22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 20:47

Certains m'ont dit que je détestais le nucléaire. C'est faux. Mais je déteste le mensonge, l'arrogance, le déni, dans lequel vit cette industrie. Une industrie d'ailleurs, très largement inutile, mais dont on feint de croire qu'elle a la moindre viabilité, voire la moindre finalité, autre que de faire un volume d'affaire suffisant pour que certains vivent bien, et possèdent des places "d'experts", en rien, mais valables en tout.

La Russie vient de cesser ses ventes d'uranium recyclé. La source secondaire qui alimentait l'industrie nucléaire est tarie.

Les USA aussi, ont grandement tapé dans leurs stocks militaires, et l'on peut dire qu'une période s'achève.

De toute façon, même si on décidait de finir le stock militaire, et de désarmer totalement, près de 90 % du chemin a été accompli.

Il reste environ 5000 têtes nucléaires aux deux ex-supergrand, dont sans doute, la moitié d'utilisables. Il est douteux qu'ils aillent au delà. Ce stock secondaire, a assuré depuis 1989 la survie du nucléaire civil, car la production, depuis cette date, est insuffisante.

L'uranium militaire russe a fourni depuis 15 ans, la moitié de la consommation d'uranium US. Les dits USA auraient bien voulu que cela continue, mais un stock restant un stock, quand il est fini, il est fini.

Bien sûr, la Russie va tripler sa production, dit Rosatom. Elle va passer de 3200 tonnes à 8400.

La source secondaire comptait environ pour 25 000 tonnes par an. Pour ce qui est des centrales au Thorium, on nous dit qu'il existe plusieurs milliers d'années de combustible, il reste que la technologie du thorium est aujourd'hui, encore, dans les limbes. Et quand on nous parle de nucléaire, c'est de nucléaire classique, avec son carburant classique.

D'ailleurs, s'il existait une technologie du thorium, celle-ci aurait déjà complétement terrassé celle du nucléaire classique.

D'ailleurs aussi, vu qu'en occident, la recherche sur la filière thorium est tombée à zéro, ou presque, il faut la voir pour ce que c'est : un simple argument d'articles de journaux. Quand aux réserves ultimes, c'est sans doute très intéressant, mais à partir d'un certain niveau de dilution, il est impossible de savoir si on pourra récupérer quoi que ce soit, ou du moins, le faire avec un TRE supérieur à 1.

Comme je l'ai dit, les nippons ont réussis à récupérer un kilo d'uranium dans l'eau de mer. En dépensant combien de fois plus d'énergie ? 10, 100, 1000 ou 10 000 ? SI l'on était "seulement", à 10 fois plus, ce serait phénoménal.
De plus, pour le Thorium, je conseille de lire Jules Verne. En 1850, il parle des réserves de charbon britanniques et chinoises. Les une sont de 800 ans, les autres de 2000 à 3000 ans. Dans les faits, les 800 ans se sont révélés 150, et la Chine aura sans doute largement tout épuisé en 2100... Soit, division par 10, aussi.

De même les stocks d'uranium étaient abondant, quand ils ne servaient à rien (1960-1980). aujourd'hui, on est toujours dans un déficit massif qui devrait s'accroître encore, avec la mise en service des centrales chinoises. De plus, il est clair que la filière elle même est fortement consommatrice d'énergie, à tel point qu'on se demande là aussi, si le TRE de l'uranium est bien au moins égal à 1. On n'exploite plus les mines avec des petits bras musclés. Et les usines d'enrichissement, non plus...

Pour ce qui est de produire, et de stocker de l'électricité sans risque, à l'heure actuelle, il suffit de quelques travaux importants, certes, mais de simple génie civil.
Donc, il n'est pas la peine de se fatiguer à essayer de justifier une filière démodée, et obsolète, au moins actuellement, et dans sa configuration actuelle. .

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 17:06
Tous mourrus !

