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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 18:00

Monsieur Hollande a donc très bien réussi son entrée en situation pré-révolutionnaire, en donnant à ce qui restent de syndicats, l'occasion de bander (les muscles), de se taper sur la poitrine, et de pousser un cri virulent sonore et puissant qui s'entend dans toute la jungle.

Je ne sais pas s'ils ont mis le cache sexe en peau de léopard, mais pour eux, c'est mieux que de finir grabataire, perfusé par de l'argent public, dans un hospice de vieillard.

Certaines tactiques militaires excluaient d'encercler l'ennemi, celui-ci, pouvant se battre jusqu'à la mort et coûter très cher au vainqueur. De même, on sait qu'on n'accule pas certaines bestioles.

Surtout quand on a eu l'idée, très stupide, de vouloir donner des jeux, avec l'euro de foot. Cela aura du contenter ces débiles de supporter, et en même temps, ces débiles du peuple, mais le cas brésilien aurait du renseigner not'bonne classe dirigeante que ça risquait de ne pas être 1998.

Le cas brésilien avait été que cela avait déclenché des heurts et des émeutes, et que les JO, ce n'était pas non plus, forcément une bonne idée.
Mais les débiles de la classe dirigeante n'ont pas retenu l'histoire : Ben Hur gagnant, restait, pour le peuple et la populace, à la fois intouchable et pouvant créer des émeutes une année entière. Si, bien entendu, les jeux du cirque ou la course n'avait pas déjà déclenché une émeute meurtrière dont on ne se savait jamais quoi en sortirait.

Seul Caligula ne craignait pas le cirque.

Le moyen âge avait d'ailleurs très bien cerné le problème : les joutes n'opposaient plus que des aristocrates. C'était la fête, mais pas méchante... (Sauf pour le type vidé de ses étriers et réduit en compote, mais à l'époque, on ne s'arrêtait pas à ce genre de broutilles).

Le monde moderne et l'Angleterre ont réinventé les jeux du cirque.

Il est savoureux de voir Hollande condamner un blocage décidé "par une minorité". En ce qui concerne la minorité, c'est plutôt celle qui le soutient. Et sa minorité, va devenir une marginalité.
Il voulait entrer dans l'histoire, nous dit on ? Il y a des tas de gens qui y sont rentrés, mais tout dépend de la manière.

Visiblement, il risque d'y entrer de manière qu'il ne conçoit même pas.

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 17:14

Sapir a écrit les leçons de l'Autriche, moi, j'écris la leçon autrichienne.
Au premier seigneur tout honneur, le vote par correspondance. Ce vote est très largement connu pour être pipeauté, biseauté, truqué, une des plus belle pratique du Gerrymandon.

Plus connue sous le nom de "bourrage d'urnes".

Effectivement, on n'en attendait pas moins des partis européistes. Mais ils ont eu très chaud aux fesses.

Vote conservateur ? Oui. Appuyé sur une partie très âgée de la population. Et une population rurale en sécession. Un lecteur m'avait envoyé des coupures de tous ces abandons de lignes, de prisons, et de tout ce que l'on veut en zones que je qualifierais de faible densité, plutôt que rurale.

Tout le tissu européen est dans la même logique.

L'absence de projet dans la droite dite extrême ? Là, Sapir doit être un peu bigleux. L'absence de projet, c'est l'Europe, un peu plus d'austérité, retraite à 65 ans pour Juppé ? 70 en Grande Bretagne, 75 en Italie, qui dit mieux ??? 85, tout de suite, comme ça les régimes de retraite sont "sauvés".

Et on continue comme si de rien n'était, en laissant les choses se déglingué, un peu plus qu'hier et bien moins que demain, pour respecter les "valeurs" ?

Je pense que la jeunesse, en Autriche comme en France, vote massivement pour la rupture. Eux, pensent pouvoir se débrouiller. Pour les autres, ce sera plus délicat. En un mot, une rupture manière URSS, c'est pour chaque pays européen, une dizaine de millions de morts. (Mais cela peut être plus)...
Autant que pour l'URSS, qui avait 5 fois plus de population qu'aucun pays européen. Une indication sur la résilience de ses populations, et une indication sur l'absence de résilience des européens de l'ouest.

