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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 02:12

La production de charbon régresse fortement, pendant que la production d'acier est faite... pour la surproduction...

En gros, on continue à tourner, pour faire croire que...

Je me demande ce qu'il resterait, d'ailleurs, du bouzin, si les 340 millions de tonnes de surproduction étaient abandonnés.

Cela acquis, il faut voir aussi que la production d'électricité régresse, elle aussi.

Pour le reste, la consommation de gaz, si elle ne décroit pas, voit sa croissance ralentir. Mais vu la disproportion entre le charbon et le gaz, il faudrait qu'elle progresse bien plus vite que 3.7 %, pour compenser. C'est la différence entre le nain et le géant.
Il reste aussi que la plupart des aciéries sont des entreprises zombies, qui continuent à produire, parce que les autorités politiques leur demande, pour des problèmes de paix sociale. Pas de risque, les financements bancaires sont là.

On voit donc le problème. C'est dans son entier que l'économie chinoise est une économie zombie. Et que visiblement, elle a craqué.

"la croissance mondiale en 2016 et 2017 «pourrait dérailler si les transitions importantes de l’économie mondiale ne sont pas bien gérées». " Traduction : sauve qui peut... Parce que dans le contexte actuel, il n'y a personne au pouvoir qui est capable de gérer cela. On gère au niveau national, pas au delà.

La capacité de réaction de la Chine est inexistante sur l'économie réelle. On voit mal un régime renvoyer des millions de mineurs et de sidérurgistes. Et sauter tout de suite après.

Vu les imbrications crées par la globalisation, on est donc arrivé au stade de la tempête parfaite.

Effondrement de la demande.

Baisse des productions énergétiques.

Finances perdus dans les dettes.

Published by Patrick REYMOND - dans Economie
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 20:04

Un nouvel article d'OIL MAN, paru le 11 février, qui se pose la question de savoir si on n'a pas atteint le pic pétrolier. Le pic pétrolier liquide, ayant été atteint il y a une dizaine d'années. On a un peu triché, en faisant appel aux pétroles extrêmes, mais on ne sait pas dans quelle mesure, encore.
Le pétrole saoudien, par exemple, est il devenu un pétrole extrême ? Sans doute en partie.

Mais il y a une petite erreur d'appréciation, à mon avis, dans l'article d'Auzanneau. Hollande, du haut de ses fonctions, de sa génération, et de son peu d'intelligence, se comporte comme le larbin des puissants.
Les puissants, ce sont les lobbys, notamment énergétiques, qui voudraient augmenter les prix, tout en maintenant les volumes.

Or, on sait très bien qu'il existe une forte volatilité des volumes, par rapport aux prix. Notamment dans l'électricité. Dans son délire nucléaire, EDF ne veut rien céder, ni fermer, et aura besoin d'investir massivement.. Mais comment investir dans des proportions pareilles sans augmentations drastiques de prix, qui conduiraient, notamment, à la fin du chauffage électrique, l'effondrement de la demande, et un parc surdimensionné, qui souvent ne peut produire de l'électricité qu'à perte, voire à prix négatifs.

Il n'y a plus de solutions pour faire plaisir à tout le monde. C'est comme ça. Mais on continue imperturbablement sur la même voie. Même si désormais, le coût du photovoltaïque au sol atteint 7 centimes, et celui du vieux nucléaire, de 7 à 12.5 centimes, le KWh.

On voit ici plus une barrière mentale. Si je suis contre le nucléaire, pour répondre à un lecteur, c'est pour des raisons, tout bonnement, économiques. C'est très cher, même sans accident, et c'est marginal. 80 % en France, c'est très déraisonnables. Seulement, ils sont le reflet de leur époque de construction, où les coûts étaient peu élevés, même s'ils prenaient de la hauteur.

On vit une époque de rois, ou le roi, s'affaiblit, ou disparait. Qui se souvient du "king coal", du "king cotton", et autres ? Toutes les régions abreuvées par ces rois se sont retrouvées marginalisées et pauvres. Le king cotton mourut à la fin du XIX° siècle, quand le prix s'affaissa de 3.16 % par an de 1876 à 1898. Vous pouvez visiter désormais les zones minières. C'est touristique.

Quand à la filière, le problème est triple. C'est que les centrales nucléaires sont sur terre, et que la main d'oeuvre humaine peut se tromper, et que les politiques d'économies, dans ce cadre là, par la sous-traitance, ne sont que des techniques de fraudeurs.

Il est clair que le déclin de l'investissement dans le pétrole, entraînera à terme, le déclin de la production. Reste à savoir si la date fatidique, c'est 2016, 2017, ou 2018.

