28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 20:12

Pour qu'on nous dise qu'une épidémie est "hors de contrôle", surtout en Afrique, il faut que la situation soit réellement très grave.
En effet, la fièvre Ebola était une fièvre rurale, mais qui est désormais passée dans les villes et les capitales.

De plus, vu l'inexistence et/ou la déficience des services de santé, il a fallu du temps pour que celui-ci soit au courant de ce qui se passait. La zone rurale, éloignée de tout, n'a pas le temps d'aller au dispensaire, ni l'intérêt. C'est souvent hors de prix, et puis, pourquoi y aller, si c'est pour ne pas y être soigné ? Cela n'a, en soit, rien de cohérent.

Ebola, finalement, est un sida en beaucoup plus rapide. Même sans soins, un sida peut durer des décennies. Là, la contamination se fait par les sécrétions, (sang, sperme, excrétions, salive, gouttelettes et aérosols), à la différence qu'il est beaucoup plus difficile de transmettre le sida.

L'incubation dure de 2 à 21 jours, la maladie de 6 à 16 jours. La mortalité atteint 90 % des patients. Comme pour le SIda à l'origine, la mortalité est donc très importante.

Là aussi, l'état des moeurs influe notablement sur la propagation, ainsi que les voies de communications. C'est une épidémie classique, qui ne demande qu'à devenir pandémie.

Toujours est il que cette épidémie est signe de son époque, du libre échange, et du désengagement de l'état. Tout cela a préparé et déblayé le terrain devant le virus. Cet état de fait n'aurait pu avoir lieu en Afrique, même avec le service de santé des années 1970, beaucoup plus efficient, et pas victime du FMI.

Le traitement pour arrêter l'épidémie est diablement simple : eau de javel, quarantaine et feux. Mais tout cela va à l'encontre de la doxa actuelle.

Les romans et films catastrophes ont très bien relaté, finalement, la situation actuelle. Ils sont simplement poussé à l'extrême pour l'instant.

Car on peut très bien imaginer un virus mutant échappant à tous contrôle et tuant réellement une portion significative de l'humanité.

L'humanité est très nombreuse, et tout bon éleveur vous dira qu'un grand troupeau fait une grande épidémie. A quoi on peut aussi ajouter que dans certains pays comme l'Inde, où tout est entassé, l'usage des antibiotiques à très grande échelle nous donne une indication : plus qu'une mauvaise utilisation, on peut y voir des commencements d'épidémies en continu.

Quand aux 20 000 cas annoncés par l'OMS, cela fait pitié. Avec 1500 cas reconnus actuellement, des états africains touchés totalement défaillant, il est probable que ce chiffre soit déjà, totalement dépassé. Seulement, on ne dispose même pas d'outil statistique.

Comme l'Iceberg du Titanic, on ne voit que la partie émergée, c'est à dire ce que contrôlent réellement les autorités dans certains pays : 10 %, et la capitale.

On peut s'attendre, aussi, à un effondrement de la "croissance", comme diraient les niais qui nous gouvernent, en réalité à un effondrement et de l'état, et de l'économie, peu habituée à l'hérésie actuelle : le stock; ce qui amplifiera l'épidémie elle même...

Partager cet article

Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 16:01

La déroute des forces de Kiev est désormais visible en Ukraine, et maman-otan est appelé à l'aide.

Sur 45 000 hommes, 15 000 seraient encerclés dans des chaudrons. Là aussi, une grande règle de l'histoire militaire a été oubliée : il faut toujours, et on le sait depuis la bataille de Cannes, surveiller ses flancs.
Malgré sa supériorité en matériel et en hommes, les forces de Kiev n'ont rien pour surveiller les flancs, ce qui fait que ses approvisionnements, en munitions et en carburants, et bien sûr en eau et nourriture, sont systématiquement coupés.

Or, une armée moderne à grande puissance de feu dépend largement d'un approvisionnement régulier à grand cadence, elle aussi.

Pour rappel, en 1914, 70 % des mobilisés étaient des troupes de premières lignes, en 1918, 50 %. Sur ces 50 %, 1 000 000 étaient des artilleurs, contre 400 000 en 1914, et encore, pour approvisionner un soldat en première ligne muni de l'épouvantable nanard qu'était le fusil-mitrailleur Chauchat, il fallu, 1, puis 2 puis 6 hommes. En effet, il n'y a que dans Rambo qu'un type est couvert de munitions.

