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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 06:40

"L'Europe"; veut devenir le «champion mondial des énergies renouvelables», ou comment faire passer des vessies pour des lanternes.

"L'Europe", n'a, simplement, pas le choix... C'est d'ailleurs, sans doute, la nouvelle révolution industrielle. Comme le dit Michel Drac, il faudra bien faire quelque chose, maintenant qu'on a dit aux popofs d'aller vendre leur gaz aux chinois. Et d'aller au diable. Ils y ont été.

2000 milliards doivent être investis, c'est pas mal pour un truc qui était, naguère, un truc d'hurluberlu, pas sérieux. Toujours peut on noter le ciseau profond qu'il y a entre les investissements dans les renouvelables, et sa chute dans le pétrole.

Michel Drac n'a pas saisi une partie de la mentalité française. On temporise, que ce soit pour les automates et le renouvelable, et puis, finalement, on rattrape le retard. C'est comme ça depuis 5 siècles.

13 GW sont dans les tuyaux pour le renouvelable. C'est peu et beaucoup. On les a freiné, mais on ne peut les arrêter, d'autant que leur coût d'installation ne cesse de chuter. Et chutera de plus en plus, et là, on pourrait voir un double effet kiss cool, à savoir le malaise du nucléaire en France, mais aussi, un malaise allemand ayant payé trop cher son renouvelable, alors que ses voisins, plus tard partis, eux, n'en payeraient qu'une fraction.

Allemagne (4.75 GW) et Chine surtout (23.35 GW), caracolent dans l'éolien, et le renouvelable est désormais leader dans la fabrication d'électricité, venant de détrôner le lignite. Toutes les autres sources ont été dépassées, et on comprend mieux, finalement, la décision d'arrêt d'une partie du nucléaire civil. Il fallait faire de la place, et éviter l'effondrement économique complet du lignite et du charbon, s'ils avaient dû, seul, supporter l'ajustement.

Derrière chaque niche, il y a un clebard, qui aboie pour protéger sa pâté. Celui du renouvelable allemand aboie très fort, comme celui du charbon, comme celui du lignite, et si celui du nucléaire gueule aussi, il ne gueule, là-bas, pas plus fort.

Mais, dans le déroulement de la crise, il est difficile d'imaginer le point de rupture, comme le dit justement Drac. Mais il ne faut pas nier la tendance lourde : la baisse des quantités disponibles ramène à la crise, comme le sparadrap revient sur Haddock.

Et si les baisses de consommation depuis 2007 peuvent paraître modestes, - 10 %, et - 1 % par an, il ne faut oublier, non plus que 10 % de la population consomme 50 % de l'énergie, et que cette portion de population n'a pas franchement fait d'effort sur son train de vie. Les 10 %, concernent surtout les 90 % restant, qui eux, consommaient aussi la moitié du gâteau.

Alors, le jour où l'oligarchie sera obligée de sacrifier un morceau devenu trop lourd ou trop gros, genre Italie ou France, alors, tout peut, vulgairement, partir en sucettes. Il y faut souvent beaucoup de temps, mais les paysans insultant Louis XIV en 1710, préfigurent ce qui va se passer 80 ans plus tard. Mais là, on n'attendra pas trois générations.

Les cosaques sociologiques, fonctionnaires, retraités et encadrement, feront sans doute barrage en 2017 "contre le fascisme", et pour l'euro, et surtout pour ne pas prendre une dérouillée sur leur train de vie, mais je n'en suis même pas convaincu.

Le jour du collapsus, on verra vraiment une vraie baisse des consommations énergétiques, une vraie baisse de l'immobilier, et sans doute, un épisode révolutionnaire, qui sans aucun doute, fera tanguer la planète entière par ses effets boomerang.

Là aussi, les oligarchies risquent de déguster. Ce qui a été le plus significatif pendant la révolution française, c'est l'extermination, femmes et enfants compris -et surtout, il ne fallait pas que l'engeance survive-, des fermiers généraux.

