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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 17:14

Donc, des dirigeants UBerPop ont été auditionnés. Et puis plus rien. C'est, pour un point de vue américain, totalement ridicule.

Mais, comme on dit, les liens consanguins priment sur l'intérêt général. 57 % des licences des taxis parisiens sont détenus par la compagnie G7 dont on susurre qu'elle a des liens très étroits avec le PS, ou du moins, certains de ses membres.

Là est la clef du problème, un monopole ne peut se maintenir que s'il a des complices, pas forcément corrompus, mais auxquels on ne peut rien refuser. C'est sans doute, parce qu'on n'a rien à refuser, dans certains milieux, qu'on taille des lois vite faites, et qui tiennent rarement la route.

Le problème est le même pour EDF. EDF fait vivre tellement de monde. Le seul problème, pour les taxis et EDF, c'est l'évolution technique. Le solaire a tellement baissé que le coût est tombé/tombera, à moins de 4 centimes le KWh. Et qu'il va tomber, encore plus.

Donc, les monopoles, ou quasi-monopoles, même s'ils sont très bien avec les hommes politiques qu'ils séduisent ou achètent de tellement de manières possibles, sont en coquetterie avec l'évolution technologique.

La dernière des vulgarité est la banale enveloppe. On sait tellement faire mieux. On vous invitera à donner des conférences, grassement payées, mais dont tout le monde se fout. Vous aurez été pauvre pendant vos fonctions, mais rassurez vous, on ne vous oubliera pas. Vous deviendrez, au minimum, millionnaires. Ou vous ajouterez quelques zéros à votre fortune...

En attendant, le soir de votre élection, vous irez retrouver vos potes qui vous paieront un plat de lentilles et une croisière. Eux, se foutront de votre gueule, en se disant que vous acheter, c'est vraiment pas cher, et votre cul, ça ne vaut vraiment rien...

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 15:54

Le mode "Panique on", semble agiter le monde occidental. "Brzezinski milite en faveur d’une livraison d’armes " en Ukraine nous dit on, et il faut assurer à la Russie que l'Ukraine ne rejoindra pas et jamais l'OTAN.

Venant de la part de Brzezinski, c'est une nette inflexion, prouvant la dislocation de l'empire et le passage en position défensive, et m'amène aux réflexions suivantes :

- fournir des armes aux ukrainiens, dans le contexte actuel, c'est de la confiture aux cochons. Les dits ukrainiens les vendront, ne sauront pas s'en servir, et leurs capacités et qualités sont en chute libre. On ne peut pas gaver un complexe militaro-industriel, et faire quelque chose d'efficace.

- il faudrait que le Kremlin et Poutine commandent aux Novorusses pour arriver à un accord, on voit mal, après le sang versé, les novorusses transiger. Le kremlin ne veut, ni ne peut, couper le cordon, même si le soutien se fait de manière très mesurée. L'Ukraine est devenu le Viet Nam européen des américains, l'intention est visiblement, là aussi, d'épuiser son adversaire.

- On reprend ici une méthode qui n'a fonctionné nulle part. Les livraisons d'armes américaines au Viet Nam, y compris pendant leur période d'intervention, alimentaient à hauteur de 15 % les rebelles. Autant dire, que cette source d'approvisionnement dépassait largement la si bombardée piste Ho-chi-minh. A croire que le Nord Viet Nam ne l'utilisait que pour leur faire gaspiller les munitions. Chaque semaine, une dizaine de camions partait pour le sud, un seul y arrivait en général. Mais ce camion était suffisant pour entretenir la guerre pendant une semaine. Pour ce qui est des vols dans les ports, c'était largement dix fois ce montant. Le viet cong pratiquant aussi le kidnapping, et la rançon était versée en matériel ou en dollars, qui permettaient d'acheter le matériel.

