parkings sont partout désormais, et que, de toute façon, les véhicules sont sensés être assurés.

Sauf, bien sûr, si on attaque la seule rentabilité intrinsèque des aéroports : leurs parkings, chers, et peu satisfaisants.

Mais si les aéroports français ont du plomb dans l'aile, l'alibi économique est encore utilisé à plein, en Dordogne à cause des godons, à Cherbourg "indispensable", au chantier naval (moi, j'savais pas que les bateaux volaient).

Quelques aéroports bénéficiaires, souvent insulaires, ou de "gros aéroports", la plupart des autres inutiles et superflus... Et quand je dis "bénéficiaires", les redevances de parking doivent peser très lourds dans le bénéfice...

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Published by Patrick REYMOND - dans transport aérien
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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 16:53

La schizophrénie est fort répandue chez les "experts économiques", autre nom pour qualifier les sales cons de courtisans, obstinés, têtus et bornés, sans aucun lien avec la réalité.

Ils vous disent qu'il faut reculer l'âge de la retraite, pour économiser de l'argent. En réalité, on transfert simplement la charge des retraites, vers le chômage, les solidarités familiales et autres, notamment l'AAH (allocation adulte handicapée), parce qu'il y a plus de chances de souffrir de handicap à 58 ans, qu'à 28.

Bien entendu, on fait totalement abstraction du fait que, comptablement, on rajoute avec la retraite tardive, quelques millions de chômeurs de plus.
Dans la réunion du petit soviet appelé "C dans l'air" (soviet parce qu'on y appelle que des gens ayant la même opinion), on voit quand même perler quelques vérités.

L'un a dit qu'il n'y avait plus de croissance depuis 8 ans, et que la noria du remplacement des anciens par les jeunes était bloquée. C'est vrai.

ça n'empêche pas une autre conne, courtisane, obtus, bornée et têtue, nous affirmer péremptoirement qu'il faut laisser rentrer des immigrés, parce que la population vieillie, et qu'on a besoin de leur travail, bon marché.

Bien sûr, les 8 millions de chômeurs français ou immigrés, déjà ici, ils ne comptent pas. C'est de la chair fraîche qu'il faut.

On apprend aussi que l'Espagne reçoit 7 000 demandeurs d'asile, l'Italie 160 000, la France 60 000, la Germanie 200 000 et les goths 80 000.

Il est à noter que vu la situation espagnole, 7 000, c'est encore beaucoup trop, et que L'Italie, elle même, est quasiment en coma économique.

Les 8 ans sans croissance de "C dans l'air", en réalité, par tête, c'est 8 ans de régression absolue. on serait déjà plus près, à la louche, de 5 % de régression.

Alors, il ne faudra pas s'étonner que les roumains dans les poubelles, ça risque de se multiplier, et que l'Afrique du Sud montre le chemin.

10 % d'immigrés, avec 40 % de chômeurs officiels, en réalité pire, ça énerve un peu. Là aussi, les mêmes maux que l'occident, en pire. La machinerie économique héritée du régime d'apartheid est en pleine déliquescence, et il serait bon que nos "experts" économiques s'aperçoivent, aussi, de la déliquescence européenne. Au lieu de penser à la prospérité éternelle.

Mais les experts connards sont les experts connards. Ils aiment bien des formules mathématiques qui prédisent l'avenir, mais l'avenir a cela en lui d'être incertain, et qu'avec leurs modèles mathématiques, la seule chose certaine, c'est de se planter monstrueusement (copyright P. Reymond), comme le FMI le fait depuis 40 ans. Sans bien sûr, changer une méthode invariablement foireuse. Mais bon, visiblement, ils ont l'air de penser que les pets foireux, ça tient chaud au cul.

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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 00:34

On nous présente la régression pour le progrès, avec la fin du CDI, "pour un contrat de travail unique", en oubliant que c'était ce qui existait en 1970.

Le contrat de travail unique, c'était le CDI, ça évitait, d'ailleurs, d'encombrer le code du travail avec tout ce qui concerne intérim et CDD.
Ils veulent "simplifier le droit du travail", en réalité, ce sont les droits qu'ils veulent simplifier. Pour les réduire à rien.

Si vous voulez simplifier le droit du travail, supprimer donc CDD et intérim.

Quand aux indemnités de licenciements, bien entendu, ils veulent les fixer par avance, ne sachant pas, par avance, quel sera le préjudice subi. En effet, avec les nouveautés telles que le harcèlement, on n'est même plus dans le droit du travail.

