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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 20:51

Au Yemen, cette fois.La méthode américaine a encore foiré, c'est même à ça qu'on la reconnait. Tiens, la formule est bonne. Je devrais la ressortir.

Donc, après avoir abandonné leur base aux Yemen, les américains ont refilé la machine à perdre à l'Arabie Saoudite. Normal, les dirigeants saoudiens sont tellement corrompus par le contact avec les américains, qu'ils font exactement la même chose.
Les avions saoudiens bombardent Sanaa, deux, visiblement ont été abattus. Al Qaeda et l'état islamique n'ont pas eu le rendement voulu.

Mieux, visiblement, l'intervention saoudienne a l'air d'avoir provoqué l'union sacrée entre Houthis, les rebelles chiites, et les autres tribus.

Il faut le reconnaitre, il faut être les derniers des tarés pour attaquer le Yemen. Vu la densité du bouzin, en population et en armes, on est sûr de s'y faire ramasser.

Pour ce qui est des armes, la possession doit dépasser celle des USA. Et cette fois, ce ne sont plus les mercenaires islamistes de l'Arabie qui sont en première ligne, mais ce sera l'armée saoudienne elle même. Et vu sa qualité, plus que basse, on peut être sûr du résultat.
Donc, non content d'avoir allumé un cercle de feu autour d'elle, l'Arabie et son comparse qatarie, le complètent.

Pourquoi changer une méthode qui perd invariablement ? Pour compléter la donne, il faut savoir que la frontière nord du pays n'a jamais été fixée légalement, et n'est pas reconnue.

Donc, comme d'habitude, un beau merdier de la diplomatie américaine et saoudienne.

Mais c'est aussi la première fois, que les USA abandonne précipitamment une base militaire. Si l'évacuation de l'ambassade au Sud Viet Nam est restée dans les mémoires, les militaires étaient partis depuis quelques temps déjà.

Les Houthis contrôlent en gros, l'ancien Yemen du Nord, soi près de 90 % de la population, le Yemen du sud étant bien moins peuplé.

On en est arrivé au stade final, celui de 1965 au Nam, et de l"intervention directe, pour pallier à l'effondrement inéluctable du "bon" camp. Bien entendu, elle aura autant de succès que son illustre prédécesseur.

Il restera, pour les USA, pour affirmer leur puissance, l'invasion d'états encore plus petits, du genre Nauru, Vatican, ou ile de Man.

En Ukraine, le merdier américain a l'air d'évoluer dans le sens d'encore plus de merdier. Porochenko a indiqué vouloir liquider les "armées de poche", des gouverneurs oligarques, et Kolomoisky semble même faire des ouvertures aux Novorusses, en disant que les dirigeants de Novorussie seraient réélus en cas d'élection...

Il ferait donc un coupable parfait pour certains événements, comme une certaine chute d'avion...

Mais, on peut constater, là aussi, que la tendance au merdier s'aggrave. Non content de ne pas être capable de gagner la guerre à l'est, le régime semble décidé à en enclencher d'autres. On parle aussi d'attaquer la Transnitrie.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 05:08

Il est intéressant au plan de la psychologie, et pas du tout de l'économie, de lire certaines divagations.

Et dire que c'est cela qu'on appelle "économistes sérieux".

On parle de "rééquilibrage des prix du pétrole", de "fin de quantitative easing", "d'ajustements budgétaires". Comme si...

En effet, on présente certaines choses, comme automatiques. Le QE a commencé et devra finir. En réalité, POURRA T'ON EN SORTIR ? La réponse oui, n'est pas évidente.

Cela fait pratiquement 20 ans, que les taux d'intérêts ne cessent de baisser, avec pour objectif de sauver le stock de dettes, à l'origine, et qui l'a fait sans cesse progresser. La nécessité, de même, de procéder à un ajustement monétaire est tout à fait un élément idéologique, et non un élément économique.
Pour ce qui est du pétrole, on arrive au comble de l'absurde. La baisse est "bonne", et considérée comme utile, sans dire pourquoi, et sans rien étudier. Et si maintenant, la mauvaise nouvelle était la baisse du prix de l'énergie ?