Pour les énergies renouvelables, clef de l'avenir, on a surement attendu trop longtemps. Il fallait y penser dès 1973, faire une politique d'économie d'énergie et de renouvelabilité. Mais c'était trop demander aux aristocraties.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 02:06

On parle de "nouveau Stalingrad", avec la poche de Debaltsevo. Mais les mots ont un sens. Les Stalingrads ont déjà eu lieu, avec les batailles des chaudrons à l'été dernier.

Là, c'est plutôt une ressemblance avec Koursk qu'il faut noter. Si l'on connait Stalingrad, comme le tournant de la guerre, militairement ce sont surtout les satellites de l'axe, roumains, italiens, hongrois, qui en furent victimes, et ne s'en relevèrent pas. Si 330 000 allemands périrent dans le chaudron, l'armée allemande se redressa dans le sud de l'Ukraine et stoppa l'avance soviétique. Et l'offensive jumelle d'Uranus (encerclement de Stalingrad), l'opération Mars (poussée devant Moscou), elle s'avéra un échec tactique et un succès stratégique pour l'armée soviétique.

En effet, l'offensive échoua complétement, mais absorba la quasi-totalité des renforts allemands.

C'est après Koursk et la destruction de la majeure partie de l'outil blindé allemand, que l'offensive soviétique fut un rouleau compresseur que pas grand chose ne pouvait arrêter.

Il est clair qu'après un échec comme Debaltsevo, l'armée ukrainienne a les reins cassés. Les appelés désertent... massivement en Russie, le moral est dans les chaussettes, et le reste de l'armée a perdu beaucoup de matériel, des blindés, notamment, et ne doit pas être loin de considérer les rebelles comme invincibles, ce qui leur donne un ascendant moral indéniable.

Si l'adversaire part battu d'avance, il ne va pas loin.

Bien sûr il est aidé, par le pote US. Mais, comme d'habitude, on sait ce que cette aide apporte : corruption massive, armement tout aussi massif de l'adversaire, hyperinflation, et en fin de compte, effritement puis effondrement interne. C'est comme cela qu'ont péri tous les régimes aidés par les américains, chinois, vietnamiens, etc...

Loin de résoudre des problèmes, leur aide n'a fait que les accroitre, et en fin de compte, provoquer l'effondrement final.

Polonais et godons veulent envoyer des instructeurs. ça aussi, ça c'est déjà vu, avec les résultats indiqués au dessus.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 01:46

On assiste donc à un nouveau record à paul'emploi ou plutôt le non emploi, qui culmine à 9 millions et des poussières, ce qui n'empêche pas certains hurluberlus de se gargariser de la baisse de la catégorie 1 seule.

Certains disent que la progression "facile", du FN est finie. Grâce à Valls, je pense qu'elle finira à la limite supérieure, c'est à dire 40 %. Le reste étant assuré par l'émiettement du reste et quelques partis reliquats qui disent et diront la même chose.

Mais une chose est sûre, il faut en tenir une couche pour se gargariser de la catégorie 1.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 19:15

La Grèce s'est couchée, nous dit on dans la presse. En réalité, la vérité est plus subtile que cela, et si la rupture n'a pas été choisie par le gouvernement grec, elle n'a pas, non plus, été choisie par l'UE.
Le contenu de l'accord est sujet à toutes les interprétations, et il est clair que les comptables de l'UE vont devoir être imaginatifs pour benner les 2/3 de la dette grecque.

Mais le plus important n'est pas là aujourd'hui. Les nouvelles importantes sont dans le nucléaire, avec la perte de 4.7 milliards d'euros d'Areva, plus de 30 milliards de francs, et une dette de 7.

Comme les malheurs n'arrivent jamais seuls, des "micros fissures", devenues fissures se multiplient en Belgique, avec, respectivement 8000 et 2000 fissures, puis ce nombre passa à 16 000.

De mauvaises langues diraient que des fissures de 20 mm, ça s'appelle des trous.

"L'opérateur GDF Suez a déclaré être prêt à sacrifier un de ses réacteurs pour réaliser des tests destructifs. Si ces tests confirment l'irruption et l'aggravation de fissures lors de l'utilisation "normale" de la cuve d'un réacteur nucléaire, alors cela devient un problème mondial."

