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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 17:41

Cela ne va pas très fort en Chine, visiblement. Les usines chimiques pètent les une après les autres, (c'est la troisième), à tel point qu'on peut se poser des questions, la croissance est une escroquerie, elle est au plus, à 2 ou 3 %, et son modèle est à bout de souffle.


Une usine qui explose, ça peut être un accident.

Quand la deuxième saute, on peut se poser des questions.
A la troisième, on ne se pose plus de questions. On a des certitudes.

Après, savoir qui a opéré est une autre chose. Après tout, j'ai souvenir que dans des crises économiques, bizarrement, les usines avaient une tendance lourde à brûler.

En 1982, je me souviens de cette petite ville de 50 000 habitants, qui fut victime de plus de 110 incendies d'usines de confection... Après tout, quoi de mieux pour liquider un vieux stock d'invendables, de machines obsolètes et virer des employés pour force majeure ? Le reste, c'est pour les assurances...

Bien sûr, cela peut être encore pire, et une intervention extérieure n'est pas du tout à exclure. Mais il est clair que le proverbe latin peut s'appliquer (à qui profite le crime ?), et que la réponse peut être variée.

Mais, il est clair aussi que ces temps de grandes difficultés économiques, le monde va vivre de pénibles heures.

D'abord, l'effondrement/récession/dépression atteint principalement les pays producteurs de pétrole. Après 15 ans de cours élevés, cela avait crée une demande, et cette demande, désormais, disparaît. De plus, il est rare, très rare qu'un pays producteur de matières premières arrive à faire quelque chose d'autre. Cette matière première a fait le vide. Elle a tué tout le reste.

Même l'Arabie Saoudite, en guerre avec pratiquement tous ses voisins, est touchée. Les cours sont insuffisants, la demande déprime, et les cours élevés ont crées des capacités supplémentaires. Et un puits de pétrole, fut il de schiste, ne s'arrête que quand il est épuisé. La société qui l'exploite fera peut être faillite, mais le puits lui-même sera revendu pour une bouchée de pain. La même chose, pour bien des capacités de production. Ce qui coûte, c'est de la créer. Une fois existante, elle peut très bien devenir rentable, si elle ne l'était pas avant une fois la dette expurgée.

Il est clair que dans le cas du pétrole de schiste, on arrête, grosso-modo, de creuser. Mais cela ne veut pas dire qu'on arrête l'exploitation de l'existant, qui tournera quelques mois, ou années, même à production très faible. Les ricains s'en foutent complétement, le secteur de l'extraction pétrolière est de longue date, sous perfusion fiscale. Un puits, même s'il ne produit que de quoi alimenter un briquet, est une excellente affaire.

Pour ce qui est du reste, il suffit de lire ceci :

Production industrielle 2007-2013 :

Royaume Uni ; - 13 %,

Danemark : - 14 %,

Suède : - 4 %,

Finlande : - 22 %,

Italie : - 19 %,

Espagne - 22 %,

Japon - 8 %,

USA et Allemagne se distinguent : 0% (c'est la réindustrialisation US).
L'effondrement est donc bien commencé. Avec les ponpons finlandais et Espagnols. C'est d'autant plus marrant pour la Finlande que les essais de L'EPR vont commencer, dans un pays qui n'en a plus besoin...

Bref, il y a peu de temps à attendre pour que la courbe se dirige vers le bas, et que le voisin apparaisse hostile.
Comme je l'ai déjà dit, je ne pense pas à un futur de guerre généralisée. Troubles, oui, mais la montée de "l'extrême" implique un tête à queue mental total pour les nouveaux adhérents, et une percolation de la population, un phénomène de seuil. Et puis, vous dire que certains tenteraient la guerre, ça me ferait bien rire. Il leur faudrait d'abord acheter une paire de cojones. Les "antifa", à l'image d'un devenu célèbre tué dans la rue, ne brillent pas spécialement par leur courage.

Quand aux allogènes, ils sont aussi des produits du système, avec tous ses défauts. Peut on imaginer des gens qui se carapatent livrer combat ? Au premier coup de feu, il y a des fortes chances de débandade du plus grand nombre.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 00:01

... en France en 2015. La circulation automobile a connue une hausse notable en France, plus importante qu'il n'apparaît. En effet, avec une consommation unitaire en chute libre (consommer 4.5 litres de carburant ou moins au cent devient une norme), une réduction des volumes des automobiles, la pâlotte hausse de 1 % de consommation de carburant (super et gazole confondu), prend une autre dimension.