Pour ce qui est du pétrole, l'élasticité de la demande se réduit. Les usages en régression continueront leur régression, jusqu'à extinction. Pour l'activité transport, rien n'est évident, ni démontré. Cela entraînera t'il un surplus d'activité ? Il faudrait que l'activité actuelle soit tendue... Ce qui est loin d'être démontré.

Bref, les discours "d'experts", sont loin d'être autre chose que des poncifs accumulés. On a constaté ça dans le passé, et on le rapporte pour le présent et le futur. Mais aucune génération n'a vécue comme la précédente...

Pour ce qui est du coeur de l'activité, l'énergie, la baisse est loin d'être une bonne nouvelle. Moins de prix, toutes énergies confondues, c'est la baisse de l'investissement, et la baisse des dividendes. Aussi nocifs et injustifiés soient les dividendes, ils se retrouvent ou pas, dans le circuit économique.

Ceux qui vont être emporté par cette baisse ne reviendront pas...

Quand à la consommation, qui progresse, elle est aussi captive. L'activité d'extraction est de plus en plus gourmande... Et la tendance à la rechute de la consommation est claire, et moins de conso, c'est moins de chiffre d'affaire.Et moins de valeur, c'est moins de "croissance"...

On baissera aussi les dépenses de contournement de la cherté de l'énergie, donc un investissement immédiat, pour le reporter quand viendra la remontée...

Il n'y a dans les discours d'experts, aucun effort d'analyse, de compréhension, mais des clichés accumulés...

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 02:29

Premier tour des élections départementales :

Ouvriers :

49 % des ouvriers ont voté Front National

15 % des ouvriers ont voté Parti Socialiste

13 % des ouvriers ont voté UMP – UDI – Modem

7 % des ouvriers ont voté Front de Gauche

Employés :

38 % des employés ont voté Front National

24 % des employés ont voté UMP – UDI – Modem

18 % des employés ont voté Parti Socialiste

7 % des employés ont voté Front de Gauche

Professions libérales, cadres supérieurs :

33 % des professions libérales, cadres supérieurs ont voté UMP – UDI – Modem

28 % ont voté Parti Socialiste

13 % ont voté Front National

8 % ont voté Divers Gauche.

C'est ce qui est indiqué dans le sondage Ifop après le vote. Mais il y a une autre dimension : l'âge.

- 18-24 : 23 % FN

- 25-34 : 29 % (-35 ans : 26)

- 35-49 : 29 %

- 50-64 : 34 %

- + 64 ans : 20 %.

Donc, Le FN est devenu le parti des ouvriers (49 %), à un moindre titre des employés (38 %), sans doute, LE parti des employés du privé, les employés du public votant il encore "raisonnablement", à quand même, 26 % pour le FN...

Le caractère s'accentue donc. Ne votent plus "correctement", que les professions libérales, les cadres, et les plus de 64 ans. En gros, toutes les catégories épargnées économiquement. Mais cela indique aussi la détresse économique des plus de 50 ans, ravagés par le chômage, désormais, la crainte, et le recul de l'âge de la retraite.

Cela indique aussi, une grande crainte pour l'UMP. C'est largement un parti de vieux. Avec 550 000 décès par an, remplacé par des retraités très modestes, qui ont connu chômage, durée insuffisante de cotisation, la tendance protestante devrait lentement monter, sauf si des mesures habiles de réductions de retraites, ou de non indexation, devaient les faire basculer aussi.

Les diplômés et les vieux sont donc des "médias abrutis" ou comme l'a dit un lecteur, sous hypnose médiatique, ainsi que les "CSP+", enfermés dans leur tour d'ivoire, totalement incapable de voir l'extérieur, et complétement absent, d'ailleurs, aux problèmes énergétiques. Ils peuvent encore partir en croisière, en voyage, pester contre les chômeurs "qui ne veulent pas travailler".

Le problème est que les partis "de gouvernement", semble avoir un gros souci avec les salariés actif en général... Sauf les très bien payés...

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 04:22

Greenpeace s'est complétement planté, comme EDF et GDF. Mais n'oublions pas, non plus, l'agence internationale de l'énergie, qui n'ont pas voulu voir venir le développement fulgurant du solaire et un peu moins impressionnant, de l'éolien.

Petit Nicolas, qui n'apprend rien sur rien, sur rien, lui aussi mise tout sur le nucléaire, vieux, désuet et obsolète.

