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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 07:38

Tous les empires ont la même fin. Le centre s'effondre avant les périphéries, même si celles-ci sont semi-hostiles, comme la Chine.

Le sommet de Davos a lieu, avec deux paumés représentant les USA, Biden et Kerry. On se demande ce qu'ils sont venus faire ici.

Là on râle contre la taxe à 35 %, chère à Trump, qui va contrarier la tâche des fabricants d'automobiles. Le "pôvre" consommateur de BMW va devoir se contenter d'une Chevrolet. Intolérable.

Pourtant, les constructeurs aiment bien ouvrir tous azimuts les usines ça et là dans le monde, mais pas aux USA ? Ils aiment surtout ouvrir des usines sans salariés. Ou avec très peu de salariés.

Vu les prix industriels aux sorties d'usines, il n'y a plus grand avantage à délocaliser. Installer une usine neuve en France où aux USA ne produira guère plus cher qu'au Mexique, ou au Maroc, si l'on compte les frais de transports.
En réalité, l'adhésion ou le rejet du monde actuel est surtout le fruit d'intérêts locaux, et de perceptions locales.

On s'alarme de la montée du "populisme" à Davos, pendant que Pékin défend le libre échange. Il faut dire que Pékin a beaucoup à perdre, et avait beaucoup gagné précédemment, en désindustrialisant l'occident.

La Chine a désormais une situation acquise, qu'elle ne veut pas voir remettre en question. Et qui pourtant, est dans les faits, remise en question. Toute situation acquise est non négociable, c'est bien connu.
Pourtant, le commerce extérieur chinois baisse fortement, et pour cause. Les devenus gueux qui étaient leurs clients, n'ont plus un rond.

Trump n'avait rien compris, nous disait un article. Il faut du dollar, de plus en plus, pour la machinerie mondiale, et donc du déficit extérieur. Seulement, le déficit, il entraine la misère et la baisse de la demande.

Alors, que s'est il passé ? Brexit et Trump élu, les deux têtes de l'empire ont déclaré son dépôt de bilan. On parle d'impôt sur les sociétés à 15 %. Inutile de dire que le miracle irlandais, par exemple, est fini. Pourquoi aller mettre un siège social à Dublin, plutôt qu'au Delaware, ou à Londres ?

L'Irlande a joué son rôle, celle du torche cul à jeter après usage. Et retrouvera vite son rôle de rien du tout.

On retombe sur les pieds d'une absence de croissance. La Chine tire sur un charbon bientôt défunt, et le pétrole est en crise.

Bien sûr l'effet de génération fait dire à certains qu'il y a une demande de plus en plus grande pour le carburant. Seulement, il faut leur expliquer, doucement, avec ménagement, qu'il y a une différence de taille, entre VOULOIR et POUVOIR se déplacer. Logiquement, avec la baisse des prix pétroliers, il y a eu une demande accrue, pendant que les autres usages du pétrole continuaient à baisser.

La demande accrue de carburant ne peut perdurer que si les prix sont sages. Sinon, ils continueront de baisser.
En France, la consommation de produits pétroliers a encore été en baisse en 2016, pas de beaucoup, avec une demande en essence plus soutenue (mais avec quand même encore + de 80 % de gazole comme carburant). Moins de 60 millions de tonnes désormais.

On peut dire ce que l'on veut de la globalisation. Sans pétrole supplémentaire, elle n'existe plus, et la baisse des prix n'a pratiquement rien apporté comme tonus économique. On s'est contenté, souvent, dans beaucoup d'endroits, de prendre un modèle de voiture un peu plus vorace.

De toute façon, le glissement du pétrole, de multi-usage, à un usage uniquement de transport est pratiquement terminé, et le fait de renvoyer l'usage du fioul de la chaudière à la bagnole, n'a pas grande signification.
 

Trump se contente d'énoncer des vérités, il a cité les 96 millions d'américains sans emploi, en plus du chômage officiel, et cela sent fort la perestroïka et la glasnost.

Bien entendu, les apparatchiks, ou plutôt, dans ce cas là les filsapapparatchiks trouve cela intolérable.