Pour la bonne raison, c'est qu'elles pèsent trop lourd. Le secteur de front tenu par une division en 1914, ne l'était plus que par un régiment en 1918, et sans doute, une compagnie aujourd'hui. Le feu se tait vite, sans flux de munitions.
Ce qui rend le front très poreux.

Les forces de Kiev, lourdement armées, ont le défaut de cet armement : il lui faut des routes, sans doute parce que le volume de l'approvisionnement ne leur permettent pas de passer par "le vert".

Les forces infiltrées novorusses, elles, n'ont pas ce problème, elles sont proches de leurs bases d'opérations, ont moins de matériel, mais peuvent massacrer à loisir les colonnes d'approvisionnements, toujours très fragiles. Pour cela, de simples véhicules tout terrain suffisent. Le rezzou contre Verdun.

Très vite, les troupes de première ligne ont vite fait de manquer de tout, et les chaudrons s'éteignent d'autant plus vite.

Si les séparatistes concentrent leurs attaques sur les colonnes de ravitaillement, peu ou mal protégées, il ne fait aucun doute que le rapport des pertes est de 1 à 10. Pour les troupes combattantes, il leur suffit d'attendre qu'ils aient fini de tirer leurs munitions, en provoquant leur tir. Il leur faut simplement les titiller un peu...

Sans doute, bientôt les opérations se ralentiront, d'abord par l'épuisement des belligérants, ensuite par la venue de la mauvaise saison. les routes restent rares en Russie et en Ukraine, vue l'immensité du pays.

Après bien sûr, il peut y avoir l'hypothèse d'un effondrement généralisé d'un camp, celui de kiev; qui ferait appel d'air. L'effondrement généralisé d'un camp peut aller très rapidement. Le camp républicain dans l'Espagne de 1939, contrôlait encore un vaste territoire.

Mais le plus savoureux, c'est de voir un média comme Libération admettre -enfin- la défaite de Kiev. Une réponse nous dit qu'économiquement, à long terme, l'UE gagnera ?

Cette Europe, en pleine récession, avec son PIB fictif, voulant affronter une Russie, avec elle, un PIB bien réel, assis sur une économie sale, mais productive ?

Quand à Porochenko, il jase, comme un petit perroquet, sur l'intervention directe de la Russie, comme l'OTAN qui, comme d'habitude, reprend la chanson (l'OTAN n'intervient donc pas ? Au moins en livraisons de munitions ?).
En réalité, s'il y avait eu intervention directe de la Russie, il y a bien longtemps que les combats seraient sur la frontière polonaise et roumaine, d'abord parce que c'est là que les troupes ukrainiennes étaient déployées, et qu'ensuite l'armée ukrainienne a été une vache à lait du régime et des soldats, pendant plus de 20 ans.

Pour l'heure, la chute de Marioupol serait un coup très grave, mais si c'est Karkov ou Dniepropetrosk qui tombent, le régime ukrainien va s'effondrer.

Partager cet article

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 16:07

Enfin, c'est ce qu'on nous dit. Quand la construction neuve sera tombée, à l'image des USA, à 100 000 unités, voire 50 000 voire zéro, on pourra parler de chute, mais on construit encore 272 000 logements en rythme annuel, alors que la norme sur le territoire national, ce n'est pas Paris.
Il n'y a globalement, pas de pénurie, mais des propriétaires immobiliers sans demandes, pléthore de logements inoccupés, et le ralentissement de la construction est plutôt sain : la mise de logements neufs, HLM, sur le marché, souvent en maisons passives, mettrait ce qui reste du marché HS pour longtemps. ça s'appelle le coup de grâce.

Construire, pour construire, ne produit pas du PIB, c'est un gouffre de ressources.

Quand aux chiffres des permis de construire, qui "repartiraient", ça ne veut rien dire. En effet, qui peut dire que cela ne reflète pas tout bonnement, un activisme bureaucratique important, faisant face, justement, à une chute du nombre des demandes, permettant de les traiter plus vite.
Le phénomène a été connu dans le début des années 1990 : les notaires avaient caché la chute des transactions en accélérant la cadence de traitement. Quand on a plus rien à foutre, ce qui arrive, est traité tout de suite, surtout si le maitre tonne de traiter les dossiers en instantané (au lieu des 3 à 6 mois usuels de mise en attente), pour sauver ce qui peut l'être du chiffre d'affaire.
Le cocasse dans les années 1990, c'est que justement, ceux qui s'en sont tirés le mieux étaient les notaires ayant le plus de retard, les efficaces, eux, devant licencier plus vite...