On peut penser que cette réduction de consommation donne une pente de déclin à parc constant d'environ 2 % l'an. L'effet prix à donc, indéniablement boosté la consommation, expliquant aussi le surcroît de mortalité observé.

Mais, l'effet prix ne gomme en aucun cas l'effet modernisation, et il est clair que toute hausse des prix entraînerait l'effet inverse.

Ce que déplore sans doute le gouvernement, c'est le clapotis économique que représente la baisse des prix du pétrole. Il faut dire que la tendance lourde engagée n'est pas ou peu discutable. Eviction du pétrole pour les usages hors transport, et réduction marquée des consommations unitaires.

La dégringolade de la consommation pétrolière en particulier et de la consommation d'énergie en général continue son bonhomme de chemin, et l'effet prix ici, se précise.

Pour ce qui est du surplus de croissance espéré par le gouvernement, il est pathétique. Environ 200 euros par ménage, c'est de l'ordre du ridicule... En même temps, la consommation d'énergie, notamment pétrolière, c'était aussi de la consommation, même si elle est grevée d'impôts...

On voit finalement qu'en matière économique, les grands partis de gouvernements n'y connaissent rien.

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Published by Patrick REYMOND - dans transport terrestre
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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 18:35

Il y a une impossibilité flagrante que ne veulent pas voir politiciens, gens ordinaires, c'est celui du collapsus du système. Bien sûr, on peut acheter/intimider des dirigeants, comme hier, Gore, et aujourd'hui Tsipras, en menaçant leur famille et en les récompensant généreusement après. Le système a abandonné le fait de pouvoir acheter tout le monde et la paix sociale.

Le modèle est à bout de souffle. L'effondrement économique de celui-ci réglera, finalement, beaucoup de problèmes. On peut le maintenir, un peu, en achetant les élites et les dirigeants, mais la vérité devient difficile à balayer sous le tapis.

La vérité, c'est la chute de la production industrielle depuis 2007, qui indique la régression absolue du niveau de vie, pendant que les bonnes âmes, faisant référence à un passé révolu, rêve d'immigration. On ne multiplie pas les bouches, quand la ration diminue.

La "société de l'illimité", montre elle même, ses limites. La croissance est morte, définitivement, et ne reviendra pas. Il n'y a plus d'énergie en suffisance.
L'Egypte défraie aujourd'hui la chronique. Un gisement de gaz "géant", vient d'être découvert, et sans doute, l'Italie, en état de famine gazière, l'attend.

En réalité, ce gisement est finalement, étroit, même s'il correspond à ses attentes. l'équivalent de 5.5 milliards de barils de pétrole. Soit une soixantaine de jours de consommation mondiale. S'il est exploité vite, il sera aussi, très vite vidé.

D'ailleurs, une Egypte de 80 millions d'habitants est très capable de vider elle même le gisement, même sans en exporter un M3.

ça ne changera pas les données du problème : famine énergétique dans le sud de l'Europe. Et la question migratoire pose aussi la question de l'accueil. Le nouvel arrivé sera vite impopulaire. Et comme la bouffe, c'est du pétrole, on voit que la question des ressources devient cruciale.

L'UE rêve d'envoyer des africains en Ukraine, où ils se contenteraient d'une vie frugale et autosuffisante sur des terres abandonnées. Il reste que les dits africains ne rêvent certainement pas de ça, et de revenir dans un village qu'ils ont quitté chez eux. Et visiblement, les ukrainiens ne sont pas les occidentaux. Il n'y a pas de terres abandonnées, la production dans le cadre économique actuel, ne vaut rien, et la population autochtone est rétive.

Et puis, des gens rêvant d'une promotion sociale, et pas de sécurité (sinon, ils s'arrêteraient en Grèce) se verraient mal cultiver des jardins en Europe... C'est pas leur vision. Leur vision, c'est gagner beaucoup d'argent, et revenir au pays une fois par an, et faire le beau.

Il reste que la question énergétique va vite poser une autre question. Celle du niveau quantitatif de la population.

Certes, comme je l'ai dit, l'investissement dans le renouvelable est dramatiquement ridicule en France. L'Objectif solaire de 2020, remonté à 8000 mégawatts est très relatif : certains pays font plus en une seule année... Mais cela ne règle pas la question du pétrole, qui, seul, peut nourrir la planète, avec, peut être, un peu de gaz...