Les "croissances" observées, dans certains pays, ne sont que des transferts. On va passer des vacances en Espagne, au lieu d'Afrique du Nord. Et alors ? La masse globale en baisse a été réaffectée. Sans plus.

En France, il est clair que la colonne vertébrale économique est cassée.
En 2015, la consommation de pétrole avait légèrement augmenté.
En 2016, elle a baissé. Et en cas de reprise des prix ???

on a simplement profité d'une baisse des prix pour rouler un peu plus. Et encore, 2015, avec son + 1.1 % n'a pas effacé 2014, et son - 2.5 %.

Dans le transport, l'effet prix sera immédiat. Curieux que certains l'ignorent.

La démondialisation/déglobalisation, n'est pas une option, c'est un fait. "Delamarche : sur la consommation US, la réalité n'a pas l'air d'être aussi rose que ce que l'on veut nous présenter".
Là aussi, donner, par le libre échange la VOLONTE d'échanger, ce n'est pas donner La POSSIBILITE de le faire. La possibilité légale de la faire, par le libre échange n'est pas la possibilité physique de le faire, par la question énergétique. Là, visiblement, on est très loin du compte.

DAVOS donne la responsabilité du blocage de la globalisation, à la montée du "populisme", ce qui relève, en réalité, des limites de la croissance.
Cette bande d'énergumènes incultes et illettrés, a commencé un léger aggiornamento, mais est incapable de voir la réalité. Ils sont tellement coupés des réalités physiques, qu'ils sont dans l'impossibilité d'en apprécier le caractère tangible sur l'activité économique.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie Economie
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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 21:03

Les vaches sacrées se retrouvent toutes à l'abattoir en même temps.

Au "Figaro", la majeure partie des lecteurs votent protectionniste.

On ne sait pas démanteler les centrales nucléaires, simplement parce que cela n'a jamais été prévu. Donc, je réitère mon pronostic, on démantèlera les parties non contaminées, et on laissera reposer les parties radioactives pendant 50 ans.

La majeure partie de la radioactivité courte se sera dissipée. Il restera les 10 % de la radioactivité longue. On coulera du béton par dessus, chargé de la piéger. Et on recouvrira de terre. De toute façon, EDF n'a que des ardoises.

EDF est désormais incapable d'assurer l'approvisionnement du marché. Et l'hérésie des 35 % de logements bénéficiant d'un chauffage électrique apparait nettement.

Autre vache sacrée à l'abattoir, on se demande si les soutiens à p'tit marquis ne sont pas en train de le plomber. Il n'a échappé, que ce qui a fait la popularité de Trump, c'est que toute la classe politique lui crache dessus. Ici, elle baise la main de p'tit marquis. Le clou sur le cercueil serait que not'bon président lui apporte son soutien.
On pourrait se demander réellement : "Quel soutien ?". Chez p'tit marquis, on doit prier ardemment pour qu'il s'abstienne, se taise, ou se suicide avant de commettre l'irréparable.

Quand certains parlent de "nouvelles idées", en parlant de p'tit marquis, on se demande où ils vont les chercher. Comme Eisenhower (à propos de Nixon), on peut chercher longtemps une idée de p'tit marquis.

P'tit marquis, c'est le mec qui va faire campagne en anglais, à Berlin. S'il ne comprends pas l'embrouille, on ne peut rien pour lui.

Essonne : une soirée de saccages suscite l'émoi à Juvisy-sur-Orge.

Je n'y suis passé qu'une fois, j'ai vu sur une place deux bandes de noirs qui s'insultaient d'une manière que n'auraient pas renié les guerriers de l'Iliade. Je m'étais dit alors qu'ils avaient retrouvé leurs copains. Et encore, visiblement, ils n'étaient qu'à la phase d'échauffement, et aux échanges "d'enculés"... Et autres...