Il y a certainement un peu de mou dans les pays du moyen orient, mais pas grand chose. Un puits de pétrole ça s'arrête quand il n'y a plus rien, et c'est un peu long. Si l'opérateur fait faillite, le puits sera repris pour rien par quelqu'un d'autre. Il y a donc, un peu d'inertie, avec un endroit d'inertie phénoménal, les USA.

En effet, leur système fiscal leur permet encore de produire du pétrole, et la Banque centrale avait fait bénéficier ce secteur d'un quantitative easing jamais vu.

La progression de la demande, quand à elle, est très aléatoire. C'est surtout le stockage qui a permis à la production de progresser...

Le déclin important des dépenses d'investissements en 2015-2016, qui se poursuivra, en 2017 et plus tard sans aucun doute, fera décliner la production. Les pétroliers sont dans la même configuration que les grandes entreprises de transports maritimes. Il est moins coûteux de laisser les navires à quai que de les faire naviguer. Mais à terme, on sait très bien que la compagnie maritime fera faillite.

Le pétrole américain a atteint en mars 2015, un pic secondaire, succédant au pic de 1970, et au pic secondaire de l'Alaska.

La monnaie, surtout dette, n'a de valeur que si elle s'appuie sur des biens réels. Après, la fin des débouchés, entraîne la faillite (première cause de déflation), l'introduction de politiques de survie pour les survivants (deuxième cause de déflation), avec l'arrêt de la plupart des investissements, et une pente plus ou moins douce, de déflation, et de contraction.

Et là, il n'y aura pas d'échappatoire vers le haut, mais une dégringolade vers le bas, d'abord pour les plus pauvres, ensuite pour tout le monde.
Les simples d'esprits un peu limités voudront toujours construire un aéroport à NDDL.

Les tares du système, l'aveuglement, empêchent de gérer sa fin, comme telle. C'est sans doute ça le pire. Certains proposent, "au nom de la croissance", d'accueillir 1.8 millions de migrants par an pendant 10 ans.

Au Canada, dont les banquiers veulent supprimer les espèces, les réserves d'or sont tombées à moins de 3 tonnes. Où est le temps où elles avoisinaient les 1000 tonnes ???

Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 19:51

Une émission télé était très intéressante (pour une fois), il parlait du transport maritime, qui avait, par son bas coût, structuré le monde, avant d'être lui même sur la voie de l'anéantissement. Il n'existe plus d'usines totalement intégrées, sauf peut être, en Russie, et une noria de navire transporte tout, grâce à un carburant de très mauvaise qualité, mais qui n'a que ça comme débouché, et qui nous le fait copieusement payer.

Ce carburant de mauvaise qualité, les navires en consomment des quantités astronomiques chaque jour, et chaque jour, même à quai, les moteurs fonctionnent. Sans doute, comme dans beaucoup de domaines industriels, on ne sait pas ce que c'est l'arrêt, et arrêter une aciérie, cela veut simplement dire qu'elle va se retrouver en ferraille.

Les compagnies maritimes, fer de lance, et outil indispensables de la mondialisation, sont en souffrance. Maersk, symbole des symboles, vit une crise dont sa taille ne la préserve pas, bien au contraire. Depuis 2011, son chiffre d'affaire a baissé de 20 %, et depuis 2014, son bénéfice, de 80 %, et la chute s'est accélérée l'année dernière.

Il est curieux de voir qu'une entreprise comme Maersk se plaignent des prix du pétrole, insuffisants, alors qu'il est lui même gros consommateur.

Si les compagnies aériennes ont profité de la baisse des prix du carburant, visiblement, cela a un effet négatif pour le fret maritime. Le BDI, lui, a atteint le niveau record de 290. Soit pas grand chose.

A ce tarif là, il est moins coûteux pour les armateurs de laisser les navires à quai. Ses commandes de juin 2015, apparaissent déjà comme celles d'un autre monde.

Pléthore de navires il y a, on parle de 60 000, et comme dans le pétrole, personne ne veut réduire les capacités, pour le rebond éventuel, très éventuel, de la demande.

Dans le vrac, la demande chinoise de charbon et de minerai de fer, qui était destinée à la construction, donne le "la".

Pour les conteneurs, Dewry prévoit 5 milliards de pertes en 2016 pour les armateurs.

La falaise de Sénèque prévue, semble donc se concrétisée. Et on se demande où les excellences vont donc aller chercher les réserves de croissance prévue, contrebalançant la contraction des économies occidentales, avec leurs infrastructures prévues pour 20 USD le baril de brut...