La solde des soldats américains, trop importante, était gaspillée sur place, largement en prostituées, alimentant, là aussi, un corruption dantesque, où l'ennemi communiste poussait comme sur du fumier. La proposition du gouvernement sud vietnamien de ne laisser disposer aux soldats que de 30 $ par semaine, fut écartée d'un revers de main.

1968 et l'offensive du Têt, par contre, furent une rupture. Les massacres commis par les Viet Cong éloignât durablement la population, et pour la première fois, le sud Viet Nam devint une entité viable, avec une armée qui combattait, et certaines années, il n'y eût même pas besoin de conscription...

Mais, là, il faut le reconnaitre, il n'y avait aucune responsabilité américaine au fait, et en 1975, l'armée nord vietnamienne (qui avait remplacé le viet cong, quasi disparu) ne commis pas les mêmes erreurs.

En Syrie, l'offensive qui devait emportait Deraa, et plus loin, pour ne pas l'avouer, Damas, a tourné cours devant la réplique de l'armée syrienne; Il s'agissait là d'une guerre classique, et visiblement l'armée syrienne n'a pas perdu la main, et a taillé en pièces "l'armée des 12 singes". Face à une armée formatée à ma soviétique, une attaque classique de type occidentale, même avec 250 chars et des milliers de véhicules, n'a eu aucune efficacité et s'est révélée d'une brieveté surprenante.

Ce qui pose le plus de problème en Syrie à l'armée et au gouvernement, c'est visiblement la technique d'infiltration. Là aussi, les gouvernements hostiles au régime syrien ont confondu déroute des forces gouvernementales et "bataille du plateau de Guise", en 1914. Le recul et le regroupement d'une armée n'indique nullement qu'elle est battue. De plus, il est clair, aussi, que les massacres commis par l'état islamique, partout où il avance, n'incite guère à autre chose qu'au combat.

Pour la Grèce, dernier tableau du triptyque, il est clair aussi que le bras de fer est politique. Il est, comme je l'ai indiqué, d'écraser la révolte populaire incarnée par l'arrivée au pouvoir de Syriza. Pendant ce temps, 20 000 débiles mentaux (il faut bien appeler comme ça les partisans de l'Union Européenne), manifestent à Athènes, pour le "oui".

Le profil des interviewés est d'ailleurs éloquent : employé de banque d'investissements, salariée d'un cabinet d'avocats, bijoutière. C'est pas mal, comme profil, dans un pays ou le chômage officiel est de 27 % (60 % pour les jeunes). Lutte des classes, quand tu nous tiens.

D'ailleurs, un des participants est visiblement là, dans le cadre d'une des "révolutions de couleurs". On peut noter l'évolution, d'ailleurs. Quand Papandréaou a parlé de referendum, il a été débarqué par une révolution de palais. Là, on passe au cran supérieur. En attendant, pour le prochain, le bain de sang ?

Moi, ce que je conseille à tout gouvernement de rupture arrivant en Europe, c'est de faire comme Hugo Chavez : une levée en masse d'une milice armée de 2 millions d'hommes.

Devant l'échec complet et les résultats totalement désastreux de la construction européenne, seuls des demeurés mentaux peuvent en être partisans. Ou alors, à l'heure de la communication reine, il faut vivre dans une grotte ou être totalement autiste, ou d'une paresse intellectuelle totale. Les belles gueules qui manifestent à Athènes pour l'UE, auraient bien mérité, justement, d'en prendre, à leur tour, plein la gueule.

Dernier point à signaler. On a cru noter une coordination entre les attentats de Koweit, Tunisie et Lyon. Là aussi, c'est une vue de crétin. Tous les jours, il y a, dans le monde, des attentats multiples. De plus, on a oublié dans le lot, les 200 massacrés au nord de la Syrie. Ils puent ???

Si l'on décompte les attentats dans le monde, 3 par jour, c'est pas beaucoup. On en a parlé parce que des occidentaux ont été touchés ? Mais pour les autres, la considération est beaucoup moindre...

