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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 13:03

Trois cartes parues dans "guerre civile syrienne", sur Wikipédia indiquent l'effondrement militaire de l'état islamique, et au sud, de certains groupes rebelles.

Les cartes du 29. 27 et 3 juin, sont particulièrement intéressantes si on les comparent. D'abord, le recul est d'importance, et on voit clairement une tactique russe (reprise à Foch), le martèlement de la ligne de front, recherche des points faibles, et pénétration en profondeur, parfois, avec des reculs, s'il y a trop de résistance et la réalisation d'encerclements.

On devine aussi l'objectif, d'une manière  générale, la vallée de l'Euphrate, et en particulier Deir Ezzor, qui subit un siège qui rentre dans la légende des sièges au moyen orient.

Visiblement, les syriens ont attaqués là où on ne les attendait pas, sur la frontière irakienne, se rapprochant d'une manière phénoménale de Deir Ezzor.

L'attaque du fort au faible, en abandonnant là où la résistance est trop acharnée, déstabilise toute tentative de coup d'arrêt, en épargnant ses propres forces.

(pris sur "chronique du grand jeu")

De plus, visiblement, il y a adaptation incessante à la mouvance de la situation, qui empêche, finalement toute réponse adéquate.

Les projections, A, B et C me semblent, pour cette raison, inadéquates. Les forces syriennes (et russes), fonceront là où elles rencontreront rien. Vu les effectifs de cette guerre, il existe de nombreux endroits dégarnis, et celui qui est à l'offensive, garde l'initiative.

On peut même penser que certaines poches de résistance seront, tout bonnement, abandonnées sans combats.

Pendant ce temps, la guerre multiforme continue ; la Russie prolonge son embargo sur les produits agricoles européens jusqu'en 2018. Une telle opportunité de développer sa production, les dirigeants russes ne pouvaient la laisser passer, et la Russie suspend sa contribution financière au conseil de l'Europe. Après le Brexit et ses 11 milliards perdus pour l'UE, c'est le pire coup qu'ils pouvaient administrer, à ces gens toujours partant pour l'austérité.
D'ailleurs, on verra bien comment se comporte l'UE avec son austérité à elle. Je voudrais pas leur souffler l'idée de licenciements massifs dans leur structure idiote.

Au nord, on voit les kurdes avancer, mais beaucoup plus lentement, et on comprend la différence fondamentale de stratégie, ou plutôt d'absence de stratégie, qui consiste à tout écraser sous la puissance de feu. Et qui fait durer les conflits, parce que c'est assez peu efficace contre des combattants entrainés.

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie
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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 12:46

Ou la semaine de Horzabky...

Je cite :

Au 18e siècle, la population de Paris était d'environ 500 000 habitants. Le chauffage se faisait au bois, qui arrivait flotté sur la Marne. On ne chauffait pas les maisons, il arrivait juste assez de bois pour faire la cuisine (la Marne n’est pas l’Amazone…). NB : il en arrive aussi de la Loire, via le canal d'Orléans, il arrive aussi, aux prix de prouesses incroyables, du charbon stéphanois... D'où l'habitude de s'habiller chaudement même à l'intérieur des maisons : épaisses robes de chambre, bonnets de nuit, lits à baldaquin (qui sont comme une tente à l'intérieur de la chambre), alcôves fermées, chaises à haut dossier pour se protéger des courants d'air, etc.

Les pots de chambre étaient vidés dans les jardins (la merde est un excellent engrais)
(NB : Surtout l'urine) voire directement dans les ruisseaux qui coulaient le long des rues, ou directement dans la Seine. Les immondices accumulés au fil des siècles sont devenus des collines, comme celle qui occupe une partie de l’actuel Jardin des Plantes. Ou le cimetière des saints innocents, qui "consommait" les corps, en quelques jours seulement. Et s'était notoirement surélevé.

Maintenant on produit l'électricité en dehors des agglomérations, et on a des camions et des trains pour transporter la nourriture. On n’a plus besoin de jardins potagers pour compléter son alimentation, ni de puits dans le jardin ou de fontaines publiques pour avoir de l’eau, et les déchets sont évacués et traités. Mais il y a des limites au nombre de trains et surtout de camions qu'on peut faire circuler.

La ville la plus peuplée du monde, en 2017, c'est le Grand Tokyo, avec 38 millions d'habitants. La densité de trains, métros, tramways, etc, est très élevée, et bien sûr tous ces transports consomment des quantités faramineuses d'énergie. Je ne compte même pas l'essence pour les camions qui ravitaillent les supermarchés.

À mon humble avis, on n'aura pas de villes de 80 millions d'habitants, parce qu'on n'aura plus assez d'énergie bon marché pour les faire fonctionner. Il ne suffit pas d’avoir de l’énergie, il faut qu’elle soit à un prix abordable pour le citoyen moyen.

L'eau du robinet cesse de couler s'il n'y a plus d'électricité. En Région Parisienne, les usines des eaux ont juste assez de gazole en réserve pour faire fonctionner leurs groupes électrogènes pendant 48 heures. Les pompes des stations services fonctionnent à l'électricité (l'essence est dans des cuves enterrées en sous-sol, pour des raisons évidentes de sécurité).

Sans énergie bon marché, une grande ville n'a ni eau, ni nourriture, ni transports, ni chauffage, ni lumière.