Mais, sur l'article, ce qui est intéressant, ce sont les commentaires, et leur nombre. Les arrêtés seront convoqués dans quelques mois, et sévèrement grondés. Les victimes, elles, se démerderont avec leurs assurances. la police vient "rassurer", mais il ne vient pas à l'idée des autorités que la population aurait aimé les voir avant plutôt qu'après.

Certains s'alarment de la montée du populisme...

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 20:40

Les dirigeants européens ont senti trembler la terre après l'interview de trump. A tel point que la chancelière accuse désormais les USA d'avoir provoqué la crise des réfugiés...

L'OTAN est une organisation "obsolète", ce qui est largement vraie, et il aurait pu rajouter, inutile, inefficace et bureaucratique. Elle ne sert finalement, qu'à fournir des places grassement payées.

En même temps, la vache sacrée de l'immigration a été totalement piétinée. Il parait aussi que l'immigration a apporté de la croissance supplémentaire à l'Allemagne. Comme toute dépense supplémentaire de 20 ou 40 milliards d'euros en aurait apporté. Même sans immigration.
De toute façon, aucun état ne subit une immigration forcée, si ceux qui le dirigent ne le veulent pas.

A tel point que les européens, toujours totalement alignés sur Washington, bavent de désespoir. C'était si confortable. Bien entendu, la sécurité apportée par les USA, c'était zéro, mais le cadre prêt à penser, c'est à dire le moule à con dont j'ai si souvent parlé, une vraie carapace pour eux, où ils se sentaient au chaud et eux-mêmes en sécurité, débarrassé de l'obligation de penser. Et tous à leurs jeux d'appareils.

Les industriels râlent contre les droits de douane ? Risible. Ils ont bien su faire avec dans les années d'après guerre. Et puis, les facturations interne à l'entreprise donnent des marges de manoeuvres importantes.

Là aussi, on pleure la vache sacrée plutôt que la réalité.

L'horreur absolue, c'est l'entente Poutine-Trump.

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 16:34

Tous ceux qui vous disent que l'état doit absolument réduire ses déficits, ne comprennent pas une chose. Le déficit, c'est leur fortune, leur épargne.

Natixis, lui, vient de balayer la restauration de 1815, d'un revers de main. L'épargne sans risque est un mythe. Ah bon ? les caisses d'épargne ont été crée en 1818. L'état faisait banqueroute de manière hypocrite depuis, par l'inflation, sauf au XIX° siècle, parce que l'amélioration de l'extraction minière et la rareté des guerres résolurent le problème. La masse monétaire augmenta beaucoup, et les guerres peu coûteuses.

Les gens au pouvoir en 1818, avaient très bien compris le rôle de l'inquiétude monétaire sous l'ancien régime. Le régime était très sourcilleux sur la rente, et ce qui a balayé la restauration, c'est le "milliard des émigrés", qui attisa la crainte d'une nouvelle banqueroute. En même temps qu'elle déclencha la baisse de la rente. 

Visiblement, à l'heure actuelle, tous ont oublié qu'il suffit d'un moyen simple et politiquement imparable de solder la dette publique, c'est de fabriquer de la monnaie en direct par et pour les états. On se contente de fabriquer de la dette.

Mais voilà qu'on nous ressort de très vieilles bêtises sur la monnaie US. Le monde nécessite des $ en quantités croissantes, et donc un déficit commercial US, croissant. Le seul problème, c'est qu'arrivé au bout du processus, les USA sont devenus un pays du tiers monde, ne produisant rien et important tout, et que le dollar n'a plus d'assise réelle. C'est bien le problème de tous les empires finissant. Encore qu'il a fallu, entre Bretton woods et le déficit, attendre l'année 1971, soit, à vue de nez, 25 ans, et les années 1980 pour voir le déficit de la balance des paiements.

Arrivé au bout, le reste de l'économie US disparait, notamment la grande distribution, et pas seulement à cause de la vente en ligne. Globalement, prix et chiffres d'affaires dégringole, et la vente en ligne disparaitra à son tour. En plus, une fois ruinée la grande distribution, il y aura de larges zones d'entreposages à prix réduits...

