24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 02:46

Pardon, c'était un réflexe, je voulais dire, hourra, hourra pour la démocratie, mais de préférence, sans le peuple.

Vous comprenez, l'élection, ce n'est qu'une pénible formalité pendant laquelle on risque de perdre sa sinécure.

Aussi, on ne demandera plus l'avis du peuple pour la modification des entités territoriales : sont supprimé toutes les obligations actuelles de tenue de référendums locaux.

Les conseils régionaux d'Alsace sont pour la fusion des deux départements, les élus régionaux sont pour, donc, logiquement, on ne demandera plus l'avis du peuple : il est contre.

Le dit peuple en viendra vite à la conclusion finale : la seule chose qui mérite d'être supprimée, ce sont les élus. De préférence de manière violente. Car ils ne connaissent que le rapport de force violent. De cela est venu le jeu de mots des "sans dents".

Comme pour le barrage de Sievens, le stade de Lyon, le peuple est prié de se tenir à l'écart des mesures toujours tenues dans son intérêt.

Même si l'intérêt de voir des millionnaires apatrides courir après un ballon, c'est terriblement limité. (comme le QI des dits millionnaires).

Quand à l'utilité des barrages destinées à l'agriculture, on aurait eu le même résultat avec des retenues collinaires beaucoup moins onéreuses. Mais c'est justement là que le bât blessait, c'était pas assez cher, mon fils. Pas même le 1/10 du prix affiché pour le barrage. Qui prendrait au sérieux des hommes politiques qui dépensent si peu ???

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 00:55

Toute orgie finit de la même manière. On dégueule et on a mal au crâne. L'immobilier ne fait pas exception à l'histoire.

Ici ou ailleurs, on s'aperçoit que toutes les histoires se ressemblent : beaucoup de biens à vendre, peu d'acheteurs.

Les données de base sont têtues. Dans la plupart du territoire national, il y a plus de logements libres que de demandes de logements, soit en vente pure, soit en vente et locations...

Si le logement reste une priorité pour beaucoup de français, ceux-ci restent dans la même configuration. Avec un salaire médian à 1645 euros, même à deux, les possibilités d'endettement sont restreintes, 100 000 à 150 000 euros.

Cerise sur le gâteau, et comme dirait le regretté Audiard, les "cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait". On veut supprimer le prêt à taux fixe. Comme ça, l'immobilier vaudra vraiment plus rien du tout.Le risque sera transféré de la banque au quidam. Donc, on voudrait que le marché tombe à 200 000 unités (une vente tous les 175 ans, vu le nombre de logement), on ne s'y prendrait pas autrement. Donc, il n'y aura qu'une manière d'accéder à la propriété, c'est d'hériter. On la construire en terre pour 10 000 euros.

Dans cette situation de blocage, l'entretien se réduira au minimum, et la construction, en peau de chagrin. Dans les années 1930, c'était 100 000 logements/ an, ce sera sans doute un peu supérieur, mais guère plus. Sans compter toute la partie du parc qui sera à l'abandon, tombant doucement en ruine.

Déjà, sur la plupart du territoire national, la chasse à l'acheteur ressemble à la chasse au Dahut... Explication. Le marché de la résidence secondaire s'est effondré en 2007, et ne redécolle pas. Les biens en vente, donc, se retrouvent proposés à la seule demande locale, souvent très faible, sinon inexistante.

Donc, les patrimoines seront figés, et on assistera à une féodalisation certaine. Les rares ventes se feront avec apports personnels, crédits amicaux et familiaux et prêts vendeurs. Les prêts vendeurs peuvent s'étaler sur des décennies, ou des siècles, et là aussi, conduire à des sujétions éternelles ou importantes, ou au contraire à des quasi-escroqueries.

Pour ce qui est des baisses annoncées, elles sont risibles. - 20 % à 300 000 ou 400 000 euros. Certains ont du mal avec la réalité, encore.

Mais, sans doute, le crédit crunch qui s'en suivra a une autre finalité : faire des prêts à taux variable sur tout, le frigo, la bagnole, les soins que ne remboursera plus la sécu. Mais, là aussi, c'est mort, la marque d'un temps ancien. Sans doute, le marché du frigo d'occasion a dépassé celui du neuf, la bagnole est souvent achetée à tout petit prix, quand aux études des gosses, ils iront la finir par formation imposée par paul l'emploi.