D'autant plus que si un licenciement est illégal, il est normal et juste qu'il y ait, comme dans toute justice civile, réparation intégrale du préjudice.
De plus, les indemnités sont déjà prévues par les conventions collectives, et la loi.

Quand à la cour des comptes, elle se pose des questions sur l'efficacité des baisses de charges. En réalité, on peut lui mâcher le travail : complétement nulle.

La seule chose à mettre en relief dans l'industrie, c'est le défaut d'investissement des entreprises françaises. Et il est curieux de vouloir le pallier en baissant les salaires, ça n'a aucun rapport.

Mais, tout ça, c'est peigner la girafe. C'est du blabla qu'affectionnent nos c....s patentés surnommés "experts".

La aussi, la mère de toutes les crises est ailleurs. On veut adapter, les autres, c'est à dire les plus pauvres et les plus précaires, à un peu plus de pauvreté et de précarité, en prétendant que c'est autre chose que de la bêtise et de la méchanceté gratuite.

La vraie question, c'est l'endettement américain, particulièrement privé.

" Peu importe que l’on libéralise un peu plus le marché du travail ou que Macron fasse une nouvelle loi. Nous ne paierons pas. Nous ne paierons pas parce que nous ne pourrons pas."

Le marché du crédit aux USA vient de s'effondrer. Le recul obtenu en 2007-2009, n'était pas un recul sain, fait de remboursements, mais un recul fait de faillites, de défaillances et de défaut d'accès aux nouveaux crédits.

L'insolvabilité est générale, est ce n'est pas en tapant sur les plus faibles qu'on fera autre chose que l'aggraver. Mais, cela, on le fait, non par nécessité, mais par goût.

C'est le modèle économique global qui est à bout de souffle, et nous sommes avec une génération de rentiers et d'héritiers au pouvoir. Ils sont donc incapables d'imaginer la suite.

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 00:02

Maintenant, c'est du côté Godon que l'EPR prend l'eau. Visiblement, on n'est plus très chaud pour Hinckley Point, surtout vu les déboires techniques et financiers observés sur la totalité des EPR en construction...

Il faut dire que seul un fou, évadé de l'asile, pourrait désormais entendre ne serait ce que parler de l'EPR.
Finalement, là aussi, on avait raison. Il faut faire confiance aux nucléocrates pour détruire complétement de A à Z la filiale, en faisant un travail soigné aux petits oignons.

Pas très chauds pour un rapprochement EDF/AREVA, EDF est même carrément de plus en plus hostile, pour ce qui s'avère un gouffre dont on ne connait pas le fond.

Surtout que les commandes étrangères, finlandaises et chinoises, doivent comporter de sérieuses pénalités, et de toute façon, il est hors de question pour les gouvernements étrangers d'effacer l'ardoise.

Il est clair que désormais, l'EPR ne se vendra plus à l'étranger, au vu des gamelles qu'il traîne : "Désormais Areva ne donne plus de plus d'échéances pour les futurs commandes."

On pourrait même rajouter : "Quelles commandes ???"

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 17:52

Vous savez à quoi on reconnait qu'on est devenu un vieux con ? C'est qu'il n'a pas compris que les mécanismes antérieurs ne répondent plus de la même façon.
Prenons le pétrole. Après 1973, toute baisse du prix était une aubaine, ou regardée comme telle, et toute hausse vue comme nuisible.

Mais la dernière hausse, depuis 2000, a été trop longue pour ne pas marquer durablement, même s'il y a eu baisse en 2009. Elle a été trop mal amortie.

Le surplus de production, apporté par le pétrole de schiste et lui seul, et l'asthénie globale de la demande, y compris dans un pays comme la Chine, a provoqué une dégringolade des prix, ceux-ci étant liés à des quantités marginales qui impactent la totalité de la production.

Il est clair que les subventions au fossile, alliés au plus de 762 milliards d'investissements dans le pétrole (classique, prévus en 2015) en termes annuels, alliés au plus de 700 milliards (annuels) dans le pétrole de schiste seront lourds à porter.
En un mot, on a certainement atteint le seuil où le secteur économique n'est plus rentable, et déclenche de manière quasi-automatique, des politiques individuelles ou collectives, de restrictions.

Si les Yankees ont pu penser que la "crise était fini", et que leur SUV, qui ne font plus "QUE" 9.3 litres au cent, sont une adaptation suffisante, ils vont vite être déçus.

Compagnies et états risquent désormais de consommer à une allure effarante leurs revenus du pétrole, ainsi que leurs stocks accumulés de dollars.

