30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 17:28

On nous daube encore Ségolène. Mais j'en profite pour ressortir un petit graphique venu tout droit de chez oncle Sam.

Le fossile baisse fortement, le nucléaire a des vapeurs, et le renouvelable s'envole. Et encore, ne précise t' on pas la baisse des consommations.

En réalité, isoler les bâtiments à la cadence de 500 000 par an, ça n'a rien ni de sorcier, ni de révolutionnaire, mais au global, c'est révolutionnaire.

Comme je l'ai dit, le CAC 40, c'est pratiquement rien que de l'énergie. Allégements fiscales et primes, c'est un moyen très classique. Et efficace.

EDF a gagné et perdu. Sanctuarisé, mais EDF est coincé avec le déclin mondial du nucléaire, et la poussée des énergies renouvelables. EDF devra diversifier ses sources, en clair, réduire le nucléaire.

Avec la montée, des autres, le plafonnement des consommations, le plus judicieux sera de déclasser.

Le mouvement de baisse des consommations existait déjà, depuis 2007, le fossile baisse de 2 % l'an. On va simplement accroître et accélérer le mouvement. Plus anecdotique sont les primes pour le changement automobile.

Mais il est désormais absurde de parler de "croissance verte". Chaque sou investi, aura principalement pour effet de REDUIRE la croissance. La non-consommation, ça ne se mesure plus dans les prix.

Réduire la consommation d'énergie de 50 % en 2050, ça PARAIT important. Mais c'est le simple report, EN AVANT, de la baisse observée depuis 2007.

Un point important, est aussi l'abandon de l'écologisme punitif, qu'aime les écologistes proclamés. On n'attrape pas les mouches avec le vinaigre. Mais l'économie d'énergie, c'est économiser sur les dépenses, et cela, ça parle. Bien entendu, il y a des chances que les ménages ne voient pas la différence : les prix augmentant, la baisse de consommation sera annulée par cette envolée.

Bien entendu, on n'est pas à l'abri d'un effondrement économique, qui, sans rien changer de notre propension à consommer de l'énergie, nous ferait faire -50 % d'un coup, ou plutôt, d'abord - 30 %, puis - 20 %, puis -10 %, dans un scénario grec.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 17:09

... a tué le voyage. Nous dit on. En réalité, c'est toujours le même n'importe quoi dans les journaux, surtout dans la presse pravda.

Le voyage ne nait pas au XVIII° siècle. Il est né bien avant. Les voyages "d'agréments", comme les pèlerinages, nombreux, les migrations, souvent temporaires, les passages d'armées. En réalité, même au moyen âge, et sans doute avant, les gens ont la bougeotte.

Les moines "gyrovagues" sont très mal vu pendant le haut moyen âge, preuve qu'ils sont nombreux, et ils ont la réputation d'avoir un poil dans la main, ou plutôt une forêt.

En même temps, ils sont une distraction. En général, complétement pipelettes, ils colportent les nouvelles, les ragots, comme plus tard, au XVI°siècle, les colporteurs les livres.

Ce qui est en cause, finalement, c'est l'uniformisation, et la fin de la prise de risque. En effet, on va sur un aéroport, pour aller sur un autre aéroport, dont on voit mal les différences, on s'émeut quand un avion n'arrive pas, et l'on va dans des hôtels où tout aussi se ressemble.

La prise de risque a totalement disparue, alors qu'avant, c'était un voyage quasiment initiatique.

Les pèlerins, comme les jacquards, voyageaient en groupe, armés, et pas que pour marché, de leur bourdon, se bastonnant avec les brigands, les autres groupes de pèlerins, les aubergistes indélicats, les gîtes puceux et merdeux.

On savait, quand on partait qu'on allait affronter des épreuves, souvent ardues, parfois mortelles, toujours éprouvantes.

Déjà, le voyage du XVIII° et XIX° est une décadence. La preuve en est que voyagent beaucoup aristocrates et bourgeois.

Avant, par exemple, existait le "pèlerin professionnel", chargé par des gens fortuné d'aller à sa place ; trop pénible, trop dangereux, un truc de gens du peuple.

L'aristocrate voyage avec son armée personnelle, le bourgeois, uniquement pour les affaires, sinon, il se claquemure dans sa forteresse personnelle. Il a le culte de l'utilité. Passé l'âge, il ne voit aucun intérêt à voyager...

Le tourisme, est, de toute époque, sexuel, comme on le voit aujourd'hui, et hier avec la prostitution des filles d'auberges.