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 21:56

Un policier a été agressé à Lyon par un chauffeur de taxi, il l'avait pris pour un chauffeur Uber pop. Question fatale : il n'aurait pas été policier, que se serait il passé ? Rien. On aurait pris sa plainte, classée aussitôt sans suite, et on lui aurait dit : voilà pour votre assurance.

Il se serait défendu, et aurait eu le dessus, il serait en taule. Le taxi a utilisé une arme par destination. Que s'est il passé quand des armes par destination ont déjà été utilisé ? Rien.

Déconnexion des élites ? Là aussi. Le simple citoyen est un trou-du-cul qui doit se débrouiller s'il est assuré. Et tant pis pour les coups reçus, c'est cadeau, il peut se l'emballer.

Rappelons pour enfoncer le clou, la surprise d'une ministre socialiste qui se fit tirer son sac. Personne n'avait réagi. Tout le monde sait qu'à intervenir, il n'y a que des emmerdements à gagner.

Pour nos deux candidats de 2012, qui espère bien se revoir en 2017, c'est la même chose. Les deux sont également totalement allergiques à un simple écran d'ordinateur, et n'y comprennent rien.
D'ailleurs, not'bon président actuel, s'il y comprenait quoi que ce soit, n'aurait pas dit qu'il fallait interdire Uber pop. C'est tout bonnement, impossible. A moins de jouer à la Corée du Nord. Et de supprimer les ordinateurs et téléphones portables.

La Mapad qu'est le sénat est encore plus attardée. Quand à la chambre des députés, elle ne vaut guère mieux.

Mais, moi, ce qui m'a le plus interpellé, c'est la déclaration de patrimoines des ministres. Il n'y avait quasiment que de l'immobilier. Et dans le gouvernement précédent, c'était pareil. On peut ajouter quelques comptes bancaires.

Nos hommes politiques ont donc cela en commun de n'être que des dominants sociaux, farcis de lieux communs. On ne peut rien attendre d'eux.
La Grèce vient donc d'entamer son défaut de paiement.

Là aussi, les bredins tournent court. Ils espèrent que le "Oui" va l'emporter au referendum. Mais pour approuver quoi ? Un accord à tout prix ? Combien de décennies d'austérité pour apurer la dette ?Déjà, il faudrait dégager un excédent primaire de 6 ou 7 %, ne serait ce que pour payer les intérêts, et, même pas faire reculer la dette, mais la contenir à son niveau actuel. Impossible.
Quand aux cadeaux que disait apporter l'Europe, c'était simplement pour payer les intérêts et les emprunts à échéance. Les 35 milliards annoncés, c'était jusqu'en 2020, c'était en réalité un montant beaucoup plus modeste de 7 milliards /ans, de fonds déjà budgétés...

Alors, que la réalité, c'est que le bal, avant le referendum, est déjà commencé. Le défaut de paiement arrive, et on peut se demander comment il pourrait en être autrement.

16.3 milliards de dépenses publiques sur les 4 premiers mois de l'année en Grèce, contre 12.2 milliards de rentrées.

Pour avoir un plan viable, il fallait deux choses : avoir une fiscalité et une administration fiscale efficace, si l'on voulait augmenter les impôts. Tant qu'on ne l'a pas, on peut toujours se brosser pour avoir des résultats quand à une hausse de la fiscalité sur la restauration dans les îles, comme demandé par l'Union Européenne. Ils peuvent toujours rêver de la passer de 13 à 23, les restaurateurs déjà moult entraînés à la fraude fiscale, feront tourner court la mesure : ils frauderont encore plus, c'est tout. Surtout qu'avec la chute des salaires dans la fonction publique, le fonctionnaire du fisc se fait toujours plus achetable, et meilleur marché. Mais ça, c'est toujours de l'argent qui n'ira pas dans les caisses de l'état.

Le grec, qui-ne-veut-pas-sortir-de-l'euro, est aussi le grec qui-fraude-comme-un-salaud-autant-qu'il-le-peut-et-même-plus-encore...

