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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 14:54

Filmographie intéressante vue sur France 3. Il y a 20 ans, un collègue de travail me disait que c'était très simple de transformer un prolo en connard, c'était de lui donner 10 000 francs par moi. Avec ça, il s'y croyait. Maintenant, ça à un peu évolué, la barre est un peu remontée, mais c'est resté vrai.

Des connards arrivistes, il y en avait des floppées, croyant valoir quelque chose et que le chômage, c'était pour les autres.

Porsche, maisons à 850 000 $ et plus, abonnement au club de golf, et en prime, mépris des parents, et du beau-frère.

Bien sûr, tout ça, avec endettement maximum. Inutile de dire que le hoquet du chômage, a fait perdre veaux, vaches, cochons, couvées, plus vite qu'il ne le faut pour le dire.
Avec un homme têtu, qui n'entend pas renoncer à ses signes extérieurs de richesses.

Mal dont est atteint le PDG, qui ne veut pas renoncer à son siège social flambant neuf, et qui pose le vrai problème. Le vrai problème, c'est que sa rémunération égale sans doute largement celle des 3000 personnes licenciées.

On tombe vite dans le "travers de la rolex", où l'on oublie la finalité pour le m'as-tu -vu, le bling-bling, et le tape-à-l'oeil. La finalité d'une montre, c'est de donner l'heure, et d'être le plus fiable possible, la finalité d'une rolex c'est de faire voir qu'on a une rolex, et accessoirement qu'on est un gros con prétentieux.

Qu'est ce qui est important ? La baraque ? Faut il avoir un monstre à 850 000 $ pour loger 4 personnes ? sa femme, sa fille et son fils ? S'il s'était "contenté" d'une maison à 250 000 aurait il été malheureux ? Certainement pas. Surtout que la femme n'a pas l'air décidée à faire non plus une floppée de gamins. Cela me fait toujours marrer cette folie des grandeurs qui conduit à construire 300 M2 pour loger une famille avec 2 enfants.

Pour la Porsche, il s'est finalement très bien passé d'elle, et s'est contenté d'une voiture "banale", pour se déplacer... Ce qui est finalement la finalité d'une voiture. La finalité d'une Porsche, c'est de se faire voir avec... Et de montrer qu'on est un gros con prétentieux. On appel ça un "ouinneur", plus si tellement ouinneur, quand il est obligé d'aller travailler sur un chantier, que le patron termine seul, parce qu'il l'a pris à des tarifs au ras des pâquerettes, pour donner du travail à son équipe.

On voit la différence donc, de mentalité.

Dans ce contexte, les gamins apparaissent raisonnables et sensés... Pas si pourris que le père.

Finalement, il y a de grandes interactions entre les larbins, et la crème, celle dont la femme demande le jet privé, et quand il y a un os, se contente de la ligne normale...

Le larbin, ça s'appelle des Tsipras. Et les dominants, la troïka. Mais on s'aperçoit, finalement, que c'est le lien qui tient les deux. Le jour où il se rompt, ça s'appelle une révolution.

Mais cela ne se finira pas comme dans le film, où tout rentre "dans l'ordre", avec des salaires divisés par deux...
.

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Published by Patrick REYMOND
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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 00:11

Construit aux 19° siècle sont désormais bien malades. Economiquement parlant, s'entend. Parce que techniquement, Suez et Panama ont été recreusés, agrandis, et pourront absorber un trafic grandissant.
Mais, c'est là que le bât blesse. En effet, rien n'indique qu'un trafic mondial -stagnant- se dirige vers les deux canaux.

Panama est essentiellement un canal Nord-Nord, axe intérieur US, plus qu'un canal international. Le trafic des états sud américains, est lui, beaucoup plus restreint.

De plus, il sera menacé par la concurrence du canal chinois du NIcaragua, et ce canal, lui, aura l'avantage d'être, pour le trafic nord-américain, beaucoup plus court. C'est ce tracé qui avait, d'ailleurs, un temps tenté le gouvernement US, qui préféra finalement le rachat de la compagnie de Panama, qui avait quand même réalisé 1/3 des travaux. Le gouvernement US et le gouvernement britannique avait d'ailleurs agi en sous-main, pour dissuader les grandes banques françaises d'y participer.