Macron veut une "modération salariale", dans l'industrie ? Finalement, pour être ministre, il faut être un parfait crétin. L'industrie ne cesse de perdre des emplois, et le problème en France, c'est le retard en matière de robots.

Et lui veut baisser les salaires ? Réflexe pavlovien de l'apparatchik qui n'a jamais travaillé.

Quand à favoriser l'industrie, une simple modification du régime des amortissements serait plus efficace. Mais le problème est de savoir si monsieur Macron sait ce que c'est un amortissement.

Le front national, donc, remercie vivement Môssieu Macron pour cette campagne active en sa faveur.

Il reste que tôt ou tard, la barre des 50 % sera franchie. Ici, on est très loin, à 49.7-50.3 de la pantalonnade de 2002 en France.

Comme la fraude électorale existe dans tous les pays, l'Autriche ne faisant pas exception, une différence aussi tenue, ne peut s'expliquer que par celle-ci.

Bien entendu, avec la crise qui s'annonce, tout parti de gouvernement, qui gagnera encore les élections carbonisera aussitôt et aussi sec.

La coalition des sortants, n'est pas, n'en déplaise à Sapir, une alternative, ni un programme.

Quand arrivera l'effondrement européen, qui a toutes les chances d'être global, on demandera des gouvernements forts et justes. Sakozy, Juppé, Chirac, Hollande, ce sont des gouvernements faibles et injustes.

Proverbe sud américain : "on respecte les gouvernements forts et justes...", la partie non dite étant que les gouvernements sud américains, sont eux aussi, souvent, faibles et injustes. ET parler ici avec la matraque, et là-bas, avec le FM, ce n'est pas être fort.

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 20:25

En réalité, l'intitulé exacte c'est : des centrales électrique ont fermées, on devra en fermer encore plus !"

C'est le président d'ENEL qui nous le dit (l'EDF italien), et lui n'a pas les doigts merdeux de centrales nucléaires. Quand il n'aura plus besoin du jus d'EDF, il l'enverra se faire foutre.

Des 28.5 milliards investis par ENEL, 53 % iront vers le renouvelable, 40 % vers le réseau et 0 % pour le nucléaire. C'est clair ???

Toujours est il qu'on voit, là aussi, un investissement très important. C'est le capitalisme. Comme pour la bulle immobilière. Moi, ça me faisait marrer les types qui disaient, "je m'achète deux appartements, 15 ans plus tard c'est payé et c'est pour ma retraite". 15 ans plus tard, ce sont les réparations qui commencent. Enfin, qui commencent à devenir importante, parce que les réparations, il y en a eu depuis le premier jour...

Et c'est incontournable. Le Portugal a fonctionné 4 jours durant au renouvelable, l'Allemagne a vu 87 % de son électricité fournie par le renouvelable. Et ces taux et ces périodes seront de plus en plus étendus.

D'ailleurs, même not'bon président, guère étouffé par le courage politique, qui vient de dire qu'effectivement, des centrales nucléaires, aussi, allaient fermer. Il faut dire que là aussi, le jus, il lui faut un client.

Le problème général en Europe, selon Francesco Starace, c'est l'excès d'offre, qui décourage l'investissement, mais pas la stupidité chez les nucléocrates d'EDF.

L'argumentaire est d'ailleurs simple : ailleurs (le monde entier), c'est tous des cons, parce qu'ils ont tous choisi le renouvelable, comme un seul homme.

Et comme je l'ai vu il y a peu, EDF,c'est KODAK. Hier triomphant, ruiné par l'avènement du numérique.

C'est plus long pour EDF, mais le symptôme est le même.

Le marché de l'énergie est très sensible au paramètre prix. Le fait qu'il y ait eu baisse ou pause de la hausse, entraîne un regain, mais ce ne sera que provisoire. Les firmes n'ont pas d'autres choix, dans un contexte de chute des prix, que de couper dans les coûts, et donc, dans la production.

Contrairement à ce que j'ai pu lire en maints lieux, l'énergie renouvelable n'est pas devenue trop chère. Dans le marché européen, c'est l'électricité qui est devenue trop chère. Ou alors, il faut massivement déclasser les capacités anciennes de production.