Les centres commerciaux US meurent à grande cadence, il faut dire que le gueux, qui plus est, dé-motorisé, a peu de chance d'aller de manière constructive (c'est à dire de claquer un tas d'argent), au mall proche, symbole de l'américanisme et de la civilisation.

Sans surprise, la "dead malls belt" (copyright P. Reymond), correspond grandement à la "Rust belt", et les ménages désargentés, ne paient plus le plein du fiston, qui n'a plus de fric à dépenser, faute de pelouses à tondre, de chiens à promener, etc...

Il se contente, désormais, d'acheter de la nourriture, et plus en nippes la "marque qui claque", acheté 5 $ en Asie, et revendue 150 $. La connerie et la mode ont leur fin dans le porte-monnaie.

D'ailleurs, la question la plus importante, c'est celle de la nourriture. Mais les pisseurs de copies, journaleux, ont du mal, vraiment, à comprendre les enjeux.

La famine, c'est pas pour 2050. C'est pour tout de suite. 1/7 de l'humanité souffre sévèrement de la faim, et la moitié a un repas par jour, même dans les pays de l'OCDE, un nombre respectable de ménages souffrent de la faim.

Les révolutions arabes ont été provoquées par la montée simple du prix des denrées, et les émeutes ont été mondiales.

Le détonateur a été... 1),la spéculation 2), la politique ukrainienne, en 2007, tout le réseau d'irrigation du pays était hors d'usage, mais avec des réservoirs pleins. Le pays n'avait pas dépensé un seul sou dans son entretien depuis 1991. Et comme au moment fatidique, le pouvoir, devant la montée de la grogne populaire a suspendu, comme la Russie, ses exportations, les prix ont flambés.

Mais, pour l'économie de marché, c'est génial, ça fait des bons à la baisse et à la hausse, donc des possibilités de profits énormes.

Simplement, comme je le dit souvent, et comme le dit Jancovici, la guerre des ressources, c'est pour demain. Et avec le voisin. "Qui a terre a guerre", dit le proverbe occitan. Simplement, celui qui a le plus de terre, a le plus de ressources.


Parlant de ressources, la narrative de "l'empire est éternel", revient en force. On aura du pétrole à volonté, nous dit on. Intéressant. Comme ça, en 2100, on sera tous morts dans une décharge à l'échelle du monde. Trêve de plaisanterie, ce n'est encore qu'un avatar. Les nippons, avant Fukushima avaient réussi à extraire un kilo d'uranium de l'eau de mer. Ils en ont conclu, malgré tout, que ce n'était pas rentable, le Taux de Retour Energétique (TRE ou EROIE en godon), étant très largement négatif, et l'opération, une curiosité de laboratoire.
Sans doute, transformer l'eau de mer en pétrole sera transformer un d'énergie fossile, en un de pétrole. C'est intéressant 1) tant qu'on a d'autres sources d'énergies, 2), pour des usages marginaux, et non pour les 4.5 milliards de tonnes extraits. Hitler, en contrôlant un contient avait réussi à produire 10 millions de tonnes de carburants synthétiques.

On imagine l'empire US, consommant ses 800 millions de tonnes de pétrole annuels, réduits à ne serait ce que 50...

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 21:48

Certains sont marrants. Ils voient dans des évolutions, des marques. Alors qu'il n'y en a aucune.
Les sanctions ont pesées sur la Russie ? Oui, peut être, un peu, pas sûr, non. En réalité, ce qui pèse sur toutes les économies, c'est le ralentissement visible, y compris de la Chine, des mouvements largement entamées avant.
Les banques occidentales sauvent les meubles en Russie ? Oui, mais ils ne peuvent se dégager de tout.

Les sanctions ? De l'ordre du ridicule. Et il est cocasse qu'on attribue la totalité d'un mouvement à une mesure ! Comme si la crise des émergents et des Brics n'existait pas.