Si en 1700 aucune ville européenne ne dépassait 575 000 habitants, grand maximum, c'était pour des raisons logistiques, à une époque où l'on se déplaçait à cheval et où l'on se chauffait au bois. Et aussi parce que le paysan produisait peu d'excédents : 90% de la population travaillait dans l'agriculture. Rome a connu son apogée au 2e siècle après Jésus-Christ, et comptait alors plus de 500 000 habitants.
NB : On parle aussi du million, après la construction du port d'Ostie, qui rend la capitale impériale possible. Concernant les villes de l’époque pré-industrielle qui auraient eu des populations plusieurs fois supérieures, comme Constantinople et Chang’an, j’ai un doute. Même pour Rome, certains historiens ont avancé des chiffres actuellement considérés comme absurdes par les spécialistes.

Il ne faut pas oublier que si nos 3,6% de paysans français aujourd'hui produisent de quoi nourrir confortablement 66 millions d'habitants, et même plus (la France exporte plus de produits agricoles qu'elle n'en importe) alors que les 90% de paysans de l'époque de Louis XIV arrivaient tout juste à nourrir 20 millions d'habitants (famines et disettes étaient fréquentes), c'est grâce au pétrole. Les tracteurs ont remplacé les chevaux, et le gaz naturel entre dans la composition des engrais.
NB : l'agriculture est très archaïque, il faut la grande guerre civile du XVI° siècle, pour qu'Olivier de Serres propose une politique de développement (réalisée vers 1820), mais dont les progrès ne sont perceptibles qu'au XVIII° siècle.

Un cheval, ça fait le travail de dix hommes, mais ça mange comme quatre hommes, si on tient compte de la surface de terre qu'il faut pour le nourrir.

NB : raison pour laquelle, la Chine n'emploie que le moteur humain cher à Braudel, et pas du tout l'animal. L'animal en Chine, comme le cheval est uniquement utilisé pour la guerre. Pour le reste, comme dit Lucien Bodard, le moteur de la Chine, c'est le muscle du chinois.

L'adaptation est un mouvement continue. Cette adaptation a lieu depuis 1979, date du pic pétrolier par habitant. Elle se traduit en occident par la montée du chômage, et les délocalisations. Les délocalisations, d'ailleurs, sont une absurdité énergétique : elles impliquent une moins grande efficacité en la matière que les pays occidentaux, et s'expliquent par la lutte des classes, venue d'en haut, plus que par un mouvement économique irrésistible. Les usines qui dégraissent et/ou ferment, auraient très bien pu ré-ouvrir à quelques kilomètres, avec quelques ouvriers seulement.

Cela a introduit un élément de fragilité dans l'économie mondiale, qu'on a pris pour de la solidité. On dépend de quelques usines ici et là, et d'un pétrole pas cher. Orlov dit que le transport commercial s'est adapté, lui aussi : des moteurs ont été enlevés sur les navires, qui vont moins vite. Mais une fois ce "progrès", réalisé, il n'y a plus rien à gratter.
Donc, depuis 1979, on a accompli des "progrès". je me rappelle des conversations de 1982. Les voitures neuves de cette époque ne "consommaient plus rien", selon les dires de leurs propriétaires. Il faut dire que quand on vient des 11-12 L au cent (on n'était pas très regardant, au début des années 1970), à 7-8 litres, ça fait tout drôle, même si les voitures sensées être "économiques", en 1970, ne l'étaient guère. Certaines Renault 4 étaient des gouffres in-réglables. Aujourd'hui, c'est oublié, il ne reste que les dernières et les meilleures... Et on avait pris conscience du problème, en faisant des modèles et des moteurs bien plus économes. Et en évitant, par exemple, de mettre des carburateurs de Fuego ou de R18 sur des R4...

Toute la société a été "downsizinguée". A tous les niveaux : chauffage, transport, etc... Sans changer la donne du problème. Quelque soit le niveau de réduction, il est insuffisant. Et la structure n'a pas changé : tout vient de loin. De trop loin.

Et tôt ou tard, le downsizing, devient effondrement. La géologie ne ment pas. Tôt ou tard, la ressource devient inexploitable, ne laissant que des boumvilles.

Pendant que certains vantent la facilité de trouver un emploi aux USA (ce qui est peut être vrai à NY), on voit qu'ailleurs, ce sont des villes faillies. Ou des villes jamais habitées.

D'ailleurs, j'ai lu un article. Pour la première fois, on parle d'une possibilité qu'une projection démographique soit fausse, en raison d'un accident. Ou d'un crétinisme prégnant.

Pendant ce temps,on nous renseigne sur le transport maritime. Un naufrage tous les trois jours, et des mises à la casse toujours colossales, pendant que les prix du fret ne se redressent toujours pas. Dans les mauvaises passes, le BDI (Baltic dry index, ou indice du fret de la mer du nord), est à 600, dans les bonnes, à 1 200, mais dans les deux cas, il ne paie même pas le carburant, à comparer aux 14 000 où il était en 2007.

Downsizing aussi dans le transport maritime. On fusionne. Pour faire sans cesse des économies d'échelles. Ou arriver à la situation de monopole. Si, bien entendu, l'économie mondiale n'a pas collapsé avant. Un cas de figure que le marquis de Belgueule à l'Elysée n'a pas du tout pris en compte, lui qui veut nous faire avaler sa mondialisation à la con.

Bref, imaginez une ville de "seulement" 38 millions d'habitants où tout s'arrête. Combien de temps cela va t'il prendre pour tourner, à l'émeute, aux meurtres, aux épidémies, et à une réduction ultra rapide de la population, et quand les populations vont essayer de s'extraire, à des "marches de la mort" ?

Aux projectionnistes, il ne manque qu'une chose, le bon sens, et le sens du possible.