Et pour remettre les choses en perspective, il faut rappeler que le nucléaire, en 2014, c'était 4.1 % de l'énergie consommée...

Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 16:38

Le retour à l'ancien régime se précise de toutes les façons.

On retrouve le "colonel à la bavette", en la personne de Placé. Bien que n'ayant aucune expérience militaire, hors le service national, il va être colonel dans les forces spéciales, sensées être une unité d'élite. Certes, dans la "réserve citoyenne".

Comme les colonels de l'ancien régime, ça l'emmerdera qu'il y ait un contenu réel au grade, et il fera comme eux : "il ne devrait pas prendre part aux activités militaires de sa future unité. "

Donc, c'est un soldat bidon. Simplement un titre honorifique, comme ces sept maréchaux nommées par Louis XV. Ils étaient depuis si longtemps éloignés de l'état militaire, qu'on en avait bien ri, et on les avait appelés "les sept pêchés capitaux".
Mais au moins eux, avaient la décence de ne rien demander du tout.

Il est vrai que s'il s'amusait à paraître dans des activités militaires, les vrais soldats lui feraient sans doute connaître, une institution immémoriale, le "fragging" américain, ou exploser la tête des c... ards à la grenade.

Comme je l'avais déjà signalé, le meurtre des officiers est une pratique courante sur le champ de bataille, et les officiers une caste décimée en temps de guerre. l'ennemi lui tire dessus, et ses soldats aussi.

Ce qui fait que les officiers qui finissent la guerre sont rarement ceux qui l'ont commencé, parce que ceux qui la finissent, sont ceux que les soldats respectent, et en général, souvent issus de leurs rangs. Des officiers du front. La différence entre le Juncker prussien, et l'officier issu des corps francs. le jour et la nuit.

Comme je l'ai déjà dit, seul l'armée US a étudié le problème, pendant la campagne du Cambodge. Les résultats furent si catastrophiques qu'ils n'ont jamais été publiés. Le refus des unités US de monter en ligne si patent, qu'il entraîna le retrait du Viet Nam, et la fin de la conscription.

C'est pitoyable.

Autre retour à l'ancien régime, la vente des permis de conduire, à des personnalités. Un directeur d'auto-école, et des fonctionnaires véreux d'une préfecture.

Ces pas finis, n'ont pas compris une seule chose, un truc de comptable. L'administration est contrôlée par ordinateurs, avec des statistiques, et tout ce qui dépasse l'écart type est minutieusement analysé.

300 permis distribués, quelque part, ça a du clignoté rouge vif. Il reste que ceux qui ont réellement passé leur permis dans cette auto école sont quand même dans la merde. C'est sans doute la première fois que des gens vont se féliciter de l'avoir raté.

Quand aux clients, des gens trop importants pour perdre leur temps en futilités, comme passer son permis.

Mais, tous ces gens trop malins, n'ont pas compris qu'un écart à la tolérance autorisée, c'est la mort. Ce n'est pas 300 permis qu'il aurait du vendre, à 10 000 euros maximum, c'est maximum 18, à 100 000 euros la pièce.

Là, la couverture radar eût été bluffée, et le risque, correctement rémunéré.

La connerie à ce point, c'est pathétique. C'est vrai que passer le permis, c'est aléatoire, ça prend du temps, de l'argent, un minimum d'efforts, de concentration, et de mémoire, mais rien d'insurmontable.

Visiblement, certaines personnalités médiatiques sont tellement connes, qu'elles sont incapables d'un effort de ce genre.

Mais le retour à l'ancien régime est encore plus patent dans les mentalités.

Quand j'étais sur un autre blog, il y avait un co-auteur, qui avait une autre vision des choses; Plus âgé, certainement mieux placé socialement que je ne suis, il n'envisage tout simplement pas que les choses puisse s'arrêter.

"Oui, mais ailleurs, il leur faudra plus d'énergie". Cette vision a d'ailleurs été partagée par l'administration US de l'énergie, qui elle aussi est dans l'optique d'une croissance de la production et de consommation de l'énergie de 48 % d"ici 2040.