La vente en ligne a simplement un point d'équilibre beaucoup plus bas. Comme la grande distribution avait un point d'équilibre beaucoup plus bas que le petit commerce.

L'OIT Annonce 200 millions de chômeurs, mais comme le but de l'OIT, c'est de pas les compter, on peut allégrement multiplier ce chiffre par au minimum 5.

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 07:34

Ce qu'il y a de marrant avec les incompétents, c'est leur incompétence. En ce qui concerne la drogue, souvent, on parle de trafic, alors qu'on tape sur les petits gars bien de chez nous (ça, c'est peut être pas tout à fait vrai), qui veulent "produire local".

Les amis des plantes, qui cultivent les herbes, ça a toujours fait dissidence dans le système. Historiquement, les herbes peuvent désigner beaucoup de choses, et notamment les potagers pendant la grande crise du 14° siècle. Cela désignait souvent les épices, sans compter, bien sûr, la grande époque en France de la drogue légale, celle du pinard.

Le pinard permettait à des paysans parcellaires de vivre, sur de toutes petites exploitations.

A l'heure d'aujourd'hui, quand on parle d'agriculture aux USA, on ne doit pas oublier l'essentiel.
L'agriculture US n'a pratiquement qu'un produit rentable, c'est la Marijuana. Quand on est politiquement correct, c'est la troisième production dans tous les états. Quand on ne l'est pas, c'est la première.
Vous vous souvenez de la règle d'or de la grande distribution ? "Ilot de perte dans un océan de profit". Un produit phare est vendu à perte, pour attirer le chaland, et on se rattrape sur le reste.

Dans l'agriculture, on a le concept inverse : l'ilot -monstrueux- de profit, et l'océan de pertes.

Explications. Aux USA, le fermier, avec ses 80 hectares, ne dégage, à l'occidental, rien du tout. La seule chose intéressante, c'est son jardin secret de 80 m2 où certaines mauvaises herbes sont arrivées toutes seules, et où on pratique encore la vente directe du producteur au consommateur.

Enfin, du moins, ça, c'était avant que des putains d'enculés de libéraux démocrates  ne fassent dans biens des endroits, légaliser la marie-jeanne. Pour les finances locales, c'était tentant, et en plus, ça évite de remplir les prisons. Quand il y a un gâteau à prendre, ne vous inquiétez pas, les politiques le prendront.

Sérieusement, vous croyez que des séries comme "breaking bad", les réalisateurs l'ont sorti du chapeau ? C'est une réalité moins avouée que la prohibition, mais réalité quand même, et plus le comté est rural, moins l'emprise de la loi est réelle. D'abord, parce que le shériff est corruptible, ensuite, il n'a peut être pas envie de faire certaines choses. Faire chier le chômeur qu'il connait depuis son enfance, et qui est aux coupons alimentaires.

P'tit Marquis a fait très "marqueur social". On ne fait attention à l'alcoolisme, au tabagisme, aux femmes battues, et à l'illettrisme que quand il concerne les basses couches de la société. En dessus tout est feutré.

Les fléaux concernent souvent toutes les couches de la société. Mais bizarrement, j'ai vu des DG alcoolisés, qui dormaient sur leur canapé, dotés d'une secrétaire, ne faire absolument rien, sinon picoler, et ne pas voir leur emploi remis en cause. La secrétaire avait la tâche écrasante de leur préparer du café, et de faire écran.

J'ai vu aussi quelques fils à papa dont le degré d'instruction était loin d'être flamboyant...

De plus, les petits marquis sont loin d'être nés dans des milieux défavorisés. Il est très facile d'arriver quand on a eu de bonnes et grandes écoles, et aucun soucis d'argent dans sa vie.

C'est plus compliqué de faire l'ENA, quand on a eu faim, qu'on a du gagner sa vie tôt, et que l'éducation, c'était du tout venant.

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 19:04

Maison à vendre : une commune, burnée comme c'est pas possible en églises, veut en vendre une, en très mauvais état, et cela crée le trouble.