Donc, la question de l'effondrement économique de l'empire occidental reste à l'ordre du jour, et elle emportera tous les défenseurs du systèmes, belles âmes et "cosaques sociologiques". Quand ils en auront pris vulgairement plein la gueule, ils penseront beaucoup moins, à "défendre la démocratie", contre le FN, parce qu'ils s'occuperont d'une tâche beaucoup plus urgente ; bouffer.

On nous dit qu'il existe des risques de guerres entre population autochtones et allogène, et entre autochtones, j'y crois peu. Comme je l'ai dit, quand les autochtones en seront réduit à savoir s'ils vont bouffer, ils ne penseront pas à faire la guerre, quand aux allogènes, ils sont d'origines diverses, et seront beaucoup moins tentés d'arriver... Pour un pays en guerre, et dont la réalité économique sera révélée.

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 16:59

On se paie ici et là, la fiole de Ségolène, pour son plan de remplacement des ampoules et de convecteurs électriques. Se payer sa tête, c'est vraiment faire preuve de la connerie la plus extrême et la plus infâme, parce que là, on a une VRAIE politique.

Explications. Le plan prévoit, pour 6 et 20 millions d'euros, environ, le remplacement d'un million d'ampoules et de 200 000 convecteurs, par du matériel plus moderne et moins énergivores. S'il y a une chose à regretter, c'est le peu d'ampleur, et vue le coût, ce sont des cacahouètes, rien, négligeable.

Mais ce qu'il faut souligner, c'est que ce genre de politique, cela a déjà été conduit, avec beaucoup de succès, et à grande ampleur. En Californie, mais aussi en France, dans les DOM TOM. A l'heure où les ampoules à économie d'énergie, ça n'existait pas en France, EDF avait complétement équipé les dits DOM TOM.

Les compagnies californienne d'électricité subventionnaient et subventionnent les ruptures technologiques et l'achat de matériel moins gourmands. Pourquoi ? Parce qu'elles y ont intérêts. Au bout d'un certain moment, elles n'arrivaient tout simplement plus à fournir, même en important massivement.

La Californie d'ailleurs, est le prototype du lieu où les ressources hydriques et électriques, arrivent au bout du bout. D'ailleurs, la dite Californie voit littéralement son sol s'effondrer sous ses pieds.

Conçu comme un cadeau aux plus pauvres, c'est encore nettement insuffisant. Mais il ne faut pas peiner EDF, dont le PDG voulait bien passer à seulement 50 % de nucléaire, à condition, bien sûr, de doubler la consommation.

Il faut être prudent quand on voit les effets. Ce sera désastreux, si on s'arrête là. Ce sera de la grande politique, si c'était une manière de mettre le pied dans la porte. Et faire accepter, à EDF, une évolution.

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 21:30

La crise chinoise semble donc bien rentrée dans les mentalités, et avec elle, la crise de tous les émergents, et celle du monde développée.
Pendant ce temps, une chancelière veut accueillir 800 000 réfugiés et en refiler, par quotas, aux voisins.

Merveilleuse Angela. Tous les alternatifs doivent l'aimer. Elle massacre l'euro, l'UE, toute la doxa européiste et droit de l'hommiste.

C'est sûr que les 15 millions de pauvres français, les 20 millions allemands, vont être ravis de les voir débarquer...

Surtout dans un contexte d'effondrement économique. Le grand alibi de l'immigration, c'est "qu'on en avait besoin". ça pouvait se défendre en 1970, mais beaucoup moins de 1973 à 2007, et absolument pas depuis 2007, seul des idiots, pouvaient appeler à "plus d'immigration", pour "plus de croissance". Je n'en citerais aucun, mais il y en a un qui faisait l'éloge des résultats économiques de Moubarak, ben Ali et Kadhafi. C'est Assad qui doit être content de ne pas avoir été félicité.

Quand à dire que la crise boursière a peu d'impact sur l'économie chinoise, c'est aussi, complétement crétin. Toutes les monnaies émergentes s'effritent, et même celles qui n'émergent pas.

On dit que les délocalisations vers la Chine devraient s'arrêter et même s'inverser. C'est vrai. Quand on a fauché 50 % de l'industrie mondiale, on peut difficilement aller au delà.