Pour Suez, c'est aussi très discutable. l'essentiel du trafic est pétrolier, et l'Europe Occidental voit sa consommation s'effondrer. Quand aux USA, ils s'approvisionnent massivement sur leur propre continent, et accessoirement ailleurs, principalement au Nigéria, donc, ils n'ont pas besoin de Suez.

On peut donc être très circonspect sur les perspectives d'amélioration du trafic de Suez, où le gouvernement egyptien espère voir passer les recettes de 5.3 à 13.2 milliards. Il faudrait, pour cela, que la totalité du trafic du cap passe par Suez, et que la croissance du trafic reprenne. On peut sérieusement en douter. L'Europe est économiquement, à bout de souffle, comme l'indique sa baisse de consommation d'énergie, et sa consommation de produits asiatiques, devrait, logiquement, baisser...

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 16:43

Dans le domaine de la construction. Mais comme tout un chacun, on préfère un autre genre de frémissement, dont je vous laisse deviner la nature.

Parce que pour ce qui est du frémissement de la construction, c'est à 99 % de la propagande. De l'effet Coué, qui, comme aux USA, il y a bien longtemps, au début de la crise, s'obstinait à voir un "redémarrage", qui n'existait pas.

Il y avait tellement de choses à vendre, que la construction ne pouvait que décliner. Et quand on perd son boulot, il y est tellement facile de filer les clés de sa maison, de son automobile...

L'amélioration des carnets de commande semble d'abord liée à la rénovation, et ensuite, la construction n'est pas saine, quand un logement neuf est souvent proposé moins cher qu'un logement ancien à refaire.

A Roubaix, (me semble t'il), on propose de la maison à 1 euros, avec l'obligation de rénovation (coût estimé, 100 000 euros).

En outre, il est très clair que le "frémissement", n'est pas évident pour tous. A partir des mêmes données, certains fanfaronnent, d'autres parlent toujours de crise. La seule nouvelle qu'on puisse tirer des données, c'est qu'il y a, semble t'il, un pallier. Mais comme je l'ai dit, je vois la crise, en une succession de LLL.

On se félicite des "mesures énergiques" du gouvernement. Donc, ce secteur n'a pas perdu ses habitudes d'être, systématiquement, dépendant d'une vache à lait.

Quand au bien fondé de construire 350 000 logements neufs, en se désolant de ne pas avoir atteint un chiffre de 500 000 (ça veut dire quoi ?), on ne peut que mettre ici en avant que cela relève du dogme, plus que de la santé mentale bien comprise.

En outre, les 3/4 de ces logements sont inutiles, soit bâtis dans des régions qui n'en ont aucun besoin, soit dans des régions souffrant de thromboses immobilières, comme la côte méditerranéenne. Pour certains, le prix normal à la location est de 12 euros du M2, à certains endroits, ça ne se loue pas à 3 ou 4 euros M2.

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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 16:17

Nous dit on. C'est comme les chômeurs, finalement, ils ont besoin d'un travail, et pas d'aides. Mais pour les deux, ils auront de -petites- aides, mais pas de prix, ni de travail.

Faut pas déconner, il faudrait remettre en cause toute la politique depuis 50 ans...

On feint de s'étonner, comme en Grèce, on ferait mieux de se demander si les aides, finalement, ne contribuent pas au problème...

Manne si exceptionnelle, quand elles deviennent structurelles, elles faussent tout, et une minorité de gens chassant la prime, finalement, réussit à en capter la majeure partie.

En outre, on finit toujours par dépasser les capacités de financements. Comme on ne remet pas en cause les autres budgets, on n'agit plus qu'à la marge, comme pour les "réformes" des retraites, où les nouveaux entrants (700 000 /an), sont priés de se sacrifier pour ne pas troubler la quiétude des 14 000 000 d'installés.

Donc, 100 millions d'aide, pour 20 000 agriculteurs en difficulté, ça fait 5 000 euros chacun, c'est loin du compte, et pour 200 000 éleveurs, car le saupoudrage ne concernera pas que les 20 000 à la veille du dépôt de bilan, ça fait 500 euros. En ne versant pas à tout le monde, on arrivera sans doute à 1000.
Comme pour la Grèce, on leur propose de rouler la dette.

Le "stock" d'aides diverses à l'agriculture contribue aussi au problème. Une année, 99 % du revenu agricole était constitué d'aides, et se concentrait, suivant la loi de Pareto, à 80 % sur 20 % des exploitations. Les petits arrivaient à être rentables, pas les gros...