Pour ce qui est de la santé, là on va rire. Le "marché" de la santé est aussi au plus mal. Le privé veut être privé, mais avec la garantie publique. Une "grève illimitée", des cliniques privées est envisagée. Tant mieux, ça évitera toutes les opérations inutiles qu'elles font, en manipulant le client, pour verser de plantureux dividendes à leurs actionnaires.

Ces cliniques font littéralement leur marché chaque jour, en opérant tout ce qui leur tombe sous la main, sans souci des conséquences, et le grand professeur prend une rallonge au passage pour opérer lui-même...

Le monde médical est largement étranger aux progrès de l'espérance de vie, qui est largement causé par l'amélioration du cadre de vie, et par une médecine à trois sous. Comme Knock jadis, il est arrivé au stade où il crée souvent plus de maladies qu'il n'en soigne réellement.

Les seniors, les plus consommateurs de soins, de "plus en plus touchés par la pauvreté", feront de très mauvais moutons. D'abord, on ne prête pas aux vieux, et leurs maladies sont incurables. Déjà que leurs héritiers n'arrivent pas à payer la maison de retraite...

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 18:22

Je me sens génial sur ce coup là. Toute personne pas d'accord avec moi, ayant lu ces lignes le 17 novembre 2014 peut m'envoyer ses commentaires (et injures) le 17 novembre 2150.

Cette fois-ci, c'est bicauze les énergies renouvelables. Les entreprises énergéticiennes font braire leurs ânes, et envoient leurs pom-pom girls pour nous dire que le renouvelable, c'est pas bon.

Le seul problème c'est que l'avis "d'expert", et "d'autorité incontestable", c'est pas si incontestable que ça à la lecture du CV : "Directeur général de sociétés Véolia/ Dalkia énergie sud est", ça relativise tout à fait le caractère "d'expert ""incontestable".
Comme je l'ai déjà dit, le "désastre financier", du renouvelable allemand est incontestable. C'est dans d'évaporation de 500 milliards de capitalisation boursière causé par les 4.7 % d'énergie photovoltaïque.

C'est sans doute le secrétaire général du GIE Agirc Arrco qui le pense très fort.

On peut donc avoir de très gros doutes sur l'objectivité intrinsèque de l'auteur. "Asinus Asinum Fricat", nous disait Robert Merle, reprenant le proverbe en vogue au début du XVI° siècle, la "caque sent toujours le Hareng".

L'intérêt général contre l'intérêt particulier, l'élite contre les peuples. Toute période de changement est une période de rupture. On peut mettre 3000 piétons dans la rue à Nantes pour l'aéroport et 1000 pour Sivens, en disant "c'est la démocratie", la démocratie elle est gaulliste ou elle n'est pas. Quand on n'a pas l'assentiment populaire, on se barre, et le président 12 %, devrait se barrer tant qu'il peut le faire sans risque et par la porte.

A NDDL, certains voient ce qu'ils vont empocher tout de suite et plus tard, et la piétaille le travail, même si celui-ci est complétement inutile et/ou nuisible. Bien entendu, à Sivens, on a choisi la solution la plus chère, et qui coûtera encore plus cher puisqu'il y a eu mort d'homme.

La solution des cartes de Cassini, c'était la solution la moins dépensière, parce que, quand on n'a pas le fossile, on utilise la ruse. A Sivens, on a certainement choisi la plus onéreuse, ça arrose le plus de monde.

On est dans un dialogue de sourd, où certains autistes veulent continuer "comme avant", alors que rien ne peut faire "comme avant". Quel intérêt, pour la Grande Bretagne d'investir dans un charbon défunt ?

La fin de la bulle de crédit sonnera certainement aussi, la fin de la bulle pétrolière.

Pour ce qui est de la rupture élites/peuple, comme le dit le site "De Defensa", l'embargo sur le Mistral est complétement aux antipodes de la pensée populaire. Le peuple français veut que ce bâtiment soit livré. C'est le contrat, la parole donnée et l'honneur. Tout ce qui manque aux élites.