Quand au "grand ouest chinois", c'est du pipotron de première qualité. La totalité des pays qui se sont développés ont laissés en arrière de larges pans de leurs territoires. L'ouest chinois sera un gouffre sans fond.

Bref, la "croissance", mondiale globalement, est une niaiserie. Même dans les pays en développement. Le gros de cette croissance, c'est de l'immobilier, qui a le désavantage de ne se pouvoir bouger, et qui a tôt fait de se transformer en coupe-gorge, et en ruine. Les chinois investissent un peu moins de 50 % de leur pib. Mais où ? Dans des industries de bases modernisées et rachetées souvent aux occidentaux. Pour faire quoi ? de l'acier de construction, des constructions qui pour beaucoup ne trouvent pas preneurs. On surestime donc le rythme de croissance, qui semble t'il ne peut dépasser, en réalité, les 6 %. Après, on sombre dans les conventions et les magouilles de stats.

Dans un de mes anciens blogs, les restants ne veulent pas voir l'horrible vérité. le pétrole et le gaz de schistes sont un mélange de bulles de crédits pas chers en dollars, et de lois fiscales nord-américaines. Ailleurs, ça ne vaut pas un pet de lapin. L'industrie pétrolière américaine, d'ailleurs, vit sur cet axiome. sur 500 000 puits, pas même 20 000 seraient rentables ailleurs dans le monde. Les USA produiraient donc 800 000 barils/jours.

C'est l'économie réelle qui s'effondre. Le taux d'occupation des containers (Asie-Europe) a baissé de 60 % en 3 semaines. C'est Al Sissi, qui va être content, avec son tout nouveau canal de Suez flambant neuf...

Alors, il est normal que les "alternatifs", de tous poils, aient le vent en Poupe, "the" Donald aux USA, Corbyn en Grande Bretagne, le FN ici. Malgré leur politique de rupture, ou plutôt, à cause de leur politique de rupture, de leurs écarts de langages et de dogmes. Tout le monde voit bien que cela ne passe plus.

Mais comme je disais, les "cosaques sociologiques", les attachés au système de Michel Drac, ceux, qui, fonctionnaires et retraités sont attachés à la monnaie forte, au bien (le contraire du mal, celui que leur dit le bedeau le curé et même son éminence, remplacé ici par TF1, Claire Chazal et la ligue des droits de l'homme, surtout étrangers, d'ailleurs, parce que les droits de l'ouvrier, la LDH, ça l'emmerde et elle s'en tamponne.) et à l'Union européenne , sont encore nombreux, mais mon petit "doit", m'indique qu'ils risquent fort vite de s'en détacher, eux aussi.

Comme je l'ai dit, le mince vernis de civilisation, ça peut craquer très rapidement, et on peut le voir dans les bousculades pour les soldes.

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 01:04

Un sacré trou d'air a secoué les bourses le 24. L'état réel de l'économie a t'il donc commencé à transpirer ?

La Chine s'endort, comme disent certains. Mais y avait il d'autre fatalité que se retourner et se rendormir ?

Le pib chinois c'est 25 % d'exportations et 50 % d'investissements. Tôt ou tard, on arrive à la fin logique, comme la Saint Barthélemy à été la suite logique et inéluctable du calvinisme. Le calvinisme, repeint, ça s'appelle le libéralisme économique, et la deuxième couche de peinture, le néo-libéralisme.

Celui du dogme de la prédestination, de la régression sociale absolue, de la suppression de 60 à 80 jours de fêtes de saint, fériés et chômés. Comme il est dit dans "les guerres de religion" (Pierre Miquel), dans les fossés de Nîmes, Montpellier, et ailleurs, partout dans la moitié du royaume contrôlés par les 10 % les plus riches, les plus pauvres ont appris, plus de 10 ans durant, à haïr les riches, encore plus que n'étaient haïs les religieux catholiques.

"Quoi qu’il advienne dans les jours à venir, que nous assistions à un véritable krach, ce qui est probable, ou au contraire à une simple correction, ce qui est encore possible, la réalité c’est qu’il n’y a pas de croissance économique en Europe comme aux Etats-Unis et pas plus en Chine. La réalité c’est que les mensonges finiront par se fracasser sur le mur de la vérité."

Les pays émergents s'écroule, comme le baril de pétrole. Avec les effets contre-cycliques de la baisse du pétrole, et de celle de l'euro, la croyance européenne devrait être flamboyante. On la voit où ?