Et comme je l'ai dit, entre celui qui n'a plus de gaz, et celui qui n'a plus d'euro, qui tient le plus longtemps ? Surtout que le remède est facile ; contrôle des changes. Cela poussera la Russie à un retour encore plus marqué vers les économies de l'ouest des années 1960.

Le contrôle des changes, 99 % de la population s'en fout, mais par contre, le dogme, lui, est touché. Et les 1% les plus riches...

L'austérité en France ? La rumeur justifiée court désormais que le pacte de responsabilité est une connerie, sorti d'un cerveau malade.

D'ailleurs, comme je l'ai déjà dit, les collectivités locales vont sans doute massivement augmenter leurs propres impôts, en disant, "c'est la faute... 1) aux précédents, 2) au gouvernement, 3) à Bruxelles".

Parce que, vu les contraintes légales, la plupart des dépenses sont incompressibles, ou seulement, à la marge. La seule dépense compressible, vite, ce sont tous les travaux de BTP. Là, Bpuygues et co risquent de ne pas être content. Même si les travaux sont inutiles, cela va se traduire par... des licenciements massifs, donc, des contraintes budgétaires accrues.

On ne peut sortir du déficit budgétaire dans le cadre économique actuel.

On nous sort désormais, le modèle canadien de réduction des déficits. Mais, on oublie de nous parler des paramètres du modèle canadien :

- producteur de pétrole, de gaz, et de matières premières minières. Là, en France, on a tout faux.

- voisinage et intégration économique avec les USA, qui font que dans les années 1990, l'austérité canadienne n'existait, dans les faits, pas du tout. Le déficit extérieur US se chargeant de tirer l'économie canadienne.

- le Canada est dix fois plus petit en population que son voisin américain. Donc, pour les USA, acheter pétrole, gaz, matières premières, électricité, etc, ça ne posait pas de problèmes fondamental. Et tirer une économie dix fois plus petite, ce n'est pas un exploit.

- 30 millions d'habitants pour 10 millions de km2, ça donne des ressources naturelles importantes...

En France, résumons ; on n'a ni pétrole, ni gaz, ni ressources minières, voisines de zéro, ou inexploitées, la France est au contraire un des poids lourds de la zone, et la relance de son principal partenaire commercial allemand, n'existe pas. Donc les pisseurs de copies "économistes", sont donc surtout des sorteurs de sornettes.

De 1994 à 1997, les USA ont massivement relancé leur économie, et son commerce extérieur s'est effondré. Le Canada a aussi utilisé sa monnaie. Voilà le "miracle budgétaire canadien".

Angela, tu veux pas relancer ??? Et on peut dévaluer ???

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 21:49

La "guerre", contre l'est de l'Ukraine semble faire long feu. Si l'aéroport a été pris, et qu'il y a eu des victimes, il est clair que les troupes ukrainiennes sont peu motivées pour attaquer les fédéralistes-séparatistes, dont il est évident qu'ils ne sont pas manipulés par Moscou, mais plus activés par une situation interne très inquiétante pour eux, qui a pour nom, corruption, échec économique, inflation, folie des ajustements structurels, et pouvoir dictatorial.

Il est clair que si les mercenaires blackwaters ne voient aucun inconvénients à tuer des civils, et c'est d'ailleurs leur spécialité, surtout s'ils sont désarmés, il est problématique pour toute les armées du monde, d'en faire autant. Cela pose un problème clair.

Surtout si ces soldats n'ont aucune motivation idéologique, ou autre. Pour les blackwaters, c'est autre chose, ce sont des psychopathes.

Quand à la réponse militaire de l'OTAN, elle est pitoyable et risible à la fois. Des avions et des navires. Il n'y a plus de forces terrestres.
A mettre en parallèle avec les dernières informations sur septembre 2013. C'est l'armée US qui a dit "niet", du moins ses hauts gradés, à l'attaque de la Syrie. Avec le congrès, peu tentés par l'aventure.