Le secteur donc, sent le cramé à pleins nez : on parle de possibilité de location du neuf aux membres de sa famille, parents ou enfants, énorme cadeau pour les plus aisés, mais il y a gros à parier que l'impact sera marginal. Et puis, il faudrait que le logement soit dans une zone géographique adéquate.

Au niveau des bureaux, on dit que la grande Arche se vide de ses occupants. Ils veulent plus de l'adresse de prestiqe, pour matuvu ?

Christian Estrosi, lui, juge les privatisations : "Je refuse que notre aéroport devienne un hub régional pour compagnies low cost. Je ne veux pas d'un investisseur privé arrogant et méprisant".
Là, je donne raison à l'état ; qu'il vende tant que ça vaut encore quelque chose...

Pierre Jovanovic nous transmet que d'après V. Pécresse la France serait "en cessation de paiement", et "qu'on ne pourrait plus payer les chômeurs". Pourquoi les chômeurs, et pas les retraités ? Les ministres ? etc... Là, on est vraiment dans la configuration elstinienne, ou un DSK vint faire la leçon en Russie, leur disant qu'ils ne pouvaient ni faire banqueroute, ni repartir la planche à billet. Ce fut pourtant fait, et DSK traité de tous les injures ordurières russes (fort nombreuses). La Russie s'en est pas mal tiré, et la chape de plomb du politiquement correct étouffe le peuple.

Pour ce qui est des vieux, des chômeurs et autres, s'ils ne sont plus payés, ils reviendront... à la charge des actifs... Ils auront au moins un toit, quand l'immobilier sera tombé à zéro...

Partager cet article

Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
commenter cet article
27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 15:40

Non, un vieux 33 tours rayé en vinyl, qui saute et toujours au même endroit et revient en boucle.
Paradoxalement, à long terme, les seuls qui pourront s'en tirer, ce sont les éjectés. On ne gouverne pas avec le seul soutien du MEDEF et du Bildeberg.

Le nouveau ministre de l'économie est à la fois une provocation et une caricature. L'enterrement de la démondialisation est elle, totalement hors de propos. La démondialisation est un fait. La croissance mondiale est tombée à zéro, pour cause de défaillance des ressources fossiles, et la récession, transmise par les canaux qui faisaient les succès de la mondialisation, se transmet sans peine.

La décennie 1990 avait été une décennie en trompe l'oeil. Le progrès du commerce international était causé par la flambée des matières premières, sauf énergie, et la fin du Comecon, un système très largement autarcique, mais de grande échelle, dont les échanges internes, et ceux de l'ex-URSS, devinrent subitement un commerce international.

Pour ce qui est de la décennie 2000, la flambée du prix de l'énergie, en général, du prix du pétrole, en particulier, explique aussi, très largement, les "progrès", du commerce.

Bref, les places ministérielles sont des sinécures, mais des sinécures réservés à des gens pas trop intelligents, voire carrément stupides, qui aiment se faire carboniser.

Je rappellerais et mettrais en parallèle la nomination de Macron et celle de Francis Mer. La prestation du dit Mer a été très mauvaise, voire inexistante, à partir du moment où il n'était plus le demandeur, mais la vache à lait qui devait nourrir tout le monde.

De plus, je pense à l'ancienne. Un ministre, de préférence, surtout un important, doit être un élu, pas un énarque, "technicien", c'est à dire commissaire politique du libéralisme, dont les prestations seront modestes, mauvaises et/ou conduiront un gouvernement en déshérence vers la confrontation directe avec le peuple.

On parle de "brigades internationales"; en Ukraine, notamment de militaires français. Si cette nouvelle est juste, elle est d'importance. Ils ont franchi une barrière morale et mentale. Ils ne se battront que pour ce qu'ils considèrent comme une "juste cause".

Farcis de "responsable de communications", les hommes politiques et le président n'ont pas compris que la communication, ça ne servait que quand on avait quelque chose à dire.

Le reste, c'est du verbiage, et le pouvoir se disloque aussi vite, finalement, que le pouvoir ukrainien...

Partager cet article

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 00:03

La crise s'étend en Ukraine, et la déroute annoncée des forces ukrainiennes du gouvernement de Kiev semble bien être une réalité, désormais visible sur la carte.

En vérité, comme naguère à Falloujah, vouloir échanger le matériel, contre de moindres pertes est un faux calcul.