Le tourisme de masse est une forme d'aliénation moderne, la soupape qui fait croire à des gens, très "classe moyenne", pour ne pas dire populaire, l'espace d'un instant, qu'ils sont riches.

On leur fournit des monuments, des putes, des biens à bas prix. De quoi rêver...

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 16:59

Les agriculteurs de l'Iowa pourraient bénéficier de l'apport d'un hybride, celui du giganteus miscanthus, pour produire du biofioul, à la place du maïs.

il est clair, que, dans un premier temps, les superficies concernées seront les superficies non-rentables, et les terres les plus ingrates, mais à long terme, il y aura effet de substitution pour les cultures vivrières.

On n'a rien inventé depuis le XVIII° siècle, et les iles à sucre, qui importaient leur nourriture, au moins en partie; comme le sud des USA avant la guerre civile.

La valeur commerciale, l'emporte sur la valeur ultime du produit. En plus, vendre à des pauvres c'est vendre pas cher, vendre à des riches, pour des usages futiles, c'est bien plus porteur.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 16:49

Petite pub pour les hybrides. Il suffit de regarder les différences de prix pour s'apercevoir que c'est, pour l'instant, totalement sans intérêt. 5900 euros de différence pour une consommation de 3.5 L au cent au lieu de 3.5 pour le même modèle essence.

En gros, il faudrait plus du million de kilomètre pour justifier la différence de prix catalogue. A moins, bien entendu qu'après négociation, celle-ci ne devienne minime.

Effet de mode, ou effet de lancement ? Pour devenir un vrai produit, il faut une baisse de prix drastique.

Bien entendu, les constructeurs automobiles peuvent, sans problème, baisser fortement les prix de leur modèle, le prix, au sortir usine, étant très bas.
Mais, comme nous connaissons tous la nature humaine, la tendance à la bureaucratie est dans cette même nature.
Il faut bien que les inutiles trouvent des sinécures.

Un lecteur disait que les CCI ne servait à rien. Effectivement, on peut se poser la question de leur utilité réelle. A part, bien sûr, comme outil de propagande du néolibéralisme.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 01:22

L'aéroport de Zweibrücken dépose le bilan. Là aussi, je prends mon pied. 220 000 passagers et 2.3 millions de déficit.
On voit là, donc, une parfaite illustration du n'importe quoi économique. Il n'y avait aucune possibilité que prochainement, ou dans longtemps, cet aéroport soit rentable.

L'aéroport de Sarrebruck voisin, à 40 kilomètres, illustre parfaitement l'absurdité de la situation.
De plus, cet aéroport devait rembourser 40 millions d'aides. Ce qu'elle ne fera, bien entendu, jamais.

A Sarrebruck, on aurait tort de s'en féliciter, car même et surtout si le trafic se reporte sur lui, son propre déficit grandira d'autant. Lui aussi est condamné.
Il y a aussi un aéroport à Metz (238 000 passagers en 2013 un recul de 42 000 par rapport à 2012), et bien sûr, un autre au Luxembourg, bien plus important ( moins de 3 millions de passagers).

Metz Nancy Lorraine est bien sûr en déficit, et Luxembourg apparaît comme très léger. Bref, la crise continue et s'approfondit.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 00:51

C'est marrant les libéraux, ça ne brait que réduction de taxes, et une fois au pied du mur, on s'aperçoit que c'est un désastre.

Les CCI vont se voir ponctionner, et réduire leurs budgets (de 1.28 milliards à 0,788), ce qui est bizarre, c'est qu'elles n'applaudissent pas à une mesure (la réduction des taxes), qu'elles appellent de leurs voeux les plus tendres.

Fermetures d'aéroports (là; je prends mon pied !), port de Macon ou parc des expositions de Colmar...

Surtout, les autres autorités locales, dans des situations financières tout aussi tendues, ne peuvent pas reprendre les flambeaux, et, elles mêmes voyant venir la restructuration, rien ne dit qu'elles l'envisagent.

Même le caractère sacré de l'avion qui s'envole se retire devant le caractère encore plus sacré du pognon qui se défile.

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 20:37

Le fragging a désigné, dans l'armée US, l'élimination des gradés par leurs hommes, généralement au moyen d'une grenade, peu traçable.
Pendant la guerre du Viet Nam, officiellement 3 % des officiers furent victime de fragging, et selon certaines sources, le vrai chiffre est 10 fois plus élevé.