 

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 12:11

Il est des choses cocasses, tellement stupides qu'on se demande comment celui qui les a écrit n'a pas précisé que c'était une simple projection, qui avait toutes les chances de ne pas se réaliser.

"Mapping The World's 20 Most Populous Cities By 2100". On atteint les sommets de l'extraordinaire, avec des villes de 80 millions d'habitants.

80 millions d'habitants, de quoi mourir étouffé par sa merde, tout en étant mort aussi de soif et de faim...

Là aussi, c'est le complet déni de réalité. Aucune ville n'atteint ce chiffre, alors qu'on ne manque pas encore d'énergies fossiles.

Quand "soleil vert fut écrit", rien n'avait été inventé. On peut rappeler l'affaire de la rue des marmousets, aux environs de 1430. Un barbier égorgeait ses clients, qu'il fourguait chez le pâtissier. Celui ci en faisait les meilleurs pâtés de la ville de Paris.

On a même dit que Charles VI (1368-1422), les appréciait beaucoup.

Certains disent que les archives ne prouvent pas l'histoire. Seulement, entre 1415 et 1430, Paris avait été le théâtre de beaucoup de massacres entre Armagnacs et Bourguignons, au point qu'une bonne partie de la ville était dépeuplée, et quand Charles VII pris la ville, il abolit les rentes qui étaient devenues fictives, faute d'habitants.

Nul doute que cette manière de faire a été possible pendant une période. Beaucoup de meurtres, des approvisionnements incertains, des disparitions en masse...

Soleil vert avant la date, la réalité dépasse la fiction...

On voit les effets en Islande, où une commune de 500 habitants voit défiler 2 millions de moutons chaque année.

L'unique activité des locaux, est, désormais de loger les lemmings, les tondre, en attendant la prochaine fournée...

Orlov nous dit que 99 % de l'humanité n'est pas nécessaire, pour le 1%. En même temps, il n'y aura que 1 % de riches, même si 99 % avait été abolis. Et puis, comme je l'ai dit, celui qui se trouvera en haut de l'affiche, c'est pas le riche ou le très riche, mais le chef de ses gardes du corps, quand il lui aura mis un pic à glace dans la tête. Et qui trouvera normal d'avoir pris la place d'un type sans talent et sans autre mérite que d'être né. Il pourra même se justifier en se disant protecteur de la population restante.

Pour l'exécution au pic à glace, ça sera pour le fun. Genre Clovis, qui, parait il, avait la détestable (enfin, pour certains), habitude, de trucider toute sa famille proche. Au point de ne pas savoir s'il, par hasard, il n'en avait pas oublié un...

Côté infrastructures, ça se dégrade sec, comme le métro de NY. Ici, et là, les terres agricoles sont grignotés, pour devenir des parcs d'attraction. le pire, c'est que moins on produit, plus on a besoin d'espace.

On ne manque pas, d'ailleurs, même pour des villes en décadence, de projets d'infrastructures, dont on sait par avance, qu'elles ne serviront à rien, seront coûteuses, dépassées, et que celles qu'on met en place, c'est pour la montre. La vraie dégradation concerne les réseaux souterrains, notamment d'eaux usées, et d'eau potables.

L'avenir des villes, lui, est tracé. Ce sont des organismes vivant, alimentés par des fluides : eaux, gaz, électricité, pétrole, et solides, nourritures. Ces fluides ne peuvent que s'amenuiser, et les projets écolos sont aussi ridicules que pitoyables : "plutôt transports en commun qu'individuels..." Bandes de crétins.

"De nombreuses infrastructures de transports, d’électricité et de distribution d’eau dans les pays de l’OCDE ont plus de 50 ans d’existence (dans certains cas plus d’un siècle) et fonctionnent déjà au-delà de leurs capacités maximales. La vulnérabilité de ces réseaux vitaux est très peu perçue par la population (et probablement par les urbanistes eux-mêmes). Or il s’agit là d’une menace pesant directement, à court ou moyen terme, sur la sécurité des villes car elle met en jeu la sécurité alimentaire des citadins".
Je ne parle même pas de problèmes comme les crues de la Seine. Et du fait que les bassins réservoirs faits pour l'écrêter, sont eux mêmes :

- A) pleins, ou presque toujours pleins,

- B) colmatés, largement. ça s'envase ces bêbêtes. Faut il rappeler que les paysans vidaient et curaient leurs étangs, récupérant la vase comme engrais ?

Faut il rappeler, aussi, comme dans le cas de l'affaire des marmousets, le contexte politique : "rien de plus simple que de perturber gravement une ville : il suffit d’organiser un siège et de bloquer l’approvisionnement en nourriture et en énergie. L’histoire est remplie de cas d’effondrement de cités, voire de civilisations, suite à des ruptures d’approvisionnement."

Rupture d'approvisionnement qui est déjà le lot de toutes les périphéries dominées, votant FN ou Trump. Rupture qui se fait par la perte d'emploi.

La conjonction de rupture d'approvisionnement + blocage politique,  c'est la conjoncture de 1415, de l'affaire des marmousets, et la nourriture, ce n'est pas différent de l'énergie. C'est de l'énergie. Et Soleil Vert, c'est la rue des marmousets, à l'échelle globale. C'est la version civilisée de l'affrontement à la kalach, et encore. Vue la vitesse où les kalachs débitent, ça tournera vite à l'affrontement à la machette (prévoir de procéder à l'achat d'une meule de remoulage).

Bon, je ne parle même pas de la probabilité d'une épidémie dans des poubelles de 80 millions d'habitants...