Récapitulons : 2500 habitants, pour 8 églises. La plupart n'ouvrent que rarement, pour les enterrements (moi, je serais donc d'avis de supprimer les églises : elles font mourir, c'est comme les hôpitaux, c'est très malsain, des tas de gens y meurent, il faut les fermer aussi).
Ces églises coûtent très chère à la municipalité, qui comme toutes, est désargenté.

Bien sûr, les montants retirés sont modestes, mais les taxes d'habitations et foncières tomberont et les frais d'entretien seront réduits. La commune, donc, pourrait procéder à la vente d'autres églises. Elles correspondent à une population qui n'est plus celle d'aujourd'hui, ni en nombre, ni en moyen de transports, ni en pratique religieuse, ni en prêtres. Les prêtres sont rares, âgés, l'église en perte de vitesse, et incapable de ne pas adhérer au politiquement correct.

Ce que l'on appelait jadis "l'église militante", a vidé les églises, qui ressemblent plus à des maisons de retraite, qu'à une réalité vivante.

On ne peut donc que saluer le bon sens du maire et d'une partie du conseil municipal. Les bâtiments religieux qui ont eu une autre affectation sont légions. Si cela intéresse des égos surdimensionnés d'acheter et de rebâtir ces gouffres financiers, cela les regardent.

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Published by Patrick REYMOND - dans Immobilier
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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 14:36

Les sources proviennent du Blog de P. Jovanovic que je remercie pour l'occasion.

Le p'tit marquis qui vient de visiter une réserve indienne a manqué un chouia. La marijuana et les armes à feu. Après, ce sera typiquement l'Amérique profonde. Donc aucune chance qu'elle vote pour lui, surtout après les illettré(e)s.

Mais bon, s'il vivait dans la vraie vie, le p'tit marquis saurait que l'alcoolisme en France est en chute libre depuis 1939, où il faut dire que les autorités s'en donnaient la peine, notamment avec "le comité de propagande des boissons hygiéniques" (Vin, cidre, bière), qui protégeaient... de l'alcoolisme. Et qui surtout, vendait une boisson nationale. C'était en 1931.

Faire des français des poivrots, ça a été une constante, de la révolution, au régime de Vichy, qui, lui, les a mis au régime sec... Et ne leur a pas laissé grand chose à fumer.

Le fumage de moquette ne déplait donc pas au mouvement en marche, c'est sans doute pour ça qu'il veut avancer. Et on peut en fumer un peu plus. Comme ça, ils pourront voler...

Il parait que Macron fait salles combles, et que Valls n'arrive pas à remplir des salles, mais qu'il est acclamé. Il faut dire, on arrive bien à trouver dans chaque ville, 20 à 30 personnes pour faire la claque.
Sans doute, monsieur Macron, arrivant rue de Madagascar avait cru se retrouver dans la grande ile. Vous savez, la culture perso, à l'ENA, ça va pas chercher loin. Ce qui va chercher loin là-bas, ce sont les connivences personnelles.

Le p'tit marquis comprendra sans doute la crise, quand il verra sa gargotte habituel, le 4 étoiles à Saint Paul de Vence fermé pour cause de faillite. Il en tirera la conclusion qu'il faut enrichir encore les riches. Et baisser les salaires de ces salauds de pauvres, qui devraient être bien contents d'avoir encore un boulot.

P'tit marquis a même voulu légitimer l'ENA, parait il qu'avant, c'était les passe-droits et favoritisme. Il oublie que c'est la même chose quand les petits fonctionnaires sont remplacés par des salariés de droit privé.

D'une manière générale, le statut de la fonction publique avait été crée justement pour éviter ce genre de comportement et de clientélisme. J'ai souvenir d'un gouverneur de Louisiane qui nommait les fonctionnaires pour 4 ans. Cela correspondait à celui de son mandat et était une très forte invitation à bien voter, d'ailleurs, il n'avait pas le choix, ni le choix d'adhérer à un parti politique autre que celui du gouverneur... Où il était quasi inscrit d'office.

L'ENA est véritablement, un moule à con, comme les grandes écoles de commerce. On ne cherche pas le talent, ni le caractère, on insuffle le conformisme.