Les américains perdirent peu d'hommes, mais un matériel considérable, en une seule journée 90 blindés, pour des pertes totales en véhicules supérieures à celles de Koursk.

(Les sources sont militaires, mais pas criées sur les toits). Rien d'étonnant, d'ailleurs, les pertes allemandes à Varsovie durant l'insurrection se sont chiffrées à 800 blindés. Rien d'étonnant d'ailleurs que les chiffres aient bondis, à l'époque, on ne connaissait pas les engins piégés qu'on peut faire exploser à distance, qui coûtent trois sous à fabriquer et qui met hs un blindé de plusieurs millions de $ en quelques secondes.
Le CMI pensait pouvoir faire de bonnes affaires en les remplaçant, même pas. Le séquestre était là. Et la capacité d'endettement des USA, limitée.

Pour l'Ukraine, malgré la supériorité numérique des forces de Kiev; sa supériorité en matériel obsolète ne lui fut d'aucune utilité. Malgré cela, il manquent d'effectifs pour tenir des villes abandonnées en arrière pour conquérir en avant un espace qui dans l'aire de la grande Russie ne signifie pas grand chose.

En un mot, les Ukrainiens, en pleine implosion démographique, ont manqués de fantassins pousse-cailloux, les territoriaux de 1914, soldats âgés, de seconde ligne.

Ne sachant pas où était leurs ennemis, ils bombardaient n'importe quoi, à la demande du gouvernement, se révélant, et s'exposant à des tirs de contre-batterie dévastateurs. Objectivement, la tactique des indépendantistes est coûteuse en vie civile, mais ses rares combattants s'en tirent bien, et la population se soude derrière eux.

Laissant passer les troupes, ils les contournaient d'autant plus facilement que le front, vu les effectifs ridicules engagés, est loin d'être continu, encerclaient dans des chaudrons et avec une technique bien rodée, les troupes adverses.

Comme je l'ai dit, les mercenaires, combattant pour l'argent, ne valent rien contre des combattants déterminés par le sentiment national ou religieux. Dès que ça chauffe, les mercenaires US déguerpissent, les mercenaires des oligarques font la même chose, les militants nazis, plus déterminés, ne savent pas se battre contre autre chose que les civils, et les seules troupes qui valent quelque chose sont les troupes de l'armée régulière ukrainienne, encore bâtie sur le schéma d'un sentiment national.

Mais leur matériel est terriblement fatigué, le gouvernement, pour des raisons budgétaires ne peut mobiliser que des fractions de l'armée, assez pour avoir la supériorité numérique, mais trop peu pour l'emporter, et trop peu pour faire autre chose que d'être détruit dans des combats où ils arrivent progressivement.

De plus, les hongrois des sub-carpathes s'agitent, et il y a gros à parier que si la situation s'envenimait, le gouvernement hongrois ne manquerait pas de les soutenir, avec la touche cocasse que la Hongrie, étant membre de l'Otan, celle-ci devrait la soutenir contre l'Ukraine...

Les manifestations anti-guerre se multiplient, les désertions et insoumissions sont légions et sont un multiple qui dépassent très largement les pertes au combat.

Pire, le parfum de la déroute semble frémir aux narines de l'armée de Kiev à Marioupol, et ce parfum, agaçant et entêté est souvent plus efficace pour parler de défaite que la présence réelle de l'ennemi sur le terrain. En effet, ce parfum précède souvent la panique et la fuite précipitée qui ne finit que quand on ne peut plus courir...

La Rada est dissoute, mais c'est le pays qui semble lui-même se dissoudre. Le pouvoir sacrifie tout à une guerre qui est en train de mal tourner. Il n'a plus d'argent, plus de gaz, et bientôt plus de charbon, et pour cause, pas loin de la moitié des mines sont arrêtées, et elles se situent à l'est. L'armée ukrainienne a détruit une bonne partie de l'industrie de l'est.

En Israël, on voit bien la tournure que prennent les choses : celui qui gagne, c'est celui qui refuse de s'avouer vaincu. Le Hamas, comme la population de Gaza, malgré les pertes, continuent le combat. Et déstabilisent un pays et une armée, habituées à des confrontations violentes, mais brèves.

Psychologiquement, l'armée ukrainienne se pense en vaincue, et les novo-russes, eux, ont toujours refusé de s'avouer vaincu.
D'un côté, il y a un ressort moral intact, de l'autre, un ressort moral brisé.