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie Economie
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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 11:29

On nous reparle du "problème", des retraites, des problèmes qui n'en sont pas, ou guère. On nous annonce un déficit appelé à devenir, dans des décennies, "un gouffre".
Le déficit, c'est 10 milliards, et le gouffre, 20, sur 300 milliards versés ? 3 % ? Ridicule.

Déjà, si je ne m'abuse, la hausse de la CSG sur les retraités "aisés", fera 20 milliards... Et ça fait 1.7 %, d'augmentation, si je ne m'abuse.
Donc, le catastrophisme est hors de mise, et la suite, incertaine. En effet, il serait dangereux de trop paupériser les retraités, économiquement, politiquement, socialement.

Ce genre de chose peut être promptement rétabli par un simple écrêtement. Les 20 000 euros mensuels de retraite d'anciens présidents, sont un exemple type. Ils pourraient montrer l'exemple, en passant à 10 000, ou mieux, 5 000.

Sur certains sites internets, on reste très stupide. AAaaaahhhh OUiiiihhhh faut économiser, pour se constituer sa propre retraite (à l'heure actuelle, à la rémunération moyenne de 0.5 %).
Mais à certain moment, on n'évite pas le crétinisme intégral : " Les causes de ce phénomène sont bien connues : la durée de vie à la retraite augmente plus vite que les recettes naturelles du régime. "

Parler de progrès de la durée de vie, alors qu'elle régresse, c'est faire le perroquet de bas étage.

Pour ce qui est des sauveurs, on en a déjà eu un il y a 2 000 ans. Je me demande d'ailleurs de quoi il nous a sauvé. Je me pose la question. Mais, je crois que je vais envoyer une pétition à Dieu, lui demandant de nous protéger des sauveurs...

Mais, là où la débilité devient abyssale, c'est de faire des projections à 2070.

Moralité. A l'heure où les travailleurs, "trop vieux" (plus de 40 ans), ne trouvent plus de travail, on trouvera toujours un débile pour vous prôner le recul de l'âge de la retraite.

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 06:26

Visiblement, le choix du p'tit marquis de belgueule, c'est d'aller dans le mur, en klaxonnant pour qu'il s'enlève.

Aucun sens critique, on va jusqu'au bout de la logique en place, sans vouloir voir qu'elle amène au drame.
Déculottée par Merkel, agressif vis-à-vis des petites gens,

Austérité "indispensable" et flexibilité "tout aussi indispensable", prêchée par des gens à 20 000 euros par mois, à ceux qui en ont 1500, et qui, entre nous, sont fort peu flexibles. La preuve, ils ont remplacés la notion de plafond de rémunération aux élus, par la notion de plancher. Création de postes en tous genres, pour le recyclage des permanents...

Pourtant, rien n'oblige le marquis de belgueule à accepter les diktats de la teutonne. Il suffit de dire non.

Là, il accélère et rend inévitable l'effondrement économique en cours, et l'effondrement de l'union européenne, en rendant visible une chose : on n'y changera jamais rien, inutile d'essayer.

Mais il y a aussi une activité copieuse du côté du sacro-saint nucléaire. Le bouzin, alias EPR, se meurt, le bouzin est mort (ça c'est bon, il faudra que je le ressorte).
En s'arcboutant sur les dogmes, on accélère leur faillite. Et on la rend inévitable.

On nous sort comme "extraordinaire", qu'aux USA : "L’éolien et le solaire gagnent du terrain au pays de Trump".

L'élection d'un président ne paralyse pas le progrès technique ou les changements techniques et économiques. Si cela arrive, cela provoque un effondrement. Un jour où l'autre, c'est la totalité du système qui bloque.

Au pays de Trump, justement, c'est le mix solaire-éolien-STEP qui a le vent en poupe. Le charbon, lui, a un léger regain en raison de l'évolution des prix du gaz, mais ça ne changera rien au fait que 22 GW de capacités thermiques au charbon ont été mises au rencart, et qu'il n'y a qu'une chose de prévue pour les centrales au charbon aux USA, c'est la fermeture, plus ou moins rapide.

Le directeur général d'AREVA, lui prévoit Nucléaire ET renouvelable. D'abord, on croit rêver. Il y a 13 ans, jamais le renouvelable n'aurait pu dépasser la marginalité, et ensuite, ce genre de propos venant du responsable d'une entreprise qui s'est totalement planté dans sa gestion, c'est "vachement" crédible...

Hulot, lui, veut en finir avec Hydrocarbures ET nucléaire. ça serait souhaitable, avant qu'ils en finissent tout seul, dans le contexte de leur finitude...

De "simples citoyens", qu'ils disent (moi, je me souviens de CV différents, à une autre époque), nous disent qu'EDF et le nuke, c'est génial, et les radiations, bonnes...

Il faudrait leur rappeler, qu'EDF est en quasi faillite, AREVA aussi, que la totalité du secteur nucléaire, est en quasi-faillite à l'échelon mondial, et que la notion capitaliste de rentabilité leur a désormais totalement échappée...

Comme je l'ai dit récemment, la plupart des réacteurs nucléaires US sont en déficit, et leurs opérateurs réclament des subventions.

C'est tellement difficile à certains, de penser qu'il y a des limites, ou comme Braudel disait, que "le plafond s'est reconstitué sur nos têtes." (1979, il me semble). Il y a ceux qui voient loin, et ceux qui voient rien.

Les choses changent et évoluent dans le temps. Les communications qui nous semblent le Nec plus ultra, n'ont pas toujours été bien vues. Le calife Al Mansour a fait détruire le canal de Suez au VIII° siècle.