La dissolution de l'armée US pendant ce conflit entraîna la fin de la conscription, et la foi dans le bombardement aérien et le massacre de tout ce qui bouge.

Bien entendu, le fragging n'est pas né dans cette guerre. Il existait bien avant, et il est clair que des hommes armés ont tendance à régler leurs comptes de manière expéditive.

1914 a vu l'extinction des noblesses françaises et allemandes, qui fournissaient le gros des officiers. Il est vrai que si les allemands considéraient les officiers subalternes français, comme "très bon", ce n'était que dans l'optique de l'époque : capable, sans réfléchir de faire charger leurs unités à la baïonnette, et promptes à punir la moindre faute.

C'est à cette époque que les officiers sortis du rang se sont généralisés, et Pétain était connu et recommandait aux officiers, de se mêler à la troupe (en 1917), prouvant ainsi qu'avant, on ne le faisait pas.

L'imagerie de propagande le faisait voir à la roulante, avec les simples soldats.

Il est clair que l'esprit "corps francs", en Allemagne, puis SS et enfin en occident, para, est basé sur l'écrasement des hiérarchies sociales, simplement parce que des classes sociales ont été, durant la guerre, vaporisées et éteintes.

Il est clair aussi, que la réticence à frapper les unités mutinées, de manières ouvertes ou clandestines a freiné le recours au fragging. Mais quand il n'y avait pas cette retenue, et que les gendarmeries étaient connues pour avoir la détente facile, le recours au fragging était plus ample encore.

Certains sous officiers prussiens de garnisons vivaient leur affectation au front comme une exécution. Les soldats du front aurait tôt fait de le liquider, ou le laisser faire une erreur mortelle.

Toutes ces histoires, en définitive, ne se racontent jamais que sous le manteau. le soldat qui exécute son gradé ne s'en vantera jamais.

Seul, vivra beaucoup plus longtemps, le gradé du front, respecté et/ou aimé de ses soldats.

Les rivalités de la société civile, ses conflits, sont largement importés dans les armées, encore plus dans les armées improvisées. Il est clair que l'armée ukrainienne actuelle, doit connaître énormément de conflits internes. Plus la société est ressentie comme inégale, plus l'armée apparaît comme difficile à mener.

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 17:29

Devant les tribunaux. Après l'Argentine, c'est la Russie qui est priée de cracher au bassinet. On parlait de 100 milliards de $, ce ne serait que 50.

C'est parfaitement risible, parce que dans les deux cas, vouloir faire payer l'amende, c'est risquer la guerre.

Il y a évidemment, surestimation total du "pouvoir" des tribunaux, dans ce cas là. Mais ce qui est étonnant, ce que très peu de journaux disent la vérité : "De plus, la cour n'a aucun pouvoir de coercition et ne peut donc obliger la Russie à payer l'amende. Il reste cependant possible de prendre possession des avoirs russes à l'étranger."

Reste que les avoirs russes s'ils peuvent être bloqués, entraînerait un blocage des avoirs étrangers en Russie.

Les amendes infligées à des banques étrangères par les autorités US ne reposent que sur leur bêtise et naïveté. Rien n'oblige d'être soumis, sauf des promesses et espoirs, qui n'engagent que ceux qui y croient.

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 21:46

Même la presse officielle ne peut plus le cacher, et mieux, est obligée de l'avouer : le nucléaire est une catastrophe économique, et il s'effondre.

" L'énergie nucléaire est en déclin rapide sur la planète". 58 réacteurs fermés au Japon, 8 en Allemagne, mais aussi 5 aux USA en 2014.

Le renouvelable lui taille des croupières, avec 20 % de l'électricité produite (contre 11.7), mais le nucléaire est bousculé par le fossile, charbon, gaz, et même fioul.

Cette année, le total de l'électricité produit n'atteint pas 9 % du total. L'électricité, elle même ne représente que 18 % de l'énergie finale...

Désormais, le nucléaire n'est plus appuyé par le complexe militaro industriel, dont il recyclait les déchets,et absorbait une production pléthorique.

De plus, sans cette baisse de demande, et un certain regain de production, il est clair que la rupture d'approvisionnement aurait été obtenue...

Mais, cela ne veut pas dire, non plus, que la baisse de demande n'entraînera pas la baisse aussi de la production.

On peut aussi penser à un arrêt des mines, simplement pour les mêmes raisons : l'absence totale de visibilité économique...