Il n'y a pas de saut dans l'inconnu pour la Grèce. On sait très bien ce qui arrive quand il y a faillite. C'est la prospérité. Tout le poids du passé et des rentes s'effondre. Ce qu'il y a de sûr, c'est que certains y perdent beaucoup. Tout ceux, qui, par exemple n'avaient comme imagination que d'être des dominants sociaux, possesseurs d'immobilier et de comptes bancaires. Le productif, lui, s'en sort toujours mieux...

C'est ça qui les dérange tant ???

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 20:38

Le taxi, c'est l'économie de rente. Pas davantage de taxis aujourd'hui, qu'en 1920, où ils étaient 25 000. Au contraire, il y en a moins.
Uber pop a donc, logiquement, investi un créneau qui permet de déborder le monopole et la rente.

Mais il en sera de même pour l'électricité. L'électricité, jusqu'à présent, c'était un "monopole naturel", dans laquelle organiser une concurrence, c'était du foutage de gueule. On avait quelques compagnies alibis, chargées de faire croire que.

En tout état de cause, il était fantaisiste de croire que les rentes puissent se maintenir éternellement. Elles finissent toujours par capoter.

Aujourd'hui, le marché de l'électricité semble aussi atteint d'un "price peak", dans 15 ans (2030), 60 % des clients des électriciens pourraient avoir disparus, pour cause d'autonomie, qu'on peut requalifier en -horreur-, autarcie. Et ce, pour les USA seulement, où la consommation électrique des ménages apparaît aux européens, totalement farfelue.

Il est clair que l'électricité souffre de deux maux aujourd'hui : le coût du réseau, et le coût de l'état. Ceux-ci, cumulés, représentent la moitié du prix de l'électricité.

Le phénomène observé il y a plus de 20 ans, et qui était marginal, pourrait se développer. Ce phénomène marginal, il était impulsé par EDF, qui installait le couple batterie + panneaux solaires + maîtrises des consommtions, dans les endroits où la ligne était trop coûteuse à installer.
Je le répète, l'opération, hier marginale, est appelée à se développer à grande allure.

Uber pop n'est pas le triomphe du libéralisme économique. C'est le triomphe d'une alternative à la rente. Hier, en URSS, les chauffeurs de voitures privés faisaient quasiment tous des courses rémunérées. Là, c'était par carence complète, là c'est par carence d'offre suffisante. Dans le cas Uber, il ne faut pas se leurrer, c'est aussi un downizing de la demande globale. Il y aura plus de "bénéficiaires", de services, mais sans doute, pas plus de demande, ou alors, la baisse des prix compensera la hausse de trafic...

Dans le monde paysan, où l'habitude de la mécanique est grande, l'open source technologie semble bien partie. Ou, du moins, elle est nettement plus visible, qu'auparavant. Et c'est nettement moins cher que les machines toutes faites...

Au contraire de ce qui est affirmé, désormais, l'économie semble échapper aux "experts", auto-proclamés, qui, à l'image de DSK, n'ont jamais rien vu venir arriver, et au contraire, encensaient les momies, genre, Ben Ali, Moubarak ou Kadhafi.

Bien entendu,les néolibéraux étant les néolibéraux, ils demandent à l'état de racheter au prix forts, des licences qu'il donnait.

Uber quand à lui, continue son petit bonhomme de chemin, avant, comme tout le monde, de demander son rachat par l'état, quand il commencera à faiblir...

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Published by Patrick REYMOND - dans transport terrestre
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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 18:08

On avait beaucoup glosé sur le reniement de Syriza et de Tsipras, qu'on sentait venir, qui était là, et qui était celui "du bon sens".

Patatra, il apparaît désormais que Tsipras a surtout manoeuvré, et cela, dès son élection. Pourquoi faire ? Pour lutter, finalement, contre des idées reçues, et parce qu'il en était, lui même intoxiqué.

La propagande européiste a vraiment bien fonctionné.