EDF et GDF se ramassent dans les grandes largeurs, sur leurs cours boursiers. Ils faut dire que ce sont deux champions du nucléaire, qui se coulent tout seuls.

On peut prédire pour les deux, le sort, à plus ou moins brève échéance, de TEPCO.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 03:11

Grande élection, que tous les partis prétendre avoir gagné... C'est rare une unanimité pareille.

Décortiquons sans à priori.

Le FN a progressé, mais moins qu'attendu. Ce qui fait que droite et gauche "classiques", soufflent en pensant que le système se consolidera avec un niveau élevé du FN à 25.24 %, qui continuera à le priver d'une représentation honnête.

Petit Nicolas a été particulièrement pitoyable. Il est clair dans ces élections, que le poids des sortants a beaucoup joué, à droite, comme à gauche. C'est comme cela, c'est classique.

Mais, ne soyons pas injuste. Emmanuel à été tout aussi petit et pitoyable que petit Nicolas. C'est comme ça, plus de coupables et de responsables qui démissionnent, "sans eux, ça aurait été pire".

Le PS, faut il le noter, est en train de perdre la position, à gauche, que lui avait donné F. Mitterrand, la place centrale, qui avalait tout au second tour, en laissant des miettes aux communistes et aux verts.

Là, la problématique est que la périphérie, le halo de gauche autour du parti socialiste, semble plus désormais plus important que le centre. Ce halo est très mesuré par rapport à la politique de Hollande, c'est le moins qu'on puisse dire, et le centre est aussi divisé à ce sujet. Valls est toujours, au sein du PS, "monsieur 5%".

Contrairement à ce que dis P. Jovanovic, je ne pense pas qu'un débat entre Macron et Philippot ait pu être déterminant, et faire perdre 5 % d'intentions de vote.

La diabolisation fonctionne moins. Mais fonctionne encore. ça fonctionne encore, mais le ressort est de moins en moins marqué...

Le PS, comme l'UMP, visiblement, ont commencé leur processus de disparition. Le fait que le PS devienne régional, est emblématique.

La Bérézina des deux n'a pas eu lieu. C'est simplement un sévère échec. Et ça les rend heureux.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 22:02

C'est le très politiquement correct "Figaro", qui nous le sort, et avec celui-ci... RTE, donc EDF.

Avec 5 % de production à l'année, malgré tous les bâtons mis dans les roues, solaire et éolien font leur trou. Ils sont désormais trop importants pour être négligés, et finalement, bientôt trop bon marché pour être écarté d'un revers de main.

En plus, les sociétés crées semblent fort rentables, et pire, le deviendront, même sans subventions...

Le système électrique mondial peut être à 70 % renouvelable en 2050. Bien entendu, ça peut être plus si on le décide...

L'éclipse du jour n'a crée aucun drame pour le solaire photovoltaïque, ni pour le réseau électrique. Un simple creux.

A l'intérieur même d'EDF, le dogme devra se fissurer, pour cause de coût. Il n'est pas possible, économiquement, de rester sur un tel non-sens.

Quand au Figaro, il a fait un retournement de veste, qui fait penser à une éolienne...

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 03:26

... que par ses amis les plus proches.
Après tout, une tromperie désigne une coucherie, qui concerne l'être le plus proche, le conjoint.
Visiblement, le conjoint -britannique- de Washington, a décidé de faire une passe pour arrondir ses fins de mois :

"La décision de la Grande-Bretagne de demander son admission au sein de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures [AIIB] en tant que membre fondateur a apparemment pris Washington par surprise. "

Bien entendu, vu l'état de niaiserie absolu de l'administration US, personne n'a vu venir le coup.

D'ailleurs, Washington a de gros problèmes avec ses alliés de l'OTAN. Il est clair désormais qu'on fait le grand écart avec déchirements des adducteurs sur l'Ukraine.
Hier, on battait le tambour de guerre, aujourd'hui, basculement à 180° des traineurs de sabres US. On a mis beaucoup d'eau dans son vin, pour sauver l'OTAN, et ne pas braquer des pays peu désireux de mourir pour Donetsk.

bref, l'empire se disloque, et les cercles de pouvoir US se contredisent. Brzezinsky tance les sénateurs US qui se targuaient de révoquer l'accord sur le nucléaire iranien en gestation, sitôt Obama parti...