On y reste entre soi, et le plus pénible quand on est candidat, surtout à la présidence de la république, c'est d'aller à la rencontre des ploucus simplex, alcoolos, ivrognes, fumeurs, illettrés... J'ai rien oublié, là ?

Je ne voudrais pas faire de la peine au petit marquis. Pour d'autres, les vrais riches, l'alcoolo, l'ivrogne, le fumeur illettré, c'est lui.

Moralité : Monsieur le Petit Marquis, évitez de juger, car vous serez jugé.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 18:15

Et la boucle est bouclée. Vous vous souvenez du catalogue Manufrance, qui était distribué partout ? Et aux USA, le plus célèbre, c'était celui de Sears, roebuck et compagnie qui envoyait des catalogues partout, remplaçant le "facteur", dans le sens ancien, c'est à dire l'homme d'affaire qui traitait à distance, et à qui on commandait tout, y compris les femmes... Sans rire. Dans les colonies, ou dans les endroits lointains, le facteur était chargé de trouver aussi des épouses...

On voit qu'une boucle s'achève. La vente par catalogue pré-établi avait remplacé le facteur, puis les grandes surfaces ont coulées les catalogues, puis les catalogues internet coulent les commerces.

Enfin, les catalogues internet, qui sont souvent moins chers (pas de coût de grandes surfaces), sont responsables d'une partie de la crise. L'autre responsable, c'est la paupérisation de la population. Les malls US, de plus en plus géants et de plus en plus clinquants, sont de plus en plus abandonnés.

"En 2010, Sears avait 3.555 magasins. L’an dernier, Sears n’avait plus que 1.503 magasins, et maintenant elle et en train de fermer un tas d’autres de ses magasins. C’est une véritable catastrophe !" A mon avis, la cata, c'était quand on a ouvert les magasins.

Et cela dénote bien le pic pétrolier, et le retrait de vie économique qui s'opère dans tous les pays. L'économie classique s'étiole de plus en plus, pendant que des abrutis ne pensent qu'à ouvrir de nouveaux centres commerciaux, et que globalement, le commerce décline.

La fermeture des magasins Sears explique aussi la victoire électorale de Trump. Qui ferme t'on en premier ? Les magasins qui perdent de l'argent, les moins rentables et moins fréquentés ensuite, jusqu'à ce que la techno-structure du groupe soit trop lourde pour les membres que constituent les magasins.

On a pour les USA, une problématique tout à fait différente que celles qu'ils ont affrontés jusqu'alors.

Certes, des périphéries se sont révoltées, la plus grand révolte étant la guerre civile, mais ce ne fut pas la seule. Les Indiens furent aussi écrasés, mais les fermiers de l'ouest souffrirent aussi énormément, et répliquèrent par la formation du parti populiste. Ils étaient simplement complétement plumés par les frais ferroviaires.

Sans compter le banditisme armé. Les célèbres frères James ont pu tenir aussi longtemps, parce qu'ils combattaient les chemins de fer et leurs nervis, connus sous le noms de Pinkerton., et globalement, avaient largement le soutien de la population.

Les Pinkerton furent connus comme les plus grands briseurs de grèves de la création et de la manufacturing belt.

Le problème des USA désormais, et comme le montre l'élection Trump, c'est que les zones de dissidences sont quais généralisées, et qu'elles se calquent sur l'abandon économique.

Pour le moment, les grandes villes sont moins touchées par le phénomène, et donc adhèrent, encore, en partie, au système.

2000 magasins en moins depuis 2010, c'est aussi pas mal d'emplois en moins, des malls qui ont été durement touchés, et qui se trouvent souvent fermés, ou vides en partie. De plus, la fermeture d'un magasin, entraine souvent la fermeture des magasins proches.

Cette économie, en phase de desquamation, se traduit sur le plan politique. Il n'y a plus désormais sur la carte, de traces visibles de blocs, adhérant à la politique actuelle.

D'ailleurs, la crise de la grande distribution se ressent aussi en Chine dans la violente contraction du commerce extérieur, et la machinerie économique ne tient qu'à un fil de bulle immobilière.