Encore faut il noter l'inflexion. Il n'y a pas si longtemps, on aurait parlé de doublement.

Le collapsus des états fait partie de l'histoire. Mais là aussi, cette notion échappe totalement aux gouvernements actuels.

En 1913, l'empire austro-hongrois était splendide. En 1914 son armée était incapable d'affronter la minuscule Serbie, et contre les russes, elle s'effondra si rapidement qu'elle empêcha l'exploitation de la bataille de Lemberg par les russes...

Nul doute que les généraux autrichiens et hongrois, qui avaient poussé à la guerre ne s'attendaient pas à ce genre de résultats.

On dit que Debré, à 5000 euros par mois, a du mal à joindre les deux bouts. Il faut l'inscrire à un cours de vie sociale et familiale ?

On ne peut que le plaindre, de ne pas "arriver à tenir son rang".

Il est évident, pour tous ces gens, que le collapsus ne peut arriver qu'aux états "socialistes". Parce qu'il est interdit dans les états libéraux, libre-échangistes et qu'il est aussi interdit d'envisager une baisse de l'énergie disponible...

Comme le disait Rhett Butler à Scarlett, les aristocrates français aussi, n'imaginaient pas que ce qu'ils avaient toujours connu, puisse cesser.

Il est vrai que le déficit extérieur américain structure la production mondiale. Mais, un jour ou l'autre, il est certain que le dollar ne sera plus accepté, et que tout le secteur productif, partout dans le monde, sera sérieusement affecté.

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 16:10

Nos gouvernants vivent dans une illusion, l'illusion de la solidité de la société. Sinon, ils n'auraient jamais fait voter la loi El connerie.

Tout d'abord, s'ils avaient la moindre prudence, ils disposeraient d'un gros bâton.

Comme le disait Théodore Roosevelt, il fallait parler doucement, mais avoir le gros bâton.

Il paraît qu'an Bataclan, à part deux, les forces de l'ordre ont pris la poudre d'escampette. Il faut dire qu'avec leur degré d'entraînement avec les armes à feu...

Un gendarme de réserve me disait qu'une année, l'entraînement, ça avait été le tir de 11 cartouches, et qu'à une époque, bizarrement, la cartouche facturée à l'état, c'était 4 fois le prix du commerce.

Démonter le moteur, et le faire fonctionner, c'est effectivement très compliqué. Un lecteur me disait que dans le Venezuela de Chavez, l'agriculture avait été sacrifié à l'idéologie, et les prix agricoles fixés trop bas, etc...

Faux. Le problème de l'Amérique du sud est ancien et connu, c'est l'extroversion de l'économie. On y aime bien les périodes fastes, on bâti des tas de choses quand les cours sont au plus haut, et tout part en sucette quand cela va au plus bas.

Les gouvernements sud américains ont simplement essayé de pratiquer le substitut d'importation, et un certain degré d'autonomie alimentaire et économique.

Cela s'appelle mettre les doigts dans le cambouis, le pire cas étant celui de l'Argentine, exportant sa viande, pendant qu'elle est obligée d'en importer pour sa propre population. Cela s'appelle aussi sacrifier la proie pour l'ombre, parce que les marchés internationaux peuvent se retourner très vite. Quand on les a perdu, on se retrouve avec un marché intérieur encombré de produits importés et de produits locaux, et les faillites vont bon train.

Mais c'est une vision de long terme. ou de moyen terme, de réserver le marché local aux producteurs locaux. Et ceux-ci, quand ils voient la phase d'envol des prix à l'international envoient le marché local se faire foutre.

ça, c'est pratiquer une politique structurante, que de vouloir pratiquer le substitut d'importation. Comme dans la France de Louis XV, où le intendants chargés de l'approvisionnement de la marine, disaient qu'importait du boeuf irlandais était certes moins cher, mais que les achats de boeuf breton se retrouvait dans l'économie locale, et dans le paiement des impôts.

La loi El connerie est tout simplement une loi de guerre civile. Elle veut mater le populo, lui faire baisser la tête.

Signe supplémentaire de bêtise monstrueuse, l'euro de foot. On ne part pas avec une situation insurrectionnelle dans les jeux. Les foules réunies lors des jeux, les romains le savaient bien, peuvent très aisément se transformer en émeutiers. Ce qu'ils faisaient, d'ailleurs, très facilement.
Même chose au Brésil, avec les JO.