Les sénateurs américains sont souvent des idiots coulés au moule, sans aucune culture personnelle, totalement ignorant de ce qui se passe au delà de leur état, mais photogéniques et médiagéniques.

Ils confondent leur budget militaire, qui n'est plus que de la mauvaise graisse, avec du muscle. Celui-ci n'existe plus, le budget n'est plus qu'une gamelle de la classe dirigeante.

A l'époque de la parité entre budget militaires US et soviétiques, autour de 300 milliards de $, il y avait encore une signification à cette puissance. La partie gaspillage a totalement anéantie la partie muscle. Comme le CMI est en gros tout ce qui reste de l'économie américaine, la morale de l'histoire est évidente.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 03:07

Les cuistres aiment bien plastronner, et le monde de la culture est plein de cuistres. C'est même une écrasante majorité.

Des inutiles, qui aiment écarter d'eux les questions d'argent, tout en vivant très confortablement. Je me rappellerais trop de l'affirmation de Piccoli, affirmant qu'il ne faisait pas cela pour l'argent, et Lino Ventura affirmant, quelques jours plus tard, qu'il ne connaissait, dans ce milieu, que des gens intéressés, à commencer par lui.

C'était une affirmation au combien morale, au lieu de se draper dans un mépris affiché, qui en réalité disait le contraire.

Après tout, il n'y a rien d'honteux à gagner sa vie comme comédien, à aimer ça, mais, de grâce qu'ils ne nous affligent pas d'un mépris de l'argent qu'ils n'ont guère, ou, quand ils l'ont réellement, c'est parce qu'ils en gagnent beaucoup.

Donc, grâce à une politique gouvernementale habile, la "culture", dérouille. Au terme culture, j'ai souvent dit que je préférais le terme "grimace", car les productions sont loin d'être irréprochables.

Comme je l'ai déjà dit, quand on a du talent, on arrive à en vivre. Mais, cette génération de comédiens à des prétentions. Avant, elle se contentait de ce qu'elle gagnait. Cette génération n'a pas inventé le talent, mais elle a surtout exposé sa nullité.

Donc, plus d'une centaine de festivals ont été annulé, mélange de "baisse de fréquentation, surenchère en matière de cachets, baisse des subventions d'état". Et on voudrait qu'on pleure sur leur sort ?

Visiblement, les comédiens ont pris la grosse tête...

Cette épuration est visiblement une oeuvre de salubrité publique. Elle nous débarrasse d'une "culture-ventouse", ou "sparadrap du capitaine Haddock", qui gonflent plus de monde qu'elle n'en intéresse...

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 03:07

Sur la liste des infâmes suppôts de la Novorussie. Aussi, je vais faire de mon mieux pour y figurer.

Chipé sur le blog de Beru : Armez l’Ukraine et vous prenez le risque d’une autre « Chute du Faucon Noir », par Eugene Rumer

"NdT : référence au livre de Mark Bowden sur l'échec de l'intervention militaire américaine en Somalie, duquel Ridley Scott a produit le film du même nom]

La logique est perverse, mais elle est assez simple à saisir. L’armée ukrainienne, mal équipée, ne peut pas à elle seule infliger suffisamment de dommages à l’insurrection séparatiste soutenue par les russes pour forcer cette dernière à accepter un cessez-le-feu effectif qui pourrait conduire à la négociation d’une trêve. Par conséquent, l’Amérique devrait aider en envoyant des armes défensives, et certaines armes létales aussi. Une fois que les cercueils commenceront à arriver à Moscou (selon cette théorie) le président Vladimir Poutine fera marche arrière, de crainte d’une réaction violente de la part du public déjà exaspéré par la montée de l’inflation.

Voici l’argumentaire présenté par un groupe d’anciens officiels américains de haut rang, et on rapporte qu’il est en train d’être discuté au sein de l’administration Obama. Il est néanmoins profondément erroné. Visant à aider un pays dévasté, cela pourrait au contraire prolonger l’agonie de l’Ukraine et la détourner de la tâche vitale qu’est la reconstruction. Il est hautement improbable que cela fasse dévier M. Poutine de sa course destructrice. Et cela rapprocherait les États-Unis d’une confrontation militaire directe avec la Russie.