On ne peut, dans la structure actuelle, et dans le dogme du libre échange, rappelé par Bruxelles, rien faire. Sinon donner des aides de plus en plus petites, et comme on le voit avec la Russie, inutiles.

En effet, en Russie, pour le moment, ce qui est donné, ce sont des aides à l'investissement, et d'une manière générale, ce qu'on ne voit pas dans l'essor des nouveaux pays industrialisés, le fait que les usines montées, sont neuves, bien étudiées, productives, alors que l'industrie des pays occidentaux est désormais antédiluvienne.

Et oui, la capitalisme, c'est avant tout une question d'investissement, et non, comme on le serine et le confond, de libre-échange.

La Russie, depuis 2011, ouvre une usine par jour. Il est difficile de combattre une industrie neuve par la manipulation monétaire.

Finalement, aux agriculteurs, mais aussi face à d'autres, la politique actuelle, c'est de faire comme les rois de France. A chaque entrée dans les villes, on criait "largesses aux manants", en jetant des pièces de cuivre ou de laiton de faible valeur.

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 20:16

Les sanctions anti-russes vont voûter 2.5 millions d'emplois et 109 milliards à l'Union Européenne.

Pour la Russie, le coût est inexistant, puisqu'elle produit une bonne part de ce qu'elle importait (substituts d'importations), et que le reste est assuré par d'autres fournisseurs.

La première économie touchée est l'Allemagne, la seconde l'Italie. La Pologne est ravagée en termes d'emplois, mais le coût reste modeste (300 000 emplois et 5.6 milliards d'euros).

Il reste que le bal ne fait que commencer, notamment en matière agricole. Le marché, déjà passablement encombré, l'est encore plus, et le sera de manière dantesque avec le TAFTA. On va avoir beaucoup de forêts en Europe occidental.

A part ça, l'Union européenne, c'est la prospérité, c'est visible, et la paix, comme au Donbass.

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 19:43

Journaliste, définition, nom masculin ou féminin d'une personne très sommairement alphabétisé, mais totalement inculte. Et je le démontre.

Dans un article du Figaro, certainement un copié-collé de quelque chose, une "petite" erreur, vient de se glisser.

Le pisseur de copie nous annonce : "En 2014, la production mondiale a atteint 39,33 milliards de tonnes équivalent pétrole ". Il confond millions et milliards et devrait être, d'urgence, renvoyé à l'école primaire.
La production mondiale de charbon a atteint en 2014, 3933 millions de tonnes, équivalent TEP, soit, 3 milliards 933 millions de tonnes équivalent pétrole, et le double, environ, en charbon, soit 8 milliards de tonnes (une TEP = 2TEC -tonne équivalent charbon-). Ceci étant des ordres de grandeur.

L'inculture étant l'inculture, le journaleux n'a pas tilté sur les ordres de grandeur. Cela voudrait dire, qu'on produit 10 fois plus de charbon que de pétrole, et qu'en fait, on est tous déjà mort, et pour les rares agonisants, qu'on ne voit pas à dix mètres devant soi... Et qu'en fait, on ne produit pas ou plus, 40 milliards de TEP en charbon, mais zéro.

40 milliards de TEP en charbon, cela représente aussi 80 milliards de tonnes de matériaux...Je doute que nous ayons, à l'heure actuelle, les moyens techniques et énergétiques de faire aussi bien.

De plus, si le dit avait simplement fait l'addition des 10 plus grands producteurs, il aurait vu son erreur. Mais sait il compter ???

Autres nouvelles charbonnières, le Royaume Uni voit disparaître ses dernières mines de charbon. Cette production y avait culminé en 1913, à 313 millions de tonnes, et n'était pas étranger à son statut de superpuissance.

Les mineurs, quand à eux, se retrouveront sans doute, comme les mineurs licenciés dans les années 1980, en invalidité, pour 90 % d'entre eux. La mine, ça use.

Pour la Chine, il est clair que les réserves prouvées et rêvées ne vont pas durer très longtemps à ce rythme là...