Les élites, comme le prouve l'affaire Bygmalion, c'est la mafia, la connivence, les arrangements...

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 01:42

Un peu avec un article paru dans "l'échelle de jacob", ou le grand n'importe quoi.

D'abord, ce genre d'articles niais ne peut ravir que des niais. Creuser 10 000 puits par an aux USA, ça se fait depuis 1945. Le nombre de puits classiques en activité est stable entre 450 000 et 500 000, soit les 2/3 de puits existants sur terre, pour 5%, même pas, de la production mondial, bel exemple d'efficacité décroissante. 8 000 à 10 000, c'est le nombre de puits déclassés chaque année, et le nombre de puits creusés, depuis 70 ans.

Le nombre de puits creusés dans la roche mère tournerait, de mémoire, autour de 700 000. Soit, bien plus de 10 000 par an. L'industrie du forage US est particulièrement puissante, et particulièrement soviétoïde, c'est à dire nourrie au biberon des subventions étatiques.

Quand à dire que les forages ne sont pas dangereux et n'engendrent pas de contentieux, le monsieur, il a jamais vécu en région minière.

L'histoire des HBCM et consorts, c'est une suite ininterrompu de procès. Et c'est loin, très loin d'être fini. Alors, tritouiller massivement la terre et que ça n'ait aucune conséquence, il faut être gonflé comme un melon pour le prétendre.

Quand à l'efficacité énergétique, le monsieur la décrit comme rêveur et impossible. Pourtant, elle est inhérente et inscrite dans les gênes de la révolution industrielle. Chacune des vagues est plus économe que la précédente, mais les lobbys énergétiques se démerdent ardemment pour que la demande, in fine, ne faiblisse pas. Et pour cause.

En Allemagne, 4.7 % d'énergie électrique photovoltaïque, c'est 500 milliards d'euros de capitalisation boursière parti en fumée.

Rappelons la solution californienne (sans doute "communiste") : travail de norme, et rachat d'équipement énergivore, et un californien consomme deux fois moins d'électricité qu'un US américain classique...

Ce qui fait le prix de l'énergie, c'est la quantité marginale, manquante, ou en trop.

Un article paru sur les USA, d'ailleurs, montre que les réductions de gaz à effets de serre repose à 30 % sur le gaz, 30 % sur l'efficacité, et 40 % sur le renouvelable.

Le débat reste donc le même. On peut très bien agir fortement sur l'efficacité, développer le renouvelable, et assister au naufrage complet du CAC 40 et consorts.

Quand à laisser le gaz et le pétrole de schiste dans la terre, je ne voie pas où est l'inconvénient. Si c'est vraiment aussi génial, il n'y a aucun risque à attendre que d'autres essuient les plâtres, au contraire... C'est de la stratégie.

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 02:27

La Norvège va construire deux câbles (enfin, deux gros) pour vendre son électricité à l'Allemagne et au Royaume Uni. et acheter les surplus éoliens et photovoltaïques pour stocker de l'eau.

ça, c'est une vraie nouvelle économique, un vrai changement, et une vraie rupture.

Faut il noter, aussi, que c'est une nouvelle d'origine russe. Il faut donc aller chercher là les vraies nouvelles économiques ???

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 20:52

Contrairement à ce que pense Discotonio des "infos du nain", 13 % n'était pas un point bas. Le point bas avec le libéralisme économique, c'est 1 % de satisfaction, atteint par B. Eltsine.

Hollande poursuit donc sa marche en avant, avec 12 % de satisfaits, dont on se demande d'où ils sortent, suivi à peu d'encablures par Valls, dont les 22 % apparaissent napoléoniens.

Il reste quand même étonnant que les deux comparses aient encore une popularité aussi élevée.

Quand aux voeux de la populace, la baisse des impôts et la réduction du déficit, on peut dire comme nos amis québécois que ce sont deux niaiseries du plus bel acabit.

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 01:42

Entre exagération et thermomètre de notre époque.

La France veut envoyer... 13 infirmiers et infirmières, «La France ne peut pas aller plus vite», et compte dépenser 100 millions d'euros. Bref, le minimum syndical.