"L'Europe, c'est la paix", nous a t'on chanté sur l'air des lampions. En réalité, ce qui a rendu les peuples pacifiste, c'est de faire la guerre totalement, et de la perdre totalement. Nous n'avons pas manqué de sauvages en Europe, à commencer par les Suisses et les Suédois (les "goths", de Voltaire), aujourd'hui si polis, et dont hier, le nom était synonymes d'horreurs, d'abominations, de tueries, de pillages et de viols...

La confédération helvétique a cessé d'être belliqueuse après le carnage de Marignan, et ses 20 000 morts (sur pas même 500 000 habitants), les Suédois, après la guerre du Nord, et ses 250 000 tués (sur 2 500 000 habitants), et les scènes connus de la fin de guerre : la levée en masse de tous ceux qui restent, avec les armes qui restent, et les dernières batailles menées par une poignée de soldats, composées de vieillards et d'enfants.

Les allemands, eux, sont devenus pacifistes après leurs pertes énormes, en hommes et en dignité, de la seconde guerre mondiale. Franco, lui, pour se maintenir a su très habilement jouer de la peur du retour de la guerre civile, pendant que la croissance économique lui donnait un souffle.

Bien entendu, c'est bien de "l'Europe de la paix" qu'est venu la guerre au Kosovo, en Yougoslavie, dans le Donbass, et en Syrie.

L'UE n'a éteint que des conflits à l'ouest du continent, qui étaient déjà éteint en 1919. Les candidats turcs à l'Europe font la guerre en Syrie, le gouvernement polonais a envoyé ses tireurs sur la place Maïdan, et les mercenaires polonais n'ont pas manqué dans le Donbass.

L'Europe, la paix ? Seul un débile mental peut le prétendre. Et encore, ma liste n'est pas exhaustive.

L'Europe, la prospérité avec l'Euro ? Depuis la fin de l'écrasement totalitaire du continent par l'empire romain, les monnaies "uniques" et "éternelles" s'y sont succédées (Besant, denier, sou, florin, real, etc ... Liste, bien entendu, non exhaustive). Elles se sont toutes effondrées. Pour rappeler la plus récente, parlons du franc-or et de l'union latine(19° siècle), qui s'était généralisé à une bonne part du continent. Avant de capoter, elle aussi, et dont la Grèce, -déjà- se mordit très vite les doigts d'y avoir adhéré.

Quand à la peur de voir s'évaporer l'épargne avec l'euro, c'est le contraire qu'il faut craindre. C'est l'euro qui a provoqué l'évaporation de l'épargne, et c'est l'euro, non pas la source de la prospérité, mais la source de tous nos malheurs économiques.
L'euro, c'est le diable, et non pas un ange. C'est l'enfer qui descend sur terre, et non le paradis, la guerre qui pointe son museau à l'horizon, et non la paix pour mille ans.

Certains nous disent que l'option du referendum est inapplicable. Le peuple est dit souverain, et c'est au contraire, seulement lui qui peut décider, pour le meilleur ou pour le pire. Et si le oui l'emportait, il est clair que la Grèce aura tôt fait de devenir la Syrie. La dette grecque est une fiction depuis des années, comme toutes les autres, d'ailleurs.

Le gros de l'épargne grecque sera garanti, il suffit d'imprimer de nouveaux billets, et avec la désaffection des touristes pour la Tunisie, en particulier, et le monde arabe en général, joint à une cht'ite dévaluation, il y a lieu de penser que l'économie grecque redémarrera du tonnerre de dieu, d'autant plus que la dévaluation entraînera, mécaniquement, un afflux des capitaux que les grecs ont placé à l'étranger.
D'ailleurs, je leur conseillerais de les ramener fissa, tant qu'existe un euro...

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 03:10

Il doit être exorcisé, battu, exécuté.Tsipras a convoqué un referendum, commettant l'hérésie suprême à la cause européenne.