Sans doute, pour l'Ukraine, la réponse serait la même : les militaires haut placés sont au courant de la déconfiture de leur armée, largement restée à Falloujah.
L'initiative de Poutine a sauvé politiquement le président. Notre poire nationale, était, elle, prête à aller jusqu'au bout.

On voit même la décadence, par rapport à G W Bush, qui a neutralisé le plus faucon de tous, son vice-président, Dick Cheney....

Globalement, on peut analyser le mouvement global, comme une tentative US de se claquemurer sur une forteresse interne, constituée par ses plus fidèles clients. Mais il est clair que ceux-ci souffrent de la bêtise de leur propre politique économique, qui rebute de plus en plus leur population.

Il est donc plus que probable, que le cas ukrainien, se généralise, et fasse école...

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 02:31

Qu'on nous dit...

Toujours en prenant le même exemple. Celui de la fiche de paie.

Qui se dévoue pour leur signaler que ça fait belle lurette que les fiches de paie, ça se fait plus à la main et à la calculatrice, ou au boulier ?

Par contre, moi, il y a trente ans, j'utilisais un truc appelé "informatique", et "ordinateur". Mais ça existe sans doute plus. Pour la compta, d'ailleurs, il paraît qu'on est revenu au décalque.

Et la marmotte met le chocolat dans le papier d'alu...

Si on compte sur ce genre de trucs pour "simplifier la vie des entreprises", on n'est pas sorti de l'auberge.

Quand au reste, ceux qui élèvent sans cesse de nouvelles normes, je vous donne le nom des coupables :

- le gouvernement,

- le parlement... Rions.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 22:38

Entre il y a pas longtemps, l'article précédent et maintenant, la situation évolue à toute allure : le pouvoir qui ne voulait pas entendre parler de fédéralisation, parle désormais de referendum, signe évident que les choses lui échappent.

" Opération anti-terroriste et stabilisation de la situation : on est en pleine novlangue ce qui révèle la véritable nature du régime en place. "

Quel régime ? Le notre et le leur ! Un régime qui accuse les insurgés de l'est de n'être "pas élu", comme si eux, l'étaient.

De plus, la fermentation gagne aussi l'ouest du pays, où "l'ordre" est maintenu par des pillards, avec la même crise sociale qu'à l'est, et peut être encore pire...

Mais les lecteurs décervelés de l'immonde croient toujours que :

- ils sont en démocratie,

- et pas en face. Le pouvoir poutinien est bien plus légitime qu'un pouvoir soutenu par 13 à 18 % de la population, et qui lui dit "cause toujours". Quand à n'être pas dictatorial, c'est simplement à condition :

- d'avoir un métier sûr,

- et bien payé. Les pratiquement 10 millions de sans emplois de France ne trouvant sans doute pas le régime bien sympathique.

Je rappellerais le dogme de base : on pouvait facilement mépriser la Russie quand l'énergie était abondante et bon marché, aujourd'hui, ça devient plus que problématique, et quand on parle de sanctions, ça devient comique.

Encore plus comique, le pic de l'uranium de seconde main est là. La Russie a cessé de fournir de l'uranium recyclé, faute de stocks restant.
On peut penser, donc, que le déclassement des centrales nucléaires US va commencer à grande allure (50 % de la consommation était fournie par la Russie).

«sorties du nucléaire involontaires et peut-être chaotiques, avec des baisses de tension, des pannes d’électricité, voire pire encore.»

La crise sociale, d'ailleurs, devrait nettement se propager en France, avec la hausse rétroactive de l'électricité, décidée... Par le conseil d'état, même pas demandée par EDF, plutôt inquiet de la mesure et qui risque de déclencher une baisse massive de la consommation. (deux hausses de 5 % étaient, par ailleurs, dans les tuyaux).

On parle d'un remake de la manoeuvre sur les prix du pétrole, qui fit chuter l'URSS, pour faire chuter la Russie, cette fois. Peu de chances, que, cette fois, cela réussisse. Les réserves US sont trop faibles, pour un marché trop tendu. Cette fois, c'est eux qu'ils risquent de faire chuter...