On nous dit que certains villages ont été exterminé, dans un, un sel survivant sur 40. C'est alors, une anomalie statistique, puisque le taux de contamination y aurait atteint 97.5 %, et la mortalité 100 %. Ce genre de nouvelles biaisées n'aide pas à comprendre l'étendue du problème.

Que le nombre de cas officiels soit plus que dépassé, c'est évident. Les décès ne sont ni déclarés, ni comptabilisés, pas plus que le nombre de cas.

Mais, la source;MSF, n'est pas fiable. Et ne l'a jamais été. En aucun cas, aucun lieu, aucun temps, il n'y a eu 100 % de contaminés, et 100 % de victimes.

Tout d'abord, il y a dans chaque épidémie, une frange plus ou moins importante de la population qui ne peut absolument pas attraper, pour des raisons génétiques, cette maladie.

Ensuite,les patients africains sont beaucoup plus susceptible de souffrir de co-infections, comme le paludisme, sans compter la palette de MST qui évoluent en Afrique...

Le Libéria voit baisser, semble t'il, le nombre de victimes. Il est clair que pour qu'une épidémie soit jugulée, il faut un appareil étatique, et non des leçons de morale. Zerohedge mat le doigt sur le problème américain : il n'y aura personne pour payer des frais d'hôpitaux dantesques...

On nous dit, d'ailleurs, que nombre d'emplois vont disparaître dans les pays développés, d'ici quelques années.

C'est une manière de nous dire que la civilisation va disparaître ??? Et laisser la place au moyen-âge, avec ses épidémies, etc ?

Il est déjà clair que la plupart des emplois actuels, ne servent, in-fine, à rien. Ce sont des emplois occupationnels, comme ils sont très visibles dans les mutliples fonctions publiques, ils sont décriés, mais ils sont aussi très nombreux ailleurs.

Alors, en supprimer la moitié, ne serait pas absurde, dans l'absolu. il reste à savoir ce que nous voulons comme société, et comme disent certains, des riches qui vivent 120 ans, des pauvres qui vivent 60 ans, et sans doute, beaucoup moins dans l'avenir, avec le problème que les 80 ou 90 % de pauvres se mettent dans l'idée de coller un pic à glace dans la tête des super-riches de 120 ans.

En outre, des machines qui produisent pour... pour... pourquoi déjà ? Satisfaire des besoins que les humains n'ont plus les moyens de s'offrir ???

On atteint le comble de l'absurde. Retournons donc au moyen-âge, où le travail, finalement, était nettement plus réduit que maintenant, Dimanches obligatoirement chômés, fêtes des saints, plus nombreuses que les Dimanches, et l'hiver sans gros travaux...

Et avec une vraie redistribution vers le bas, des plus riches, vers les plus pauvres, qui se devaient de dépenser pour "tenir leur rang".

Vaste question, en perspective...

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 01:17

Prendre pour données la banque Mondiale, il faut avoir du culot. S'il y a bien une chose que la banque mondiale, le FMI ou la réserve fédérale ignore plus que tout, c'est la réalité.

La réalité européenne est simple ; depuis 2007, la consommation énergétique régresse globalement, et seule, finalement, l'investissement dans le renouvelable est réel et palpable. Dans les autres énergies, quand il y a investissement, notamment dans le charbon, c'est que le "coup était déjà parti", il y a bien longtemps (mais, rassurez vous, il ne part plus depuis), et est souvent plus que compensé par des baisses de capacités anciennes.

Il est clair que pour l'électricité, c'est l'hémorragie dans le fioul, le gaz, le charbon. Au niveau mondial, c'est l'hémorragie dans le nuke.

"En 6 ans (2007 – 2013), l’Europe a ainsi perdu 9% de sa production industrielle, avec il est vrai une répartition variable : -13% au Royaume Uni, -14% au Danemark, -4% (seulement !) en Suède, -22% en Finlande, -19% en Italie, -22% en Espagne… L’Allemagne fait glorieusement 0%, le Japon -8%, et même les USA doivent aussi se contenter de 0%, nonobstant les gaz de schiste. L’industrie procédant nécessairement de la transformation de ressources physiques, rien ne permet de penser que la courbe va s’inverser. " (source : Manicore et Jancovici).