On a donc "globalisé", "mondialisé", en Français. Mais cette globalisation finie comme la précédente. Dans la crise. On n'avait tout simplement pas pensé que les canaux crées transmettrait aussi la crise, et pas seulement la croissance. Comme les navires marchands amenaient la peste, en même temps que leur came.

Où sont leurs connaissances historiques ? Il faut être en mesure de pouvoir couper le tuyau, en un clin d'oeil.

La dévaluation chinoise, mécaniquement, fait s'évaporer quelques milliards de PIB au niveau mondial.

Et le problème chinois n'est pas réglé, d'ailleurs. La croissance et le génie européen, ça a été de transmettre vers le bas, du pouvoir d'achat. La plupart des économies n'en sont pas capables. Seulement d'écraser les plus pauvres, militairement ou policiérement.

Quand à certaines actualités, ça s'apparente à de la magouille de certaines actualités américaines. Même pas la peine d'en parler, il suffit d'y pisser dessus.

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 23:26

Le premier réacteur nucléaire nippon qui devait redémarrer a calé sur une panne. Il a été arrêté, pendant que groupies et pompom girls du nucléaire et fossile réunis arguaient l'échec énergétique du renouvelable, et son abandon par les politiques, pour cause de coût trop importants.
En réalité, et comme le dit le FMI, qui n'y avait pas cru lui même, les énergies fossiles sont subventionnées à hauteur de 15 milliards d'USD journaliers. Et si les USA sont eux mêmes encore producteurs de pétrole, via des indépendants, c'est surtout que fiscalement, le puits de pétrole en extinction, (et avant ça, celui en forage), est une superbe vache à lait fiscale.

Bref, l'Union soviétique est loin d'être morte dans le domaine énergétique. Et ce chiffre, 5300 milliards annuels, n'apparaît même pas comme surprenant.
Pour en revenir à la centrale nucléaire nipponne, même Godzilla semble rechigner. En effet, une putain d'éruption volcanique vient d'avoir lieu à une cinquantaine de kilomètres de la centrale, ce qui est, en fin de compte, très peu.

Il est clair aussi, que les crises de l'Europe du sud, sont étroitement liées à leur consommation pétrolière, importante et difficilement compressibles. Raison pour lesquelles les allemands s'intéressent aux aéroports iliens grecs. Ce seront les derniers atteints. Et à un prix, dans ce cas là, d'ami.

Tsipras annonce donc des élections, avant que sa côte de popularité ne baisse tellement qu'elle en arrive à trouver du pétrole, et parce qu'une bonne partie de son parti le largue.

Mais, l'agressivité anti-renouvelable actuelle, a, dans mon analyse, une autre cause. La crise que nous vivons depuis 2007/2008 a semble t'il atteint le pallier d'un nouvel "L", et peut être, le "L" final. Et en cas de crise, on a plus tendance à sabrer des capacités de production, qu'en créer de nouvelles.

Le monde de l'énergie est aussi passé en "mode panic ON", et cela aussi se comprend. Vu le montant d'allaitement par le contribuable du secteur, il est certain qu'il devra aussi, trinquer.

Les pays émergents semble entrer en crise profonde, comme les pays développés. Les abrutis qui nous gouvernent ont crées tellement de liens, que ces liens transmettent les crises, et n'en protègent plus. La situation chinoise inquiète au plus haut point, mais dans aucun endroit au monde, on ne semble avoir la moindre perspective.

L'union européenne croule sous les excédents extérieurs, et la France affiche un record de touristes. Mais un pays peu être sous développé et avoir des touristes, et le motif de venue en France peut être pervers, comme par exemple, l'effet des attentats dans les pays arabes ?

Les excédents extérieurs sont le signe de la compression de la demande, et une nouvelle accélération pourrait envoyer valdinguer le monde dans une crise globale. On ne leur a rien appris ? Pas plus qu'avec la Grèce, les dirigeants européens n'agissent avec bon sens, sens de la mesure, et vue au delà de l'effet d'annonce.

Mais, pour la prochaine présidentielle, on nous annonce lave-plus-blanc-juppé-meilleur-d'entre-nous, devenu papabile depuis son séjour dans le continent nord américain, et recyclage dans le néo-conservatisme bon teint. On avait déjà eu droit à l'excité, au capitaine de pédalo, on aura droit, à quoi ? Au "sauveur des retraites" qui la fera passer de 62 à 67 ans ( + 4 millions de chômeurs),ou au capitaine qui ne sait faire naviguer que des canards dans la baignoire ?