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 22:43

Il faut dire, l'état met une rare énergie à mettre en faillite les collectivités locales. Après avoir rendu légaux des prêts qui ne l'étaient guère, et ne le sont, d'ailleurs, toujours pas, rien d'étonnant, donc, que de 1 à 5 soient en faillite d'ici 2015, et une trentaine d'ici 2016.

Il faut dire que ceux-ci ne contrôle finalement, pas grand chose, ni recettes, ni dépenses, largement sociales, et votées au parlement, et très imparfaitement compensées.

Comme on est incapable, en haut lieu, de faire la moindre projection et de voir le moindre effet de bande, il faut annoncer, donc, l'effondrement du secteur du BTP, donc le niveau, vient essentiellement des collectivités locales (70 % à 90 %), les pourcentages indiqués vont du plus optimiste, au plus pessimiste. Autant dire, qu'une fois les coups tirés partis, plus personne n'investira un rond. On retrouvera les maires des années 30, à qui il était complétement superflu de demander quoi que ce soit.

Avec l'immobilier qui se voit apparaître comme ce qu'il est : un boulet, on est donc bien parti pour un effondrement économique généralisé.

Certains faisaient semblant de croire, ou croyaient ils réellement que la dépense publique était intrinsèquement mauvaise. En Grèce, elle a été réduite de 10 %, réduisant le pib de 25 %.

Donc, la baisse des dotations, la légalisation des emprunts pourris, la création d'une caste de fonctionnaires territoriaux, rend totalement ingérable les collectivités locales.

Autre incohérence, le siphonnage des fonds HLM, destinés à la construction. Une péréquation faite au profit de la région riche, la région parisienne, au détriment des régions pauvres, où le besoin de construction est inexistant, mais où il faudrait rénover...

Quand à la réforme des communes, pareillement, elle ignore totalement l'effet d'inertie des dépenses publiques. S'il est, effectivement, des différences qu'il faudrait gommer, on ne les gomme pas du jour au lendemain. Sinon, on permet la faillite des collectivités locales.

De même, une égalité, par tête désavantage le rural, aux charges de structures plus importantes par tête, sans compter, bien sûr, les communes riches dans leur quand-à-soi, qui ne demandent pas du tout à en sortir...

La crise des collectivités locales est le début de la crise de l'état. Et sans état, on meurt vite. Si le Tafta ne nous a pas tué avant. On parle d'un effondrement de l'espérance de vie, suite à sa signature. C'est tout à fait possible, mais ce sera dans l'ordre des choses.

Dans les temps anciens, la différence entre le noble, et le non-noble était VISIBLE. l'un était 20 cm plus grand, nourri suffisamment.
Chose qu'on retrouvera certainement dans les temps des troubles qui s'annonce. Mais le plus marrant dans la situation d'effondrement, c'est la tentative de mettre fin à la monnaie physique. A mon avis, ils se font de très lourdes illusions.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 23:33

La religion de Hollande, c'est la sainte trinité de l'UE, de l'euro et du libre échange. Il est donc en total porte-à-faux, quand il dit qu'il faut consommer local.

Le libre échange, c'est de faire des appels d'offres et d'accepter le moins disant. Point Barre. Que le moins disant soit étranger, rien à battre.
Mais, ses propos relève d'un très ancien colbertisme. Celui-ci disait -déjà-, que pour approvisionner la marine de guerre, il fallait du boeuf français plutôt qu'irlandais, parce que les pécunes restaient en France, y créaient de l'activité et permettait de payer les impôts au Roy, et que, partis, tout l'enchaînement vertueux, partait aussi.
Il apparaît aussi que la Grèce de 2015 est beaucoup moins extravertie que la Grèce de 2010. Elle est revenue à une production indigène et locale beaucoup plus grande, par simple effet de compression de la demande.

Hollande, donc, promène son catéchisme libéral, tout en priant pour qu'on ait une pratique protectionniste, voire autarcique. En somme, il bave d'admiration devant Poutine et la Russie, qui a, elle, authentiquement commencé une politique protectionniste, voire autarcique.

Réserverait il, d'ailleurs, les commandes des collectivités aux agriculteurs locaux, qu'il entrerait en collision avec le dogme, et serait très vite condamné devant les tribunaux de l'inquisition, pardon, de l'union européenne.

C'est vrai qu'on peut légitimement se poser la question de savoir s'il est très sain, mentalement parlant, d'importer des trucs et des bidules, qu'on pourrait tout à fait produire chez soi. L'argument du consommateur qui veut des baisses de prix, étant ce qu'il est, un prétexte.