Même si les "supporters", ne partent pas avec cette optique, tout peut aller très vite.

En France, on trouve normal de suspendre un employé de la ville d'Evry. Cela m'étonne. En effet cela ne relève pas d'une relation de travail, c'est une opinion, pas forcément de bon goût, mais ce n'est qu'une opinion. C'est à un tribunal d'apprécier. Pas à un employeur de se faire justice soi même.

il est quand même savoureux qu'un représentant politique qui diabolise et hitlerise à tous va, se plaigne d'être victime du procédé.

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 16:47

... pour un paquet de monde, semble t'il. Le nouveau président brésilien flirte avec ses 1 % de popularité, 2 le dimanche et jour fériés, seuil vers lequel s'approche not'bon président Hollande.
Pour la même raison, ce sont deux libéraux en béton. Comme les résultats, le déplacement de la richesse vers les riches, ne se fait pas attendre, la popularité, elle, suit le chemin inverse.

Pour ce qui est du Venezuela, Maduro lui, semble devoir être remplacé par le chaos. Maduro, sans avoir le charisme de Chavez, s'avère finalement plus coriace que prévu.

Course folle pour les Séoud, embourbés dans des guerres dont ils n'ont même pas l'intelligence de sortir.

Embourbés aussi dans une concurrence pétrolière, notamment avec l'Iran. Mais pas seulement. Leur brut est de mauvaise qualité.

Bref, la castagne est partout, et l'empire, s'il n'a plus de forces militaires, a encore des forces d'influence et de manipulation.

Mais, son coeur, lui même est atteint. Il souffre de trumpite aïgûe. Donc on risque d'assister à un kriegspiel intéressant : voir si un empire globalisé peut survivre à l'arrêt du coeur, ou, autre option, à son glissement vers le chaos.

Hillary n'arrive pas à se débarrasser de Sanders, qui lui colle à la peau comme un morpion et se bat comme un chien de combat.
Le fret routier et ferroviaire s'est contracté encore de 4.9 % aux USA. Cela indique une chute du pondéreux ferroviaire, et une diminution des quantités, pour lesquelles on préfère le camion, plus souple et plus flexible.
On voit aussi que les motrices US sont antédiluviennes.

Les "bonnes nouvelles", étaient uniquement boursières. Les entreprises flambaient leurs trésoreries en rachat d'actions et dividendes, pendant que les banques centrales rachetaient le reste.

Question long terme, comme le coût d'utilisation des robots tombe en dessous du coût de l'ouvrier Bengali, c'est bon, on va pouvoir jeter celui-ci à la poubelle. Plus compétitif.

Par contre, je pense que le cours de la kalach va nettement remonter, au niveau mondial.

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 23:13

Sur la gestion Hollande. Et ça vaut son pesant de cacahuétes.

Ruine du PS, mais aussi ruine de l'opposition. Les "républicains" font assaut d'austérité. En réalité ce qu'il ne met pas en exergue, c'est que les deux sont les composantes d'un parti unique à deux têtes.

Un parti unique, ça a une politique unique.

Devinez qui rigole. Sapir pense que le deuxième tour de la présidentielle se jouera à 53-47 si et seulement si Juppé l'emporte, ce qui pour lui n'est pas évident.

Mais, entre temps, il y aura eu la présidentielle américaine.

Si le parti des vieux l'emporte, alors, ce sera la dernière fois. Les leaders à droite, continuant leurs conneries, avec l'entrain qu'on leur connaît, font tout leur possible pour faire élire MLP.

Ou la possibilité aussi, que la société évolue. Que les conflits du travail, par exemple, se règlent à la Taliban.

Ceux-ci sont connus pour régler leurs différents théologiques en comparant la longueur de leur kalachnikov. Celui qui a la plus grande, gagne. Celui qui dit "même pas mal", gagne.

D'ailleurs, c'est déjà commencé. Avec les casseurs dans la veine des policiers provocateurs du XIX° siècle. Leur plus belle réussite, ça a été la révolte des canuts. Ils pensaient se faire une cht'ite émeute vite calmée. On du déplacer la moitié de l'armée française.