Les russes soutiennent M. Poutine. Le Kremlin a mis la crise économique sur le compte des sanctions occidentales, et il rendra les occidentaux également responsables des pertes militaires. Aucun élément ne suggère que les russes ne croient pas à la version du Kremlin. Il y a peu de chances pour qu’ils abandonnent M. Poutine dans son combat contre l’occident.

Il y a également des raisons pratiques. Il est inutile d’envoyer des armes à des troupes qui ne sont pas formées à leur utilisation. Les États-Unis et leurs alliés enverront-ils des formateurs en Ukraine de l’Est ? S’ils le font, ils enverront des Américains dans une zone de guerre dans laquelle l’ennemi est la Russie. Il sera difficile de faire comme si les États-Unis n’étaient pas une des parties du conflit. Si on est réaliste, quelles sont les chances de s’assurer que seules les troupes ukrainiennes régulières, et non les milices privées, auront accès aux armes fournies par les Occidentaux ? Si un Occidental non-combattant mais en uniforme est capturé par les séparatistes, est-ce que les États-Unis essaieront de le secourir ? Dans « La Chute du Faucon Noir », Mark Bowden décrivait les périls liés à une opération de ce genre, dans le centre-ville de Mogadiscio. Imaginez ce qui pourrait se produire à 5 km de la frontière russe, dans une zone contrôlée par des militaires russes.

Pour finir, imaginez la réponse. Que faisons-nous si la Russie poursuit l’escalade dans ce conflit ? Ou si le Kremlin lance une cyber attaque contre une institution financière américaine, détruisant les données relatives aux titres de propriété des avoirs ? Est-ce que l’Amérique ferait alors un pas de plus vers la guerre ?

Ce n’est pas rendre service que de nourrir des espoirs irréalistes. Bien sûr, l’Ukraine est victime d’une agression. Mais, à moins de faire une campagne de l’ordre de celle menée dans les Balkans, dans les années 90 par les États-Unis et ses alliés – ce que personne ne recommande – aucun type d’assistance de l’Amérique ou de l’OTAN ne peut changer le fait que la Russie a le dessus. En août, puis à nouveau en janvier, M. Poutine a choisi l’escalade plutôt que de laisser les séparatistes se faire battre. L’Ukraine aura besoin d’aide pour reconstruire son armée, et les États-Unis devraient la fournir. Mais cela prendra des années, et cela ne peut être réalisé au milieu d’une guerre contre un voisin supérieur en puissance.

Contrairement à cette proposition téméraire d’envoyer des armes à l’Ukraine, l’assistance économique occidentale à ce pays a, jusque là, été timide. Les États-Unis ont promis 3 milliards de dollars en garanties de prêts, soit une fraction des dizaines de milliards dont ce pays a besoin. C’est en partie parce que Washington soupçonne encore Kiev de corruption généralisée. L’armée fonctionnera-t-elle mieux que le gouvernement qu’elle sert ?

Aujourd’hui, l’Ukraine ne peut pas gagner ce conflit. Il doit être gelé. Il faudrait le dire aux dirigeants ukrainiens. Cela aggraverait encore la tragédie si des soldats étaient envoyés pour mener une bataille désespérée. Une Ukraine libre et indépendante, une défense solide de l’ordre européen et une réplique ferme à l’agression russe : ce sont des objectifs louables. Mais ils ne nous absolvent pas de la responsabilité de penser aux conséquences de nos actions. La proposition actuelle d’armer l’Ukraine ne répond pas à cette exigence.

Source : Eugene Rumer, Thomas Graham, pour le Eugene Rumer, Thomas Graham, the Financial Times, 03/02/2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source."

Donc, le texte reprend des poncifs, et les reproduits largement. L'URSS, pardon, la Russie intervient massivement en Ukraine.

C'est largement faux. La Russie intervient intelligemment, ce qui est totalement différent, et pas massivement.

Le Kremlin laisse la société civile russe intervenir, par l'intermédiaire d'oligarques locaux, sans doute plus en argent, et en aide civile (je n'aime pas le terme d'humanitaire), qu'autre chose. Pour ce qui est des armes, l'Ukraine en était truffée, notamment ce qui est aujourd'hui, la Novorussie, disposait de nombreux dépôts d'armes, où ils n'ont eu qu'à se servir, soit en les prenant, en les ralliant, en les achetant (c'est sans doute cette dernière option qui a été le plus largement suivi).