Von Kluck, en 1914 disait qu'il n'avait pas pensé que des combattants épuisés, tombant de sommeil, pouvait se lever au son du clairon, et contre-attaquer. En 1914, ces combattants avaient une fibre moral. En 1940, les mêmes et leurs enfants ne l'avaient plus, malgré un équipement diablement plus important.

Ferguson, Missouri, Ron Paul dit que la guerre a commencé aux USA. C'est vrai. Mais pas du fait de la population. Et si la question raciale a toujours été aux USA, elle était pire en 1970, ou 1980, et la police, bien moins militarisée. En réalité, en 1980, même s'il y avait une délinquance noire importante, et une police souvent brutale, la situation était différente. La population n'était pas considérée comme globalement hostile et devant être intimidée. D'ailleurs, Ria Novosti nous dit qu'un Hélicoptère avait essuyé des coups de feu.

La situation, finalement, se ressemble beaucoup, en Irak, en Israël, en Ukraine, et à Ferguson. Les forces de l'ordre sombrent dans l'hostilité vis-à-vis de la population. Ce sont devenues des forces de guerres civiles et d'écrasement des révoltes populaires, ou plutôt, des forces qui voudraient bien écraser les révoltes populaires, mais dont la fibre morale défaille de plus en plus.

Parce qu'écraser les révoltes populaires, ce n'est guère motivant. Et puis, elles n'ont souvent, pas le choix.

Partager cet article

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 18:26

J'avais rédigé, récemment, un article sur la situation de la voie ferrée Saint Etienne, ou plus exactement, Firminy le Puy, réhabilitée après être tombée dans un état désastreux. Coûteux, les travaux le furent d'autant plus qu'ils ont été très longtemps reporté.

C'est sans doute ça, "faire des économies". Mais, il y a le mais, le retour du trafic normal, en raisons de malfaçon ne se fera qu'en octobre, le 6, au lieu de début septembre. Cette petite histoire locale, est emblématique.

Elle existe, quasiment partout ailleurs, parce qu'on a pas entretenu correctement là où on le pouvait, et ailleurs, on ne le peut pas.
Explications. Cette voie ferrée, importante, et dont la privation crée un trouble important (le service de cars met plus de deux heures, au lieu d'une, et ne passe pas par les mêmes endroits (souvent, la route elle même a été coupée étant donnée l'imbrication des voies dans la vallée très encaissée de la Loire). Et pourtant, il n'y avait qu'une douzaine de trains par jour. En zone RER c'est combien ? 12 par heures ? Et le niveau d'usure est incomparablement plus rapide et plus élevé.

Pour le reste, Firminy Saint Etienne ne pose pas grand problème, elle n'existait quasiment plus (la totalité des voies n'étaient pas utilisées, ce qui a permis, tranquillement, de créer une voie RER sur cette portion, avec seulement les phénomènes inévitables de "Nimby". Les gens râlent, parce que des trains passent sur une voie de chemin de fer vieille quasiment de deux siècles.

Comme ceux qui râlent après avoir planté leur pavillon à côté de l'autoroute, ou à côté du carrefour et de ses 25 000 véhicules/jour.

Cela relève avant tout de la psychiatrie. Non, le plus marrant, c'est la voie Saint Etienne Lyon, pour ceux qui la connaissent.

Pour aller à Paris, trois heures de trajet, dont une heure pour les 50 premiers kilomètres.

Là aussi, c'est une voie RER, totalement engorgée aux heures de pointes, 50 à 60 trains par jour, et pas d'alternatives, parce que l'autoroute voisine est elle aussi, totalement engorgée, et que la ville de Saint Etienne, et la vallée du Gier sert de soupape de sécurité avec ses prix immobiliers à la ramasse aux délires immobiliers lyonnais.

Cerise sur le gâteau, quelquefois, le Gier sort de son lit, et reprend la place de l'ancien canal.

Mais, comme je le dit, le constat peut être national. Envoyez moi vos histoires, elles seront, elles aussi, éloquentes.

En Ukraine, c'est pareil. Comme je l'avais indiqué, la plus grande famine de l'histoire de l'humanité, celle de 2008, a été crée en Ukraine, Staline avait fait creuser les canaux d'irrigations, l'URSS les avaient entretenus, et l'Ukraine indépendante n'avait pas un Kopeck d'investissement pour leur entretien à se reprocher depuis 1991. Moralité : l'eau, qui était dans les réservoirs, PLEINS, ne put jamais atteindre les champs...