Hollande en faveur deux ans après l'élection ? Il ne faut pas rêver. C'était le schéma ancien, celui d'après 1981. Une petite cure d'opposition requinquante. Mais pour cela, il faudrait ne pas être mort politiquement. Voire mort tout court. Louis XVI jouit d'une bonne popularité posthume. Mais le mot qui gâche tout, c'est "posthume".

tôt ou tard si la violence d'état continue et s'accroit, il y aura réplique. D'une manière générale, les tenants du pouvoir vont bien se démerder pour se faire haïr encore plus.

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 16:29

Pierre Jovanovic a parlé des économistes actuels qui ne font que les perroquets de ce qu'ils ont appris dans les années 1970 et 11980. (comme il n'est pas possible de mettre de liens, on fera sans).
En réalité, je me souviens très bien de mes cours. Les profs d'éco aimaient, adoraient positivement, se contredire. Souvent, ils se détestaient, mais on y apprenait le sens critique.

Là, on apprend la bible, le coran, le talmud de l'économie néo-libérale, et il ne faut pas en changer une virgule.

Personne, dans les années 1970, comme le prouve le cas d'école Kangaré, n'aurait imaginé un pays pétrolier assez fou pour liquider son agriculture.

C'est pourtant, ce qui est arrivé. Et pour tous les pays disposant de matières premières. L'agriculture ? Pffft. Dommage, parce que quand le supermarché collapse, comme au Venezuela aujourd'hui, et aux USA demain, le type ou la nana se contentant d'allonger le bras et s'en vantant pour attraper la nourriture, il est et sera dans la merde noire.

LA classe politique et économique, donc, a été assez bête, folle, stupide, corrompue, pour renoncer au leg de la première et seconde guerre mondiale : le maximum d'indépendance alimentaire possible. Si on empêche les grands vapeurs de passe, vous mourrez de faim (Kipling).

En plus, il n'est même pas assez futé ou argenté pour faire des réserves... Le soviétique, lui, pouvait tenir des années sur ses réserves.

Toute une génération ne saura même pas semer une pousse de haricot. je ne vous parle même pas de la cueillir.

Un lecteur a réagi de même, sur la gare de wagon de fret abandonnée, en disant que c'était la même qu'aux USA. Totalement faux. Les USA sont les USA, la France, la France, c'est notablement différent, en terme de taille et de ressources.

La taille est plus petite, et comme je l'ai souvent dit, seul le charbon a pu rendre le fret ferroviaire rentable, à toutes les époques que ce soit.

C'est pour cela que la Grande Bretagne l'a crée, et c'est pour cela que la première ligne de chemin de fer français, ça a été Saint-Etienne/ Andrézieux.

Le fret US existait, c'était le charbon, le fer, les produits chimiques, l'acier, en bref, le pondéreux. En France, 20 fois plus petite, ce n'est pas la même donne. ça n'indique pas une crise aussi grave qu'aux USA.

En plus, en terme de structuration d'espace, le chemin de fer est indispensable aux USA. C'est moins criant en France. Ce n'est pas pour rien que le grand effort du chemin de fer a été accompli pendant et après la guerre civile. Cela servait à donner un corset d'acier à la nation. ça risque de devenir mou et flasque.

Les USaméricains du XIX° siècle, avaient construit le canal de l'Ohio et de l'Erié, qui avaient fait de New York, le plus grand port du Mississipi, en multipliant par 10 son trafic. Aujourd'hui, ces canaux sont à l'abandon.

Dans les années 1970, on parlait encore d'économie réelle. De volumes de production. Pas de chiffre de croissance à la con, et d'indice de moral des entrepreneurs (ça va bien, tu as pris ton lolo ???) à la mords moi le noeud.

Quand, par hasard, on les prend, on les compare à celui de la veille. Après un bel effondrement, de - 30 %, on peut parler de croissance, à + 0.00007 %. On évite soigneusement le long terme.
Et de parler, par exemple, de la chute de production industrielle en France (2008-2015) à - 10 %.