Un acteur prêt à sacrifier une unité de production sait sans doute déjà le résultat, et le problème est mondial.

Et dirais je, spécifiquement Français. Même les popofs se paient la tête des français sur ce sujet là...

.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 03:53

Dans la poche de Debaltsevo, mais pas que.

C'est la suite qui est beaucoup plus marrante : les soldats ukrainiens étaient tellement mal formés, mal commandés et mal reliés par transmission que le gros de leurs pertes étaient auto-infligés.
En gros, ils passaient plus de temps à se tirer dessus, faute de savoir où était l'ennemi, et faute de savoir qui était l'ennemi, qu'ils ne tiraient sur leurs adversaires novorusses...

La connerie, à ce point là, ça en devient inhumain.

Après, quand on voit parler d'autisme et de somnambulisme pour le pouvoir russe et la Russie, ils ont oublié de regarder leur propre besace, et notamment, l'état de l'armée Ukrainienne : en dessous de tout...

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 07:04

Visiblement, ça panique dur en ce qui concerne la montée du FN. Citons les arguments bétons : "ils n'ont pas de programme" et "ils seront contraints par les lois économiques".

Le programme est bien sûr, on ne peut plus clair ; faire l'inverse de ce qui est fait, sans grand risques, parce que ça foire, et l'argument massue de l'efficacité économique bute évidemment sur sa vraie nature ; le pib, recule depuis, au minimum, 2007.

Sans compter que certains partis n'ont pas besoin de faire campagne, les adversaires s'en chargent pour eux.

Il n'y a qu'à voir l'attitude "boche" avec l'Allemagne. Les emprunts forcés de guerre, c'est du passé, disent ils. Et les emprunts actuels, en cours, c'est pas du passé ?
D'autres arguments sont tout aussi spécieux : aucun vrai parti n'existe en France aujourd'hui, faute d'adhérents. Mais cela touche tous les partis, qui, hors élus et leurs familles sont squelettiques, et dans ce squelette, une énorme quantité de gens très âgés, qui, sont là pour défendre le bien et ainsi l'économie de marché, l'immigration, surtout clandestine, l'union européenne, l'empire, évidemment axe du bien, qui siège à Washington et qui a reçu le devoir de gouverner le monde , C'est ce que leur ont dit leurs parents, Le bedeau et même Son Eminence L'Archiprêtre qui prêche et radote au couvent.

On voit donc, que, ce soufflet ne peut que retomber, non ?

D'autant, que les Brics qui brillaient par leur croissance, ne semblent plus tellement briller, la faute aux sanctions, votées contre l'empire du mal, le communisme qui ne règne plus à Moscou.
Mais le pire, c'est quand même, il faut l'oser, mettre de l'espoir... dans Valls, moins archaïque que son patron, et lui même, s'est recentré (ouf, on respire...).

L'archaïsme de Hollande, c'était surtout la peur de tout casser. Visiblement, certains n'ont pas cette peur, et si Syriza baisse culotte, il se trouvera bien une Aube dorée ou pas, pour avoir assez de cojones ou, au contraire, ne pas en avoir, pour obéir à son peuple.

Bref, qu'on le veuille, ou pas, l'affaire se terminera par une alternance. Même si cette véritable alternance feront que certains en pisseront par terre et s'y rouleront dedans.

Aucun régime économique, aucun empire n'est là pour l'éternité, et le fait qu'il y a 25 ans, on ait parlé de "fin de l'histoire" est tout à fait révélateur. Ils ne veulent pas comprendre que leur temps est fini.

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 07:20

En France ? Les livraisons de carburants, gazole et sans plomb, ont été... plombées ce début d'année, et pas qu'un peu : - 3 % pour le sans plomb, et - 2.9 pour le gazole.

Pour ce qui est du marché automobile en janvier, il est en légère progression. C'est à dire qu'il est légèrement mieux que ces deux dernières années, mais très légèrement seulement, et seulement porté par les véhicules particuliers, les VUL eux, se cassant la gueule (putain d'artisans et professionnels !), et les véhicules industrielles ne valant guère mieux.