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 21:41

est finalement très simple à trouver. Les petites choses, dans la vie courante nous l'indique, sauf bien sûr, à toutes les excellences qui sont déconnectés.

Comme je l'ai déjà dit, il y a quelques temps, je n'avais aucun problème de pub, dans ma boîte aux lettres. Puis, celle-ci ressembla à une boîte aux lettres urbaine.

Puis, cette été, quelque chose de nouveau. Les remises pantagruéliques des supermarchés. Et sur les marques.
Rien n'indique mieux, en effet, la crise, que les remises des enseignes. Même la célèbre firme de boisson d'Atlanta s'y vautre dedans.

Pour tout ce qui est stockable, c'est encore pire. Alors, quand les grands de la finance s'y mettent, il ne font que me conforter. L'économie réelle, celle des gens de tous les jours, il y a longtemps qu'elle est en coma dépassé.

Qu'on t'ils fait depuis 2007 ? Substitué de la dette publique à de la dette privée, en essayant de la réanimer. Mais le chômeur et le précaire, ça s'endette mal. Surtout si le paquebot de l'immobilier fait défaut. Le taux de chômage US est officiellement à 5 %, en réalité il est à 25.

Et le tout à l'avenant. Il est normal, donc, que la continuation de la politique actuelle, libre échangisme, immigration, dette, finisse dans le mur.

Piller l'économie réelle pour les besoins d'une minorité de 1 % de la population, ça se finit un jour, comme en Argentine. Il n'y avait plus rien à piller.

Et ce que l'on peut piller, suppose que ce soit utilisable. Quel intérêt, en effet d'acheter un aéroport qui ne voit jamais un avion, ou une autoroute qui ne voit jamais une voiture.

Il y a longtemps, le stratège britannique Basil Liddel Hart disait que le sort de l'URSS en 1941 aurait été aussi vite plié que le sort de la Belgique et de la France, si elle avait eu le même réseau routier. En effet. Mais les soviets, habiles stratèges eux aussi, n'avaient pas jugé utile d'en constituer un, il n'y avait qu'une industrie automobile que très embryonnaire, dont les produits servaient aux réseaux urbains... Ils ont préféré, longtemps, s'en tenir aux voies de chemins de fer...

Donc, la route n'avait aucune valeur, et n'avait aucune raison d'être construite.

La croissance chinoise, réelle, comme la croissance américaine, étaient sans doute surestimée de 4 %. Ce qui donnait largement, une "croissance négative", pour les USA, depuis 25 ans, et pour la Chine, un poids bien plus modeste. Surtout si 50 % du PIB, ce sont des investissements, et 25 %, des exportations.

Il reste que l'imbrication des économies réelles, rend l'effondrement chinois particulièrement ravageur en Asie. Parce qu'en réalité, on peut sans doute parler d'effondrement. Et la position chinoise, prospérité contre dictature politique, est la même qu'en occident. La démocratie n'y est pas plus réelle.

Le pib occidental étant largement bidon, constitué, à 20 % de "services financiers", à 25 % d'immobilier, et à 25 % de marges de commerce, on voit aussi que ce sont ces trois mamelles qui sont malades.

Le nominal, donc, peut largement s'effondrer. L'immobilier, et les loyers sont susceptibles d'être avalés par un trou noir, le service financier peut lui aussi être avalé par le même trou noir, et les marges commerciales anéanties vite fait...

De toute façon, un élastique trop étiré finit toujours par claquer...

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 23:55

S'il y a une chose que les dirigeants chinois surveillent comme le lait sur le feu, c'est l'affirmation très ancienne que le mandat du ciel a été retiré à la dynastie. La dynastie actuelle étant le PCC.

Mais il est clair qu'il n'y a pas qu'en Chine que le mandat du ciel vient d'être retiré à la dynastie.

Ce retrait du mandat du ciel se signalait par l'accumulation de catastrophes, qui pouvaient être naturelles, mais qui souvent ne signalaient que l'incurie des administrations, incurie grandissante avec le temps.

De Louis XIV à Louis XVI, les règlements de marine étaient les mêmes. Sous Louis XIV, la mortalité en mer était rare en ce qui concernait les maladies, sous Louis XVI, elle atteignait sempiternellement 10 % de l'équipage.