Et les saoudiens, en pleine crise sociale, seront sans doute très réticent à collaborer.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 17:00

Le faible pouvoir de Kiev, non élu, putschiste, lanterne. Tantôt il manie menace, carottes et bâtons, devant un est russophone en état désormais de guerre contre un pouvoir contesté, pour une bonne raison : il n'a pas les moyens de répressions.
les actions commandos voulues nécessitent quand même des troupes, et celles-ci refusent d'obéir, quand elles n'ont pas déserté, rejoignant les contestataires.

face à cela, les quelques mercenaires blackwater-academy et quelques prevy sektor qui puissent y changer quelques choses, et les mercenaires savent très bien quand ils ne faut pas y aller. Massacrer oui, se faire massacrer, non.

Ils ne rendent bien que contre des civils désarmés et la culture militaire soviétique y est encore forte. Beaucoup ont combattu, beaucoup ont fait l'armée, cela n'annonce pas une promenade de santé. D'autant plus que depuis l'effondrement de l'URSS les armes ne manquent pas.

Les (censurés) de Kiev ont cherché la bagarre, ils ont pris un gnon. La "révolte" de Maïdan était une révolte bobo, flanquée de nazis, à l'est c'est une révolte populaire de prolos, avec l'élément qui peut devenir déterminant des mineurs.

Les dits mineurs sont réputés violents et choyés, vivent une inflation importante, et la menace de perdre leur emploi, pour faire risette au FMI.

En même temps, ce que cherche Poutine est sans doute en train de se produire, le découplement d'entre l'Europe occidental et les USA. Pour les USA, les risques n'existent pas, pour les européens, ils sont bien réels.

D'abord le gaz, ensuite la guerre. Comme la fin du gaz russe ou sa suspension signifierait un effondrement économique de grande ampleur, sitôt finis les stocks.
Et qu'on ne blablate pas sur les "liens économiques que l'on ne peut rompre", en 1870, comme en 1914 et 1940, France et Allemagne étaient respectivement premiers partenaires commerciaux réciproques, comme au XVII° et XVIII° siècle France et Grande Bretagne, et ne parlons même pas de Venise et de l'empire ottoman, qui commercèrent en se foutant sur la gueule pendant plus de deux siècles.

Quand ils firent la paix, début XVIII°, d'ailleurs, ils étaient tous deux, complétement momifiés.

Quand à "intensifier l'aide financière", à l'Ukraine, comme appellent les USA, c'est bidon. Intensifier signifie encore plus de régression sociale, donc, jette de l'essence sur le brasier du séparatisme russe, et l'occident n'a apporté aucune aide.

Quand au fait de masser des troupes à la frontière, chose dont on accuse Moscou, il est clair que n'importe quel état voisin d'un état en guerre, le ferait. C'est d'ailleurs Moscou qui avait appelé à une réunion d'urgence du conseil de sécurité.

A Moscou, d'ailleurs, le ton devient menaçant, il rappelle la dialectique soviétique : ""Les autorités (en Ukraine) ne veulent pas écouter ceux qui n'acceptent pas la domination imposée à Kiev des radicaux nationaux et des forces chauvines, russophobes et antisémites", a-t-il dit. "La Russophobie grotesque et la haine sont devenues la norme au parlement aussi." "

Il est clair qu'à Moscou, on n'acceptera peut être pas toujours le manque de cervelle évident des occidentaux.

D'ailleurs,la Turquie commence aussi à s'énerver de l'Europe, "’Europe n’était plus une puissance pertinente ". De Gaulle avait dit que c'était un machin. Erdogan a la même appréciation, et sans doute, le caractère de conglomérat devient invivable, aussi à l'extérieur. L'empire européen devient un repoussoir.

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 06:26

Not' bon président va finir par trouver du pétrole de schiste, à force de baisser dans les sondages.

13 % d'opinions favorables, c'est colossal encore, 7 % d'indécis, c'est aussi colossal. 80 % de mécontents, c'est encore maigre.