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 20:51

J'ai donc donné des chiffres de pertes, dont l'origine semble être l'Ukraine. C'est risqué, mais côté médias officiels en France, c'est le silence radio complet, à part quand il s'agit du "triomphe", des forces ukrainiennes, qui n'apparaît pas flagrant.

Alors, qu'en penser ? Il faut toujours se méfier des rapports de pertes, en guerre, on met toujours, pour un motif ou un autre. Bien sûr, les rapports peuvent être faux. Exagération manifeste, ou intoxication des alliés occidentaux, priés de mettre la main au portefeuille ? C'est possible.
Mais il y a une autre possibilité. C'est que ces pertes soient réelles, d'abord par démotivation des troupes, mutilations volontaires, qui peuvent atteindre des % effarants, troupes arrières, qui massacrent les troupes au contact, jugées peu combatives, mais aussi, simplement, déroulement des combats.

Pour ceux qui ont étudié les deux guerres sur le front de l'est, il y a toujours déséquilibre énorme de pertes, dans un sens ou l'autre. Contrairement à l'ouest, les effectifs ici, prêtent toujours à la manoeuvre, et le front est plutôt discontinu, surtout à l'heure actuelle, où les effectifs ukrainiens engagés sont très modestes, comparés à la vastitude du pays.

Surtout, si ces unités appliquent des techniques américaines, qui consistent à tout effacer sous la puissance de feu. Effets colossaux sur les installations et populations civiles, et dérisoires sur les militaires opposés.

Surtout si des unités statiques, finalement, attendent d'être "cueillies", par des contre-attaques décidées. Les "chaudrons", ou "kessel", observés en Ukraine de l'est, indiquent plutôt des unités abandonnées.
De plus l'armée ukrainienne est pitoyable. Elle ne s'est pas remis de la fin de l'ex URSS, et a été la grande sacrifiée budgétaire, et il faut le dire, une manne budgétaire. Tout était à vendre. 1.4 millions de $ pour 140 000 hommes dans l'active, c'est dérisoire. A peine de quoi payer et nourrir cette armée, sans même parler de l'entraîner. Elle est largement, en 20 ans, devenue fictive.

Comme je l'ai dit, cette armée a été une manne. On a vendu, légalement ou pas, tout ce qui pouvait se vendre. Beaucoup de matériel a été cédé, la plupart de celui qui restait n'était pas opérationnel...

De plus, les pertes militaires en Crimée ont été importante. Avec un salaire multiplié par 4 (et surtout, payé), les soldats présents en Crimée ont largement choisi la Russie, en même temps qu'une meilleure gamelle. ceci a concerné surtout et en premier lieu la marine, largement recrutée en Crimée...

Quand à la chute de Slaviansk, elle a été obtenue au bout de 3 mois de siège, et les assiégés ont réussi la plus dure des manoeuvres militaires : le repli ordonné, sans que cela tourne à la débandade.

De plus, dans ce contexte, et avec une guerre américaine, les novorusses ont certainement compris ce qu'il fallait attaquer, comme les talibans. Ce sont les convois de ravitaillement, cibles idéales pour les massacres.

Pour ce qui est du vol, la population de novorussia a eu énormément de tués récemment. Mais, comme en France pour l'avion d'Air Algérie, on met en berne, on pleure sur l'épaule des victimes. Mais les 200 morts sur la route de juillet, ça fait partie de l'ordre des choses.

A Gaza, Israël combat aussi. Le but est celui d'une guerre américaine : massacrer la population civile, pour faire plier les combattants. Quand aux pertes proprement militaires, elles prennent une tendance forte à être presque similaire.

Dans les pertes, non plus, il ne faut pas oublier aussi une vieille habitude : l'exécution des officiers et des soldats combatifs par ceux qui le sont moins, ou désertent. Il n'y a qu'une armée qui ait fait une étude exhaustive de la suppression de l'encadrement par la troupe. C'était l'armée américaine, et cela concernait la campagne du Cambodge (1970). Les résultats furent tellement catastrophiques qu'ils furent classés secret d'état.

Si l'on en croit justement les on dit, les officiers français et allemands de 1914 furent principalement exécutés par leurs propres hommes. D'ailleurs, certaines unités allemandes pendant le deuxième conflit mondial avaient elles aussi, une solide réputation de suppressions des gradés, officiers et sous officiers, laissant la place à des sortis du rang, beaucoup mieux acceptés...

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