Autre chose marrante, on dit que Trump a mis les pieds dans le magasin de porcelaine et l'a pulvérisé, sur la dette.

Bon, je vais rappeler quelques historique. La dette US, c'était 200 milliards en 1968, 1000 au début de la présidence Reagan, 19 000 aujourd'hui, (sans compter celle privé), et les républicains se disent allergiques à la dette.

Pourtant, depuis 1968, les républicains ont été au pouvoir la plupart du temps. Pour faire revenir à 200 milliards, c'est simple, il suffit de diviser la monnaie par 100, ce qui renverra à sa valeur de 1913, quand il n'y avait pas de banque centrale.

L'effondrement de la globalisation, n'importe quel économiste formé dans les années 1970 et disposant de santé mentale, et n'étant pas corrompu, peut vous la raconter.

Effondrement du BDI (Baltic Dry index),

Effondrement du trafic du canal de Suez (Panama, c'est moins net),

Effondrement des bénéfices ou accroissement des pertes des sociétés de transports, fluviales, aériennes, maritimes ou terrestres.
Si certaines restent bénéficiaires, la capacité d'autofinancement est tombé à zéro. Voir le Cas Maersk, mais aussi les chemins de fer de "l'Oracle d'Omaha", guère miraculeux, sur ce coup là. Maersk n'est même plus capable de remplacer sa flotte. 200 millions de benef sur le trimestre, pour un endettement de combien ?

Sans compter, là aussi, la trésorerie flambée en distributions de dividendes et rachats d'actions... Une belle confiture aux cochons.

Un économiste des années 1970 dirait qu'une entreprise ne doit pas distribuer sa substance à travers des dividendes qui la mette en péril.

faut il expliquer comment cela va se finir ???

Voir aussi les cimetières de camions, de bateaux, d'avions.
Quand, par hasard, certaines firmes se portent bien, comme les avionneurs, c'est parce que l'ensemble de la flotte est déclassée, trop gourmande en Kérosène. Mais on peut se poser des questions sur la santé mentale des société de prêt bail. Mais, c'est vrai qu'ils doivent disposer des bénéfices du quantitative easing...

Ce n'est plus de l'économie, c'est du pillage à court terme. Et au contraire de l'URSS, il n'y a pas l'excuse de l'état effondré.

Comment va finir Hollande ? A sa place, je me poserais la question. Mais cela n'engage que moi.

Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 23:41

L'Allemagne a littéralement croulé sous le "poids", de l'énergie renouvelable. 87 % de l'électricité produite l'a été grâce au renouvelable, et son prix est tombé au dessous de zéro.

L'année dernière, l'énergie renouvelable a représenté 33 % du total.

Au Venezuela ce n'est pas le socialisme qui s'est effondré, c'est une "économie Kangaré" (et même pire, parce que l'économie kangaré disposait d'une agriculture) qu'elle soit socialiste ou capitaliste importe peu. Le pétrole a fait place nette et a détruit tout le reste.

C'est aussi une bonne indication de ce qui arrive dans l'écroulement d'une société, qui s'étendra sans doute, sur une bonne partie du monde.

30 millions d'habitants pour 916 000 Km2, le problème n'est pas un problème de ressources, mais d'une population largement urbanisée, incapable de produire sa propre subsistance.

"dans le secteur agricole, les terres sont exploitées seulement pour un peu plus de 40 % ce qui oblige le pays à importer environ 60 % de produits ".

La plupart des "actifs", donc, sont des branleurs inutiles. Ils travaillent dans les "services"...

On a reproché à Chavez, puis Maduro une "conduite caudilliste", chose qu'on ne reproche jamais aux amis de Washington, même s'ils sont pires...

Là aussi, tentative néo-libérale de déstabilisation, complétement idiote. A l'image de Roussef destituée au Brésil, c'est le suivant qui va se faire dézinguer. Avec leurs "potions amères", et "thérapies de choc", à la Juppé, ils vont, très vite, carboniser.

Les français de 1940 dépendaient encore largement, pour leur alimentation de leur lopin familial, pour 40 % d'entre eux, et 33 % étaient paysans.