L'Ukraine est une ancienne république soviétique, et les armes n'y manquaient pas. L'intervention, comme je l'ai dit, est beaucoup plus intelligente, elle se situe au niveau du renseignement, de la protection anti-aérienne, et du brouillage de l'ennemi.

En un mot, l'armée ukrainienne a toujours été dans le brouillard, les armées novorusses toujours bien informées, et la carte maîtresse de l'OTAN et des USA, la maîtrise aérienne, n'a jamais été de mise. Les avions ukrainiens ont été vite abattus, avec au passage, quelques missiles balistiques, et l'intervention aérienne US qui ailleurs aurait fait merveille n'était pas d'actualité, pour cause de proximité avec la Russie.

Ce sont plutôt les occidentaux qui interviennent massivement, et pas du tout intelligemment. Les USA ont pour habitudes de tout écraser sous la puissance de feu, ce qui fut fait. Mais si les résultats sur la population civile sont sanglants, les résultats sur une armée en campagne, minables.

Les généraux SS pendant les 100 jours de la bataille de Normandie, bien qu'impressionnés par la puissance de feu des anglo-saxons durent se rendre à l'évidence : leurs pertes avaient été légères. Ce fut l'absence de renforts, les effectifs trop faibles qui firent la défaite. Ils ne réussirent jamais à créer un front continu, mais simplement quelques points d'appuis, de quelques soldats souvent, et derrière, il n'y avait rien. L'étonnant, pour eux, c'est qu'ils tinrent, comme cela, 100 jours.

Mais comme le disait Sepp Dietrich, ils n'étaient pas dans la merde. Ils auraient été dans la merde SI ça avait été des russes...

Pour ce qui est de la Russie, la situation du pouvoir n'est pas trop inconfortable. La crise des BRICS, qui la touche, comme les autres, a pu être imputée aux occidentaux. La production interne a bondi dans de nombreux secteurs, de manière impressionnante. On cite des pourcentages à deux chiffres, et presque trois dans certains secteurs, et on ouvre une usine par jour ouvré depuis 2011.

La baisse du rouble manigancée par l'occident permet le substitut d'importations, de manière encore plus marquée, même pour le textile. L'industrie du Donbass est largement siphonnée à l'intérieur de la frontière, comme aux bons temps de la grande guerre patriotique, et un programme très protectionniste a été mis en place, sans douleur, et sans contestation. La sonnerie du clairon, ça peut avoir certains avantages.

En un mot, pour le Kremlin, cela a été une belle occasion de bousculer quelques poncifs économiques, puissants.

Bon, après, que l'UE râle, c'est normal, La BCE est ciblée par les manifestants, mais pour nos PRAVDA locales, délatrices, décomposées, subventionnées et sans lecteurs, ce n'est pas la bonne cible. La bonne cible étant sans doute les gouvernements qui n'ose pas réduire trop vite pensions, salaires et protections sociales...

C'est ce qui était prévu, d'ailleurs, en Ukraine, en général, et en Crimée et Novorussie, dans le lot. On a vu la réaction des citoyens.

Pour ce qui est des médias, je reprendrais le mot du Saker : "S’ils avaient fait leur métier correctement nous n’aurions aucune raison d’être. "

Mais on ne peut pas être prébendé, et détenus par des oligarques, et honorables. Il serait aussi intéressant de savoir la VRAIE diffusion. Celle achetée au numéro, et non les abonnements de tout un tas de foutriquets, parce que c'est trop classe, d'avoir "Le Monde", "Le Figaro", ou "Libé".

A force d'avoir le comportement d'un soviet, la presse française a la crédibilité et la considération qu'on prête à un soviet. Crainte, mais décrue et haïe.

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 02:37

Il est décidément très difficile aux rentiers de concevoir la perte de leur rente. Le MEDEF, si prompt à prêcher le "changement" (lire : régression), aux salariés, est muet sur la question.
Donc, les énergies classiques sont en train de se ramasser sur le charbon, le gaz et le nucléaire.

Jancovici nous dit qu'il est impossible de refaire l'effort allemand (300 milliards d'euros), pour seulement 25 % de renouvelable dans l'électricité.
C'est parfaitement idiot. Parce qu'une loi économique le contredit. Les premiers partis dans la nouveauté, paient toujours plein pot, ce sont les plus riches. Les suivants, paient la moitié, et les autres paient le 1/4.