C'est déjà une réalité tangible chez la plupart des producteurs, et finalement, l'occasion a été saisie au vol au Kremlin, de désintoxiquer son économie de sa rente pétrolière, énergétique et minière, poursuivant ainsi une vraie politique de développement de long terme, commencée chez les tsars, nettement accentuée sous Staline, et qu'on cherche à faire arriver à maturité aujourd'hui.

Ce que le FMI n'a pas compris, c'est que le pétrole, et sa baisse, loin de relancer l'investissement, le ralentisse, pour la raison que c'était largement lui, l'investissement.

En France, et dans le monde, c'est la filière EPR qui a du plomb dans l'aile, et qui plus est, pourrait plomber définitivement le nucléaire.

Les surcoûts sont importants partout, et en Finlande, il y a aussi asthénie de la demande. Gros consommateur d'électricité, le secteur bois y est en crise : "L'EPR basé à Olkiluoto pourrait être abandonné. " Avec la Chine, on était au bord, semble t'il, de l'incident diplomatique...

Bien entendu, le clou sur le cercueil, c'est que partout dans le monde, désormais, on sait que 100 % d'électricité renouvelable, ce n'est plus de l'ordre du rêve, mais un fait.

Même EDF dit des mots qui fâchent, ou plutôt, ne dit plus certains mots. Et parle de transition, sans parler de nucléaire. Le noyau nucléaire, risque fort, de se retrouver au strict noyau nucléaire, et y aurait il chez les supercadres d'EDF la volonté de conserver leurs rentes, en se coupant une main, tout en se disant, que finalement, là n'est pas le plus important ?

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 23:18

Pour parler clair, nous sommes en train de passer dans l'oeil du cyclone, mais visiblement, le dit cyclone qui est d'une force égale à l'entrée, et à la sortie.
D'abord les lois qui se veulent terribles, notamment celle de Valls sur l'anitracisme et l'antisémitisme, vont très vite se montrer très contreproductives.

On peut les qualifier de lois terroristes, car comme les lois staliniennes ou de la période révolutionnaires, les délits d'opinions seront prétextes à répression. Parce que le système économique ne tient plus debout.

Et les pires lois terroristes, il faut avoir de la maestria pour les manier. Il faut être Staline. C'est à dire, dans le système de pouvoir, se situer à l'extrême centre, pour pouvoir s'allier aux autres factions, et faire porter la responsabilité de la terreur à d'autres, pour soi, endosser la sympathie d'avoir arrêté la terreur.

C'est Staline qui écrit sur le vertige du succès, que les paysans incorporés au Kholkozes s'arrachent, et qui purge lui-même Iejov. Et réhabilite pas mal de ses victimes, aussitôt après...

Cela dénote une hantise du pouvoir ; celui que le front intérieur ne tienne pas. Et il n'a pas tort.
J'ai lu, ici et là, (je ne me rappelle plus les sites, si vous pouvez les trouver), que l'empire américain avait encore de beaux jours devant lui.

- Sa force militaire était intact,

- sa force économique sans égale,

son emprise idéologique sans faille.

Sa force militaire est désormais ridicule. 60 000 hommes de troupes combattantes. Sa marine est faite pour 1943, et ne survivrait sans doute pas à un conflit généralisée d'une semaine, son aviation attend un JSF, qui ne viendra jamais, mais qui met au rencart, le vieux matériel de 40 ans d'âge, qui fonctionnait encore correctement.

Cela ne sert plus, visiblement, qu'à impressionner des états lilliputiens, mais sans arriver à les contrôler.

Perdre contre les vietnamiens étaient encore honorable. Le Nord Vietnam était soutenu par les appareils militaires chinois et soviétiques, l'armée nord vietnamienne, structurée, possédait 700 000 hommes, le FNL presque 200 000. Si la guerre fut un moment gagnable, c'est après l'offensive du têt, en 1968. Les massacres commis par les communistes, l'échec de l'offensive, tarir le recrutement au Sud Vietnam, qui lui, n'eût un temps, plus de problèmes de recrutements, renonçant même un temps, à appliquer la conscription.

En 1972, 1 800 000 personnes étaient mobilisées au SVN, ce qui représentait 10 % de la population. Une mobilisation générale. 900 000 miliciens de villages, 300 000 soldats d'élites et 600 000 soldats de seconde classe.

Mais c'est l'état major vietnamien qui se révéla déficient. Les miliciens n'étaient pas utilisés ou peu, à faire ce qu'ils auraient du faire : garder le terrain, ce sont les troupes de chocs qui le firent, les troupes plus médiocres ne furent jamais mises au niveau, et il arriva au reste ce qu'il arrive souvent en Asie : les familles s'installèrent au milieu des troupes, désormais statiques, et en 1975, les troupes d'élites n'étaient que des cohues invraisemblables. Quand le congrès US décida qu'ils coutaient trop chers, on coupa les vivres, à moitié, et on connait la suite.