Vous savez, cette oligarchie qui se gargarise de démocratie, mais interdit de faire appel au peuple, sur un autre sujet que le cheval blanc d'Henri IV (et encore, un sujet aussi technique passe l'entendement des gueux).

Tous les gouvernements qui ne voulaient pas de l'austérité et posaient la question de l'euro étant impitoyablement débarqués.

On a dit que Tsipras trahissait ses engagements. Sans doute, a t'il agi en politique. Il fallait démontrer que les créanciers appelaient "négociations", un diktat, et "accord", une capitulation.

La crise grecque n'était pas importante. La BCE avait clairement les moyens de racheter la totalité de la dette grecque et de la monétiser. Mais cela aurait simplement montré le "mauvais exemple", aux autres.
Sans doute pouvait elle aussi, monétiser un petit pourcentage des dettes européennes, sans aucun risque. Mais la politique d'austérité ne s'imposait plus.

Tout le monde sait qu'elle ne fonctionne pas, au contraire, qu'elle n'a jamais fonctionné, et qu'elle ne fonctionnera jamais. Mais ce que demande la dictature européenne, c'est la soumission.

Ce que demandent les USA, c'est la soumission. De l'autre côté du Bosphore, Erdogan a pu faire ce qu'il voulait, jusqu'à ce qu'il signe l'accord gazier avec Poutine. Il a donc clairement été largué par la CIA, et la conjoncture s'est effondrée.

Les conséquences de la crise syrienne contaminent la Turquie, dont la croissance basée sur l'endettement et l'immobilier faiblit de 10 à 3 %, en attendant de passer sous zéro.

Les accords de partage du moyen orient qui se profilent, rendent caduque cette guerre en Syrie et en Irak, où Erdogan s'est clairement et totalement impliqué.

Après, il risque d'être berlusconisé. Sa majorité n'est que relative, et cela prête aux manoeuvres et coups tordus.

Lui, risque donc d'être débarqué promptement, pour cause d'un partage du moyen-orient entre Israël/arabie et Iran/et ses alliés.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 06:10

"Si les nouveaux systèmes énergétiques avait la moindre viabilité économique nous verrions beaucoup d'entre eux se diffuser.

Au lieu de cela, tout ce que nous voyons est la croissance des sources d'énergie qui ont besoin de subventions. Une vraie source d'énergie pas cher pourrait être imposée à un taux élevé, et soutenir ainsi l'économie.

La population française, redevenue pauvre et ravagée par le chômage ne développera jamais du photovoltaïque faute de moyens ! Un état appauvrit ne rentrant plus aucun impôt ni taxes à cause de l'hécatombe économique ne perdra pas ses maigres ressources dans du renouvelable. Les gens devront alors s'adapter à la pénurie énergétique comme les Mayas."

Il ne faut pas oublier plusieurs choses qui rendent ce point de vue faux. Le pouvoir d'inertie et de manipulation des dominants peuvent notablement retarder les évolutions. Cela a été le cas après le pic pétrolier charbonnier anglais en 1913. C'est toujours plus simple de manipuler les prix et les consciences, que de changer de technique.

Les bidonvilles du 1/3 monde sont très souvent équipés du solaire thermique, peu existant chez nous, "pays riche", alors que le dit solaire thermique est obligatoire en Espagne. Mais on ne veut, en France, pas chagriner EDF, et autres, et les chauffe-eau électrique, si inutiles.

Après la paupérisation entraîne, comme disait Braudel, la population vers d'autres rivages. Les pauvres ont toujours innové en matière d'alimentation, notamment. Mais fabriquer des équipements à 10 francs six sous, c'est une démarche de militants. Cela pourrait devenir démarche répandue. Parce que la démarche de militant, c'est chiant, le système D, lui, est de toutes les époques.
Enfin, le FMI n'en a pas cru ses yeux. Quand il a fait les comptes pour les subventions au fossile : 15 milliards/jour...

Bien sûr, ce montant est discutable, et quand bien même il serait divisé par deux, on voit que le renouvelable n'a pas le monopole de la subvention...