La carte en bleue ne désigne que les minorités ethniques, les villes côtières et quelques villes-centre. Comme Mao l'avaitr dit, l'encerclement des villes par les campagnes.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 14:35

" L’issue ne fait guère de doute : au mieux des cotes de popularité en baisse permanente, au pis une crise dont la démocratie se relèvera difficilement. "

jancovici a écrit un article en Décembre. En réalité, la cote de popularité en baisse constante, c'est une crise de la démocratie, ou plutôt une crise du régime en place, qui n'a qu'une apparence de démocratie.

Sa donnée principale, de long terme, c'est la baisse des ressources. Sa donnée accessoire de moyen et court terme, ce sont les vaches sacrées de la dette, du libéralisme économique, qui sont des objets de culte et non des rationalités.

L'objet du court terme, c'est aussi la politique/propagande existante.

Les bénéficiaires du système sont de moins en moins nombreux, le bobo de célèbre réputation, qui n'a rien vu se dégrader, parce qu'il vit dans sa bulle.

Chamberlain, on l'a déjà eu. Il s'appelle de son petit nom, Hollande, et complétement discrédité se croit autorisé à bavasser.

En même temps, au lieu de "défi climatique", on devrait parler de "défi énergétique", dont c'est le faux nez.

Surtout, la crise économique est un alibi pour reporter la transition, comme dans le cas espagnol.

Ailleurs, on parle des USA qui redeviendront les plus grands producteurs du monde. Soyons modestes. Et Menteurs. Autant que lorsqu'on annonçait que ceux ci étaient redevenus le premier producteur de pétrole.

Quand à devenir exportateur net de gaz, les USA sont mal barrés. A part le Mexique, il leur est difficile d'approvisionner qui que ce soit, sauf de manière marginale, faute de gazoduc, voie royale de l'exportation du gaz.

Pour le charbon, vouloir le relancer est illusoire. Il ne sert massivement qu'à produire de l'électricité, et il y a aux USA et dans le monde OCDE, de moins en moins de centrales thermiques au charbon.

En outre pour pétrole et gaz de schiste, il manque un petit quelque chose appelé "rentabilité", vital en système capitaliste. Il manque même aussi, la chose appelée "cash flow".

D'ailleurs, pour le pétrole, il manque même la demande, aux USA. Là aussi, le ploucus simplex est prié de se serrer la ceinture. Et comme on ne lui a rien dit, il croit à une punition. Il est simplement "ajusté", pendant qu'il voit les autres qui le sont pas.

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Published by Patrick REYMOND - dans Energie
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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 14:16

" Le déneigement des routes est de la responsabilité des conseils départementaux.Votre article est donc hors sujet ".
Pas du tout. Les conseils départementaux sont bien, si je ne m'abuse, des autorités politiques. Celle du bas de l'échelle, à savoir, communes, et départements (et communauté de communes), ont été priées de s'ajuster, de réduire leurs dépenses. Il vaut donc mieux pisser sur la population rurale dont le nombre est marginal, et crée le moins de mécontent, et réserver l'investissement aux villes et villages centre, raison pour laquelle les départements, de formation récente avaient déjà structuré leur espace.

Une ville centre et une périphérie où la densité de population est nettement moindre, et qui a tendance à se boiser. les régions avaient aussi tendance à privilégier l'investissement dans sa zone la plus peuplée, et les grandes régions appuieront sur leurs capitales. Classique.

De plus, la politique menée au niveau national sacrifie aussi des régions, au détriment de certaines métropoles. Le guignol de Lyon à 4000 euros par mois a très bien su ce qu'il faisait. ça s'appelle envoyer les ploucs se faire foutre. L'argent réservé à une petite portion du territoire.

Le boboland VS le ploucland. L'un sera cajolé et l'autre se démerdera.

C'est pas une décision politique, ça ? Et pas dans l'air du temps. Tout pour les 10 %, les autres, allez crever. les petits marquis se retrouvent aussi dans d'autres instances.

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