Aujourd'hui, c'est la société de gaz nationale, qui devait être vendue. Problème, c'est que souffrant de 20 ans d'absence d'entretien, les candidats au rachat, assuré de devoir payer une remise à niveau monstrueuse ne se bousculent pas au portillon. Le capitaliste aime empocher, l'opération inverse le révulse. Surtout que le transit n'est intéressant que si il y a du gaz à faire transiter. Or, rien ne dit qu'il y aura encore du gaz à faire transiter...

Il y en a nettement moins à faire passer, north stream en a pris une partie, et ce qui intéresserait les grandes compagnies gazières occidentales, c'est south stream, qui, de plus, aurait l'avantage d'être neuf, de pouvoir être relié, très éventuellement, au golfe persique.

Encore, le gaz est il rentable, mais les transports en commun, notamment en Région Parisienne sont notoirement encombré, vétustes, et ne vivent que de subventions de la France entière, qui elle, souvent, n'a d'autre choix que la bagnole.

Bref, le constat reste le même. Les infrastructures sont globalement vétustes et délabrées, parce que, globalement, pour rester de niveau, elles doivent constamment être réhabilitées... Petit problème que le capitalisme distributeur de dividendes, méconnait.

Partager cet article

Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 23:52

J'ai décidé de publier un article que vous pourrez trouver, au choix :

- rasant,

- au ras des pâquerettes.

"Si le cœur t'en dit, j'offre à tes lecteurs ce résumé d'expérience commentée.
Je profite bien de ton blog alors je tente d'y contribuer aussi

A propos de conditionnement

Vers l’âge de 18 ans, voulant me raser je constatais qu’il n’y avait plus de mousse à cet effet.
Bloqué dans mon projet grandiose et dépité, j’eu recours à mon père pour m’extraire de cette situation dramatique. Papa au secours ! Sa réponse fût sans appel : "T’as qu’à prendre du savon Ducon – Ducon n’était pas la marque du savon"
Incrédule, mais curieux de réaliser l’expérience, c’est ce que je fis et ça a parfaitement bien marché.
La honte alors me gagna et je compris que mon cerveau juvénile avait subi un conditionnement puissant au point que, contre toute forme de nécessité, y avait été tissé un lien insécable entre rasage et enrichissement de l’Oréal.
Dois-je saluer l’efficacité du marketing ou me lamenter sur ma connerie ? Peu importe, mauvais perdant, pour me venger, je n’ai plus jamais acheté de mousse à raser du restant de ma vie.
Cette aventure m’a permis de mesurer mes insuffisances et partant de là, présumer que mes congénères doivent avoir, eux-aussi, leur voirie cérébrale quelque peu engorgée.
Nos cerveaux, sous l’emprise des médias, sont des ruelles où ont été érigés - à l’insu de notre plein gré comme on dit dans le cyclisme - des panneaux stop, sens interdit, impasse, sens giratoire etc. au point qu’il ne nous est plus possible de cheminer librement dans notre propre cortex. "

Bon, pour te consoler, je te dirais, qu'au moins :

A - tu t'en es aperçu (c'est pas évident pour tout le monde), et je rappellerais l'histoire du stylo (je ne sais si c'est vrai, ou une histoire), de la conquête spatiale américaine. Ceux-ci, dépensèrent des millions de $ pour concevoir un stylo pouvant écrire dans l'espace. Les soviétiques, eux, utilisèrent des crayons papiers.

Mais, récemment, j'ai pu constater chez moi, que c'était bien pire que dans le courrier qui m'était envoyé. On me demander pourquoi j'achetais encore du savon de Marseille, comme jadis, il y a 14 ans, un voisin me demanda pourquoi je plantais un étendage. Lui, "moderne", avait un sèche linge.

Moi, je dois reconnaitre, je suis pas moderne du tout, tel le schtroumpf grognon, j'aime pas :

- enrichir EDF,

- la compagnie des eaux,

- les marchands,

- etc... (rajoutez qui vous voudrez). Contrairement aux adeptes du mouchoir en papier, j'aime avoir un grand carré d'étoffe ou me moucher. Eux me trouvent dégueulasse, moi je les trouve décervelé, feignant et crétin.

Pensez, c'est fatigant, conceptuellement, chaque matin, de penser à prendre un mouchoir.