En attendant, il donne des cacahouètes aux singes, pardon, agriculteurs. C'est tout ce qu'il a à donner. 100 millions (plus 1000 de reports de charges), c'est dérisoire. On dit qu'il y a 20 000 agriculteurs qui risquent de déposer le bilan. Réparti sur 20 000, ça fait 5 000 euros, mais ils seront plus que cela à en bénéficier. Et puis, 5 000 euros, sur une exploitation agricole, c'est de la menu monnaie.

Certains disent que les énarques du PS se sont fait à l'idée de passer la vaseline. Je leur rappellerais, ou plutôt je leur apprendrais à cette bande de nuisibles incapable de faire quelque chose de leurs 10 doigts, que la vaseline, ça peut aussi servir à graisser des pièces mécaniques, notamment, celles de guillotines.

Pour revenir à ce que certains disent sur le blog, je leur rappellerais comment ça se passait dans les temps anciens, pas si anciens que ça. Lors du siège de Paris par Henri IV, une horde d'affamés sortit, mais la seule chose qu'ils attaquèrent, c'est un champ de blé. Ils le mangeaient directement, sur l'épi. Les soldats, gênés, firent peu d'efforts pour les repousser, n'osant même pas utiliser leurs armes. Puis vint l'ordre du Roi de les laisser faire. Puis vinrent les paysans qui cultivaient ces champs. Ils n'avaient pas d'armes, seulement des instruments agricoles. Ils les tuèrent à coups de fléaux. Sans exception, et souvent, sans que ceux-ci essaient même de se défendre ou cessent de manger les grains à même l'épi.

Un désespéré, adapté à un monde ancien n'est pas un danger très longtemps. Quand la force défaille, ou qu'il a la chiasse parce qu'il a bu n'importe quoi, il n'ira pas très loin. En réalité, seulement jusqu'au cimetière.

Cette réalité se voit souvent en Afrique dans les conflits. Les kilomètres pèsent lourds dans les jambes des réfugiés. Tellement lourds, qu'ils en meurent très vite.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 16:51

La question de la viande est finalement, très simple. vendu 100 au consommateur, elle est achetée 10 au producteur.

On a voulu augmenter le prix payé au producteur, en le répercutant, bien sûr, sur le consommateur. Manque de bol, ça n'a pas fonctionné.
Parce que les énarques qui nous gouvernent ont une connaissance très succinte des circuits économiques qui existent dans ce pays.
Les prix sont fixés, librement, par la loi de l'offre et de la demande. Et qu'on peut bien aller voir le prince en son château, il ne peut contrarier cela, dans un contexte de libre circulation des marchandises, et de sanctions et contre-sanction russes, qui encombrent le marché intérieur.
Quand bien même cela aurait fonctionné -la hausse des prix-, on se serait heurté à un autre problème.
C'est la paupérisation. Les grecs mangent beaucoup moins de viandes, et si la situation n'est pas si catastrophique dans le reste du continent, on y a aussi atteint un "peak meat", que ne ferait qu'accélérer une hausse du prix.
Les agriculteurs y ont aussi une part écrasante. Ils ont totalement délaissé la vente directe. Celle où il est habile de faire de la qualité et de vendre à 80, au lieu de 10.

Mais cela, c'était chiant. Je me souviens d'une conversation il y a une trentaine d'année. Un retraité demandait un veau à un de ses amis paysan. Honnête, Il lui a dit de le prendre où il le voulait, mais pas chez lui. Nourri à l'ensilage, les vaches partaient à 3 ans à l'abattoir, avant d'avoir des cancers. le lait était alcoolisé ( à 0,5°), au sortir du pie.

Ce paysan est toujours vivant, retraité, peste contre les "assisté" (alors qu'il l'a toujours été), et deux de ses enfants ont repris la ferme, et sont sur endettés, et continuent à produire de la merde, craquant toujours pour le dernier modèle de machine, vivant sous perfusion du crédit A...

Ils en sont conscients, mais n'ont pas l'énergie pour en sortir. Vaut il mieux vendre 200 veaux bradés à 10, ou 40 à 80 ? La réponse est évidente. En attendant, ils survivent pratiquement sans salaire, toujours à cours, confondant chiffre d'affaire et bénéfice.
La responsabilité, aussi, des conjointes qui ont bien voulues se marier à des paysans dans les années 1970, a été écrasante. Pas question de se casser un ongle.