Donc, celui qui partirait en 2015, avec une technologie mise au point par les autres, paierait beaucoup moins cher.

Celui qui partira seulement en 2025, négociera les prix encore plus. Et le tarif de base ne sera pas vraiment élevé.

Mais, la mauvaise foi n'en est pas à ça près. D'autant qu'EDF a largement subventionné le gaspillage énergétique des entreprises et des ménages, contribuant grandement à la désindustrialisation. En son temps, j'ai vu des investissements subventionnés à 90 % du montant TTC par EDF.
Mais comme le dit le proverbe latin, il faut se méfier des grecs, même s'ils ont les bras chargés de cadeaux. J'ai donc vu un four, chargé de réchauffer les mandrins, complétement inutilisé. Il avait fonctionné un mois, le temps qu'arrivent les chiffres de la comptabilité analytique. Il coûtait, de mémoire, le prix de 3 fours à gaz. Ensuite j'ai vu des entreprises déposer le bilan et être reprises pour la même raison, et d'autres être liquidées, aussi pour la même raison, la surconsommation énergétique.

Sans compter, bien sûr, les chauffages électriques qui ont largement contribué à former les quartiers pourris.

Le quatuor gaz-charbon-lignite-nucléaire régresse donc en Allemagne, et partout dans le monde développé, stagnent ou régressent la consommation d'électricité.

35 à 45 % des centrales allemandes classiques ne sont pas rentables. le remède classique est connu quand il s'agit des salariés, il faut en réduire le nombre. Où est le problème. Et imagine t'on l'ampleur de la crise de surproduction si les allemands avaient gardé TOUT leur nucléaire.

Après tout, il n'y a rien d'éternel sous le soleil, et les gros producteurs d'électricité viennent de réaliser que leur business plan n'y échappait pas, non plus.

La dégringolade d'AREVA, quand à elle, prouve aussi le caractère non-rentable du nucléaire, et EDF elle même n'est pas exempt de soucis financiers. Il faut noter que ses prétendus "réserves", pour le démantèlement des centrales n'existent tout simplement pas, l'entreprise étant endetté, chaque jour un peu plus.


Le blog où j'écrivais précédemment, n'échappe pas lui-même à la contemplation du passé.

C'est d'autant plus paradoxal que la France d'outre mer, sans la "chance" du nucléaire, est priée, elle, de passer au 100 % renouvelable. Ce 100 % renouvelable est banni, lui, pour la France métropolitaine, même pour 2050, même et surtout dans les études ADEME. Mais, comme je le dit souvent :

- qu'est ce que ces étrangers sont c... de ne pas nous avoir suivi dans le 80 % nucléaire, toutes les centrales nucléaires seraient désormais à l'arrêt, faute de carburant,

- le déversement des énergies renouvelable dont le prix baisse sans cesse à l'étranger, assure des années de plomb à notre électricien national. Le jour du déversement de technologie, ça va faire mal, très mal.

Encore, les électriciens ne sont, pour le moment, guère touchés par la crise. Leurs chiffres d'affaires augmentent, avec les prix, mais ils s'avèrent incapable désormais de gagner de l'argent, malgré une clientèle captive. Le problème, donc, est celui de leur structure, et de leurs habitudes.

Le renouvelable est une entité qui souffre d'un gros défaut pour les lobbys. Ils sont beaucoup moins susceptible de produire des grasses rentes et dividendes que les énergies classiques, voraces en capitaux. Le particulier, désargenté ou qui s'équipe pour ne pas subir la dîme énergétique est une fuite dans le système.
L'agence internationale de l'énergie, d'ailleurs, reflet des lobbys, marche à fond dans le système.

Elle a majoré énormément les projections de productions de pétrole pour faire plaisir aux cercles de pouvoir US, et minore énormément les projections du renouvelable, tombant systématiquement dans la bouffonnerie : ses projections sont systématiquement inférieures à leur déploiement réel et existant, et à l'avenir connu : les installations programmées et financées.

La surestimation des coûts, aussi, est systématique. En gros, là aussi, on est dans le monde de la surréalité et de la narrative, comme si cette narrative allait changer quelque chose au FAIT.

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