Et que la rentabilité supposée du fossile, n'est que supposée.

Le problème, c'est que le renouvelable, s'il est principalement dirigé vers l'autoconsommation, c'est la mort du petit cheval, du CAC40, du Dow Jones et de tout notre petit monde.
Les néolibéraux font finalement bien marrer, quand ils disent qu'ils ne veulent pas d'intervention de l'état. Ils la sollicite tous les jours.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 16:57

L'argument économique du bien fondé du nucléaire s'effondre. Le nucléaire, c'est cher, les entreprises du secteur sont plombées par leurs dettes et leurs besoins d'investissements, sans compter les danseuses qu'ils ont entretenues pendant des années.

Les rentes d'EDF se sont envolées chez les actionnaires, et dans des miroirs aux alouettes, dans les amériques, latines (Mexique, Argentine, Brésil), dont ils sont revenus penauds, mais pas guéris de balancer du fric, dans des trous sans fonds, comme les USA ou la Grande Bretagne.

L'industrie du nucléaire se rétracte dans le monde, et si quelques centrales sont en construction, l'effort, c'est le renouvelable.

Et ce ne sera que lui. Le prix du solaire photovoltaïque s'est effondré, en en faisant la source la plus compétitive qui soit, et s'effondrera encore plus, le solaire thermique est opérationnel depuis belle lurette, l'éolien est mature.

Mais, le plus intéressant, je le lisais sur un site où l'on apprend à fabriquer les éoliennes de particuliers.

Ce site indiquait, que, vue leur taille, elles ne seraient jamais rentables. Mais la manière de voir le problème, est, à mon avis, totalement erronnée.

En effet, cela voudrait dire qu'on est en possibilité éternelle d'être toujours et totalement approvisionné à un coût vraisemblable.

Je doute fort de cette possibilité, mais je subodore le retour d'une économie à l'ancienne. A l'image de ces paysans de Haute Loire, qui remontaient sur leurs toits après chaque hiver, pour remonter les lauzes descendantes... Les lauzes, c'est lourd, et ça descend. Surtout avec la neige et la mousse.

Même une éolienne de particulier peut être rentable, à la seule condition de la connaître, de l'avoir fabriquer soi-même, savoir fabriquer les pièces, et faire la maintenance. Quand à certaines réflexions, sur les pièces usées au bout de deux mois, je leur dirait, bienvenu au club de la maintenance, où l'on apprend, que dans les pièces, ce qui coûte cher, c'est la matière dont elles sont faites. Plus elles sont adaptées et résistantes, plus elles coûtent et durent. Dans la production d'acier, je dirais qu'au minimum 95 % n'intéressent même pas le sidérurgiste, mais que la marge se fait sur le mouton à 5 pattes, et les qualités supérieures. Mais on peut fonctionner facilement, avec des pièces d'usure bon marché. Il suffit de les changer, et de savoir qu'il faut les changer, et au bout d'un certain temps, on les change plus vite que son ombre.

C'est le retour à une économie soviétoïde, où il fallait faire de l'entretien, quand on avait pas la qualité. Mais certainement pas, faire-faire l'entretien.

En cas de collapsus, de plus en plus probable, à la vue des événements grecques, on peut s'attendre à un effondrement complet des disponibilités en énergie, dont l'énergie électrique. Le bon côté des choses étant que les usages aberrants, "modernes", seront les premiers affectés.

Les compagnies d'électricité européennes sont en coquetterie avec l'économie. Elles sont toutes en mauvaise santé, sans exception, et ce, pour une simple baisse de la consommation électrique de 3300 TWh à 3100...

On dit qu'aucune crise n'a eu lieu en 2014 ? c'est peut être les chiffres officiels, mais peut être pas la réalité. En tout cas, l'austérité est bien là, et si l'on saigne les ménages, il ne faut pas s'attendre à ce qu'ils fassent la fête. Ils s'adaptent. Pour le moment en réduisant, et après, en produisant eux-mêmes le nécessaire...