Mais le "mieux" observé dans les ventes ne doit pas faire oublier que ce mieux est obtenu sur de petits véhicules et le segment "économique et inférieur" qui représente la part du lion.

Il existe une nette différence entre vendre un véhicule à 8 000 euros, et un à 16 000...

D'ailleurs, dans l'industrie du pétrole, licenciements effectifs et projetés sont légions. La baisse des prix annoncée est vue comme salutaire, mais sans doute n'est ce qu'un leurre. (Merci à l'internaute qui m'a signalé les articles).

Le cercle n'est plus vertueux, il est non seulement vicieux, il est vicié.

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Published by Patrick REYMOND - dans transport terrestre
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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 05:41

organisée dans la poche de Debaltsevo.

Les ukrainiens sont d'ailleurs des gens étonnants. En 25 ans, ils ont totalement oublié les leçons militaires de la seconde guerre mondiale, et dieu sait si, pendant une période elles ont fait partie de leur mémoire collective.

Pourtant, de grands chefs militaires étaient ukrainiens, à commencer par Khrouchtchev (c'est lui qui écrasa les banderistes), mais aussi, Timochenko, Ieremenko.

Ils ont participé à la victoire, et connaissaient bien les techniques allemandes. La défensive élastique fort efficace de Heinrici. Des différentiels de 12 à 6 contre 1 furent observées.

Ils ont tout oublié, en un rien de temps, pour une tactique "américanisée", de tout effacer par la puissance de feu.

Les troupes novorusses ont pliés, sans jamais rompre. Eux ont pratiqué la défense élastique. Il faut dire que l'élément militaire de la nation ukrainienne se situait principalement en Crimée et au Donbass, et que le régime avait pris grand soin de virer tous les "pro-russes", de son armée, les libérant pour la rébellion. Il ne restait que les courtisans. Et un état-major trop ou exclusivement américanisé, ou mieux, américain, faisant ce qu'il savait faire : tout écraser.

Contre des civils, ça marche, contre une armée, ça marche moins. Surtout que l'ingérence russe porte surtout sur le renseignement. L'armée ukrainienne visiblement attaquait dans le brouillard, mais leurs adversaires voyaient tout avec la clarté d'un ciel bleu.

La prise du QG de Debaltsevo, la prise de la ville de Debaltsevo, et le "repli" ukrainien sur le sud du chaudron est lui même assez stupéfiant si on lit les dépêches de Kiev. Ils tournent le dos, à proprement parler, aux lignes ukrainiennes qui pourraient les secourir...

Presque sans carburant, sans munitions et sans nourriture, la résistance du reliquat devrait être courte. Sur les 6 000 à 10 000 hommes pris au piège, sans doute quelques milliers sont déjà morts ou prisonniers, et les unités "honnêtes", pensent que rendre les armes en échange de leur vie, c'est pas cher payé, seules les unités "politiques", les mercenaires, les islamistes tchétchénes seront plus coriaces.

On a connu ça aussi à Stalingrad. Les unités normales avaient déposées les armes, mais les feldgendarmes, eux, combattirent jusqu'au bout. Mieux nourris (ils gardaient les dépôts de vivres), peu exposés aux combats, et encore en bonne forme, leur cruauté les exposaient à de telles représailles qu'ils optèrent pour la mort au combat.

Toujours est il que certains arriveront à sortir de la poche, des isolés, ou des troupes qui perceront et fonceront droit devant. Mais, ce genre de fuite implique souvent la perte quasi-totale de l'équipement collectif, et si les hommes s'en sortent, c'est au mieux avec leurs armes individuelles, s'ils ne les ont pas jeté avant. Une fois épuisées les munitions, une arme c'est un poids. ça empêche de courir.

La moitié du corps de bataille ukrainien a été détruite dans ce mini-stalingrad et les opérations engagées par le bataillon Azov autour de Marioupol ne semblent pas mieux tourner. Là aussi, défourailler à tout va, ça fait beaucoup de bruit, ça marche du tonnerre de Dieu contre tout ce qui est immobile, mais pour le reste...

Côté propagande, il est curieux de voir des colonnes se repliant, alors que leur voie de repli vers le nord est bloquée, par l'encerclement. Pour ce faire, il aurait fallu combattre...