Les troupes d'élites s'enfuirent, et entamèrent la manoeuvre de dissolution, les miliciens villageois résistèrent dans la mesure du possible, c'est à dire peu de temps, les autres montèrent au front avec peu d'intention de s'y faire tuer...

Depuis, on nous dit qu'il n'y a pas eu de déroute. En réalité, c'est pire. La débandade en Irak et en Afghanistan, si elle ne ressemble pas à la chute de Saïgon, est bien pire. Là, les adversaires sont peu structurés, peu nombreux, assez mal armés et n'ont même pas tenté de prendre l'offensive. Ils se sont contentés de pourrir le quotidien, en attendant qu'ils se lassent.

Les appareils militaires arabes ne sont pas forcément efficients, et c'est même rares, mais les hommes ont alliés courage, imagination et inventivité. De chaque faiblesse, ils ont fait une force.

La crise yemenite en est le paroxysme, elle est à la foi, 1965 et 1975. En 1965, l'intervention militaire directe eut lieu, parce que la précédente faite de forces spéciales et entrainement de troupes avait complétement foiré. Les instructeurs américains se débinaient en hélicoptères, chaque fois qu'une de leur base où ils formaient des soldats viet était prise d'assaut ou infiltrée par les communistes, ou plus exactement, l'infiltration communiste y avait atteint une telle taille qu'elle pouvait y tenter sa chance.

1975, parce qu'ils sont partis comme les forces spéciales précédentes, en emportant l'ambassade. Cette fois, ils n'ont même pas essayé l'intervention au sol, et même pas essayé de bombardé avec leur maitrise navale. En douteraient ils ? Oui. Indubitablement. Le système Aegis neutralisé en mer Noire a impressionné, et fait démissionner 27 marins sur le navire concerné, dès qu'atteint le premier port...

Ils ne sont, militairement désormais, que l'ombre d'une force militaire. Oui, ils peuvent bombarder des petits pays désarmés, mais en Ukraine, ils n'ont même pas essayé.

Là où ils sont installés, la corruption engendrée par les américains fait le reste.

L'empire américain aux amériques se limite de plus en plus à un couple avec la Canada. Quand à l'emprise idéologique, si elle est réelle, la difficulté qu'ont à gérer des élites inféodés leur échec économique de plus en plus patent les rend illusoires.
Le grand argument de l'occident, son efficience, n'est plus de mises, ce n'est qu'un leurre. Quand au dernier, des derniers avantages, le dollar, il est tellement fabriqué à cette heure.

Le 1 dollar de 1913 est devenu le 100 dollars d'aujourd'hui. Et 100 dollars aujourd'hui, ce n'est rien.

Donc, l'empire et ses laquais, en difficulté à l'extérieur; sont aussi en difficulté à l'intérieur, et le durcissement "vallsien", totalement farfelu, inutile, voire nuisible.

Les saoudiens voulaient une guerre facile contre le Yemen. Visiblement, ça ne se déroule pas comme prévu.

Mais, là aussi, on est dans la narrative. La tempête s'avère parfaite. La production de pétrole décline, et la baisse des prix peut s'analyser comme l'acceptation, après le déni, la colère, le marchandage et la dépression. On abandonne les dépenses d'investissements, et il existe un léger décalage entre cette baisse des dépenses, et l'impact futur. Pendant quelques mois, les prix vont baisser, avant qu'on s'aperçoive qu'ils vont ré -augmenter, et que là, on risque vraiment de passer au stade "pénurie physique".

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 00:31

Comme me l'a signalé un internaute, le bilan RTE 2014 est paru.

La part du renouvelable, progresse, le nucléaire se maintient, et le fossile s'effondre.

Les puissances installées s'accroissent dans le renouvelable et baissent aussi dans le fossile. C'est surtout le charbon qui est durement touché, avec la perte de 20 % de ses capacités.

En même temps, c'est logique, c'est le plus ancien.

Le complexe nucléaire avait donc réussi à fermer la porte un temps, mais elle vient de se ré-ouvrir, et à mon avis, elle n'est pas prête de se refermer.

Si la part de renouvelable n'augmente que peu, de 19.3 à 19.5, cela indique aussi que même avec une année défavorable au niveau du climat, et des barrage qui fonctionne un peu moins, il n'y a plus de régression du renouvelable d'années en années. On change d'époque.