Le monde de la manipulation mentale est vaste. On l'appelle publicité, et s'il est difficile d'y échapper, ceux qui y mordent à plein, apparaissent comme ils sont : des malades mentaux, tels ces accros du télé-achat qui prennent tout jusqu'à la ruine, ou, tout bonnement, ces adeptes de l'achat du n'importe quoi, le pire étant ceux qui veulent acheter cher.

Ils n'ont pas compris, qu'en matière de marketing, le pareil et le même produit avait 4 prix différents, correspondants à ce que les acheteurs étaient disposés à payer.

B - il y a bien pire, il suffit de regarder Hollande. Le type qui se ruine en télé-achat, c'est lui. Il a abdiqué tout libre arbitre, et son acquisition d'il y a peu, un Va(l)s(e) tout neuf (sans doute un Va(l)s(e) de Sévres, est fendu.

Grâce à lui, d'ailleurs, et aux remaniement ministériel en cours, un échappera à la carbonisation, c'est Montebourg. Quand un type tombe à 17 % de popularité, automatiquement, s'il saque son ministre, celui-ci en tirera grand profit.

Donc, Vals, en trois mois, a chuté de 20 %. Le blabla, ou discours aussi creux qu'imbécile ne peut masquer longtemps une déroute économique, politique et sociale. C'est cette politique, qui conduit à la crise. Alors, oui, automatiquement, le déphasage entre le discours et les résultats crée une déception. Le savon Vals ne lave pas plus blanc, on est très déçu par son achat, et on se promet de ne plus se faire attraper par un pareil nanard.

Moi, je propose qu'on fasse comme à Carrouf : satisfait ou remboursé.

Partager cet article

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 01:34

Les douze travaux (et même plus) se terminent sur la voie ferrée Saint Etienne - Le puy.

7 mois de fermeture de la ligne, certes pour une ligne pas trop fréquentée, mais une levée de boucliers et un impact certain, et, là aussi, "TINA", pas d'alternative, autre que de doubler ou tripler les temps de trajets, avé la cerise sur le gâteau.

La cerise sur le gâteau, c'est que l'autre voix structurante du département, la RN 88, souvent, mais pas sur tout le trajet, est réduite à deux voies à Saint Ferréol d'Auroure, parce que les glissières de sécurités centrales ont été remplacées par du béton.

A une altitude pareille, il y a toujours des abrutis qui ne savent pas ce que c'est les limitations de vitesse, le verglas, ni les pneus neige, voire les pneus pas lisses. Et que la traction, c'est mieux que la propulsion, sur une zone où l'hiver est rigoureux.

De plus, la descente de Saint Ferréol d'Auroure est aussi radarisée à mort, avec son radar fixe, et ses multiples sites de radars mobiles. Un vrai pain béni pour les forces de l"ordre pour remplir, sans peine et en un clin d'oeil, son quota de primes.

Deuxième cerise sur le gâteau : le contournement du Puy, évoqué des décennies, et en voie de réalisation. là aussi, il arrive à créer quelques embouteillages pas piqué des vers.

Mais tout cela permet de vérifier "la loi d'airain", des infrastructures : une fois en place, elles sont tout bonnement, il est peu ou pas possible des les entretenir, parce qu'ils n'y a pas d'alternative réaliste, sinon, à quelques centaines de millions d'euros, qui, une fois réalisée, provoquerait quelques années plus tard, une congestion.

Et encore, là, la configuration est celle d'un département d'un peu plus de 200 000 habitants, donc, où les travaux, finalement, sont encore possibles.

Après, on imagine que si les 200 000 étaient 300 000 ou 600 000 les problèmes prendraient une autre taille, ingérable.
Comme elle l'est en région parisienne, et il est étonnant que les Brétigny sur orge ne soient pas plus fréquent.

Raison aussi pour laquelle, une voie ferrée voisine, celle de Saint Etienne Lyon, en piteux état, n'est pas réparable. Il y a trop de débit pour qu'une coupure de plusieurs mois puisse y être effectuée.

Bien entendu aussi, sur la RN88 la descente ne pose pas trop de problème, elle se fait naturellement à la vitesse actuellement réduite de 80 km/h, mais dans l'autre sens, la montée, elle s'aligne sur la vitesse d'un poids lourd à bout de souffle, soit les 30 km/h, et les anciennes routes, qui existent et ne sont pas trop en mauvais états ont utilisables, et paradoxalement, pas du tout utilisées, à croire que les "usagers," ont perdus leur cerveau. Et leur mémoire.