Quand à la popularité de Valls, clamée par les journaleux, je serais curieux de connaître les questions posées, et sa côte réelle, c'est de 29 %, 43 % défavorables, le reste (28 %) attentiste.

La mousse médiatique retombera vite.

Et les rodomontades de capitaine Fracasse s'écraseront contre la réalité...

Sarkozy aussi, pâtit, sans doute de l'accumulation de casseroles, passant du stade de Tefal, à C discount.

En Valeur absolue, Hollande fait aussi bien que Poutine...

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 05:55

Sur le gaz russe... gnagnagna fin d'hiver, moins de chauffage, stocks, northstream...

En réalité, les pisse copie des échos prennent leurs désirs pour des réalités.
Le gaz a trois usages équivalents, chauffage, production d'électricité, production industriel. Il est vrai que la saison de chauffage n'est plus là, mais en contrepartie, il y a la connerie occidentale, du zéro stock : comme il coûte cher, il est réduit, et les stocks de gaz ne sont plus ce qu'ils étaient, mais environ la moitié des grandes années.

Quand à prendre son gaz ailleurs, il faudrait préciser que les autres producteurs vendent déjà leur production... Et que les marges de manoeuvres sont réduites, sinon inexistantes, et que le gaz de schiste américain et ses éventuelles exportations, visent non pas des quantités phénoménales (les USA sont toujours déficitaires), mais à faire remonter les prix, pour sauver l'industrie du forage...

Quand aux livraisons européennes à l'Ukraine, elles vont buter sur le fait que les Ukrainiens n'ont pas un rond, et que cela finira les stocks encore plus vite... Elles sont donc politiques, déterminées par l'extrémisme polonais et est européen, du moins, de certains de ces pays.

Quand aux milliards des oligarques russes envolés, ils ne se sont pas aperçu que le placement à l'étranger, était surtout destiné à être perdus. C'est une vérité d'airain depuis l'éternité... Mais toujours méconnue.

Quand à la fuite des capitaux de Russie, les occidentaux y ont beaucoup prêté, et font ce qu'ils peuvent pour rapatrier les fonds, et qu'ils peuvent perdre encore plus...

De plus, il est difficile de discerner ce qui découle de la situation ukrainienne, et de la situation générale, qui indique une nouvelle marche de l'escalier. C'est l'économie mondiale qui semble entraînée dans une spirale de la mort.

Mais visiblement, les pisseurs ce copie ont des lunettes roses pour la situation de l'occident, et noires pour celles des autres.

Parler d'une "libération de Gazrprom", est absurde". Et c'est vrai, simplement parce qu'il n'y a pas d'alternative.

D'ailleurs, il semble que la demande aux USA même n'est plus ce qu'elle était, avec des fermetures massives de magasin, malgré, nous dit on "une économie forte" ?

En réalité, comme le dit le site De Defensa et Philippe Grasset, cette crise ukrainienne semble être une crise beaucoup plus forte que le reste, et peut être LA crise terminale du système. Il en faudra bien une.

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 05:43

Les centres commerciaux se portent mal. Ici ils ferment sans avoir ouvert...

Et dans la presse pravda, ils se sont -enfin-, aperçu du problème : une inflation de centres commerciaux, pour un chiffre d'affaire en régression...

Bien entendu, comme les pisseurs de copie sont parisiens, ils s'aperçoivent du problème qui existe "en province", depuis belle lurette...

Globalement, c'est + 37 % de surface pour - 1.7 % de fréquentation et - 1.6 % de vente.

On voit donc un surinvestissement manifeste, alors que le pouvoir d'achat est massacré et le sera de plus en plus.

D'ailleurs, l'emploi à domicile montre des signes de crise, pendant que les imbéciles du G20, veulent massacrer encore plus la demande...

On est dans une conjoncture amusante, où l'on veut promouvoir la croissance, sans distribuer un rond.

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