Le parc photovoltaïque aussi repart dans la croissance. Entre une consommation qui patine, et régresse, et des installations renouvelables qui s'accroissent, le lobby nucléaire n'a plus grand chose à sacrifier en termes de capacités de productions fossiles.

La consommation baisse en Europe, et ce n'est qu'un début. La production s'établit à 3304 TWh soit - 1.4 %. Soit une cinquantaine de TWh perdu. Si cela peut sembler modeste, comme il n'y a plus de prix de gros administrés, c'est au contraire ravageur. Aucun "mammouth" (Mammouth écrase les prix, mammy écrase les prouts : Coluche, je sais, ça n'a rien à voir, mais fallait que je la fasse), ou grande entreprise, n'est capable de gérer durablement une perte pareille.

La France exporte massivement vers la GB, la Belgique, l'Espagne la Suisse et l'Italie. Mais comme le montre le chiffre vers l'Espagne, c'est n'est plus, non plus, un règne sans partage. On peut très bien imaginer que ces pays ayant investi massivement dans le renouvelable ne soient pas d'aussi bon clients, et là, le nuke serait tout aussi massivement dans la merde.

Pour ce qui est de la Suisse et de l'Allemagne, ils achètent généralement de l'électricité bon marché, et la revendent cher, le Royaume Uni, lui, achète constamment, mais s'en tient aux charmes de l'étatisme et des accords anciens, mais juteux pour lui. Le vrai jackpot pour EDF a été la Belgique, parce que son nucléaire en panade et déconfiture lui joue des tours...

Mais, si EDF peut jouer la montre, et contrarier le développement du renouvelable à la maison, il risque fort de ne pas pouvoir le faire à l'extérieur, où comme au RU, il s'oriente massivement vers l'éolien, et ne pourra plus, désormais, le faire de manière absolu.

Une certaine capacité va se développer, qui, alliée à la baisse de consommation devra et l'obligera à revoir sa politique nucléaire. Bien entendu, la rentabilité farfelue du nucléaire risque de lui jouer des tours. Et je ne parle même pas d'accident...

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 23:54

Des subventions aux associations, et donc, pour ce monde qui sait souvent plus, sinon exclusivement dépenser l'argent, sans savoir le gagner, des situations difficiles et de plus en plus difficiles.
Para secteur public, il concentre 1.8 millions de salariés, souvent modestes, mais pas forcément, et les dépôts de bilan s'allongent...

Les plus petits sont souvent les plus touchés, parce que faire sauter 500 euros par an à un club dont la comptabilité et la gestion d'amateur est tenue sur cahier d'écolier -quand il y en a - c'est facile. D'autant plus facile qu'on fixe des taquets à certains endroits "pas de subventions de moins de 1500 euros". Lire, tout ce qui est ou était en dessous, saute.

Mais, il y a d'autres cas, 80 500 euros de subventions sur 130 000 euros de budget, c'est clairement démentiel.

Il y a aussi l'habitude, de fêter, les 10,20, 50 ans du club, en faisant une fête, et comme on n'a pas un rond, de demander au maire du coin de bien vouloir la payer...

"les structures les plus dépendantes des subventions, notamment dans l’action sociale ou la culture", nous indiquent en plus que nos chéris de la culture ne savent pas gagner de l'argent. Pour ceux qui s'occupent des pauvres, et des démunis, on pouvait comprendre, mais là, c'est des bras cassés. On peut donc, sans hésiter leur donner le conseil -judicieux- d'apprendre un métier, un vrai, utile, et d'arrêter de tendre la sébille.

" On ne va pas vendre des chichis ! " On m'a toujours dit qu'il n'y avait pas de sots métiers, mais de sottes gens. C'est au dessus d'eux de vendre des chichis ? C'est du travail de larbin ?

Un vendeur de chichis est une personne honorable, plus honorables que certains fouteballeux, aux poches pleines et à l'esprit vide.

Combien d'association fonctionnent avec les recettes de leur buvette et des fêtes qu'ils sont autorisées à faire ? Un paquet !

Des chichis, ça fait belle lurette qu'ils auraient du en vendre ! Mais, il faut trouver les gens pour !
Mais, eux, ils étaient au dessus de tout ça. Mais le meilleur sera quand on cessera de subventionner les grosses équipes professionnelles, elles aussi, incapables de gagner de l'argent, et encore moins de payer leurs coûteuses structures dont ils ne sont souvent, jamais contents.

Baisse de popularité, aussi, pour Hollande et Valls. Le système de propagande fonctionne bien, et on peut lui attribuer les 29 % et 20 % d'opinions favorables auprès des gens ignares, incultes et peu informés, nombreux chez les: cadres supérieurs, fonctionnaires et retraités.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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