Donc, nécessairement, dans l'OCDE, il y a obligatoirement poussée du renouvelable, alliée à une décroissance de la consommation d'énergie.

Dans l'union européenne, la consommation s'établit à 700 M Toe, 300 gaz 300 renouvelable et nucléaire, 200 charbon (2013). Et la croissance ne provient pas du nucléaire, en pleine déconfiture.

La Chine, quand à elle consomme essentiellement du charbon et elle est en train de griller ses réserves comme une ampoule flash. En moins de 30 ans, elle les aura consommées, le reste du monde, s'il progresse en consommation d'énergie, brûle gaz et pétrole.

Mais, même dans ces endroits là, le renouvelable progresse et parfois spectaculaire, mais comme il est largement auto-consommé, il ne rentre pas dans les statistiques Banque Mondiale, qui, comme le FMI et un célèbre directeur de fonds d'investissements qui s'avèrent oh combien judicieux, félictaient naguère Moubarak, Ben Ali, Kadhafi pour leur gestion judicieuse de leur pays...

Il est sûr que pour le monde, l'évolution n'est pas aussi spectaculaire que pour l'Europe et l'Allemagne, qui combinent hausse du renouvelable et baisse des consommations, mais la poussée du renouvelable est tout aussi forte, particulièrement dans le solaire thermique, qui, totalement auto-consommé ne rentre même pas dans les statistiques.

D'ailleurs, la baisse importante de la consommation européenne contrebalance le fait que ses ressources énergétiques se contractent.

Le renouvelable semble, avec les économies d'énergies la seule voie réaliste et acceptable, en même temps que le sacrifice des activités de prestige, dans laquelle je mettrais l'aéronautique.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 01:58

Le renouvelable continue sa poussée, en Allemagne surtout, et dans le monde en général, et il bouscule, l'électricité issue des combustibles.

L'électricité issue des combustible n'a qu'un seul tort, justement, celui de devoir utiliser des combustibles, ce qui engendre, naturellement, une non-compétitivité fondamentale, et j'irais même plus loin, j'y joindrais aussi la bio masse, c'est à dire le bois, qui ne doit sa bonne fortune actuelle qu'au fait qu'on ait abandonné en occident cette source d'énergie pendant longtemps. Mais, très vite, cette donnée fondamentale remontera à la surface.

Pour L'Allemagne, le constat de base reste le même : le nucléaire s'est effondré de 43 % de 2000 à 2013, le charbon-lignite a fait une tout petit - 2 %, le renouvelable a fait + 300 %, le gaz/pétrole à fait, quand à lui, + 33 %, mais le fossile n'a progressé globalement que de 3.5 %.

Cette année 2014 a vu le renouvelable tailler des croupières au fossile.

Le solaire progresse de 7.7 %, le vent de 8 %, la biomasse de 11 % et l'hydroélectricité fait - 33 %. Pour les 9 mois, le total du renouvelable atteint 116 TWh soit 6.2 TWh supplémentaires ou 5.6 %.

Le nucléaire, lui, ne bouge pas à 65.9 TWh, ce qui semble logique : aucune centrale n'a été fermée.

Mais, côté fossile, c'est la débandade :

- lignite ::102.7TWh 5.3 TWh de moins, soit - 4.9 %

- charbon ; 70,2 TWh soit 12.2 TWh de moins, soit - 14.8 %

- gaz : 23.1 TWh soit 5.7 TWh en moins, ou -19.8 %.

Au total, avec 196 TWh, les classiques du fossiles font un honorable - 10 %. Entre la progression du renouvelable, + 6.2 TWh, et la régression du fossile, - 23.2, on peut aussi dire que c'est la non-consommation qui a gagné.

Il reste qu'à ce rythme, l'électricité "à combustible", a du plomb dans l'aile. Il est, de plus, illusoire. la situation a été aussi "sauvée", par la mauvaise tenue de l'hydroélectricité, avec - 6.5 TWh.

Les exportations se portent toujours très bien, avec 20 TWh pour les 9 premiers mois.