Mais, à mon avis, le point de bascule n'est pas encore atteint. Il y faudra un détonateur, la perte d'une autre grande ville. A ce moment là, chocolachenko, qui d'après ce qui se dit a mis sa famille à l'abri, pourra se faire du souci. On dit qu'il est venu au front (mais très loin du front), sans doute par volonté de propagande. En effet, quand le rival d'en face est blessé au combat, ça la fiche mal d'être très, très loin.

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 01:22

Il faut sans cesse répéter les mêmes choses. Les hommes sont les mêmes, dans la fonction publique, et ailleurs.

D'où, les mêmes dérives, corrigées, dans le cas du privé, par les licenciements, interdits dans le public.

Le seul problème, c'est que les licenciés retombent, systématiquement à la charge de l'état. D'une manière ou d'une autre, soit en les payant à ne rien faire, soit en les mettant au gnouf.

Le mistigri, d'une manière ou d'une autre, revient à l'état.

Les trente glorieuses, sont, elles une exception, d'abord parce que l'investissement était assuré directement par la création monétaire et le reclassement, assez facile.

Après, dans un contexte de chômage de masse, on a des phénomènes classiques de gonflement des effectifs, pas toujours justifiés, cotoyant des secteurs ou la pénurie de main d'oeuvre est criante, sans doute parce que les conditions, de toutes sortes y sont très détériorées. . On préfère la sinécure, au front. Surtout que le mérite n'y est jamais récompensé.

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 00:47

Certains journalistes sont comiques. Ils parlent de "dialogue rompu", entre la Grèce et l'UE. En réalité, il n'y a aucun dialogue.

De l'a part de l'UE et de l'ordo-libéralisme, c'est un ultimatum qui n'a qu'une réponse possible, la capitulation sans condition. Si la coalition grecque capitulait en rase campagne, elle aurait 5 ans, avant d'être laminée aux prochaines élections, et sans doute, bien avant.

Il s'en suivrait sans doute une fracture de la coalition, une fracture de Syriza et un appui au croupion de Nouvelle Démocratie, au nom du réalisme (soviétique ?).

Bref, le marché est en main devant Tsipras. Il peut capituler, ou changer d'alliance.
S'il capitule, il sera vite laminé.

S'il opte pour la dénonciation de la dette, il n'y aura aucun problème. Elle est tellement importante que le soulagement sera palpable. 320 milliards d'euros, c'est insoutenable, mais même une banqueroute partielle serait une erreur. Il vaut mieux faire la totale, et s'il y a des problèmes de liquidités, faire d'autres emprunts.

Il n'y aura aucun problème pour les passer, car après la banqueroute, emprunter 20 milliards seraient une formalité. Après la banqueroute, on est toujours plus solvable. Et 20 milliards à quelques %, cela crée une charge minime. Quand au déficit intérieur, la simple planche à billet, peut le régler.

De mauvaises langues assurent que la Chine serait prête à les fournir, ces 20 milliards. Il faut dire que leur papier cul, ils savent pas quoi en faire, et adorent se faire des amis et redevables en échange. Les investissements, par exemple, ont de curieuses clauses (je l'ai vu dans le cas de laiteries), ils financent les investissements, en échange de 20 % des volumes.

Sans doute, les chinois voient ils loin, et ils n'ont aucun scrupule à dépenser des dollars dont ils ne savent plus que faire, tellement ils en ont, et peuvent se permettre de soutenir une toute petite économie grecque, eux qui soutiennent déjà l'économie russe et vénézuelienne.

On s'aperçoit que le commerce n'est pas neutre politiquement, contrairement à ce que nous disent les zélotes de l'empire.

Avec le soutien populaire qui monte envers Syriza, il n'y a d'ailleurs, aucune raison de céder. Ce que l'Europe exige, c'est la mort de la souveraineté grecque, après celle de bien d'autres.

Mais, comme je l'ai dit souvent, il est très facile de dire non. Les uns ont des sucettes à distribuer, les autres de l'arrogance et des remarques acerbes.

Ils veulent des vassaux, sans doute créeront ils des rebelles.

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