Il ne renonçait pas au trafic commercial, la place géographique de l'Egypte ne changeait pas, mais il le rendait moins facile... Les dogmes économiques changent au cours des siècles.

Par contre, on peut noter qu'il risque d'y avoir du rififi dans le golfe persique. On dit que l'Arabie séoudite va conquérir le Qatar entre la poire et le fromage. Comme Le Yemen ? Comme la Syrie ? Ah non, j'y suis, comme l'Irak ???

Ce qui est inévitable, c'est l'effondrement de l'économie mondiale, et sa reconstruction sur des bases gérables, c'est à dire, au plus, nationales. Mais cela, les zigotos, genre, p'tit marquis de belgueule, ne l'ont pas encore compris. Ce qui rend l'effondrement politique, certain.

 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 13:11

Beaucoup disent que le socialisme a ruiné le Venezuela. C'est vrai, mais c'est le socialisme US qui a réussi l'exploit.
Le socialisme, aux USA, ça s'appelle financer l'exploitation du gaz et du pétrole, à perte, à grands coups de planches à dettes.

Le socialisme US finance le forage et l'exploitation de puits de pétrole quasi à sec, ou de pétrole de schiste. Pas du tout rentable. Parce qu'une bonne moitié du coût d'un puits de pétrole se fait fait au moment du forage, le reste, pendant la période d'exploitation.
Le seul problème, dans le pétrole de schiste, c'est que la période d'exploitation, pas encore vraiment connue, a surtout l'air d'être très courte. Et pour le pétrole classique, avoir un puits qui débite 10 barils par jour, ça frise le ridicule.

Mais c'est la totalité du secteur énergie qui souffre de prix de vente inférieurs aux coûts, comme le charbon chinois, ou US, mais aussi indien, dans un contexte où l'énergie solaire et éolienne fait s'effondrer les prix de l'électricité. Les 9 millions de barils/jour exploités par les USA, sont un gouffre, un vortex qui aspire tous les pays producteurs, les uns après les autres.

Les capitalistes, qui aiment très peu le risque, et adorent la rente, se plaignent de la baisse des cours. Ceux qui prêchent la flexibilité, et la réactivité aux salariés, la vivent très mal pour eux...

Les énergies renouvelables augmentent largement leurs capacités, pendant que leurs budgets s'effondrent. La Chine arrête les chantiers d'une centaine de centrales thermiques en cours de construction.

Là, les capitalistes devraient avoir compris : on enlève les surcapacités et on comptabilisent les pertes. j'espère qu'aucun n'a lu mes lignes, sinon ils ont fait une crise cardiaque en lisant "pertes".

On voit aussi la sclérose, dans les pays "compétitifs", comme l'Allemagne. C'est le business modèle de leur pays qui est dans le collimateur.

Assis sur la sur-exportation, dans un monde où tous les autres baissent leurs protections, par libre échange, ou monnaie unique, la chancelière a vu la grande faucheuse.

L'investissement dans le renouvelable, la rupture technologique que cela représente, c'est la faucheuse de l'économie de gens qui se disent capitalistes, mais sont surtout rentiers.

Si au niveau macro-économique, c'est un vrai progrès, les condamnés à mort voient l'échafaud avec effroi.

Leur propre business, d'ailleurs, tombe en ruine, pendant le même temps. 10 % de l'humanité envisage très sérieusement et doctement la suppression de 90 %. Le seul problème c'est qu'ils sont persuadés qu'ils feront partie des survivants. ça, c'est beaucoup moins sûr, et c'est quand même les 90 %, qui font la fortune des 1 %, et de leurs larbins...

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 12:06

Qui est le fondateur ? Et qui a résisté ?

A quoi, me direz vous ? A l'instauration de l'esclavage en Virginie colonial...

Le fondateur du système esclavagiste dans lequel vécu le sud des USA de 1655 à 1863... est un noir, originaire d'Angola, connu sous le nom d'Anthony Johnson. A. Johnson arrive à Jamestown en 1621, et travail pendant 7 ans, sous le système de l'engagement.
L'engagé paie son transport par 5 à 7 ans de travail dans les fermes du nouveau monde, pour la sphère anglo saxonne, à la suite de quoi il reçoit terres, instruments de culture, et arme.

Les premiers noirs, en Virginie, travailleront sous ce régime.
Anthony Johnson est travailleur, bien considéré, et en 1651 il dispose de 4 engagés blancs, et d'un noir. Il est marié aussi à une
" indentured servant" noire, Mary.
En 1651, il possède 250 acres, soit cent hectares. Son engagé noir, lui, trouve la situation saumâtre. Cela fait 13 ans qu'il l'emploie en 1653. Il a largement dépassé les bornes convenues.

John Casor, demande à Anthony Johnson, de le libérer. Il se plaint au capitaine Goldsmith, et est appuyé par un des voisins de Johnson, Robert Parker, qui lui demande de libérer Casor. Refus encore. John Casor va travailler chez Robert Parker (blanc, le résistant), les deux sont poursuivis en justice par Anthony Johnson.
D'abord débouté, en première instance, Johnson gagne en appel, et John Casor a le triste privilège de devenir le premier noir juridiquement esclave de Virginie, sans que cela soit relié à une faute...

Bien que disposant de deux témoignages de planteurs blancs en sa faveur, disant qu'il avait terminé son contrat, les juges firent passer la "sainteté du droit de propriété" avant toute autre considération. L'inégalité raciale qui était très relative à cette époque en Virginie, passe, en une vingtaine d'année, au stade de fondement de la société. 

Comme il y a eu une justice pour la famille Johnson. A la mort d'Anthony, dans les années 1670, un tribunal du Maryland décrète : "en tant qu'homme noir, Anthony Johnson n'était pas un citoyen de la colonie". Sa terre est donnée à un immigrant blanc.

Bien fait. A postériori, il a eu ce qu'il méritait. Et il a fondé, pour deux siècles, un système dont les USA sont mal sortis, et qui continue d'empoisonner leur vie.

Mais cela donne aussi une indication : les britanniques ont eu plus de mal à accepter ce système, parce qu'ils vivaient dans un pays où la norme était qu'on était juridiquement libre. Anthony Johnson, n'avait pas ces scrupules. Il était africain, issu d'un continent où l'esclavage était la norme et courant. Le mariage des deux conceptions fit que le britannique, ou l'européen, s'ils pouvaient être engagés à temps, ne pouvait être mis en servitude, sauf condamnation, et que le noir, lui, le pouvait...

Pour la Virginie, la question va l'empoisonner, une bonne partie de ces deux siècles. L'esclavage y est de très bonne heure remise en question. En effet, passé 1650, la fortune de la Virginie, le Tabac, connait des baisses de prix marquées.

Si précédemment, John Punch (noir), avait été condamné à l'esclavage à vie, c'est parce qu'il s'était évadé, c'est une sanction, si discutable soit elle. Là, c'est le droit de propriété qui est invoqué.

C'est sans doute ce procès qui permit une entrée massive d'esclaves par la suite. En 1649, il y avait seulement 300 noirs en Virginie, avec un niveau d'intégration sans doute supérieur à ce qu'il est aujourd'hui.

D'ailleurs, rappelons un fait cocasse dans l'histoire. Pendant la guerre de cent ans, un roi anglais désargenté voulut facturer à ses soldats, déjà peu enthousiastes à l'idée de la guerre, le prix de leur transport en France. Sans doute, l'usage du cercueil n'était pas répandu, sinon, ils leur aurait aussi facturé... Inutile de dire que l'histoire tourna très mal...

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique
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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 08:32

Le fait est que nous sommes entrés, il y a longtemps, dans une crise d'effondrement, mais ce qui fait la différence, n'est pas que nous soyons -ou pas-, dans la crise d'effondrement. La différence, c'est que certains :

- sont au courant,

- préparés, au moins psychologiquement,

d'autres, au contraire :

- ne sont pas informés, (cf : électorat macronien),

- sont dans le dénis, (cf électorat macronien),

- qu'une grand partie va mourir, au moins de désespoir. Oui, le désespoir peut tuer, mais il tuera surtout ceux qui vont atterrir brutalement, si bonne soit leur situation actuelle. S'adapter aux conditions de vie, c'est surtout, comme disaient les officiers en 1914-1918, une question de moral. Les soldats ayant du moral survivaient, pas les autres. Une troupe ayant un moral bas, se faisait tuer.

Ceux qui ont accepté que ce qui va arriver, arrivera, n'ont peut être pas forcément de meilleures cartes, mais sont dans l'acceptation, et donc, plus susceptibles de se battre. Il m'est arrivé que des "intégrés", bien intégrés, me disent, "mais alors, autant se mettre une balle tout de suite".

L'alternative, aller planter des topinambours dans 2000 m2 de terrain, ne leur sont même pas venu à l'idée... (j'aime bien le topinambour, c'est la plante du fainéant, pas susceptible d'être réquisitionnée, il pourrit pratiquement sorti de terre, en réalité, en une semaine).

Le pétrole ne fait pas partie des incontournables de la vie. D'ailleurs on s'en est passé pendant la vie de l'humanité, moins 150 ans. Il n'a réellement bouleversé sa vie que depuis 1945.

Aux USA, où le pic des ressources ne peut exister, les anciens bérets verts y donnent une autre explication. Le "système" veut tuer 270 millions d'américains. Sur 320 millions, c'est à peu près ce que dit D. Orlov. La population devra être réduite de ce chiffre, pour coller à une société post pétrolière, totalement privée de cette ressource, brutalement.

Si la mortalité observée chez les blancs aux USA est en hausse, contrairement à celle des minorités, c'est bien la démonstration du désespoir qu'engendre la situation. C'est le système de valeur qui est bouleversé. Ils ne comprennent pas qu'ayant toujours été sages, et de bons petits soldats, ils peuvent être jetés comme des merdes, ou des vieilles chaussettes.

C'est le "pic de l'illusion économique", de Brandon Smith. Le système a réagi de toute sa puissance, après le choc de 1973, il a promu le nucléaire, le charbon, le gaz naturel, en oubliant une chose : préparer le moyen et long terme. Parce que, dépasser le terme de deux semestres, dans le capitalisme, c'est trop dur.

"L’effondrement est un processus, pas un événement". Je n'ai pas, personnellement, le même avis. L'effondrement commence par un processus, et fini comme un événement. Il est clair que l'effondrement américain est en cours, depuis longtemps déjà, cela se traduit par l'assassinat des présidents, ou tentatives, leur élimination, soit en élection, soit par magouilles, ou leur mise au pas, qui leur assure un deuxième mandat sans anicroches, où il peut aller golfer d'une manière cool. Parce que, malgré tout, le président US est ce qui reste d'intérêt commun. 

Même des séries apparemment ridicules et légères comme "Kaamelott", peuvent recéler des choses réellement sérieuses. Arthur visitant l'ancienne maison à Rome, celle qui était pleine de vie. Ou l'histoire du faux monnayeur. Et plein d'autres choses aussi. Sous un dehors rigolard et léger, on peut dire des choses tout à fait sérieuses, et pleines de sens. Mais le conte, la blague, permet de dire des choses qui ne seraient pas comprises, ou censurées...

Quand les non-instruits et ceux qui ont un avis biaisé vont-ils finalement le remarquer ?

Je ne pense pas que ce soit le non instruit qui pose problème. Le problème, c'est le cadre, le retraité, et le fonctionnaire. Le cadre est un idiot, sans avis personnel, le retraité a le crâne bourré, et une expérience de la vie totalement décalé, le fonctionnaire est déformé par son travail. Je ne parle même pas de l'idiot complet, le militant des droits de l'homme.

L'ex-mineur de Loos en Gohelle, de Lorraine ou de Saint Etienne, ses enfants ou ses petits enfants, eux, même s'ils n'ont pas eu des niveaux d'instructions terribles (c'était vrai pour le mineur, mais beaucoup moins pour ses enfants et petits enfants), a au moins, un sens des réalités bien plus élevé.

En attendant, toute personne qui analyse des données légitimes et met en garde contre les dangers à venir est un « prophète de malheur ». Notez mes mots, un jour cette étiquette sera considérée comme une marque honorifique.

C'est vrai ?!?!?! Je vous préviens tout de suite alors. Si on vous propose un de mes autographes, ne l'achetez pas, j'en ai jamais signé.

L'effondrement, c'est parfois tellement routinier, qu'on y fait même plus attention. Les Ricains viennent de perdre en Irak un petit milliard d'armes. ça fait plus de 60 ans, qu'ils perdent des armes à tous va. Heureusement, leurs armes, c'est de la merde. ça fini très vite rouillé. Parce qu'avec ce qu'ils avaient perdus en Chine et au Viet Nam, il y avait de quoi alimenter 4 ou 5 guerres mondiales, et je ne parle pas de ce qui a été perdu ailleurs...

Ailleurs on se pose des questions : "Suprématie US : Le Qatar futur pompe à finances d’une Arabie menacée de faillite et d’un Pétrodollar menacé de désuétude !". Le seul problème, c'est que le Qatar, le Koweit, et les EAU, même réunis, c'est encore trop léger pour plus de 30 millions de séoudiens. En 1960, l'Arabie, c'était 5 à 6 millions d'habitants. North Dome, apparemment, est survendu, comme south pars. (le même gisement gazier, à cheval sur les deux pays). Apparemment, l'Iran est capable, à lui seul d'absorber la production de South Pars, et le Qatar pourrait lui aussi avoir à fournir uniquement la région. Aucun besoin d'aller tirer un gazoduc jusqu'en Europe.

L'Arabie veut taxer sodas et clopes, c'est à dire, réduire le niveau de vie de sa population. Mais il y a une vengeance divine. Comme ils interdisent l'alcool, ils ne peuvent pas le taxer. Là, pourtant, il y aurait un blé monstre à se faire. D'autant que, visiblement, le monde arabo-musulman est l'endroit où l'on détient le plus d'alambics maison. Si TVA, impôts sur les sodas, et cigarettes ne posent pas de problèmes en occident, il en pose dans les endroits où il n'y a aucune structure administrative pour les collecter.

Les USA continuent de pomper leur pétrole de schiste en perdant beaucoup d'argent, et en ruinant ainsi les pays producteurs, les uns après les autres. Sur ceux dont c'est l'unique activité. Par contre, à Moscou, ils sont chaleureusement remerciés par un certain Vladimir Vladimirovitch P. qui est très content que son pays s'industrialise (une usine ouverte par jour depuis 2000)  et se développe au plan agricole.

L'effondrement peut aussi se traduire de manière inattendue. Un Burkinabé a trouvé un médicament contre la drépanocytose. Il est -horreur- 5 à 10 fois moins cher que les médicaments occidentaux existant. Comme le dit un lecteur : "Et la porsche des actionnaires ?!?!?!"

Quand un système va foirer, tout, absolument tout, se retourne contre lui... Les progrès, comme les régressions.

 

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Published by Patrick REYMOND - dans Politique Energie Economie
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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 10:47

Chronique Agora, par dessus le marché. La Chronique agora nous dit que la liberté c'est bien, et le socialisme, pas du tout. ça ne mène qu'à la ruine. A un moment, ils ont pris l'exemple de la Virginie, qui végétait sous le "socialisme", des premières installations, et qui s'est développé avec la liberté.
Si on mourrait étouffé par ses propres bêtises, il y a longtemps qu'ils seraient morts.  

La Virginie a pu se développer, d'abord parce que justement, il y a eu un contrôle étatique, qui s'appelle construction des fortifications, pour résister aux contre-attaques Powhatans qui détruisirent quelques postes avancés. Ensuite, si beaucoup de britanniques moururent, c'est de maladies. Il fallait s'y attendre, en s'installant en pleins marécages (Jamestown). Si beaucoup moururent, c'est aussi qu'il faut du temps pour cultiver, que beaucoup n'étaient pas habitués au travail de la terre, et que cette terre, justement, ils ne savaient pas la cultiver. De plus, navires sur navires arrivaient, apportant peu de provisions, mais beaucoup d'émigrants...

Ces émigrants, blancs, n'avaient pas les moyens de payer, pour la plupart, leur voyage. Ils s'endettaient donc, et devaient rembourser leur voyage par leur travail.
Le développement n'eût pas lieu par la liberté, mais par le développement de grandes plantations, elles mêmes assises sur le travail servile, d'abord, blanc, puis blanc/noir, enfin noir exclusivement + prisonniers.

Les britanniques vidangeaient leurs iles de rebelles, voleurs, insoumis, etc, qui chez eux étaient promis aux gibets, vendus pour un esclavage à temps aux colonies, et affranchis, quand par bonheur, ils avaient survécus (cas rares)...

Seul l'importance du déversement a fait que malgré une mortalité effroyable, les colonies britanniques ont pu se développer. Le pauvre, c'était de toute façon, destiné à mourir, de faim, de maladie, ou pendu. Au moins, le type qui ne valait rien, faisait faire un beau bénéfice à celui qui payait son voyage, et à celui qui le rachetait.

Vous voyez la liberté là dessous ? Moi pas. La Virginie, après les guerres anglo-powhatans a connu des troubles. Visiblement, les pauvres y étaient pas trop contents, ils incendièrent Jamestown. Mais il y avait aussi une grosse différence avec la Grande Bretagne. Là, les pauvres, ils étaient armés jusqu'aux dents... C'était même, semble t'il, une obligation.

Pourquoi les indigènes furent ils massacrés ? Ils étaient peu nombreux, clairsemés, décimés par les nouvelles épidémies. Est ce parce qu'ils refusaient de se laisser rouler dans la "nouvelle économie", de l'époque, le tabac...

De plus, la "révolte de Nathaniel bacon", pendant laquelle Jamestown est détruite se fait dans un contexte de "crise agricole et de misère ". Réunion des blancs pauvres, des serviteurs, et des noirs, contre l'aristocratie des planteurs.

La Virginie, contrairement à ce que l'on dit, n'a vécu sur la liberté, mais sur l'esclavage jusqu'en 1861. D'abord en produisant notamment du tabac. Puis, quand les prix eurent baissé, en produisant, des esclaves, destinés aux états cotonniers. D'ailleurs, les USA n'ont cessé de s'appuyer sur la main d'oeuvre servile qu'au XIX° siècle, où c'est plus sa marginalisation qui fait cesser l'esclavage, que des mesures d'abolition. L'esclavage a simplement, pendant un siècle, été remplacé par l'endettement, avant que cet état de fait ne se généralise aux USA, tout entier...

De plus, il faut se rappeler, que ce qui a intéressé l'Europe, ce n'est pas la liberté des USA, mais leurs produits coloniaux, et souvent, tropicaux. Le tabac, l'indigo, le sucre, le coton. Tous ces produits, qui furent, à un moment ou à un autre, des rois.

C'est une succession de "syndromes venezueliens" qui fait que ce qui vous rend riche à un moment, fait de vous un gueux plus tard.

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 09:15

L'esclavage est un état qui est loin d'avoir disparu aux USA. Surtout chez les progressistes. "Les Clinton employaient des esclaves noirs dans l’Arkansas", parce que, le diable est dans les détails :

 « Il n’existera dans les États-Unis, et dans toute localité soumise à leur juridiction, ni esclavage, ni servitude involontaire, si ce n’est à titre de peine d’un crime dont l’individu aurait été dûment déclaré coupable. »

Des coupables, visiblement, il en existe beaucoup, et le nombre d'esclaves est encore plus important qu'avant la guerre civile.

Apparemment, contrairement à ce que dit l'article, on paie bien les prisonniers qui travaillent, mais à un taux symbolique.

Ce taux va de quelques cents par heure de travail,  mais le plus souvent, plafonne à quelques dollars la journée. Mais vu l'état des finances de l'état fédéral, il est sans doute vraisemblable que ces rémunérations aient été vu à la baisse.  Le magazine mother jones indique que 3 états ne paient rien du tout leurs détenus travaillant...
D'ailleurs, les prisons sont responsables d'une grande partie de ce qui reste d'industrie aux USA.

William Jefferson Clinton, s'étant entrainé avec l'Arkansas, a crée pendant sa présidence un état général de servitude dans les prisons. Même les maquiladoras mexicaines ne peuvent rivaliser.

« Le fait que les progressistes clintoniens défendent l’usage de travail forcé par Hillary nous rappelle que le progressisme de gauche est seulement du suprémacisme blanc affublé d’un *sourire* ».  Le maitre est trop bon...

« Comment instrumentaliser votre posture antiraciste de blanche tout en profitant du travail d’esclaves ».
Tiens, ça me fait penser à ce million de migrants en Allemagne. Et à l'immigration en générale...

A un esclavage de droit, s'est substitué un esclavage de fait. Sans parler, bien sûr, du fait que beaucoup de gens, au dehors, vivent des conditions difficiles, proche de l'esclavage, c'était le cas des métayers noirs, au lendemain de la guerre civile, de métayers blancs, aussi, état de fait qui n'a cessé que lorsque les campagnes se sont mécanisées totalement.

Le reste de la population est il à l'abri ? Pas du tout. 73 % des décédés laissent des ardoises à leurs héritiers... La dette moyenne est de 132 529 $ aux USA, et les décédés laissent un passif moyen de 61 554 $, dont 25 391 $ de prêts étudiants... Sans doute, des petits jeunes de 79 balais, qui veulent percer avant la fin de la présidence Eisenhower... Pardon, Truman.

Parions que ces 61 554 $ sont uniquement des intérêts, le principal ayant été payé depuis très très longtemps.

La banqueroute de Law a laissé un proverbe en France : "Qui paie ses dettes s'enrichit". A l'époque, les communautés paysannes endettées avaient renégociés leurs prêts, passant d'un taux d'intérêt de 15-16 % l'an, à seulement 3... L'origine des prêts ? Personne n'en avait souvenir...

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