Les restrictions ont surtout touché le reste, les "winners", économiques.
Comme la politique Juppé, toujours catastrophique dans ses effets, que ce soit comme premier ministre, comme ministre des affaires étrangères, en Syrie (ou plutôt étranger aux affaires), et bientôt, s'il est élu, comme président.

Sapir, lui, dit que s'il est élu, ce qui n'est pas évident, ce sera avec un écart de 53-47 avec MLP. Nul doute, que dans ce cas là, il carboniserait très vite avec ses "réformes".

Le Venezuela, à la différence du Kangaré est une économie beaucoup plus "avancée" : elle importe même sa nourriture.

La production industrielle d'électricité d'origine locale, donc, est nettement plus avantageuse qu'une économie centrée sur l'exportation.

Comme je l'ai souvent dit, les recettes d'exportations pétrolières, c'est la rapport du prix par la quantité, quand l'un ou l'autre faiblit, c'est la panade. Quand ce sont les deux, c'est la super panade.

Sur Zerohedge, on dit que le socialisme c'est la mort. Mais d'après tous leurs articles, le capitalisme américain, c'est la mort aussi. C'est la mort en cours des USA, dont l'effondrement l'affaissement est médiatiquement masqué.

Pour combien de temps, encore ??? Le temps de faire élire une Hillary ici, et un Juppé, là ???

Et après ???

Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 21:10

Quand j'en lit certains, qu'est ce que je me sens intelligent. D'abord faire une prévision pour 2040, c'est à dire 24 ans, il faut déjà un culot monstre.
Et prévoir à cette date un prix du baril à 250 $, il faut en rajouter dans la bêtise, la suffisance, et l'outrecuidance.
personnellement, je voudrais aussi avoir l'adresse du fabricant de boules de cristal.

240 $ donc, en 2040, aucune chance. C'est comme la prévision de 22.5 $ le baril prévue pour 2020.

La seule chose qu'on puisse dire, en 2016, pour 2020, c'est qu'on en sait rien, et en plus, celui qui avait établie cette prédiction n'a certainement pas vu, qu'entre temps, c'était passé à 140 $.

Mais ce que j'admire le plus, c'est le 1/2 dollar.

A 250 $ le baril, une chose est claire. Plus personne n'en consomme. Faute de moyens. Ou le dollar a perdu 80 % de sa valeur.

Mais le plus stupide qu'on puisse imaginer, c'est comme l'EIA qui prévoit une augmentation de 48 %, d'ici 2040 de la consommation et production d'énergie (période 2012-2040)..

Le charbon progresserait peu : + 0.6 % l'an. Pour les USA, c'est raté, c'est - 40 %.

Comme ce sont les seuls qui en avaient pour deux siècles, ça risque de rendre la suite problématique. La Chine, avec ses 4 milliards de tonnes de production, a elle un souci d'un autre ordre, celle de la faiblesse de ses réserves pour faire face à une telle consommation. 32 ans. Soit du charbon jusqu'en 2048.

Logiquement, la décroissance de sa production observée est celle du pic coal. Et 2-3 à 6 % l'an, pour compenser (c'est la moitié de la production mondiale, il faut se lever tôt.

Il faudra aussi le lever tôt pour le nucléaire. Plus personne ne veut financer.

Pour le pétrole et le gaz, vu que le pétrole semble bel et bien avoir dépassé son pic -liquide- il y a plus de 10 ans, et que la progression de production est le fait de pétrole dont la rentabilité est problématique pour ne pas dire plus.

Ce qu'il faut retenir, c'est que l'EIA ne veut peiner et fâcher personne. Tout reste stable, ou progresse un peu. Logiquement, à l'EIA, c'est tous des cons. Prévoir la stabilité du charbon, notamment aux USA, il faut le faire. Prévoir la stabilité du nucléaire, il faut le faire aussi.

La notion de pic pétrolier ne les effleurent même pas.

On voit aussi que les progrès du renouvelable sont très sous estimés. Quand EDF aura la concurrence d'IKEA pour la production d'électricité, il y aura problème.

Problème aussi du gel des centrales thermiques au charbon en Chine, fermetures en Allemagne.

En réalité, l'EIA s'est fait faire les gros yeux, par les lobbys, qui ne veulent pas voir leur cours de bourse baisser.

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