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 21:10

Cette fois, ce sont les saoudiens, qui veulent transformer leur pays en rois du renouvelable, après avoir torpillé, dans les années 1970, le solaire.

Mais pour le lobby électro-nucléaire Français et JM Jancovici, il n'existe que le nucléaire. Bien entendu, la possibilité de produire de l'U classique, pour des centrales classiques, ne les effleurent même pas.

Il serait très savoureux, d'ailleurs, de connaitre l'état des stocks réels d'U utilisable. Après 25 ans de déficit, ils ne doivent pas être très haut.

Pour ce qui est de l'électricité solaire et éolienne, le modèle centralisé est condamné, mais après, se posera le problème du remplacement. Sans doute, la vérité est elle mitigée. Elon Musk veut des unités totalement autonomes, mais cela correspond à l'ouest des USA. Ailleurs, la vérité sera sans doute celle d'unités plus petites, mais quand même intégrées. On peut même imaginer un système à deux vitesses, le courant dépendant des autorités municipales en ville, et totalement autonomes en campagne.

D'autant qu'en France, EDF a une politique schizophrène : paralyser le développement de l'alternative, mais, en augmentant les tarifs, on ouvre la voie au renouvelable. Et, paradoxalement, en retardant la mise en route, on abaisse son coût. Le prix des batteries et des installations devraient encore nettement, baisser.

Sans compter, bien sûr, la cure d'austérité que représente la hausse du prix de l'énergie...

Dans le monde, c'est record du renouvelable, qui sera battu l'année prochaine, et ensuite, l'année suivante, etc...

On ne peut qu'être saisi par le comportement soviétoïde des autorités françaises.

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 20:30

Mais on pourrait parler désormais du nucléaire français. Au niveau mondial, le coût du solaire est le plus compétitif qui soit, et avec les grandes entreprises qui se lancent dans la batterie à qui mieux-mieux, on va vite assister à l'effondrement du modèle précédent.

Le nucléaire a son avenir bouché, l'EPR est une catastrophe financière et technique, et sauf connivence criminelle, ne pourra jamais fonctionner. Et, comme je l'ai déjà dit, il existe une alternative crédible, moins chère, et qui se développe hardiment, sauf en France.

Le plus intéressant étant que même un journal PRAVDA comme Le Monde, le dit. A une époque, personne n'aurait répercuté un article de Greenpeace.

Mais, La politique Thatchérienne a aussi été réévaluée : un échec complet, comme je l'ai dit, masqué au RU par l'essor du pétrole, du gaz, et de la bourse, et enfin de l'immobilier.
Le crédit apporté à M. Thatcher, c'est à dire la création d'emploi, est tout aussi ridicule. Sur 4.7 millions d'emplois crées (1979-2013), les 2/3 sont des emplois... de fonctionnaires, pour le reste ? " ! Le tiers restant provient essentiellement du commerce de gros et de détail et du secteur immobilier, tous portés par une bulle d’endettement qui a mal fini."

Bref, pour voir un triomphe thatchérien, il faut être aveugle.

Les JO, eux, se révèlent être des catastrophes financières, de manière systématique. La seule exception, 1984, étant causée par le fait que Los Angeles étant la seule candidate, elle avait fait ce qu'elle avait voulue.

Pour le reste, les grands bénéficiaires sont les bétonneurs, et les dépenses pour les JO, sont nettement compensée par la réduction des autres dépenses. A Londres, on avait clairement vu des gens venir pour les JO, mais aussi, clairement vu tous les visiteurs habituels, éviter d'y mettre les pieds.

Bref, quand, pour Paris, on annonce un "bénéfice" de 0.1 % (du PIB), c'est vraiment, la fourchette très haute..Et qui n'a aucune chance d'être vérifié, et des dépenses de prestige, qui ont chassées d'autres dépenses, utiles celles-là.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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