Pourtant, il y avait une demande. Mais l'esprit de lucre consistait à vouloir vendre 110 en direct, la même merde.

Dans l'esprit survivaliste, ces paysans là, ne sont pas mieux armés pour un crash économique que les autres qui ne conçoivent pas la vie sans la grande surface.

Ils dépendent bien trop, peut être encore plus que les autres, des énergies fossiles. Ce sont plus des mécanos que des agriculteurs...

La population, de manière globale, n'est plus armée pour la survie. Elle est désormais entièrement dépendante du système économique, et, dans le pire des cas, de l'aide sociale.

La population des années 1930 et 1940 n'était pas si éloignée du monde agricole. Elle en avait la mémoire et la pratique du jardinage.

Maintenant, la personne avisée va au "super carrouf géant", et se baisse ou se hausse sur les pieds, va voir derrière. L'hyper adapté, lui, se contente d'attraper ce qui est à la portée de la main, jugeant sévèrement le précédent, condamne la publicité, alors que le précédent la lit pour voir les bonnes occases...

Bref, le "culte du cargo", dans toute sa splendeur. A la différence des papous qui attendent vainement les cargos, eux, ne savent pas du tout survivre si le cargo ne vient pas.

Quand aux mesures d'aides, elles sont ridicules : de l'aspirine administrée à un cancéreux...


Bref, pour résumer, le système est incapable de garder les gens vraiment indispensables à sa survie. La plupart des "actifs", ressemblent beaucoup aux guignols élyséens et matignonesques : des manipulateurs de symboles, sans aucune utilité, mais très nocifs...

Rien d'étonnant, donc, que les mesures d'abattages des loups soient massivement rejetées, elles indiquent une époque. Celle où le nuisible est préféré à l'utile.

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Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 17:18

Les choses se ressemblent au cours des siècles, l'effondrement surprend toujours la majorité des gens qui ne peuvent le concevoir.

Les fins d'empire, en réalité se ressemblent toujours. Ce qui reste, en dernier, c'est la force militaire.

En 1643, les tercios étaient toujours impressionnants. Et puis ils furent battus, et la force militaire s'évapora.

On pourrait le dire de la grande armée, de l'armée allemande, et demain, de l'armée US. Et de la construction européenne. L'espagnol hier objet de crainte, fut objet de dérision en fin du XVII° siècle. Le soviétique si craint s'évapora. Aujourd'hui, on le confond avec le russe, lui devenu redoutable...

La construction européenne semble si solide. Si éternelle. Faites pour 1 000 ans.
Mais comment expliquer que les termites rongent l'édifice ? Et faire le lien ? En France, le marché de l'outrecuidance secondaire s'effondre. Achetée trop chère, trop chère à l'entretien, nous dit on. Mais ce n'est qu'une composante de l'effondrement immobilier. Après, ce sont des ouvriers à 2000 euros (à deux), qui se lancent dans le bain.

Mais on voit les limites. des gens qui ont mis des années pour établir un budget de 125 000 euros. On est encore très loin des prix affichés.

Dans un village de Haute Loire, un meurtre défraya la chronique. Maintenant, à cet endroit, la règle, c'est - 50 % sur les prix affichés.

La morale, en est simple. Les gens n'ont plus un rond.Le système collapse. Et les zélotes du marché, renvoyé au marché local. Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées, britanniques, américains, russes, chinois, etc...

La piscine, qui, hier, pour 100 000 euros dépensés faisait prendre 200 000 euros de plus value, est aujourd'hui, le boulet. Une piscine, c'est cher, non seulement à l'achat, mais à l'entretien. Et ça vieillit vite.

Et puis, pour les moins fortunés, les travaux éternels, il y en a ras le cul. Ras le cul, aussi, du tarif unique du Périgord : "tout à 1000 euros".

Donc, on va assister au collapsus du système. Sans doute, une crise économique monstrueuse, car non prévue et non gérée.

Quand on sombre dans l'idéologie, on invente le monde parfait. Donc, ce monde parfait ne connait pas les coups durs, les vaches maigres, qui peuvent devenir des tas d'os dans les près.

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Published by Patrick REYMOND
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