Les canaux non curés, les équipements laissés des décennies à l'abandon... Tout cela explique ce sentiment d'abandon, et explique l'ampleur et le coût des catastrophes.

Le port de Tianjin vient quasiment d'être rayé de la carte par une série de très grosses explosion, et pour la première fois depuis longtemps, la Chine dévalue sa monnaie.

Mais dans la série, ce n'est qu'un épiphénomène. On voit que tout se déglingue. MacDonald ferme 900 magasins, de préférence là où la croissance, est, soi-disant, du tonnerre de Dieu, les USA, la Chine, le Japon.

En réalité, la croissance n'existe que sur le papier, dans la magouille des stats, et l'économie réelle, ce sontles magasins qui ferment.

Parce que le consommateur, il n'a pas un rond, et je discutais ce matin avec la tenancière d'une boutique, qui elle, a le vent en poupe, et qui fait dans le dépôt vente. Elle ne sait où donner de la tête...

Les deux "canaux français", Suez et Panama, se voient retaillés. Pour compenser la chute de trafic, en raclant tout ? Sans doute. Mais les projets de Lesseps butent désormais sur la chute du trafic, une moindre abondance de ressources fossiles, et sur la géographie.

La géographie, c'est que Panama, pour le trafic inter-nord américain, c'est très bas, dans le continent. trop loin. Comme dans la série "sur écoute", le port de Baltimore est juste "un poil trop loin", et ce qui reste de classe ouvrière dans ce port, se voit voler la vedette par la vraie activité de la ville, le trafic de drogue.

De plus, faut il rappeler que le chiffre de la croissance chinoise est tellement absurde, qu'il faut être un connard de néo-libéral européiste pour y croire. Et que la majorité de la production s'effondrera quand on ne construira plus. Et la Chine, il faut le dire, c'est trop peu peuplé, pour les capacités de productions existantes.

La production américaine de pétrole est stéroïdé, et gonflée artificiellement, la croissance en France n'existe plus depuis 2007, -officiellement-, et en réalité, c'est la chute libre, avec une dégringolade de 10 % de la production industrielle. Maintenant, c'est dans la presse officielle. La petite baisse, le - 1%, pas le - 10 %.

La baisse du prix du pétrole, dont on attendait tant, n'a pas permis la croissance espérée. la seule croissance que cela apporte c'est celle des morts sur la route. Mais le monde est en voie de désintoxication, par paupérisation et changement technique.

Bref, on nous dit, ici et là, que la baisse de la population mondiale est déjà programmée. Mais pas comme on le pense dans les hautes sphères.

Elle est programmée par la baisse des disponibilités pétrolières et énergétiques. On peut nourri combien de personnes sans pétrole ?

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 20:58

On a parlé de travaux pharaoniques pour les deux "canaux français", Suez et Panama, qui ont lieu en même temps.
En réalité l'exploit eu lieu au XIX° Siècle, parce que la technologie était nettement moins évoluée, Suez n'avait pas grand chose à voir avec le canal Français de Panama, qui, lui même, n'avait pas grand chose à voir avec le canal américain qui lui succéda.

Mais, quel est l'impact sur le pays "bénéficiaire" du canal, et de sa manne ? Grand. Et à la fois, démotivant. Il est clair que la présence des canaux sont, pour les pays bénéficiaires, des "mannes", responsable de "dutch diseases" durables, et même plus durables que celles du pétrole, du charbon, ou de l'argent.

Pour rappel, la "Dutch disease" c'est la maladie hollandaise liée à la découverte du gaz naturel de Groniguen.
Après étude, cette manne n'avait entraîné, finalement, rien en plus, rien en moins, mais avait été absorbée par une baisse égale de l'efficacité économique globale du pays.

L'Egypte de Moubarak était devenu un pays de rentes. Rente de Suez, rente du tourisme, rente du pétrole. Rien d'étonnant, donc, que la mauvaise tenue de ces trois rentes entraîne la crise de régime.
Envolée l'époque nassérienne et son industrialisation. Le canal n'apportera rien, le pays ne produit pas grand chose.

Au mieux, cette rente du canal sera gaspillée, la rente pétrolière, modeste, a disparu, le tourisme se porte mal. Et avec ça, il faut faire vivre 89 millions de personnes.

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Published by Patrick REYMOND - dans transport maritime
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