Si Trump, en parlant de 42 % de chômage, exagère un peu, il est certain que les niveaux, officiels et annoncés, sont faux. Et risibles.

Pour les transporteurs, l'avenir s'avère délicat. En effet, ayant totalement comprimé les frais, en faisant l'impasse sur les salaires (philippins), sur la maintenance, sur la totalité de ce qui peut être. Il n'y a donc que des marges de manoeuvres très réduites.

Matteo Renzi compare les gestionnaires bruxellois de la crise aux musiciens du Titanic. La différence, c'est que ceux-ci avaient des couilles et du talent.

Published by Patrick REYMOND - dans transport maritime
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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 16:11

Le monde actuel prend eau de toutes parts. Sanders et Trump ont emportés les primaires, Hillary Clinton n'aura été qu'une première dame avec des ambitions, et si la victoire de Trump à été bien moins nette que celle de Sanders (qui fait 60 % des voix), elle est quand même sans appel, ne laissant à la nomenklatura que l'espoir qu'une fois que le tri aura été opéré chez les candidats "respectables", le survivant les réunira tous. Ce genre d'espoirs fait penser aux rêves des communistes au moment de la première élection d'Elstine.

Ils avaient donné toute la gamme possible de candidats "respectables", mais cela n'avait rien changé. Il n'y avait plus la confiance.

A Alep, la déroute des jihadistes se confirme et s'amplifient. Les frappes aériennes n'ont jamais de résultats immédiats, et dans un premier temps, les troupes jihadistes ont pu faire croire qu'elles résistaient, au prix de très lourdes pertes.

Même le "Monde", s'est aperçu qu'une route coupée vers le nord, en fait l'autoroute, faisait que la situation d'Alep était pliée.

Il n'y a plus qu'une seule route, désormais, "libre" pour les rebelles, et celle-ci, nul ne doute qu'elle soit copieusement, consciencieusement et abondamment bombardée. Une ville coupée de l'extérieur, ne vit que quelques jours avant sa chute. Là aussi, c'est la condamnation sans appel du "flux tendu".

Une fois cette Syrie utile tombée, la guerre, si elle n'est pas fini, changera totalement d'âme, et amènera sans doute, un camp à s'effondrer.

Quand aux Kurdes, l'affrontement avec le régime ne semble pas se profiler, du moins, pas encore, car ils correspondent finalement à ceux qui se "contenteraient", d'une solution politique. Si imparfaite soit elle, et laisserait à ses leaders le soin d'une quasi indépendance Kurde, sans devoir se rallier à leurs frères de l'autre côté des frontières. Le politicien aime bien les places. Et mieux il y en a, mieux c'est pour lui.

Autre signe de l'essoufflement du modèle, celui-ci économique. L'éolien atteint des sommets jamais vus en Europe, et bouscule le monde du ron-ron économique de la rente. Le progrès technique remet toujours en cause les situations acquises, et cela, les gens en place n'aiment pas. Ceux qui se gargarisent du "risque", le redoutent. L'apologie du risque n'est là que pour justifier leurs situations acquises.

"L'Allemagne possède toujours le premier parc éolien d'Europe (45 GW), devant l'Espagne (23 GW), le Royaume-Uni (13,6 GW) et la France (10,4 GW). " On voit que malgré les partisans du nucléaire, la France ne peut être absente de l'évolution et leur luddisme primaire, correspondant bien à une pensée on ne peut plus primaire (c'est pas beau !), restera une position de primitifs.

D'ailleurs, là où les implantations sont anciennes, et "font partie du paysage", là, on est proche de la création de comités de soutien et de préservation, et il faut signaler l'opposition en chute libre, là, où ce sont des coopératives qui les élèvent... On voit donc que le problème est politique.

Pour le nucléaire, c'est financièrement que tout coince et coincera de plus en plus. Financièrement et juridiquement....

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 19:37

On parle aujourd'hui de réductions, qui auraient pour conséquence de couler financièrement les départements...

Déjà passablement malmené par les réductions budgétaires et la mauvaise foi de l'état en matière de RSA, les départements seraient donc achevés.
La politique de gribouille gouvernementale, de ce gouvernement, ou des précédents, se poursuit donc. On ne pense absolument pas aux conséquences des actes, et encore moins, à un multiplicateur keynésiens, qui doit tourner aux alentours de 2.5-3, qui fait que chaque centaine d'euro "économisés", entraine une réduction symétrique du pib de 250-300 euros, et une réduction des recettes d'état de 100 à 125 euros... Avec, en prime ici, un simple switch, dans beaucoup de cas, des payeurs. Car les chômeurs ne vont pas disparaitre sous terre.
Bien entendu, la réduction des indemnités chômage n'est populaire que par effet de propagande, et populaire que chez ceux qui sont sûr, à 100 %, de n'y avoir jamais recours, et notamment les retraités.
C'est un réflexe, donc, de lutte des classes. le petit bourgeois et le boutiquier étant remplacé par le retraité, scandalisé pour lui même par la faible augmentation de sa retraite.

Donc, le gouvernement va réussir un véritable exploit : réduire le pib, réduire les recettes publiques, et réussir à couler les départements.

On peut applaudir, donc, à tout ceux qui veulent réduire les indemnités chômage, dans un sens pro-cyclique, et les inviter à diner. De belles têtes de vainqueurs...

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 01:17

Le syndrome chinois de l'acier, est fichtrement simple :

- capacités de production : 1200 millions de tonnes,

- production : 804 millions de tonnes,

- surproduction : 340 millions de tonnes,

- réduction des capacités : de 100 à 150 millions de tonnes (en 5 ans)...

Il y a la dedans, comme qui dirait un schisme. En effet, réduire les capacités de 1200 millions de tonnes, à 1050, ou 1100, ça ne règle rien.

la production et la surproduction ne seront pas touchées. Et en 5 ans, la surproduction, ça peut atteindre des sommets. Le chiffre de surproduction voudrait dire qu'on peut envoyer les employés pendant quelques mois en vacances... A vu de nez, plus de 7 mois...

On produit donc de l'acier pour rien, et il faudra bien sortir du problème...

Au mieux, c'est simplement une annonce faite pour satisfaire les demandes européennes, sans rien toucher au but essentiel, attirer le reste d'industrie en Chine. Comme dans la période 2011-2015, les capacités avaient été réduites de 90 millions de tonnes, on voit que cela n'a rien changé.

La réduction de 100/150 millions de tonnes, devrait être annuelle, si elle veut dire quelque chose.

On imagine aussi, ce que 340 millions de tonnes de surproduction veut dire sur la production de charbon.

La Chine va vivre des années très difficiles...

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 00:38

Au Dakota du nord, par l'effondrement du prix du pétrole, mais économie durement frappée en Alaska, Louisiane, Texas et Alberta.

On se suicide beaucoup en Alberta, et à chaque fois, le même problème. le boum qu'on avait cru éternel, ne l'était simplement pas. Loin de là.

Les déficits budgétaires s'accumulent par pertes des ressources directes ou indirectes, le forage entrainant beaucoup de dépenses, et les compagnies dépensant elles aussi, fortement.

De plus, tous ces états ont une politique pro-cyclique, qui accroit la crise. Enfin, ces états fédéraux que sont les USA et le Canada, ont quand même une grande habitude pour laisser tomber des secteurs entiers, sans sourciller. C'est vrai aujourd'hui pour la "rust belt", c'était vrai au XIX° siècle pour la "cotton belt", laissée à l'abandon, malgré le compromis de 1877, prévoyant industrialisation et création de chemin de fer, outre le volet purement politique.

Mais il est vrai qu'au USA, si on n'y est jamais avare de promesse, dès qu'il s'agit de dépenses...

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 21:58

On prend tardivement, très tardivement, conscience des risques d'effondrement de certains secteurs.
L'acier et l'aéronautique. La Chine produit 800 millions de tonnes d'(acier, la moitié du total mondial, et possède des capacités pour 1200 millions de tonnes.

Les producteurs chinois, laminés par la baisse de demande interne, exportent à tout va et à n'importe quel prix, et vont réduire leurs capacités de 150 millions de tonnes. Alors, qu'en réalité, il faudrait réduire de 700 millions de tonnes, sans être sûr, du tout, de traiter la crise de surcapacité. Car on apprend que la surproduction a atteint 340 millions de tonnes. Soit 800 millions de tonnes produites - 340 = 460. POUR L'INSTANT.

Car la demande interne, montre, elle aussi, des signes d'effondrement. Ce qui consomme le plus d'acier, c'est le bâtiment, et le bâtiment chinois, c'est 70 millions de logements inoccupés. Tôt ou tard, il faut arrêter de construire pour rien, et il semble qu'on y soit arrivé.

"Les ministres européens vont plus loin et réclament que des mesures de défense puissent être prises plus rapidement, sans attendre "que les dommages causés par les pratiques déloyales deviennent irréversibles" pour l'industrie européenne. "

En réalité, aussi, les chinois n'ont pas dit qu'ils réduiraient leurs productions de 150 millions de tonnes, mais LEURS CAPACITES DE PRODUCTION, de 150 millions de tonnes. Comme les aciéries chinoises étaient loin d'atteindre 100 % de capacités, ce qu'on va d'abord réduire, comme partout, ce sont les surcapacités.

Il y a donc clairement, une hypertrophie de la production d'acier chinoise, hypertrophie qui ne peut se résoudre que dans le sang d'un écroulement économique majeur.

Une simple comparaison entre la surproduction observée (340 millions de tonnes), et la réduction projetée (150 millions de tonnes), conclut à penser à une réduction très insuffisante...

Autre secteur où la crise s'annonce, l'aéronautique. De plus en plus d'avions d'occasions vont encombrer le marché, et la baisse du prix du pétrole n'incite pas à renouveler le parc. Sans doute, à mon avis, c'est un plan sur la comète. La réduction du prix du pétrole risque d'être éphémère, et, si elle ne l'est pas, cela voudra dire que c'est l'effondrement économique généralisé.

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 01:15

Il parait qu'au FN, on gamberge sur un programme économique plus en phase avec les dogmes. C'est une erreur profonde, et peu importe que la majorité des gens ne pense pas qu'il est démocratique, etc...
Le seul cas de figure, en cours de réalisation, c'est que ce parti accédera au pouvoir pour cause d'effondrement économique généralisé.

Le type du Minnesota qui travaillait dans l'aéronautique, parce qu'il pensait que les mines de fer s'épuiserait, mais qui, finalement, y est venu, après que celle-ci l'ai lourdé, s'est vu aussi viré par les mines de fer, faute de commandes...

Moralité, il lui reste quoi ? A part aller chasser l'écureuil, avec le modèle Richmond 1861 et la toque de Davy Crockett ?

Sanders, Trump, ou Cruz. Trois cavaliers de l'apocalypse du système.

Faut il écouter les benêts que sont les huiles du système économique. On a fait leurs 4 volontés, et résultat, on est arrivé à l'effondrement économique total.
Arcelormittal vient de perdre 8 milliards en 2015. Et sans doute plus en 2016. Parce que le temps que les chinois détruisent leurs 400 millions de tonnes de capacités de production sur-excédentaires pour l'acier, il y aura eu de la casse. Encore plus pour les mines, car pour le fer, le recyclage est une réalité ancienne et tangible.

Il reste le côté amusant : Arcelormittal veut augmenter son capital. C'est dire si ça situation est désespérée. C'est théoriquement ce qu'il faut faire, en réalité, ça ne se fait jamais, parce quand on fait du bénéfice, pourquoi faire appel à un capital étranger et partager la rente, et quand on en perd, personne ne veut plus y mettre un rond. D'autant que l'air du temps, c'est plutôt le rachat des actions. Dont Arcelormittal ne s'est guère privé ces dernières années.

Pour certains, c'était le moment d'acheter des actions, "parce que le groupe possède des mines de fer." Ce n'est plus "CAPITAL", qu'il leur faut s'appeler, mais "Comment bouffer son CAPITAL".

Et c'est des "experts", ça ??? Ce qui restera principalement, c'est le recyclage, donc exit bien des mines de fer, et l'effondrement de la production chinoise d'acier n'en est qu'à ses débuts. La version optimiste donne un passage de 800 millions de tonnes à 500. Mais c'est la version optimiste. On peut penser aussi à 200 millions de tonnes...

Le bénéfice de shell, lui s'est réduit de90 %; grâce à la réduction de l'investissement... Moralité, et la production future ? Eeeeeeuuuuuhhhhhh...

Le désastre de l'élite mondialisé, conduit à la dictature, avec une dérive autoritaire, avec la complicité de "partenaires sociaux", qui ont le choix entre collaborer àl'écrasement des salariés, et devenir des "terroristes".

En Grande Bretagne, le Brexit gagne du terrain. Révolte de Gueux.

JMLP dit qu'il ne fautrien changer au FN. Je pense qu'il a raison. Quand on est sur un tapis roulant, qui avance, on le laisse faire.

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 07:17

298

Le baltic dry index vient d'atteindre 298. Le fret maritime est donc KO debout. L'index à 600 était déjà bas, là, il est en mort clinique.

Au Minnesota; ce sont les mines de fer qui sont aussi KO debout. La Chine ne commande plus de fer. Le prix du fer, passé de 13 à 200 usd la tonne est retombé à 40 usd.

L'économie "de service" et "de la connaissance", vient de s'effondrer, avec la demande chinoise d'acier.

Published by Patrick REYMOND - dans transport maritime
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