En France,l'écrasement du fossile par le couple renouvelable/nucléaire se poursuit.

Pour ce qui est du nucléaire, dire que le taux de charge atteint 81 %, ou 75 % en France, est totalement ridicule. Le taux de charge est significatif seulement s'il y a des clients en Face. Il est clair qu'un parc nucléaire qui peut produire 63 GW est surdimensionné les 3/4 du temps; sinon plus.

Il faut aussi rappeler un autre axiome, c'est que, fondamentalement, on ne sait pas quoi foutre du charbon désormais, à part en fabriquer de l'électricité. C'est son usage quasi exclusif, à 90 %. C'est aussi largement le cas du gaz, mais pour 1/3 seulement.

Donc, les énergies fossiles sont encore abondante, et on n'assure l'équilibre du marché, que par des gaspillages.

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 03:55

Est mort. Paf, un Krach d'avion. Perdu dans les brumes de la vodka et de la restructuration des aéroports. Les deux contrôleurs n'étaient plus qu'un. Et le un était un stagiaire. C'est bien connu, les stagiaires et les intérimaires sont responsables de tout.

Moralité : on va modifier tous les contrats de travail, pour qu'il n'y ait plus que des intérimaires, et que personne ne puisse dire "c'est la faute de l'intérimaire". Lequel sera aussi stagiaire.

Comme ça, il n'y aura plus de faute commise.

"Big Moustache", comme l'a qualifié Berruyer est bien trop sympathique. Big Moustache fait penser à la Grande vadrouille, mais là, c'est plutôt du côté d'autres moustachus célèbres du XX° siècle qu'il faut penser.

Lors de la réunion sur la transition énergétique, les deux boss réels de la France, Proglio et Margerie ont fait sentir qu'ils n'en avaient rien à battre, que leurs empires étaient éternels, comme eux.

Manque de bol, paf, une rencontre imprévue avec un chasse neige, et la Mercedes aérienne de not'bon moussu, l'a renvoyé à la ligne des pertes et profits et sa disparition a entraîné les pleurs des pom-pom girls médiatiques.

Les grands énergéticiens sont les pouvoirs réels, et ils ne sont pas indifférents aux formes de gouvernements. Celles qu'ils abhorrent, sont les démocraties réelles, et ils n'aiment que les dictatures. Les douces sont préférables, mais les raides sont acceptables.

D'ailleurs, le pouvoir ne paie pas d'impôts. Aussi, Total n'en paie pas. Total reçoit même des subsides. Le RSA des entreprises, quoi.

Not'bon moussu, donc, est mort. On n'a même pas crié "le roi est mort, vive le roi". Mais les dupont et dupond de l'énergie ne conçoivent même pas leur disparition, pas plus que les premiers ministres ne conçoivent que leurs aéroports tous neufs sont des nanards, et sans doute, l'idée de leur propre mort ne leur traverse même pas l'esprit.

En ce qui concerne les sanctions occidentales envers la Russie, le constat est le même ; comme pour le gaz, personne ne peut se passer du pétrole russe. Et toute sanction sera un retour de bâton, ou boomerang. Dans un marché tendu, avec un mou assez peu important, toute sanction "réussie", contre les pays producteurs entraînera une baisse de production, et une hausse des cours, qui permettra d'obtenir le même résultat, avec un effort moindre.

De plus, les pays occidentaux, désormais, perdent leur expertise et monopole du matériel. Lequel est largement chinois...

Il faut avoir les pieds sur terre. Comme l'histoire de "l'huile de caniveau" chinoise. Sa récup apporterait 650 litres par jour, dans l'immédiat, et 1.8 milliards de litres/an. Donc, pas loin du ridicule.

On ne s'oppose pas, même avec un ego surdimensionné et en étant PDG de Total et d'EDF, au changement technologique. L'investissement dans l'éolien est 5 fois celui réalisé dans l'atome, solaire et éolien ont cru de 403 GWe l'an dernier, l'atome a décru de 32 GWe, et sans doute, ces investissements ont bousculé aussi le pétrole, le gaz, et le charbon, expliquant, aussi, en partie la décrue des prix du pétrole.

Bref, le roi est mort, mais le roi est aussi mourrant...

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