Partager cet article

Published by Patrick REYMOND - dans transport terrestre
commenter cet article
17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 00:32

L'UE européenne ne veut pas que l'Amérique latine la remplace comme fournisseur de produits alimentaires à la Russie.

On se demande comment ils vont faire ? Faire la guerre à l'Amérique latine. C'est bon, on peut y aller, contre le Venezuela et Cuba, elle est en cours depuis longtemps.

"« Nous allons parler avec les pays qui peuvent potentiellement supplanter nos exportations pour leur indiquer que nous attendons d'eux qu'ils ne profitent pas injustement de la situation » a expliqué un représentant de l'Union Européenne au Financial Times. "

Je pense connaître déjà la réponse et vous la livre en exclusivité : "Gros C..." Mais en langage diplomatique, SVP...

Partager cet article

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
commenter cet article
16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 23:43

On vit une époque formidable. L'affrontement entre les peuples et les armées est commencé, ici en Ukraine, aujourd'hui à Ferguson. Les chars, les mitrailleuses lourdes déployés contre les manifestants, cela sent furieusement la manière de faire de l'URSS.

Encore n'a t'il fallut, pour l'instant, que les déployer. Sans doute, les parents de la jeune victime feront ils condamner la ville de Ferguson à des millions d'indemnités. Et les livraisons du gouvernement (les départements de police ont acquis depuis 2006 435 véhicules blindés, 533 avions, 93.763 mitrailleuses et 432 véhicules blindés avec protection contre les mines.) seront caducs. Les policiers auront été virés. Pour cause de compression budgétaire.

93763 mitrailleuses. Impressionnant. Le problème, c'est que quand on commence une guerre comme cela, on sait quand on la commence, et pas quand on la finit.

Parce qu'il n'y a personne avec qui signer la paix. En 1865, aux USA justement, les conditions militaires faites au vaincu sudiste furent très généreuses.

On avait trop peur que la guerre se poursuive. Dans les faits, elle s'est poursuivie, par les bandes armées, quelquefois plus de mille membres, par le banditisme de longue haleine, style, "frères James", et surtout, le KKK, la lutte politique, et j'en passe. On dit souvent, d'ailleurs, que la sécession du sud des USA n'a finie que dans le milieu des années 1960.

Ces centurions, d'ailleurs, sont comme les mercenaires, totalement incapables de maintenir l'ordre, et si le calme peut se faire là où ils sont, le désordre se fait ailleurs, où ils n'interviennent pas. Les magasins sont pillés, incendiés, et les victimes de ces agissements seront bien aises de voir des robocop garder la place centrale et la mairie.

La France fait une croissance de... 0 %, nous dit on. J'aime bien le mot croissance, allié au chiffre zéro. Le modèle allemand fait lui - 0.2 %, L'Italie est en récession (donc depuis 2 trimestre), en Grèce, la récession "faiblit", La Roumanie est en récession, le Portugal y échappe grâce à ses exportations. , mais là, on apprend, que sa croissance, de 0.6 %, suit une "croissance négative", de 0.6 %.

Donc, - 0.6 suivit de + 0.6, la dépression l'emporte toujours...

Le modèle allemand est basé sur les exportations. Et on apprend que l'excédent commercial a ses vapeurs... On parle de "balance commerciale négative", mais c'est idiot. La balance commerciale semble toujours très positive, mais un peu moins, et ce "un peu moins" crée le drame. Parce que, si la balance commerciale devenait réellement négative, ce serait du - 20 %, pas du - 0.2 %.

Dans ce contexte là, on jacasse aussi sur les difficultés économiques russes, "causées" par les sanctions économiques. En réalité, les difficultés économiques sont du ressort des difficultés économiques générales, aux USA, au Japon, lui, en dégringolade complète...

- 6.8 % au deuxième trimestre pour le Japon. Ce n'est plus une récession, c'est un gouffre, la terre qui s'ouvre sous ses pieds.

Pour les USA, c'était un - 2.1 % au premier trimestre, suivi d'un + 4 %. Bien entendu, le 2.1 % fut "provisoirement", annoncé comme croissance, avant de devenir négatif, sans doute comme les + 4 %. C'est un tic chez les économistes américains, on dit n'importe quoi, et on corrige.

Bref, la récession mondialisée va conduire à des tonnes de Ferguson.

La croissance était nulle en Europe au premier trimestre, elle n'a pas davantage de couleurs.

Partager cet article

Published by Patrick REYMOND - dans Economie
commenter cet article
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog