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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 13:03

... Pour savoir qui a gagné le débat, de Trump ou de Clinton, c'est simple. Il suffit de faire comme à l'école des fans.

Ils ont tous gagné. Il suffit de voir les sondages, tous contradictoires, mais en fait qui ne s'adressent pas aux mêmes personnes.

Les plutôt démocrates ont préférés Clinton, les plutôt Trump, Trump. Les caciques du parti républicain, Clinton. ça me fait penser à la gueule des socialistes, quand c'était Ségolène leur candidate... Toute l'armature du parti a du passer la nuit précédent la présidentielle à bourrer les urnes de bulletins NS.

Quand à "l'expérience considérable", de Clinton, ça n'a été qu'une succession de conneries plus énormes que la précédente, et quand on croyait avoir touché le fond, on s'apercevait à la suivante qu'on creusait encore.

une belle tête de vainqueur, aussi, à l'union européenne, dont visiblement, tout le monde pense très fort à la quitter. Mais eux aussi, les eurocrates, quand on croit qu'ils ont touché le fond, on s'aperçoit qu'on creuse encore.

Les deux rives de l'Atlantique sont sur le même point de dislocation. Sans compter, bien sûr, le pacifique où le président Philippin se prend pour le capitaine Haddock, et insulte les USA en mode continu, et de manière bien moins polie que Haddock, utilisateurs de mots étranges, mais jamais injurieux.

Par contre, là où l'on sera tous gagnants, visiblement, c'est la crise énergétique.

Même en Australie, on cherche à minimiser l'impact de l'effondrement charbonnier. Au rythme actuel de fonte des investissements, la production ne baissera que dans dix ou quinze ans.

Mais le gouvernement australien est stupide. Il est inutile de gaspiller ses ressources pour approvisionner la Chine. Il ferait mieux de les garder en stock stratégique, et, de plus, même le charbon australien est trop poids léger pour la Chine. Il y en a trop peu. Si la ressource est considérable pour les 30 millions d'australiens, pour les 1500 millions de chinois et 1300 millions d'indiens, on peut doucement rigoler...

Mais on est content, parce que le prix du charbon à coke rebondit. Il sert dans la métallurgie. Chouette. Comme c'est 10 % de la production, il reste qu'à espérer un rebond fabuleux de la demande électrique, pour tirer de la M... ouise, les 90 % restants.

Comme ce ne sont pas les mêmes charbons, le bien de l'un ne tirera pas l'autre. Et cela n'indique, en fait qu'un déclin de la qualité des charbons exploités.

En effet, le gros de la production, c'est du brun, qui ne peut servir que pour l'électricité. Le bon charbon, le noir, est déjà beaucoup plus rare, au point que Peabody (un charbonnier), USA, avait du racheter -fort cher- une mine australienne pour pouvoir fournir en charbon métallurgique la Chine.

Peabody avait gagné, aussi, par la même occasion, le droit de déposer le bilan. Il y en a qui en ont de la chance.

Le charbon des états de l'ouest, aux USA, n'est pas fameux aussi. Manque de bol, c'est celui qui abonde.

Donc, là aussi, tous gagnant... Même l'Australie au charbon surabondant et de bonne qualité... (mais visiblement aussi, très loin de tout).

Le côté ignare des journalistes fait qu'ils ignorent que le charbon à coke US, est originaire de Virginie (occidentale), qui souffre d'un double problème : l'épuisement géologique, et la fermeture des 2/3 de ses mines. Comme il est difficile d'exporter ce qu'on n'extrait pas, et d'extraire du charbon, de mines qu'on vient de fermer, il y aura aussi un problème de ressources...

Engie, d'ailleurs, fait partie des vainqueurs, on lui cherche pouilles pour sa centrale d'Hazelwood, (Australie), dont elle veut bien se débarrasser, mais de préférence en la vendant... Pas cher, bien sûr, parce qu'à part les fonds vautours, ça n'intéresse plus personne.
La production d'électricité, bientôt, ça sera pour les gueux. Les autos-consommations qui rendront les réseaux coûteux inutiles, en achevant les producteurs d'électricité...

Eux aussi, tous vainqueurs...

Les pitis zafricains, par exemple, n'auront pas eu la chance de devoir se bâtir un réseau compliqué, et puis de le détruire...Ils n'ont vraiment pas de chance.

je me rappelle la remarque d'un historien sur une prise de pouvoir, dans l'antiquité grecque, en Sicile. "il s'empara du char de l'état. Mais les rênes étaient moisies, le char pourri, et le cheval, mort."

Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 08:37

Un lecteur m'a signalé un maire rural plein de bon sens. La commune ayant hérité d'un château en piètre état, il a décidé de le vendre 75 000 euros, avec ses 3 hectares.

C'est tout bénéfice, une trésorerie qui rentre, des impôts qui vont rentrer, et pas de frais de réhabilitation, pour en faire, comme disait le lecteur, une annexe jamais rentable de la salle des fêtes. En plus, dirai-je, il évite la réquisition pour en faire un petit Calais.

Visiblement, la plupart des maires n'ont pas compris ce qui se passait avec la baisse des dotations, et sont dans un sentiment d'incrédulité, aggravé et déstabilisé par les réorganisations.
Que vont devenir les emprunts en cours, qui s'en charge, etc ?

Là il faut faire profil bas, veiller à l'équilibre des comptes, et réduire le budget investissement au minimum, en laissant les emprunts en cours, fondre.

Là où le gouvernement diverge, c'est qu'il faut continuer à "investir", pour "donner du travail au BTP". tant pis si ce boulot est ruineux, et hors de propos.

Ceci dit, on peut penser qu'effectivement, les autorités pensent très fort à concentrer la population dans des zones urbaines plus faciles à contrôler. Il me semble d'ailleurs que le dernier village brigand du massif central n'est tombé qu'en 1867, pris par la gendarmerie impériale, qui ne s'embarrassât guère des formes habituelles de la justice.

Les habitants de l'époque, d'ailleurs, même en zone rurale, pouvaient posséder des casiers judiciaires fort impressionnants aussi...

Donc, le citoyen aura le choix entre un monde abandonné, où il pourra tenter d'être libre et un monde où il sera sous contrôle, et de plus en plus, mais approvisionné. Enfin, qu'on tentera d'approvisionner. Qu'on essayera d'approvisionner. Qu'on essaiera de soigner. Mais pas trop. 40 000 décès supplémentaires en France en 2015, c'est autant de charges en moins.

Mais ces plus grandes entités seront, elles aussi, vite désolvabilisées. Enfin, du moins, si la pente douce du déclin se poursuit, et ne se transforme pas en à pic, ou en toboggan.

Là, le type en pleine campagne, qui aura ses 2000 m2 de topinambours ou de patates et sa demi-douzaines de cochons, ça sera le gros riche.

Au XIX° siècle, dans les inventaires de succession, la plus grosse somme, c'était la valeur de la vache. D'une seule et unique, souvent.

Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 08:25

C'est simple, il suffit de clamer la baisse du chômage. Et se retrouver contredit immédiatement le mois suivant. (Pour ce qui est du chômage, toutes catégories, n'ayez aucune crainte : il avait continué son envol).

Et ensuite faire commenter ce chiffre par la ministre du travail, déjà elle même considérée comme ayant une belle tête de vainqueur.

Pourtant, on aurait pu trouver un candidat plus valable au poste, dans n'importe quelle poubelle. N'étant pas mauvaise langue, je laisserais aux autres les allusions et les affirmations sur l'origine de la promotion...

La performance de la hausse est d'autant plus remarquable qu'elle intervient en avance. les mauvais chiffres, ça arrivent en septembre, en août, c'est les vacances. Et qu'il y a traditionnellement baisse.
Même les traditions ne sont plus respectées...

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 07:23

La presse est pitoyable après le débat Clinton/Trump. La presse française s'entend. Clinton a gagné. Chez Zerohedge, c'est beaucoup moins clair. En réalité, ils n'ont fait qu'une seule chose : conforter leurs partisans. C'est le sentiment de Moon of Alabama, un débat, sans aucune importance.

ça se joue en dehors. Je me rappelle du débat de 1981 entre Mitterrand et Giscard. Le lendemain, tout le monde disait que Giscard avait été meilleur. Les journalistes, voulant expliquer APRES, ont sorti, "l'homme du passif".

"Après plusieurs décennies de précarisation sociale , les classes populaires ne reconnaissent plus aucune légitimité ni supériorité morale à la classe politique , médiatique ou universitaire . Prise de court la classe dominante se protège en ostracisant toujours plus la classe populaire , mais c'est trop tard ; son magistère a pris fin."

C'est la citation envoyée par un lecteur.

Examinons les concurrents en France :Mort aux pauvres dit Marine le Pen, à propos de Macron. Seulement, les pauvres, pas assistés, ils risquent de préférer Verdun à Auschwitz.

Le délinquant de droit commun Juppé.

L'épuisé Hollande.

Le suppresseur de 300 000 emplois de la fonction publique, et le passage au 37 heures, alias Nicolas Sarkozy. ( Dont on peut penser que les démêlés judiciaires indiquent anguille sous roche.)
Tout le monde est d'accord pour ça (le saquage des fonctionnaires), sauf pour moi, ma femme, ma fille, mon fils, ma belle fille, mes petits enfants, ma commune, ma crèche, ma piscine, mon département, ma région, pour qui, c'est évident, il y a manque de personnel. C'est pas comme chez le voisin, chez qui il y en a trop.

Au fait, pourquoi mon maire envoie promener tous ceux qui lui demandent quand ouvre la crèche (municipale, bien sûr) ?

Clinton gagne les états côtiers, un peu du nord, Trump, les états continentaux. Miroir totalement inversé pour les états de nouvelle Angleterre, de la côte ouest, et du nord, républicains en 1861, démocrates aujourd'hui. Stabilité étonnante au cours des intentions de vote, sauf pour la Virginie, devenue une banlieue de Washington.

D'ailleurs, il est vraiment marrant de voir l'ultra américaniste Sarkozy, se plaindre du nombre de fonctionnaires. Aux USA, il n'y a plus que ça, directement, ou indirectement. Le nombre d'emplois publics dépasse de 10 millions le nombre d'emplois manufacturiers.
Sans compter qu'une bonne partie du privé tournent avec les budgets militaires...

Les résultats des présidentielles, aux USA, et en France, dépendront de la vitesse de réveil des peuples. Si les USA n'ont pas sombré dans la guerre civile.

D'ailleurs, les intentions de vote y sont caricaturales. les états côtiers pour Clinton, ou le rapport direct de l'énergie sur les conditions de vie et la perception de l'économie. Les ports importent massivement, et sont en liaison avec l'étranger. Le centre est perdu dans son immensité, en train de crever. Et la capillarité assurée par la transmission des fluides énergétiques ne s'y fait plus. Ces états sont en thrombose. Le schéma est celui de l'insee, mais le profil est le même aux USA.

Au niveau européen, la crise du fret est la même. une baisse de 10 point par rapport à 2005.

Comme dit James Howard Kunstler :Après avoir frappé le mur des ressources, en particulier celle d’un pétrole à un prix abordable, l’économie mondiale techno-industrielle a coulé une bielle de son moteur.

Aux USA, il faut reconnaitre un bien plus grand réalisme à Trump qu'à Clinton. L'empire, appuyé sur le pétrole, a vécu. Il connait son Stalingrad en Syrie. Comme le Stalingrad historique, c'est un effet d'entrainement, ou l'agresseur s'est hypnotisé sur un terrain tout à fait secondaire. Et ou un adversaire habile et résolu n'a aucune intention de céder.

Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 09:48

On ne va pas bouder son plaisir, ce n'est pas moi qui le dit, c'est eurostat...

"Evolutions positives dans l'UE depuis 2008, pour l'éducation, le changement climatique et l'énergie... Mais progrès limités ou nuls pour l'emploi, la pauvreté et la Recherche et développement..."

1) Traduisons en clair : La désindustrialisation et l'appauvrissement (paupérisation), se poursuivent entrainant la chute des quantités d'énergies consommées.

Voilà une nouvelle, qu'elle est bonne. j'ai bon là ???

2) évidemment, comme on consomme moins d'énergie, ça pollue moins.

Voilà une nouvelle, qu'elle est bonne. j'ai bon là aussi ???

3) logiquement, l'emploi ne se porte pas mieux parce qu'on produit moins, avec moins d'usines et que le commun n'a plus un rond.

4) donc, si le commun n'a plus un rond, c'est qu'il est pauvre...

5) comme on a moins à produire, on cherche moins...

J'ai toujours bon, là ???

6), l'éducation, c'est mieux, mais comme c'est invérifiable, on peut toujours s'en goberger...Et puis, il existe des distributeurs de torche-culs, dans tous les bons WC...

là, je crois que j'ai pas été mauvais...

Il faut noter aussi que le vrai point d'inflexion ce n'est pas 2008,mais 2005-2007. A partir de ce moment là, on s'aperçoit que la machine économique devient très poussive; La consommation stagne.

Le changement technique, lui, est difficile à observer. Il est le mélange d'une chose positive, la production de renouvelable, la réduction, par progrès technique de la consommation, et d'une chose négative, la réduction de consommation par désindustrialisation et paupérisation.

il faut noter aussi que progrès technique et baisse des consommations individuelles sont une constante économique depuis 250 ans, mais qu'ils n'ont jamais engendrés une baisse globale de la consommation, cela engendrant surtout une multiplication des équipements devenus plus accessibles...

le secteur royal de la consommation d'énergie, le transport, lui même est en crise. (Pas de globalisation-mondialisation sans transport). La crise y est perceptible depuis 2004 (indice à 107,1, contre 94 en 2014). baisse de 13 points d'indice, c'est colossal, surtout pour ce secteur clef.

Les ménages sont sévèrement atteints depuis 2003 : 308.7 Millions de TEP (tonnes équivalents pétrole), contre 263,2 en 2014.

Commerce et services publics sont moins atteints...

Là, on n'en était qu'au premier stade de l'effondrement : d'abord doucement. Mais là, visiblement, on est parti pour accélérer la cadence... De la situation de cherté, on va passer à celle de pénurie...

Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 08:15

... Des dirigeants européens, quand ils regardent tant à l'est qu'à l'ouest.

Voyons, il n'est pas possible que Poutine dispose d'une telle popularité.

C'est forcément truqué. Et bien non. Les vrais opposants sont au Parti communiste et chez le nationalistes, l'épaisseur d'un trait partageant les deux pour une foule de sujets.

Vu la gloire qui entoure l'URSS, on imagine mal les communistes n'étant pas nationalistes, et les nationalistes ne pas haïr les milieux économiques inféodés à l'étranger, et ne pas vouloir nationaliser tout ce qui appartient, de près ou de loin, à l'étranger ou au parti de l'étranger.

Les libéraux font 3 %, tous réunis, et eux soutiennent plus les ministères économiques de Russie que l'occident.

Mais, c'est bien connu, chez ces péquenots, les élections sont forcément truquées. Ce qui n'aurait pas lieu, aux USA, genre, 2000 ou 2004, ou en France... Sans compter la désignation plus que discutable de Clinton, aux primaires US, par les machines à voter... Et le ring de Tammany Hall, notoirement connu pour son tripatouillage électoral, sa corruption, officiellement dissous dans les années 1960, remplacé par le DNC (convention nationale démocrate), ayant relégué Tammany Hall au statut de dames patronnesses, amies de l'humanité...

C'est vrai qu'il n'y a jamais d'élections annulées en France, de listes d'électeurs bidon (coucou Chirac), de bourrage d'urnes, et de morts qui vont voter.

Avant 1939, c'était d'ailleurs beaucoup plus simple. Le député allait voir ses zélecteurs, et glissait le ou les billets de 50 balles sous le verre. (Il fallait simplement endurer les coups à boire...)

Comme l'a dit un article du saker, la vraie opposition en Russie, c'est au Kremlin, dans ces ministères économiques qu'elle se trouve.

Ce qu'ils ne comprennent pas, c'est que Poutine est avant tout un homme modéré. Froid. Et que celui qui le remplacerait risque d'être bien pire pour l'occident que Vladimir.

Pour les ministères économiques, ceux qui se gargarisent de leur expérience économique ici comme là-bas, ont, eux aussi inversé les valeurs. Qui peut être plus incompétent, suffisant, ignare qu'un Juppé ?

Se posent ils la question de savoir comme ils sont perçus ? De plus en plus impopulaires.

Corbyn vient d'être réélu président du parti travailliste. On peut en penser ce que l'on en veut, voir qu'il a des propositions idiotes, mais la base le soutient clairement, parce qu'il apparait anti-système, au contraire des 80 % de députés qui l'ont rejeté (172 sur 230)... Et qui se retrouve ridiculisés...

Blair était plus puissant une fois qu'il n'était plus premier ministre, agissant dans l'ombre comme un cloporte gluant. Image insultante pour le cloporte...

150 millions de personnes en Inde ont manifesté contre la loi travail local.

Les élites inféodées à l'empire trahissent aisément leurs populations, en se disant qu'ils y aura toujours assez d'abrutis de base pour voter pour eux, au nom de la fidélité, genre "je suis un socialiste convaincu !", ou "je suis un républicain convaincu !", et s'ils perdent le pouvoir pour une législature, ils la recouvriront dès que l'impopularité du nouvel élu l'aura terrassé.

La plupart des gens ne comprennent pas qu'ils ne sont pas obligés de voter pour les mêmes s'ils n'aiment pas ce qu'ils font...

Quand je parle d'abruti de base, ce n'est pas mon propos, c'est le degré de considération qu'ont les élus pour les gens qui ont voté pour eux. Et je l'ai entendu de mes propres oreilles. Son électeur, c'est un crétin et un idiot, facilement manipulable, et qui s'achète pour rien. Même pas le billet de 50 francs de 1939. (Au moins, à l'époque, ils avaient une excuse pour voter pour n'importe qui).

Mais, là, changement de paradigme. Les élites effarées européennes s'aperçoivent que le parrain US, lui même pourrait basculer, en élisant Trump. Et moi, je rajouterais qu'il pourrait basculer en sombrant dans les troubles civiles.
Le brexit a été le signe de basculement des élites britanniques. Elles se détachent de l'Empire. Empire qui paie fort cher la fidélité d'Israël, et qui paie fort cher la fidélité de l'Arabie Séoudite.

Et le veto d'Obama sur les poursuites contre l'Arabie pourrait ne pas survivre au 8 novembre, quelque soit l'élu.

L'empire, tous les empires ont un trait commun. Les périphéries sont plus durs que le centre. L'empire s'effondre toujours en son centre. Les marches ou marquisats militaires qui sont sa périphérie, sont encore plein de gens qui croient en lui.

Il faut dire qu'ils ne vivent pas dans les banlieues de Baltimore, Chicago, ou New York... Qui valent bien le Suburre ou le laurion de l'Antiquité, mais que ces partisans de l'empire vivent dans de très beaux quartiers et profitent encore somptueusement de ses subsides, directes ou indirectes...

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 08:00

Alors que la fuite en avant continue sur Hinckley point, il est clair que le secteur nucléaire s'effondre en France, et même s'effondre physiquement parlant.

Les tranches à l'arrêt pour défaillances techniques se multiplient, et on peut dire que les centrales tombent désormais en ruine.

Elles tombent en ruine, aussi, au niveau de la rentabilité. Elles ne tiennent plus la route. Le grand carénage, annoncé à 55 milliards, coutera 110 voir 150.

Et la chute des durées d'utilisation coulera définitivement l'entreprise. Une centrale thermique a besoin d'une durée minimale d'utilisation. Chose qui est en train de déclasser totalement les centrales au charbon en Allemagne.

Il arrive un moment, ou empires, entreprises, comme beaucoup d'institutions humaines, périssent parce que trop vermoulues, trop étendues, trop gros.

Le darwinisme social qu'on chante au pauvre, s'applique, aussi, à son grand effarement, au riche.

Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 14:16

L'état français, volontairement désargenté et volontairement désolvabilisé, ponctionne désormais.
Les collectivités locales riches, à qui l'état ne versait plus un centime, se verront ponctionner. La Hague, Saint Tropez, val d'Europe (le site de Disney Land).

Bon d'accord, l'argent n'était pas forcément bien dépensé dans ces communes riches. Mais le principe en lui même est choquant.

Le problème principal finalement, est différent. L'élu local, comme les autres, se croit obligé de dépenser de l'argent public. C'est dans les mentalités. Et c'est bien ce qui pose LE problème.
Sous couvert des mots magiques "investissements", "éducation", et d'autres aussi, on dépense.
Pourtant, souvent le mot investissement est de trop. Un investissement, c'est sensé rapporter de l'argent.

On voit mal ce que l'obligatoire salle des fêtes, l'obligatoire piscine, sont capables de rapporter, à part des déficits.

Mais si 'état voudrait bien que les collectivités locales "économisent", il est incapable de dire sur quoi. Les frais de personnels ? Oui, pas évident, avec le statut de la fonction publique. Les travaux publics ? Pas question, et les copains bétonneurs ? Réduire leur nombre ? ça va faire flamber les dépenses...

On fait aussi en sorte que l'APL soit réduite, pour 650 000 personnes, soit bien qu'annoncé. Sans doute pour payer l'APL aux migrants. Et oui, quand un budget est plafonné, une entrée, c'est aussi une sortie. Mais pas les mêmes.

Bien sûr, il y avait dérive sur les allocations. Le problème d'enlever 650 000 APL ou les réduire, c'est de créer un marasme du marché immobilier.

Là aussi, les prévisions sont au point mort, et sans doute, pas même pensées. Aucune idée des conséquences, et de l'onde de choc que cela peut provoquer.

Quand on a crée les allocations logements après 1945, les loyers étaient très faibles, résultat de blocage depuis 1914. L'état garantissait le loyer, finalement, en laissant un tout petit reste à payer, au grand bénéfice du propriétaire.

Mais, depuis le tournant des années 1970, les loyers se sont envolés partout dans le monde développé. C'est, là aussi, un choix strictement politique. Dans bien des endroits, cela a mené à l'effondrement de la demande de location solvable. Et des logements vides à la pelle. Et à la recréation de "shanty town", ou bidonvilles, un peu partout dans le monde, et des campings à l'année, qui ne désemplissent plus. Les maires concernés, arguant qu'ils n'avaient pas de solutions pour loger ces gens...

La dérive des budgets logements est donc entièrement le résultat de décisions politiques, laissant totalement dériver les loyers.

On voit la dérive. En 1967, les voies sur berges permettaient de traverser Paris en 13 minutes. Le problème c'est que le parc automobile de 1967 était réduit. A son agonie, traverser Paris devait prendre bien plus de 13 minutes...Là aussi une dérive.
Mais on peut étudier une dérive étrangère tout aussi intéressante. Karnataka et Tamil Nadu, deux états indiens (le Karnataka était le Carnatic des français), sont en quasi guerre à propos de l'eau. Il n'y en a plus assez pour tout le monde.

L'inde est quasiment autosuffisante en riz, mais le riz est fortement consommateur d'eau. Et le Tamil Nadu n'a presque rien eu, les fleuves ne sont plus qu'un mince filet d'eau.

Fait aggravant, la justice indienne est lente, très lente, et la législation sur l'eau est embryonnaire. En tout cas, pas capable de s'appliquer en cas de pénurie. Et comme en Californie, des habitudes vieilles d'un siècle et plus ne se changent pas en 5 minutes, et il y a un siècle, il y avait beaucoup moins d'habitants, tant en Californie qu'en Inde. Multipliée par dix dans un cas, par 5 dans l'autre. Les particules nombreuses, trop proches les unes des autres, s'échauffent...

Personne n'a pensé, en France, comme en Inde, comme en Californie, à la résilience, ou à la durée. Nulle part, un système pouvant perdurer, n'a été tenté...

Il s'appuyait, à différentes époques, sur des paramètres non écrits, mais qu'on croyait perdurables. L'allocation logement sur des loyers bas. Et puis non, on a décidé que les loyers ne seraient plus bas.
Les autorités locales investirent à une époque où cela était nécessaire. Maintenant, cela tient plus de l'addiction, des troubles obsessionnels compulsifs, de la psychiatrie, alliés à de la corruption, que d'un raisonnement construit, mais la crise de l'eau, rampante chez nous, déclarée en Inde et en Californie, sont les plus graves. Celle qui fera mourir des millions de gens, vite fait
.

En gros, là aussi, nous avons des problèmes de classe dirigeante constituée d'héritiers. Les héritiers n'ont pas le sens de la réalité. La réalité, de leur enfance, a été trop douce.

La première génération crée la fortune, la deuxième la maintient, la troisième la croque.

La première a le sens de la survie, la deuxième le sens des réalités, la troisième des exigences.

Les piscines et les pelouses de Las Vegas étaient inconnues en 1945.

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 19:20

La baisse de production, confirmée par la presse pravda en Chine (baisse de 2 % en 2014, 12 % en 2015, 9 % en 2016), comme aux USA, n'est pas, économiquement, une bonne nouvelle.

Bien entendu, dans une économie pinocchio, la baisse est encore plus importante. En effet, en période de boum, la production de charbon est souvent sous estimée. Elle l'était de 600 millions de tonnes en Chine. En période de crash, cette production grise a été la première à disparaitre. Donc, la baisse réelle est de 1400 millions de tonnes, environ.

Comme les dirigeants chinois ont vu qu'à l'étranger, on ne croyait plus leur chiffre officiel de croissance, mais qu'on scrutait leur chiffre de consommation électrique, ils se sont mis à le biseauter aussi.

Ce n'est pas non plus, comme on le claironne longuement, le résultat d'une "prise de conscience". C'est l'application brutale d'une loi économique.

Le charbon, destiné à 90 % à la fabrication d'électricité est victime de plusieurs phénomènes : la baisse ou le plafonnement des quantités consommées, le pétage de plombs des charbonniers pendant l'envol des prix, qui ont conduit à des investissements démentiels, tant en matière d'investissements physiques, que de rachats de concurrents, la baisse généralisée des prix de l'énergie, le stockage monstrueux de montagnes de charbon, l'épuisement géologique en Chine...

Les hommes d'affaires en général, les charbonniers comme les autres, quand ils ne gagnent plus d'argent, mais en perdent, se mettent à réduire la voile, et à arrêter les activités les moins rentables, ou les plus déficitaires. Sans se soucier du reste.

Du climat, ils n'en ont et n'en avait rien à cirer. Ils gagneraient de l'argent, ils continueraient à en extraire au maximum qu'ils peuvent, et auraient acheté suffisamment de politiciens pour continuer à pouvoir le faire. C'est facile, et ils ne coûtent vraiment pas cher.

Obama comme le président chinois sont venus se faire voir à la cop21, parce que leurs secteurs charbonniers étaient à l'agonie et que ça faisait bien médiatiquement... C'était dans la narrative. Seulement, quand Clinton et compagnies ont voulu chanter ladite narrative à leurs mineurs, ça ne s'est pas si bien passé.
D'ailleurs, pour prouver sa hardiesse politique, je lui suggérerais de se débarrasser de ses gardes du corps armés, de la police qui veuille sur elle 24h/24, et d'aller visiter la Virginie Occidentale. L'état qui avait 300 mines, et qui en encore 100 et plein de maisons de mineurs à vendre.

Le problème, c'est que l'électeur, lui, la narrative officiel, il commence à en avoir vulgairement, ras le cul, surtout le mineur qui avait un salaire de 5 000 ou 8 000 $, et qui se retrouve au chômage, dans des régions où il n'y a plus rien.

Ceci pour les USA. Pour la Chine, je serais curieux de connaître le chiffre des "événements de masses", nom politiquement correct des émeutes. Si ce chiffre baisse, cela aussi aura une signification encore plus épouvantable, c'est que la pression est en train de monter. Et ne s'échappe plus.

D'une manière générale, j'invite tous ceux qui se réjouissent de la bonne nouvelle à aller l'expliquer aux mineurs, en particulier, et à tous ceux qui ont perdus leur boulot à cause de la chute de consommation de charbon...

Le charbon a des beaux jours devant lui ???

les firmes liquidées et vendues au plus offrant ne verront plus un sou d'investissement, autre que l'investissement indispensable et se retrouve saisi par des dirigeants qui ne penseront qu'à l'essorer des derniers dollars, yuans, pesets, et tout ce que vous voudrez.

l'Agence Bloomberg a placé le fossile en "spéculatif".

En clair, ils vont ramasser ce qu'ils peuvent, sans risquer plus que nécessaire, alors, l'investissement à long terme, c'est une notion qui n'existe même plus...

D'autant que la consommation de charbon en Chine est aussi la résultante de la production d'acier, une production massivement en excédent.

De l'acier qui produit des appartements, en excédents. En dizaines de millions d'unités, pour les appartements, en centaines de millions de tonnes pour l'acier...

Le mirage de la croissance a fait perdre la raison aux dirigeants d'entreprise, sensés être des gens sérieux, mais qui ne sont que des girouettes poussées par le vent, et pour lequel le vent le plus fort a toujours raison.

La chute du charbon n'est pas, globalement une bonne nouvelle. Comme ne l'était pas, son essor au delà de toutes raisons. Chefs d'entreprises stupides, hommes politiques inconséquents, là aussi, les mots d'Ivan Illich sont confirmés. " la médecine nuit à la santé, tuant la maladie parfois au détriment de la santé du patient ; le transport et la vitesse font perdre du temps ; l'école abêtit ; les communications deviennent si denses et si envahissantes que plus personne n'écoute ou ne se fait entendre, etc. "

Dans le Etc, l'extraction du charbon a tué l'extraction du charbon, la source d'énergie bénéfique au départ et à petite dose est devenue mondialement, une nuisance à gérer, plus encore au niveau économique, qu'au niveau environnement, où, en fait l'action ne peut être que modeste, par rapport à l'ampleur de la crise occasionnée par la déconfiture du charbon.

Nous l'avons vécu en France, l'Europe l'a vécu, et des franges entières du territoire ne s'en sont jamais remises. Imagine t'on simplement l'impact de la crise en Chine, et aux USA ? L'étendue des territoires ravagés ?

Tout ça, pourquoi ? Parce qu'on voulait utiliser du charbon pour produire de l'électricité, que c'était un schéma simple, qui a fonctionné un temps. On extrayait du charbon, pour produire de l'électricité. C'était rodé, du papier à musique.

Seulement l'électricité a décliné, il a fallu du charbon, qui est devenu trop de charbon, un charbon dont on ne sait plus que faire, et qui, en même temps, s'épuise.

Les militaires se préparent aux guerres, et font des variantes. Les comptables font des budgets prévisionnels, avec des variantes. Les uns et les autres sont prudents. Les décideurs, eux, décident de la variante qui va arriver. Normal, ce sont des psychopathes rigides qui ne tolèrent pas le doute.
Rabelais les connaissaient déjà. Pour eux, il a écrit les guerres picrocholines. La cause des guerres picrocholines ?

L'égo surdimensionné d'un personnage puissant. Et la fin ? une catastrophe. La conquête du monde qu'ils imaginaient se finie dans le caniveau d'une ruelle sale.

Le XIX° siècle connaissait les rois du pétrole, de l'acier, du charbon... Exactement comme eux, ils ne rêvaient que de victoires, de conquêtes, et sont arrivés au caniveau de la guerre picrocholine.

Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 11:15

Pour reprendre ce qu'a cité un lecteur : "Si l'on en croit les prévisions du Club de Rome, c'est quelque chose qui peut arriver dès 2030. Avec les premières tensions sérieuses à partir de 2020. "

Les tensions sérieuses sont déjà commencées. Crise du pétrole, crise du charbon, et remontée de la mortalité, en Italie, et France, aux USA, en Allemagne, notamment à l'est, dans des pays qui sont le centre du système.

Recul de l'espérance de vie, et boum des décès. En aucun cas, le vieillissement de la population n'est en cause, on n'aurait pas eu 40 000 décès en plus en une seule année. Chiffre étonnamment comparable, d'ailleurs, au chiffre constaté en Italie.
Il s'agit simplement, d'une dégradation générale du système, pas seulement de santé, mais aussi économique et social.

Sans compter qu'on peut réellement faire remonter la tension à 2005, question énergie.

L'espérance de vie sans incapacité, elle, baisse très fortement dans les pays industriels. Les chiffres de l'Ined et ceux d'eurostat indique quand à eux, que tout est loin de tourner rond...

80.9 années pour l'Ined en 2014, contre 83.6 en 2013 pour eurostat...(28 pays de l'UE). Comme les bases de données sont identiques, pourrait supputer une baisse massive ???

Quelqu'un m'a dit que c'était une bonne nouvelle. Il y a toujours quelqu'un pour me le dire à chaque fois.

Mais ce qu'on ne dit pas, c'est qui, qui sera appelé à faire de la place ??? Hummmm ??? Pas forcément le bengali ou l'africain lointain. On commencera par vider les maisons de retraite, et les résidences pour handicapées, et après ??? Hummmm ???

SI l'on s'en tient à l'ex-URSS, la fin du régime a conduit à 20 millions de morts. Et encore, après 1999, le Kremlin a t'il pu reconstruire une économie et un cadre économique, parce que le reste du monde permettait, quand même, une reconstruction.

En cas d'effondrement des économies occidentales, il n'y aura pas de supports externes. Déjà, pas mal de Pays du "BRICs" sont malades (BRICs : Brésil, Russie, Inde, Chine), et déjà atones. Une déroute occidentale serait aussi leur déroute.

Tous les liens qu'ont crées la globalisation sont désormais des vecteurs de crise importants. Non plus des transmetteurs de produits et de croissance.

Le commerce international est malade, et les compagnies maritimes, encore plus. Le monde désormais, tourne plus par habitude, que parce qu'il a un but.

Le seul but de beaucoup de grandes firmes, c'est de continuer encore un peu.

Dans la faillite des charbonniers américains, j'ai beau creuser, je ne vois pas l'ombre d'une perspective d'avenir, et d'amélioration, et je vois par contre l'obsolescence très rapide des propos : la production doit augmenter jusqu'en 2020 ? Et bien, c'est raté...

On continuera simplement un peu, parce que la faillite aura un peu desserré le garrot...

Et la "croissance" ? Laissez moi rire. Le centenaire qui a fait une attaque ne concours pas au championnat du monde de boxe poids lourds...

Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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